Louis Gayant (1647-1719), docteur en médecine de la faculté de Paris en 1670, conseiller et médecin ordinaire du roi à partir de 1674, fils du chirurgien Louis Dayant (?-1673). Il était lié à de nombreux médecins : Antoine d'Aquin épouse Marguerite Gayant, nièce d'Antoine Vallot, tous deux premiers médecins du roi.
Reference : 013808
Louis Gayant (1647-1719), docteur en médecine de la faculté de Paris en 1670, conseiller et médecin ordinaire du roi à partir de 1674, fils du chirurgien Louis Dayant (?-1673). Il était lié à de nombreux médecins : Antoine d'Aquin épouse Marguerite Gayant, nièce d'Antoine Vallot, tous deux premiers médecins du roi. P.A.S., 26 août 1712, 1p in-8 oblong. Sur parchemin. Quittance, entièrement autographe, pour le paiement de sa rente. Encre en partie éclaircie. [281-2]
Antoine Régnault (XVIe-av.1619), chirurgien ordinaire du roi, signataire du rapport d'autopsie d'Henri IV. Il est le père d'Antoine Régnault, autre chirurgien actif au XVIIe.
Reference : 013869
Antoine Régnault (XVIe-av.1619), chirurgien ordinaire du roi, signataire du rapport d'autopsie d'Henri IV. Il est le père d'Antoine Régnault, autre chirurgien actif au XVIIe. P.S. 10 septembre 1608, 1p in-4 oblong. Sur parchemin. Reçu pour le paiement de ses gages pour le quartier de juillet 1608. Régnault était déjà actif dans les années 1580 comme chirurgien ordinaire du roi. [330-2]
Antoine Régnault (XVIIe), chirurgien ordinaire du roi, signataire du rapport d'autopsie de Louis XIII. Il est le fils d'Antoine Régnault, autre chirurgien actif à la fin du XVIe et au début du XVIIe.
Reference : 013870
Antoine Régnault (XVIIe), chirurgien ordinaire du roi, signataire du rapport d'autopsie de Louis XIII. Il est le fils d'Antoine Régnault, autre chirurgien actif à la fin du XVIe et au début du XVIIe. P.S. 29 juillet 1642 (?), 1p in-8 oblong. Sur parchemin. Reçu pour le paiement de ses gages, contresigné par deux notaires. [330-2]
[Antoine de Rivarol] Enquête concernant du grabuge au cabaret de la famille Rivarol.
Reference : 015181
[Antoine de Rivarol] Enquête concernant du grabuge au cabaret de la famille Rivarol. P.S. par différentes personnes dont sa tante Françoise Rivarol et sa mère Catherine Avon-Rivarol, 1765, 13p in-4. Intéressante enquête faite par « Louis Broûzet, exempt de la maréchaussée générale du Languedoc à la résidence de Nîmes ». Il reprend donc les témoignages de ce qu'il se passé le 30 janvier 1765 au cabaret du Cheval blanc, des parents d'Antoine de Rivarol (1753-1801), à Bagnols-sur-Cèze. On y trouve différents témoignage et notamment celui d'« Avon Rivarol », la mère de l'écrivain, et « Françoise Rivarol », sa tante. Il y a aussi les interrogatoires des cuisiniers, de la voisine. L'affaire concerne des soldats qui ont maltraité Marion, la servante du cabaret. Beau document. [373]
Antoine Jacques de Chamon (1767-1851), évêque de Saint-Claude. L.A.S., Saint-Claude, 6 octobre 1842, 1p 1/2 in-4. A Hippolyte de Saint-Anthoine (1806-1891), poète, médecin et secrétaire général de l'Institut d'Afrique qui militait pour l'abolition de l'esclavage et l'émancipation des esclaves (tout en promouvant la colonisation). « Monsieur, J'ai l'honneur de vous accuser réception du diplôme de Vice-Président de l'Institut d'Afrique dont le Conseil supérieur a daigné m'honorer par sa délibération du 1er septembre de la présente année 1842. Je vous serai on ne peut plus obligé, Monsieur, de donner connaissance au Conseil de cette réception et de lui offrir le nouvel hommage de reconnaissance et de satisfaction dont cette faveur remplit mon coeur. J'ai reçu, en même temps, la collection des Annales de l'Institut qui ont été publiées jusqu'à ce jour. À ces pièces, j'ai trouvé jointe, Monsieur, votre belle lettre du 26 septembre dernier. Cette seconde lettre que vous me faites la grâce de m'adresser est au moins aussi flatteuse et honorable pour moi que la première ; veuillez en recevoir ici tous mes remerciements. Cette lettre serait d'ailleurs bien propice à enflammer le zèle des personnes les plus apathiques et les plus indifférentes pour le bien, pour le soulagement des malheureux et exciter les plus grands efforts en faveur de ces infortunés. Je prie l'institut, par votre intermédiaire, Monsieur, de croire que je ferai tout ce qui dépendra de moi, dès que j'en verrai le moment favorable, pour engager et déterminer mes pieux et charitables diocésains à joindre leur zèle et leurs efforts aux miens, à l'effet de seconder de concert et de tout notre pouvoir ceux, si admirables, si touchants et à la fois si édifiants des membres qui composent ce charitable et si utile établissement. Je profite de cette occasion pour vous transmettre un mandat de cent francs, première somme et premier don que vous aurez la bonté de faire déposer de ma part, dans la caisse de l'Institut d'Afrique à qui j'exprime le vif regret de ne pouvoir faire davantage pour le moment. J'aurai grand soin de faire parvenir successivement mais exactement et régulièrement le montant de ma cotisation, aussi longtemps que je vivrai. Ah ! C'est principalement et surtout en semblables occasions que je me surprends parfois à regretter profondément les biens dont nos Pères avaient richement doté les sièges épiscopaux de l'Eglise de France. Toutefois, Monsieur, et je prie l'Institut de le croire, le Ciel m'est témoin que je n'ai jamais rien regretté et que je ne regrette rien pour moi personnellement. Veuillez aussi agréer la nouvelle assurance de la respectueuse et très haute considération avec laquelle j'ai l'honneur d'être, Monsieur, Votre bien humble et très obéissant serviteur +Antoine-Jacques, Evêque de Saint-Claude ; V.Président de l'Institut d'Afrique ». Belle lettre. [484]
Antoine Arnauld, La Tradition de l'Eglise sur le sujet de la Pénitence et de la Communion représentée dans les plus excellens ouvrages des SS. Pères Grecs & Latins, et des auteurs célèbres de ces derniers siècles. Paris, Antoine Vitré, 1644. In-4, 48-[12]-[3-271]-[1bl]-[4]-56-320-[2]p (quelques erreurs de pagination, pas de page 1-2 sans manque - feuillet blanc disparu). Edition originale de cet important ouvrage faisant suite à son ouvrage De la fréquente Communion publié l'année précédente et aux nombreux ouvrages publiés dans la foulée. En particulier, cet ouvrage est une réponse à l'ouvrage du jésuite Denis Pétau, De la Pénitence publique. L'ouvrage commence par une longue dédicace à la reine régente, Anne d'Autriche, à qui le livre déplut, et par une très longue préface. Il existe deux éditions datées 1644. Toutefois, il est évident que notre édition est la première puisque l'édition de 1645 est identique à l'autre édition de 1644 (271-407p notamment). Il semble que ces deux autres éditions ne sont qu'une réorganisation de notre édition originale. Plein veau, dos à nerfs orné, pièce de titre maroquin, tranches mouchetées. Manques aux coiffes et aux coupes en pied, petits manques aux coins et en pied de mors. Quelques rousseurs. Rare et bel exemplaire.
Antoine Arnauld, Pierre Nicole, La Perpétuité de la Foy de l'Eglise catholique touchant l'Eucharistie, deffendue contre le Livre du sieur Claude, ministre de Charenton. Imprimé à Sens par Louis Prussurot et se vend à Paris, Charles Savreux, 1669. In-4, [76]-970-172-86-[12]p. Edition originale de cet important ouvrage de polémique religieuse entre jansénistes et protestants sur une question parmi les plus importantes, l'Eucharistie, et donc par voie de conséquence, la transsubstantiation i.e. la présence réelle du Christ. Le pasteur Jean Claude (1619-1687) était considéré comme le chef du parti protestant en France et fut l'auteur de diverses controverses avec les catholiques et, en particulier, Pierre Nicole et Antoine Arnauld. Cela donna lieu à de nombreuses publications, dont un premier volume sous ce titre en 1664, avant notre volume qui constituera, après coup, le premier tome d'un triptyque publié en 1669, 1672 et 1674 (rien n'indique un second tome au moment de la publication de notre ouvrage). Signe de l'importance des ces controverses à l'époque, cet ouvrage comporte un nombre quasi incalculable d'évêques et de docteurs en théologie approuvant le texte, remplissant ainsi 40 pages. Cela donna aussi une large légitimité à ce travail. Plein veau, dos à nerfs orné, tranches rouges. Petit travail de vers en pied de dos sans incidence sur le papier mais ayant abîmé la coiffe inférieure, petites épidermures, notamment sur les coupes, coins usés. Papier bien conservé, parfois légèrement jauni. Quelques feuillets avec une mouillure claire très marginale. Cachet de la bibliothèque du petit séminaire de Caen sur le second feuillet. Bon exemplaire.
Abbé Antoine Serre, curé de Charenton, Douze demandes faites aux ministres de la R.P.R. assemblez en synode tenu à Chatenton M. DC. LXXIX. Auxquelles ils n'ont point répondu ; & on fait voir qu'ils ne peuvent répondre. Paris, Gabriel Martin, 1680. In-12, 66p. Edition originale de cet ouvrage de controverse faisant suite à un des synodes protestants. Antoine Serre, docteur en théologie sur lequel on sait peu de choses, a beaucoup oeuvré contre les « ennemis de la Religion Catholique » (approbation des Maximes de Religion et Marques de la Vraie Eglise - Paris, Lambert Roulland, 1693). Le but de l'ouvrage était de montrer l'absence de toute légitimité des ministres protestants, tant pour leur mission, leur ordination que leur prêche ou la distribution des sacrements. L'ouvrage est rare. Louis Desgraves, dans son Répertoire des ouvrages de controverse (Genève, Droz, 1985), signale cet ouvrage sous le n°6514 et n'en indique que deux exemplaires (BnF & BM Bordeaux). Un autre exemplaire est conservé à la BM de Versailles. Nous n'avons pas pu identifier d'autres exemplaires en France ou à l'étranger. Références : Desgraves, 6514 ; Conlon, 332 ; Cioranesco, 62396. Plein parchemin d'époque, manque la première garde blanche, petit manque angulaire sur le titre, déchirure sur le titre et le feuillet suivant, exemplaire modeste et un peu défraichi. Mouillure angulaire plus ou moins claire. Très rare ouvrage. [XI]
Antoine Verjus, La Vie de S. François de Borgia, troisième général de la Compagnie de Jésus. Lyon, Antoine & Horace Molin, 1691. 2 volumes in-12, [22]-429-[3bl]-[22]p & [2]-481-[21]p. Seconde édition de cette biographie, après l'édition originale, in-4, de 1672 qui fut publiée après la canonisation du religieux. Notons que l'édition est très belle, très bien imprimée, et avec de belles marges, l'exemplaire étant peu rogné en queue avec certains feuillets étant encore au témoin. Provenance : Joseph Ducoudray, prêtre (XIXe) avec son ex-libris gravé sur les deux tomes. Reliure début XIXe, pleine basane marbrée, dos lisse très joliment décoré, pièces de titre et tomaison, tranches marbrées. Coiffes supérieures arasées, une partie des coins usés, petit accroc au pied du dos. Beau papier bien conservé. Peu commun.
Antoine Bourdelle (1861-1929), sculpteur. L.A.S., 16 novembre 1921, 2p in-8 (40 lignes). Longue et importante lettre au poète André Fontainas (1865-1948). Les relations amicales entre Bourdelle et Fontainas débutent à ce moment. On sait qu'ils furent en rapport dès 1919, quand Fontainas voulut faire intégrer Bourdelle au Comité Emile Verhaeren, mais c'est bien avec le livre de Fontainas, L'Allée des Glaïeuls, que débute leur amitié. Le musée Bourdelle conserve la lettre de Fontainas datée du 15 novembre . On y apprend ainsi que c'est Marcerou, son éditeur, en avait au moins montré un exemplaire à Bourdelle. Fontainas propose de venir le rencontrer et lui offrir un exemplaire. Cette lettre est donc la réponse à Fontainas et commence par une belle phrase : « Mon cher Poète, Le maître ouvrier de pensée que vous êtes ne pouvait que m'émouvoir par ses travaux ». Et il développe ensuite sur la littérature, mentionnant Le Goffic, Jules Tellier, Francis Jammes et Mallarmé, tout en encensant Fontainas. Il est déjà en possession du livre : « j'ai votre livre qui attendra votre écriture » et propose à Fontainas de passer dès le vendredi 18 novembre au cours de sculpture à la Grande Chaumière, ce qu'il fera. Ce fut donc le début d'une grande amitié. Fontainas sera le premier à publier un livre sur Bourdelle après sa mort Texte complet de la lettre : « 16 novembre 1921 Mon cher Poète, Le maître ouvrier de pensée que vous êtes ne pouvait que m'émouvoir par ses travaux. J'adore Villon ; j'aime le dépouillé de Moréas, l'ordre rare des constructions de [Raymond] de la Tailhède. J'ai aperçu près de [Charles] Le Goffic le grand Jules Tellier et Francis Jammes m'étonna en m'accablant du titre de mon cher Poète et cher confrère parce qu'il avait lu une pièce de vers de moi que je fis sans savoir comment. C'est une joie profonde quand retentissent en moi les tracés spirituels de Mallarmé et je ne pouvais pas méconnaître le son net et qui vibre longtemps de votre forme ; et j'ai dit cela (mais en deux mots rapides) à vos éditeurs. Et j'ai votre livre qui attendra votre écriture. Maintenant si [nom gratté - probablement « Monsieur Fontainas » ] peut venir vendredi à onze heures 14 rue de la Grande Chaumière à mon atelier de sculpteurs, nous vivrions là une heure de travail - une heure de chantier dans l'entrechoc ardent des droites et des courbes - où s'étend sur la croix tout le désespoir des chercheurs. Peut-être donc ce vendredi. Onze heures 15 rue Grande Chaumière aux Ateliers Bourdelle = J'y serai = bien en admiration. Antoine Bourdelle »
[Brigitte Bardot] Antoine Rousseau (XXe), graveur belge, de Brugge.
Reference : 020018
[Brigitte Bardot] Antoine Rousseau (XXe), graveur belge, de Brugge. Gravure sur bois, 1961, environ 140*220mm. Carte de voeux, en français et flamand, pleine d'humour noir : faisant référence à la tentative de suicide de Bardot le 18 septembre 1960, il souhaite « le succès de toutes vos tentatives en 1961 ». [479]
Antoine Ollé Pinell (1897-1981), peintre espagnol, graveur, photographe.
Reference : 020025
Antoine Ollé Pinell (1897-1981), peintre espagnol, graveur, photographe. Gravure sur bois signée, sd, environ 165*120mm. Carte de Noël, tirée à 30 exemplaires (n°22/30). [479]
Antoine Rousseau (XXe), graveur belge, de Brugge. Eau-forte signée, 1956, environ 150*120mm. Carte de voeux pour 1956. [479]
Etienne-Antoine Boulogne (1747-1825), évêque de Troyes. L.A., Troyes, 1er juillet 1816, 2p in-4. Au libraire Adrien Leclerc. Longue et très intéressante lettre. Après l'avoir remercie pour ses bulletins, il regrette la publicité qui y a été faite pour le « détestable pamphlet de l'abbé Vinson qui n'est pas seulement un fou mais un gueux de mauvaise fois ». Pierre Vinson (1763-1820) venait en effet de publier Le Concordat expliqué au roi, suivant la doctrine de l'Eglise. Il est question du rappel de l'archevêque de Saint-Malo, Courtois de Pressigny, signe que la tentative d'un nouveau Concordat n'a pas abouti ; de la publication d'oeuvres d'un « Tourangeau », certainement Louis-Mathias de Barral, évêque de Tours mort un mois plus tôt, pour lesquelles Boulogne souhaite qu'elles soient en partie censurées. Il demande aussi des informations sur l'ouvrage, à paraître, « du libéral évêque de Langres [.] intitulé Dissertation sur les églises catholiques & protestantes ». Il s'agit du cardinal de La Luzerne (1738-1821). Belle lettre. [482]
Etienne-Antoine Boulogne (1747-1825), évêque de Troyes. L.A.S., Troyes, 2 juillet 1815, 1p 1/2 in-4. Longue lettre à un abbé, à propos d'un affaire de coupe de bois et d'affaires du clergé, mentionnant notamment l'archevêque de Reims, i.e. Alexandre de Talleyrand-Périgord, et l'archevêque de Saint-Malo, i.e. Courtois de Pressigny. [482]
Anne-Antoine-Jules de Clermont-Tonnerre (1749-1830), évêque de Châlons, archevêque de Toulouse, cardinal.
Reference : 020149
Anne-Antoine-Jules de Clermont-Tonnerre (1749-1830), évêque de Châlons, archevêque de Toulouse, cardinal. L.A.S., 9 août 1814, 1p in-4. A Charles Vaveray de Ménonville (?-1817). Il lui annonce qu'il essaye de lui faire obtenir la décoration de la fleur de lys. [483]
Anne-Antoine-Jules de Clermont-Tonnerre (1749-1830), évêque de Châlons, archevêque de Toulouse, cardinal.
Reference : 020150
Anne-Antoine-Jules de Clermont-Tonnerre (1749-1830), évêque de Châlons, archevêque de Toulouse, cardinal. L.A.S., Radepont (Eure), 14 janvier 1808, 1p in-4. Lettre amicale, à M. Moulin, à propos de l'envoi d'un pâté d'Amiens. La fin est intéressante car, depuis la suppression du diocèse de Châlons en 1801, il se retrouve s'en charge. Il mentionne que le canonicat de Saint Denis a été donné à un « évêque étranger », i.e. le français Armand de Roquelaure, évêque de Malines. Il ne désespère pas d'obtenir une place. [483]
Antoine Jacques de Chamon (1767-1851), évêque de Saint-Claude. L.A.S., Saint-Claude, 16 novembre 1843, 2p in-4. A Hippolyte de Saint-Anthoine (1806-1891), poète, médecin et secrétaire général de l'Institut d'Afrique qui militait pour l'abolition de l'esclavage et l'émancipation des esclaves (tout en promouvant la colonisation). « Monsieur, Des dépenses tout-à-fait imprévues de plusieurs milliers de francs que je me suis trouvé dans l'indispensable nécessité de faire cette année, indépendamment d'autres non moins imprévues et très considérables, occasionnées par une maladie grave dont j'ai été attaqué le 14 juin dernier dans le cours de ma visite pastorale, qui m'a retenu hors de chez moi pendant trois mois et huit jours et dont je ne suis point rétabli, il s'en faut tant, ont épuisé mes ressources et bien au-delà, et m'ont mis, à mon grand et très grand regret, dans l'impossibilité de vous faire parvenir dans le courant d'octobre dernier la somme de cent francs pour l'Institut d'Afrique et de faire un grand nombre d'autres bonnes oeuvres qui étaient dans mon coeur. J'allais, en conséquence, Monsieur, vous expédier, pour ma cotisation de l'année de 1844, un mandat de vingt-cinq francs seulement, vu ma détresse, lorsque le directeur de la poste aux lettres de ma ville épiscopale est venu me présenter celui de l'institut, contenant valeur de cent francs. J'avais fort heureusement chez moi, en ce moment, l'un de mes vicaires généraux qui connaissant les embarras et l'état de gêne où je me trouve, m'offrit de m'avancer cette somme. Je l'acceptai pour échapper à la peine que j'aurais éprouvée en refusant de solder ce mandat et en entrant en explication à ce sujet avec celui qui en était porteur. C'est donc pour la seconde et dernière fois, Monsieur, et j'en ressens un chagrin profond, que je vous fais parvenir la comme de cent français pour ma cotisation, ) moins qu'il ne plaise à l'auteur de tout don et de tout bien, de me venir en aide dans la dernier année de mon long et pénible pèlerinage dans cette vallée de larmes et de misère de tout genre : mais c'est ce que je ne puis ni ne dois espérer. Il est bien à craindre, au contraire, que mes besoins ne s'accroissent tous les jours davantage. Et que m'adviendrait-il si l'on venait, comme nous en menacent certaines familles publiques, à supprimer le budget du clergé sous lequel repose ma seule et unique espérance ? Je n'ai, en effet, Monsieur, ainsi que plusieurs de mes vénérables collègues dans l'épiscopat, d'autre revenu que celui que me procure mon modeste et bien trop faible traitement, insuffisant pour acquitter les charges énormes, continuelles et multipliées qui pèsent sur le premier porteur d'un diocèse. D'ailleurs, Monsieur, ou je me suis bien mal exprimé dans la lettre que j'ai eu l'honneur de vous écrire en vous annonçant le don de cent francs que je faisais au noble et charitable Institut d'Afrique, dont j'avais l'honneur et le bonheur de devenir membre, ou bien vous avez interprété ce passage de ma lettre tout autrement que je croyais l'avoir conçu. Je me rappelle à merveille que mon intention formelle était de faire ce premier don, y compris ma cotisation de la première année 1843, à compter d'octobre 1842, et d'acquitter ensuite successivement d'année en année la cotisation ordinaire imposée aux membres de cette pieuse association. La prudence m'imposait impérieusement le devoir de ne point contracter un autre engagement envers elle, exposé comme je l'étais, à un pouvoir, comme on dit vulgairement, [mots illisibles] avec un traitement de dix mille francs par an pour tout revenu, pour toute ressource, ce qui, fort malheureusement, m'était déjà arrivé plusieurs fois. Dès le premier jour d'octobre dernier, je m'étais proposé de vous adresser une lettre à ce sujet et de vous envoyer en même temps ma cotisation de vingt-cinq francs. Mais le triste état de ma santé, l'excessive faiblesse, compagne inséparable 'une longue et douloureuse maladie, ont mis... [484]
Antoine Jacques de Chamon (1767-1851), évêque de Saint-Claude. L.A.S., Saint-Claude, 2 janvier 1829, 2p in-4. A Ferdinand-Louis de Waters (1777-1836), qui fut notamment préfet de la Haute-Loire. Belle lettre amicale, répondant à des voeux, se doutant que l'évêque du Puy, Mgr de Bonald, allait bien l'accueillir. On y voit aussi un évêque pessimiste: « je vois comme vous, Monsieur le Comte, notre prochain avenir sous de sombres et bien tristes couleurs ». Il est aussi question de plusieurs amis communs. Waters avait en effet été préfet du Jura avant d'être nommé en Haute-Loire en novembre 1828. [484]
Emile Antoine (1848-1903), comptable, républicain gambettiste devenu positiviste.
Reference : 020187
Emile Antoine (1848-1903), comptable, républicain gambettiste devenu positiviste. L.A.S., Rouen, 5 Frédéric 89 [9 novembre 1877], 2p in-8. Au docteur Jean-François Robinet (1825-1899), important membre de l'église positiviste. Belle lettre mêlant considération politiques sur les républicains en Seine-Maritime et regrettant l'attitude d'Eugène Sémérie qui se met en opposition à Pierre Laffitte. Il semble assez d'accord sur le fond mais regrette cette attaque contre Laffitte. Peu commun. [484]
Adrien-Antoine de Blocquel de Croix de Wismes (1697-1778), mayeur d'Arras, élu d'Artois, membre fondateur de l'Académie des Sciences, Lettres et Arts d'Arras.
Reference : 019933
Adrien-Antoine de Blocquel de Croix de Wismes (1697-1778), mayeur d'Arras, élu d'Artois, membre fondateur de l'Académie des Sciences, Lettres et Arts d'Arras. L.A., Paris, 6 février 1734, 3p in-4. A Charles d'Aumale (1688-1750), militaire, directeur général du Génie, chargé des fortifications, son beau-frère (qui a épousé son unique soeur). Longue lettre donnant des nouvelles, tant militaires (guerre en Italie) qu'amicales (mort de M. de Salmon) ou matérielles (livraison de vitres, d'une chaise de poste). Beau document avec cachet armorié au dos. [476]
Jean-Antoine dit John Petit-Senn (1792-1870), poète, écrivain suisse.
Reference : 019252
Jean-Antoine dit John Petit-Senn (1792-1870), poète, écrivain suisse. Poème autographe, sd, 1p 1/2 in-8. Copie de son poème « La Canne et le Chapeau » (écrit en 1848). [148]
[Antoine de Zwan / Antoni Zwan, écrivain polonais] Justin de Selves (1848-1934), homme politique, ministre, président du Sénat.
Reference : 019257
[Antoine de Zwan / Antoni Zwan, écrivain polonais] Justin de Selves (1848-1934), homme politique, ministre, président du Sénat. 6 L.S., 1913, 6p in-8. Au docteur Natchel, d'origine polonaise, sauf une au débuté Adrien Constans qui l'a fait suivre à Nachtel Au sujet de démarches pour faire obtenir la Légion d'Honneur à Zwan. Il ne semble pas l'avoir reçu (absent de la base Léonore). [148]
Antoine de Zwan / Antoni Zwan (XIXe-XXe), écrivain polonais. C.A. & 2 tapuscrits signés, 1915-1927. Carte (datée d'une autre main 5 octobre 1927) : « Mille choses aimables de la part d'[Antoni Zwan]. J'ai été malade pendant quelques jours et même alité. Je ne vous trouve pas pour vous inviter de venir vendredi à 4 heures pendre une tasse de chocolat chez ma soeur. Bien entendu avec le jeune homme ». Les deux tapuscrits sont des extraits des journaux polonais relatant la visite du général Paul Pau (1848-1932) à Varsovie et traduits par Zwan qui signe ses traductions. Ce sont des extraits de Gazeta Poranna et Kuryer Poranny du 7 mars 1915. [148]
Antoine Albalat (1856-1935), écrivain, critique. L.A.S., 8 février 1911[?], 1p in-8. A l'écrivain Paul Fort (1872-1960). Il ne peut assister au banquer le lendemain. Il mentionne avoir parlé de La Tristesse de l'Homme. [423]