1806 Couverture rigide A Paris, Chez le Normant, Imprimeur Libraire, 1806. 9 volumes in-16 (14 x 9 cm), reliure pleine basane racinée de l'époque, dos lisse orné de motifs dorés, pièce de titre en maroquin rouge, pièce de tomaison en maroquin vert, roulette dorée sur les coupes, quelques coiffes supérieures arasées, coins émoussés, petit manque de cuir au tome 1, charnières frottées, charnières du tome 7 légèrement fendillées, quelques épidermures. Tome 1 : xxxij, 479 pages, petit manque au coin supérieur de 3 feuillets (sans atteinte au texte) ; tome 2 : vj, 516 pages, manque au coin inférieur de la page 43 (sans atteinte au texte) ; tome 3 : faux-titre, titre, 548 pages ; tome 4 : vi, 520 pages ; tome 5 : vj 466 (2) pages ; tome 6 : faux-titre, titre, 432 (2) pages ; tome 7 : faux-titre, titre, 397 (3) pages, marques brunes sur les premiers feuillets, déchirure à la page 67 ; tome 8 : xlvj, 460 pages ; tome 9 : faux-titre, titre, 447 (1) pages. Concernant l'ensemble des volumes : intérieur légèrement jauni, quelques rousseurs et marques marginales. Si Antoine Galland fut le premier à révéler les Mille et Une Nuits à l’Europe en 1704, sa traduction était avant tout littéraire : il adaptait les contes au goût de la cour de Versailles, en gommant les passages trop crus ou les répétitions poétiques pour en faire un objet de divertissement galant. Jean-Jacques Caussin de Perceval, professeur de langue arabe au Collège de France, intervient un siècle plus tard avec une ambition différente. Il ne se contente pas de rééditer Galland ; il complète la série. À l'époque, on savait que la version de Galland était incomplète par rapport aux manuscrits originaux. Caussin de Perceval a donc puisé dans les manuscrits de la Bibliothèque impériale pour traduire des contes inédits et donner à l'oeuvre une envergure nouvelle, plus fidèle à la structure foisonnante du recueil oriental. Edition originale de la traduction revue par Caussin de Perceval. "Edition la meilleure et la plus complète", Brunet (2, 361). Bon exemplaire, en assez bon état, dans une reliure typique 1er empire.
Assez bon