Auguste-Pierre Garnier (1885-1966), poète, éditeur. L.A.S., 23 mars 1925, 2p in-12. A la femme de lettres Henriette Charasson (1884-1972). Jolie lettre amicale, après plusieurs années sans nouvelles, parlant des enfants (le couple Charasson/Johannet avait perdu un enfant), rappelant la Minerve (journal que Garnier a dirigé). Il a fait envoyer le livre de Pierre Lasserre sur Renan. [528]
Louis-Antoine Garnier-Pagès (1803-1878), homme politique, membre du gouvernement provisoire de 1848 et du gouvernement de défense nationale en 1870-1871, maire de Paris en 1848.
Reference : 020745
Louis-Antoine Garnier-Pagès (1803-1878), homme politique, membre du gouvernement provisoire de 1848 et du gouvernement de défense nationale en 1870-1871, maire de Paris en 1848. L.A.S., Paris, 22 octobre 1862, 4p in-12. « Mon cher ami, Je reçois votre bonne lettre. Grand merci, & de tout coeur, de vos bonnes dispositions ! Prenez votre temps ! Examinez ! Je ne voudrais pas vous imposer une surcharge de travaux. Mais vous ne pouvez pas vous imaginer combien je serais heureux de voir Notre Révolution de 1848 exposée, expliquée, & défendue par un historien tel que vous. Ce serait pour moi une récompense de mes travaux, & pour Notre République & notre gouvernement provisoire une bonne fortune. Quant à Taxile Delord, il y a longtemps qu'Havin en a chargé André Pasquet(?) ; mais d'ailleurs, en ce moment, il y a un obstacle invincible à ce que Taxile Delord s'occupe de mon oeuvre. Je présente & j'appuye très vivement, très chaleureusement, à Marseille, sa candidature devat laquelle j'ai effacé la mienne. Il ne peut plus rendre compte de ce que j'ai fait. Cela aurait l'air d'un compromis entre nous deux, & ce ne serait digne ni de lui ni de moi. Mille amitiés. Garnier Pagès ». Le destinataire est peut-être Louis Blanc ? Il publié son Histoire de la révolution de 1848 quelques années plus tard. [504]
[collectif, note pour une séance de l'Académie des Sciences morales et politiques] Adolphe Franck (1810-1893), philosophe ; Auguste Geffroy (1820-1895), historien ; Joseph Garnier (1813-1881), économiste & homme politique.
Reference : 009896
[collectif, note pour une séance de l'Académie des Sciences morales et politiques] Adolphe Franck (1810-1893), philosophe ; Auguste Geffroy (1820-1895), historien ; Joseph Garnier (1813-1881), économiste & homme politique. P.A., sd [1874 ?], 1pœ in-8. Note autographe de chacun des personnes susnommées mentionnant à chaque fois un ouvrage, probablement un ouvrage que chacun voulait signaler. Franck signale ainsi Le Catholicisme et la France du comte Gazan de la Peyrière, Geoffroy la réédition de La Cour et la Ville de Madrid à la fin du XVIIe siècle ou Voyage en Espagne de Mme d'Aulnoy et Garnier l'ouvrage de Charles Lucas, L'abolition de la peine de mort - à propos d'un projet de loi soumis au sénat italien. Ce document provient des archives d'Arthur Mangin qui rédigeait les comptes-rendus de l'Académie. Amusante réunion d'autographes. [299]
Charles-Georges-Thomas Garnier, Nouveaux proverbes dramatiques ou recueil de comédies de société, par Monsieur G**. Paris, Cailleau, 1784. In-8, [6]-439-[1]p. Edition originale de ce recueil dû à l'avocat et poète Garnier (1746-1795). Il publia des ouvrages de droit, sous son nom, et des ouvrages de littérature, la plupart sous pseudonyme ou nom caché comme ici. Reliure demi-basane de l'époque, dos lissé orné, pièce de titre maroquin, tranches rouges. Petits défauts, 2 feuillets avec manques de papier en marge (sans atteinte au texte). Bon exemplaire.
Auguste-Pierre Garnier (1885-1966), poète, éditeur. L.A.S., 3 septembre 1926, 2p in-8. A la femme de lettres Henriette Charasson (1884-1972). Belle lettre pour la remercier d'avoir parlé de ses Heures dorées. Il parle ensuite de son ambition littéraire. [528]
Auguste-Pierre Garnier (1885-1966), poète, éditeur. L.A.S., 5 juin 1926, 2p in-8. A la femme de lettres Henriette Charasson (1884-1972). Intéressante lettre sur un projet de journal dirigé par René Johannet et André Thérive, semble-t-il avec Georges Valois. Il est prêt à y participer. [528]
Auguste-Pierre Garnier (1885-1966), poète, éditeur. L.A.S., 19 juin 1926, 2p in-8. A la femme de lettres Henriette Charasson (1884-1972). Il la remercie par avance de parler de ses Heures dorées. Il sera à Paris jusque début juillet. [528]
Auguste-Pierre Garnier (1885-1966), poète, éditeur. L.A.S., 12 juin 1926, 2p in-8. A la femme de lettres Henriette Charasson (1884-1972). Il ne manquera pas de parler de son projet de journal avec Thérive et souhaite avoir plus de détails. [528]
Auguste-Pierre Garnier (1885-1966), poète, éditeur. L.A.S., 13 mai 1926, 2p in-8. A la femme de lettres Henriette Charasson (1884-1972). Belle lettre encensant l'ouvrage de Charasson, Les Heures du Foyer. [528]
Auguste-Pierre Garnier (1885-1966), poète, éditeur. L.A.S., 7 février 1922, 2p in-8. A la femme de lettres Henriette Charasson (1884-1972). Il lui envoie le livre à paraître de Ferdinand Gohin sur Louis Mercier, a été au courant de ses peines et ses joies, ira la voir, prévoit une nouvelle revue, etc. [528]
Auguste-Pierre Garnier (1885-1966), poète, éditeur. L.A.S., 16 novembre 1919, 4p in-8. A la femme de lettres Henriette Charasson (1884-1972). Longue et belle lettre amicale, il se réjouit de ses fiançailles (mariage en 1920), a remarqué des articles de Johannet sur Péguy, il est aussi question d'articles, probablement pour sa revue Minerve, dont il donnera les sujets à Charasson. [528]
Auguste-Pierre Garnier (1885-1966), poète, éditeur. L.A.S., 28 août 1919, 1p 1/4 in-4. A la femme de lettres Henriette Charasson (1884-1972). Jolie lettre amicale alors qu'il apprend que Charasson doit être opérée. [528]
Auguste-Pierre Garnier (1885-1966), poète, éditeur. L.A.S., 25 juillet 1919, 2p in-4. A la femme de lettres Henriette Charasson (1884-1972). Belle lettre encensant un recueil, probablement ses poèmes Attente : 1914-1917 publiés par Emile-Paul en 1919. [528]
Edouard Garnier (1821-1887), compositeur, critique et chroniqueur musical au Phare de la Loire.
Reference : 014114
Edouard Garnier (1821-1887), compositeur, critique et chroniqueur musical au Phare de la Loire. L.A.S., Nantes, lundi 7 avril 1856, 2p in-8. Au compositeur Léon Gatayes (1805-1877). Belle lettre de remerciements suite à un article de Gatayes dans le journal Le Mousquetaire. Il le remercie notamment pour ses encouragements. [129-2]
Charles Garnier (1825-1898), architecte. L.A.S., [26 juillet 1870], 1p in-12. A François-Léopold Marcou (1826-1911) et/ou son épouse Juliette, d'un petit ensemble de correspondances. Celle-ci à Juliette. « Ma gentille Juliette. Nous comptons sur vous deux pour ce soir mardi. Opéra-Comique, 1ère Loge n°31 (la loge de l'autre soir). 1ère représentation de Kobolt, ballet en 1 acte. La fille du régiment, début d'une tenue. La Marseillaise. Le Rhin et tout le tremblement. C'est convenu dite oui ou je ne vous embrasse plus jamais. Charles ». Cette pièce est de Charles Nuitter (1828-1899) et Louis Gallet (1835-1898). Joli courrier. [172b]
Charles Garnier (1825-1898), architecte. L.A.S., Bordighera, sd [années 1880], 1p in-8. Lettre amicale, difficile à déchiffrer, mais on comprend qu'il répondra à son correspondant à son retour. On remarquera qu'il a utilisé une lettre à entête du bureau de l'architecte du nouvel opéra. [354]
Paris, De Vecchi, 2006. In-8°, 136 pp. (une petite tache en queue de la garde blanche sup. et une petite trainée de stylo, sinon bon état intérieur). Broché (couv. un peu passée).
Garnier-Pagès Etienne (1801-1841), homme politique (député à partie de 1835)
Reference : 000139
L.A.S., 21 octobre [18]40, 3p In-8 (45 lignes). Jolie lettre écrite six mois avant sa mort, à monsieur Gauguin, qui pressent les évènements qui arriveront en 1848. Son expéditeur lui a demandé ce qu'il « pense de la situation ». « Ce qui se passe est tellement grave et compliqué, de tels événements successifs, qu'on peut même difficilement indiquer son opinion et surtout en expliquer les motifs. Tout ce que je peux vous dire c'est que le Roi les chambres et le Cabinet veulent la paix à tout prix et agiront en conséquence ». Son correspondant est « dans un milieu fort tiède ». « Continuez comme vous avez commencé. Il y a plus de bien à faire dans les Départements peu avancés que dans ceux donc l'Education politique est faite. »
Noëls troyens. Grande(s) Bible(s) Troyes, chez Jean-Antoine Garnier, sans date (circa 1766-1780). Ensemble quatre Noëls petit in-8, sans faux-titres, (64) pp. chacun [ dont le titre illustré] reliés en un volume demi-chagrin tête de nègre, dos à nerfs ornés et encadrés de filets à froid , titre doré [photos 1,2] ( sobre et élégante reliure de la fin du XIX° siècle ; papier vergé de médiocre qualité , avec quelques piqûres ; tache brune en fin de volume ; assez bel exemplaire).
Reference : DR54
Deux de ces textes possèdent une « Permission » datée : 1728 [I] et 1738 [IV, (photo 8)], accordées à Pierre I GARNIER (1662-1738), auquel succéda son fils, Jean II GARNIER (Troyes, 1706-1765). A la mort de ce dernier, Jean-Antoine GARNIER, dit l’Aîné (Troyes, 1742-1780), devint Libraire-Imprimeur (cf. Morin (L.), pp. 14-20). Chaque fascicule est illustré d’une vignette gravée sur bois, représentant l’Adoration des Mages ( I et II, motif et taille différents) et la fuite en Egypte (III), retirage de bois usés. Ces trois volumes se vendaient séparément, tout en appartenant à une même série : en effet, leurs cahiers sont respectivement signés A-D (contenant 16 cantiques), E-H (18) et I-M. (34) ; seul , le premier possède une « Permission » , délivrée à Pierre GARNIER, le 22 juillet 1728, … enregistrée le 28 février 1728 (sic).
Textes « populaires » sur des airs parfois bucoliques comme « les Bourgeois de Châtres » (II, feuillet Eij) déjà rencontrés (n° 53 ) et que l’on retrouvera ci-dessous (IV, Aiv), « Bacchus assis sur un poinçon d’or » (II, G viij) , « Le vin et moi nous sommes bons amis » (II, H iv) ou encore ce surprenant « Répand, charmante nuit, repand sur tous mes sens, de tes pavots la douce violence » (III, I iij). In fine, (IV) : La Grande Bible de Noels tant anciens que nouveaux. Où tous les Mystères (etc.), (64) pp. signées A-D ; sur le titre : « crèche », sur fond criblé. 24 textes, avec « permission » accordée à Pierre GARNIER du 19 mai 1738, enregistrée le 24 septembre suivant . Où l’on retrouve le Noël « bachique » cité ci-dessus. Le bénéficiaire des « Permissions » Pierre GARNIER ( décédé le 19 décembre 1738) fut le chef d’une « race » qui produisit des Noëls en quantité considérable ayant pour points communs les ressemblances dans les titres, la détestable qualité du papier et l’incorrection des textes, différant par les caractères employés et les bois des frontispices, dont quelques-uns semblent remonter au XVI° siècle ( cf. Ribault de Laugardière). Ces quatre Noëls présentent tous quelques différences avec ceux décrits par Morin (A.-F.)… Un petite trentaine d’année après, Jean-Antoine (Troyes, 1742-1780), hérita de son père Jean II Garnier (1706-1765). Remarque : on trouve dans le e-commerce des Noëls, publiés par Jean-Antoine, avec permission, abusivement datés : 1728 ou 1738. Parfois, on rencontre une réunion différente (IV-II-III), néanmoins cohérente, puisque le IV est signé « A-D »… Références bibliographiques : Ribault de Laugardière (Charles) : La Bible des Noëls. Etude bibliographique et littéraire. Paris, Librairie curieuse et historique d’A. Aubry, 1857. Morin (Louis) : Les Garnier, Imprimeurs-Libraires à Troyes. Paris, Henri Leclerc, 1900 (in « archives.org »). Morin (Alfred-Félix) : Catalogue descriptif de la Bibliothèque bleue de Troyes. Genève, Droz, 1974. PROVENANCE : de la Bibliothèque du Marquis de GAILLON, avec son petit ex - libris circulaire, armorié, « à une aiglette en vol » [photo 3] Isidore Charles, vicomte , puis marquis VION de GAILLON (1813 - 1892) , auteur de quelques articles savants sur la littérature du XVII° siècle, parus, entre autres, dans le Bulletin du Bibliophile (circa 1850-1870) était possesseur d’une belle bibliothèque, qui fut complétée par son fils Pierre ( 1865 - 1948 ), marquis de GAILLON en 1892. Réunion peu courante, dans une reliure élégante de la seconde moitié du XIX° siècle, sur un exemplaire conservé dans un assez bon état ; rare dans cette condition. BUR (JDB)
Charles Garnier se met la disposition de son correspondant ...pour rpondre aux questions que vous me ferez sur le thtre dOrange. Je ne prtends pas avoir raison sur tous les points ; mais je vous donnerai au moins une opinion sincre...Il sera cependant absent de Paris quelques jours et lui indique les jours et les heures o il peut le recevoir avant son dpart. Il ajoute ...Sil vous tait impossible de venir, il faudrait alors remettre notre entretien vers le milieu de la semaine prochaine...Form chez larchitecte Hippolyte Le Bas, Charles Garnier entre lcole des Beaux-Arts en 1842. Il obtient le premier grand Prix de Rome darchitecture en 1848. Ses voyages en Italie puis en Grce lui laisseront un got pour la polychromie et une parfaite intgration des trois arts : architecture, sculpture et peinture.Lorsquen 1861 il remporte le concours du nouvel opra de Paris voulu par Napolon III, il entreprend de visiter toutes les grandes salles dEurope. Le chantier, ouvert en aot 1861, connat de nombreux ralentissements. LOpra de Paris est inaugur le 5 janvier 1875 par le Prsident de la Rpublique, le Marchal de Mac-Mahon.Le thtre dOrange ouvre ses portes le 30 dcembre 1885. A son premier architecte, Andr-Jean Boudoy, ancien collaborateur de Charles Garnier, succde un architecte de Montpellier, Lopold Carlier. Rquisitionn par les autorits allemandes pendant la Seconde Guerre mondiale, puis transform en salle de runion, le thtre dOrange est restructur en 1981 et reste dsormais affect diverses manifestations.
Garnier 1942 in8. 1942. Broché. Le chant de la prairie est un livre de poésie d'Auguste-Pierre Garnier publié en 1942 par les éditions Garnier. Il s'agit d'une édition originale limitée à 700 exemplaires numérotés sur papier pur fil Lafuma comportant une dédicace de l'auteur au poète Alfred Droin
Bon Etat couverture frottée intérieur propre
Garnier, Jules E. Bernard et Cie 27 x 33 Paris 1897 Fort in-folio, reliure demi-chagrin fauve à coin, dos à cinq nerfs, titre doré, tête dorée, 300 p., 160 illustrations en couleurs, montées sur onglet, avant propos d'Armand Sylvestre. Textes sur deux colonnes de Gargantua et Pantagruel. Illustrations du peintre Jules Garnier (1847-1889) fidèles à l'esprit de provocation de Rabelais, passèrent pour subversives. Belle reliure, coins émoussés, petite trace de vers sur les 10 premières pages sans conséquences, papier un peu jauni. Bon exemplaire.(ApC131) Livre
Garnier Frères, s.d. (1894), in-12, 541-36 pp, 3e édition, table alphabétique et analytique, catalogue Garnier (36 pp) in fine, broché, couv. lég. salie, bon état
Age ; Anaphrodisie sexuelle ; Aspermatisme ; Avantages du célibat ; Bâtards ; Castration ; Causes du célibat ; Célibat ; Célibataires ; Chasteté ; Concubinage ; Continence du célibat forcé ; Dangers ; Dépopulation ; Différences entre les sexes ; Diminution des mariages ; Divorce ; Effets ; Filles ; Folie ; Garçons ; Génie ; Hérédité ; Histoire du célibat ; Hygiène ; Impuissance anticipée. Danger du célibat ; Inconvénients ; Indications du célibat ; Jalousie ; Libertinage ; Maladies du célibat ; Mesures contre le célibat ; Onanisme ; Paresse ; Péril vénérien ; Prostituées ; Prostitution ; Prostitution : clandestine, masculine, officielle ; Pseudo-célibat ; Séparation causée par l'infécondité ; Stérilité ; Suicides ; Syphilis ; Veuvage. — "Dans son ouvrage “Célibat et Célibataires”, le docteur P. Garnier (1819-1901), spécialiste incontesté de la « question génésique », s'attache à montrer que l'artiste est un homme fait d'une autre pâte que le commun des mortels. Classé dans la catégorie des misanthropes, hypocondriaques et autres caractériels, l'artiste célibataire ne se satisfait ni du mariage, ni de la procréation. Fidèle au principe « on ne peut servir deux maîtres », l'artiste ne convole pas ou le fait après avoir d'abord épuisé son suc intellectuel, et Garnier de citer en exemples les noces tardives de La Fontaine et celles de Goethe. « Recommander la continence conjugale aux hommes voués au travail de l'esprit. Une maîtresse pourrait donc leur suffire et c'est ainsi que Sainte-Beuve en usait, dit-on, d'une manière intermittente tous les vendredis », souligne toujours Garnier. Obéissant au principe de la distribution de l'énergie, le docteur constate que « plus le pôle supérieur domine par son activité, plus le pôle inférieur ou génital perd de son énergie »". C'est ainsi que les génies sont de mauvais reproducteurs puisque « tous les efforts de virilité sont concentrés exclusivement dans leurs œuvres » et que « l'élévation de l'esprit en fait d'aussi mauvais générateurs que les idiots »". Le discours médico-philosophique s'ancre dans le code social au point de paraître plein de bon sens. Ainsi se constitue, par sanction implicite, une voix/voie du corps, sorte de fonds commun intériorisé par les individus, où les phénomènes physiques côtoient les observations morales. La version sociale de ces injonctions répercute des certitudes sur la nécessité de ménager sa cervelle, sur l'apparence physique de l'homme d'exception, en clair, toute une physiologie de l'homme de lettres, confortant ainsi l'implantation d'un discours qui n'a plus besoin d'être justifié..." (Françoise Grauby, “Le Corps de l'artiste. Discours médical et représentations littéraires de l'artiste au XIXe siècle”, 2001) Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Nuits-Saint-Georges, circa 1902 ; in-8 ; demi-chagrin maroquiné grenat, dos lisse orné de filets, palette et fleurons dorés, titre doré au centre, tranches rouges (reliure de l'époque) ; (1) f., 397 pp., quelques pages blanches, papier quadrillé à petits carreaux.
Manuscrit très différent de l'ouvrage publié par le même auteur (Citeaux, Imprimerie Saint-Joseph, 1896) ; il porte, en frontispice : "Hommage amical de l'auteur à Monsieur Marcel Nicolle, Docteur en Droit. A Dijon, Garnier Philippe-Symphorien". Relié avec : carte de visite de l'abbé Garnier, prêtre en retraite, avec ces mots de sa main "... sanitatem mantis et corporis utrique" ; portrait photographique de l'auteur. On ajoute 3 lettres manuscrites signées de Marcel Nicolle à l'abbé Garnier, datées des 24, 25 et 27 mars 1893, de Blidah en Algérie où M. Nicolle a mené une carrière de Conservateur des Hypothèques ; ces courriers sont émouvants : M. Nicolle est originaire de Nuits-St-Georges où il a connu par le passé l'abbé Garnier, son ami d'enfance (ils sont nés tous les deux en 1824) ; ils n'avaient pas correspondu depuis 1866 !Ce manuscrit, d'une écriture soignée, était probablement la mise au propre d'une future édition de ces Essais, qui n'a jamais été publiée, l'auteur en fait don à son vieil ami d'enfance juste avant sa mort.
Jules Garnier invite sa correspondante : & Permettez-moi de vous offrir un billet pour le concert de dimanche prochain dont le programme est le mme que celui de dimanche dernier. Jespre quil vous sera possible den profiter& Engag Nouma comme chef du Service des Mines de Nouvelle-Caldonie en 1863, Jules Garnier y dcouvre un nouveau minerai de nickel, la garnirite, nomme ainsi en son honneur par ses pairs. Il dpose en 1876 un brevet pour l'exploitation du nickel caldonien. Ce sera la reconnaissance mondiale lorsque vers 1890, Annapolis, sont reconnues les proprits du ferronickel. Ingnieur-inventeur, Jules Garnier est aussi crivain et deviendra le secrtaire de la Socit de Gographie de Paris.