Paris, Sonnius, 1594. 8vo. In contemporay vellum with yapp edges with title in contemporary hand to spine. Light soiling to extremities and a small tear to the vellum on the spine. Small worm-tract affecting last two leaves, otherwise a fine copy. (4), 369, (26) ff.
Exceedingly rare first edition of Fumée’s work on the Hungarian history from the Battle of Mohács and the death of Louis II in 1526 up until the truce between the Holy Roman Emperor Rudolph II and the Ottoman sultan Murad III.The present work not only presented a narrative history of the sixteenth-century wars in Hungary but also included a geographical description of the region. Fumée explicitly dedicates his history ""to you (the French people) and to no other."" After vividly portraying the brutality of warfare in Hungary, Fumée urges French readers to contemplate the destructive nature of war. He prompts them to reflect, stating, ""When you see the ruins and great desolations of a beautiful and rich country, you see your own at present reduced to an identical state."" Fumée draws direct parallels between the sufferings of Hungary and France, both seen as enduring divine punishment. In his conclusion, he asserts, ""it seems that we are in a worse condition than Hungary is in."" Hungary thus serves as a reminder to the French people of the shared hardships stemming from religious disunity, political turmoil, and civil warfare that continued to afflict both kingdoms. 'Martin Fumée, squire of Mary le Chastel, a high-ranking French aristocrat, based his desciption of the battle of Mohács on the work of István Brodarics (1470-1539), De conflictu Hungarorum cum Turcis ad Mohacz, Cracow, 1527, who in the company of the ill-fated Louis II (1506-1526) was eye-witness to the destruction of the Hungarian army by the Ottoman forces in 1526. Fumée's main source for events following the battle was probably Ascanio degli Hortensii' (Horvath p.26).
Paris, Daniel Guillemot, 1612. In-12 de (8)-387 ff. 1 f.bl., maroquin vert, dos lisse orné, triple filet doré d'encadrement sur les plats, tranches dorées (reliure du XVIIIe siècle).
Deuxième édition publiée par la veuve Guillemot treize ans après l'originale (Paris, 1599, connue à de très rares exemplaires, figurant dans la première bibliographie des ouvrages alchimiques de Borellius (Bibliotheca Chimica, 1656, p. 33). L'édition de 1612 est précédée d'une préface de Bernard de San-Jorry.Martin Fumée, sieur de Genillé (ca 1540 – 1590), gentilhomme de la Chambre du duc d'Anjou et traducteur de l'histoire des Indes de López de Gómara (1569), présente cet ouvrage comme la traduction d'un manuscrit grec de l'apologiste chrétien Athénagore d'Athènes (IIe siècle) — fiction transparente que Huet dénonça dans son Origine des romans et que Lenglet Dufresnoy commenta ainsi (De l'Usage des Romans, 1742, II, p. 106) : « Il y a lieu de douter que cet ouvrage soit d'Athénagore, philosophe athénien et défenseur de la religion chrétienne ; mais en tous cas, vrai ou non, il y a dans ce livre un passage curieux. » La supercherie avait d'abord orienté les soupçons vers le commentateur de Vitruve, Philander (Guillaume Philandrier) ; c'est l'épître dédicatoire au Cardinal d'Armagnac, signée de Fumée, qui permit de démasquer l'auteur. Le livre fut initialement attribué à tort à Philander par plusieurs bibliographes.Sous la forme de dialogues amoureux, genre qui s'inscrit dans la naissance du roman baroque française aux côtés des adaptations d'Héliodore par Jacques Amyot (1548), l'ouvrage dissimule un traité fort curieux pour arriver au but secret de la philosophie hermétique. Collin de Plancy lui consacra un article dans son Dictionnaire Infernal : « Fumée trouva le moyen de le faire rechercher des adeptes par diverses allusions et surtout par un passage curieux, où sous le voile de l'allégorie, il peint la confection du grand œuvre. »Note bibliographique manuscrite rédigée en anglais (XIXe siècle) sur la garde supérieure, relative à la supercherie du roman. Bel exemplaire. Petites rousseurs.Caillet, II, 4253 ; Gay, II, 46 ; Lenglet Dufresnoy, II, p. 106 ; Nourry, 193.
A Paris, chez Michel Sonnius, 1587. In-folio de [32]-359-[33] pages [ã6, ē6, í4, A-Z6; Aa-Ii6; Kk4], plein veau brun, dos à nerfs orné de filets et fleurons dorés, pièce de titre en maroquin rouge, plats frappés aux armes du comte d'Hoym, roulette dorée aux coupes et aux chasses.
Orné de beaux bandeaux et capitales gravées sur bois. Première édition de la traduction française due à l'écrivain et historien français Martin Fumée, et dont c'est la seule œuvre publiée au format in-folio. Exemplaire du comte d'Hoym, Ambassadeur du royaume de Saxe en France et accessoirement un des plus célèbres bibliophiles du XVIIIe siècle. Mortimer L. Schiff - ex-libris- bibliophile américain posséda une des plus importantes bibliothèques de l'entre-deux-guerres. Enfin, Thore Virgin était un bibliophile suédois, il réunit également une des plus considérables bibliothèques suédoises privées des temps modernes dans son manoir de Qvarnfors à Bjärnum. Restauration aux deux coins supérieurs et aux mors. Ex-libris Mortimer L. Schiff; ex-libris Thore Virgin, et tampon de Bibliotheca Qvarnforsiana; ex-libris moderne de Jean-François Chaponnière. Graesse V, 455; Brunet IV, 897; O.H.R. 672; Fontaine, Les Gardiens de Bibliopolis, I, p. 314. Du 26 septembre au 5 octobre, le libraire est absent il prendra connaissance de vos commandes dès le 6 octobre au matin. Et durant cette période, l'horaire de fermeture sera 17h30 du lundi au vendredi. – From September 26 to October 5, the bookseller is absent; he will take note of your orders as early as the morning of October 6. And during this period, the closing time will be 5:30 p.m. from Monday to Friday.
Paris, Michel Sonnius, 1587. 1 vol. in-folio, demi-basane brune glacée, dos à nerfs orné de filets dorés (dont une grosse abeille au caisson de tête), pièce de titre en maroquin rouge, tranches rouges. Reliure du XVIIIe s. Bel exemplaire. (16) ff., 359 pp., (32) pp. pour les Annotations. Signatures : at6 et6 it4 [A-Z]6 [Aa-Ii]6 Kk4. Cernes dans la marge inférieure.
Première édition de la traduction française de Martin Fumée, sieur de Genillé en Touraine. Il s'agit d'une traduction partielle des uvres de Procope de Césarée, historien grec du VIe siècle : le traducteur en a écarté les livres qui traitent des guerres de Justinian contre les Perses pour se concentrer sur ceux qui concernent l'Europe. L'intérêt de ce texte était évident en cette fin de XVIe s. marquée par les guerres de religion et le parallèle avec Justinien chassant les hérétiques de l'Empire romain était facile à faire. Son histoire est une peinture jugée fidèle des moeurs des Barbares. Belle édition à la typographie soignée, en belles lettres rondes avec ornements typographiques et lettrines historiées. Exemplaire relié avec la pièce d'armes de l'avocat Abeille (Parlement de Bretagne, XVIIIe s.), bibliophile qui ornait le dos de ses livres d'une abeille d'or. Graesse V, 455; Brunet IV, 897; Cioranescu, 10289; Taschereau, 1903; Guigard, 52; Mortimer I, 449; FVB, 44783; USTC, 1783.