CANGIAMILA, Francesco-Emmanuele; DINOUART, Joseph Antoine Toussaint (traducteur)
Reference : 101549
(1774)
Paris, Nyon, 1774, in-12, XXXI-[1]-592 pp, 3 pl, dont 2 dépl, Veau marbré de l'époque, dos à nerfs et fleuronné, tranches rouges, Troisième édition française de ce texte de casuistique écrit par le jésuite Francesco Emanuele Cangiamila (1702-1763), traduit et adapté par l'abbé Dinouart (1716-1786). Cet ouvrage, rare pour son époque, traite des enjeux spirituels et pratiques liés à la grossesse et à l'accouchement, en abordant les questions controversées de l'avortement, l'âme du foetus et la césarienne. Cangiamila défend une position pragmatique, centrée sur le rôle des prêtres dans la prévention et la gestion des avortements. Sur la question de "l'avortement thérapeutique", il se montre prudent, en considérant qu'il est possible d'administrer remèdes et saignées pour sauver une femme enceinte si cela ne porte pas atteinte à la vie du foetus; autrement la mère aura à "se priver des secours qui pourroient lui réussir, par l'amour qu'elle a pour la loi divine" (p. 20). Le salut des âmes des avortons le préoccupe particulièrement : pour soutenir son discours théologique, le jésuite s'appuie sur les travaux scientifiques des plus récents, notamment ceux de Giovanni Bianchi (1693-1775) ? la planche n° 1, qui représente les différents stades du développement de l'embryon et du foetus, est issue de ses travaux. Cangiamila en conclut que l'infusion de l'âme intervient dès les premiers jours de la conception, s'opposant en cela à la croyance aristotélicienne d'un délai de 40 jours. Dès lors, il réaffirme le caractère criminel de l'avortement chez une femme qui serait "faussement persuadée" de l'absence d'âme dans le foetus (Tatoueix). Enfin, il développe le sujet de la césarienne, dont il défend la pratique post-mortem, et encourage la formation des sages-femmes par les curés. L'ouvrage a connu un succès européen, dès la parution de l'édition complète en italien en 1745 (Embriologia sacra overo dell' uffizio de' sacerdoti, medici, e superiori... Palerme, Francesco Valenza) : il a fait l'objet de multiples éditions, traductions et adaptations. Celle-ci, due au prêtre polémiste Dinouart, a été publiée d'abord en 1762, puis en 1766 et en 1774 (contrairement à la mention de "seconde édition" indiquée en page de titre , il s'agit donc bien de la troisième). Dinouart a ajouté à cet Abrégé une digression sur la réanimation des noyés, illustrée par une machine de fumigation destinée à être introduite par le rectum (pp. 232 à 256). Cette section remplace le commentaire original de Cangiamila, jugé trop succinct. Réparation à l'adhésif sur une planche dépliante, petite déchirure sans manque sur l'autre. Accrocs aux mors, coins usés. Laura Tatoueix, "Les enjeux spirituels de l'avortement, de la doctrine à la pratique : l'exemple de l'Abrégé de l'embryologie sacrée de F. E. Cangiamila traduit par l'abbé Dinouart (1762)". Chrétiens et sociétés, 26 | 2020, 39-54 [en ligne] Couverture rigide
Bon XXXI-[1]-592 pp., 3 pl., dont
Cologne, & se trouve à Paris chez Nyon 1767 in-8 veau fauve marbré, dos à nerfs orné, pièce de titre rouge, tr. marbrées [Rel. de l'époque], rest., les pp. 49-50 et 293-294 sont tachées dans la marge, traces de cachets
1 frontispice, iv, lvi et 576 pp., 3 planches hors texte.Sabin, 20201. Leclerc, (1867), 453. Sommervogel, II, 1055. Streit, III, 874. Édition originale, établie par Dinouart, chanoine de Saint-Benoît de Paris, d'après le manuscrit du Père Champion, jésuite du collège de Rennes. Une seconde édition parut en 1772.Elle est ornée, en frontispice, d'un portrait de Palafox gravé par Louis Legrand, et de trois planches gravées par le même, d'après des dessins de Gravelot, représentant l'évêque au moment de son départ pour l'Espagne, en prières, et chassé de son diocèse par ses ennemis. "Cet ouvrage est publié en grande partie sur celui du P. Champion jésuite, lequel avait commencé à faire imprimer une vie de Palafox, mais l'impression fut arrêtée à la 7e feuille, à cause de la franchise de l'auteur. L'abbé Dinouart dit, dans sa préface, qu'il fut assez heureux pour se procurer le manuscrit entier du P. Champion indiqué au catalogue des manuscrits de la bibliothèque de la maison professe de Paris, n° 69, et qu'il s'en est servi pour composer la vie du célèbre évêque" (Leclerc).Théologien issu d'une illustre famille espagnole, Juan de PALAFOX Y MENDOZA (1600-1659) étudia à l'université de Salamanque, avant d'être appelé par Philippe IV dans le Conseil de guerre, puis dans celui des Indes. Il embrassa l'état ecclésiastique et fut nommé, en 1639, évêque de Puebla de los Angeles, ou Angelopolis, au Mexique, avec des pouvoirs administratifs étendus. Dans l'exercice de ses fonctions, Palafox eut des démêlés avec les Jésuites; il soumit son différend au pape Innocent X, et passa en Europe pour soutenir sa cause. Le roi d'Espagne, satisfait de sa conduite en Amérique, lui donna l'évêché d'Osma, en Castille. Palafox mourut peu après, laissant une grande réputation de piété (Hoefer).Palafox est l'auteur de plusieurs écrits, dont un texte imprimé secrètement vers 1650 et intitulé Virtutes del Indio, dans lequel il apparaît comme "un second Las Casas, en exposant au gouvernement espagnol la malheureuse condition des Américains, et en en demandant l'amélioration. Son zèle et son humanité se montrèrent surtout dans cet exposé adressé au roi, où il a fait ressortir avec beaucoup d'habileté le bon naturel des natifs" (Brunet IV, 313).Biographie peu commune.
( Utopie ) - Giuseppe Aurelio di Gennaro - M. L'Abbé Joseph-Antoine-Toussaint Dinouart.
Reference : 15398
A Paris Chez Nyon père, Libraire, Quai des Augustins 1768. In-12 plein veau marron de 292 pages au format 11 x 17,5 cm. Dos rond avec fleurons, filets, décorations et titre gravé et doré. Pages de garde en papier marbré. Remarquable Utopie écrite par Giuseppe Aurelio di Gennaro, célébre Avocat Napolitain et traduite par l'Abbé Joseph-Antoine-Toussaint Dinouart. Dans ce conte philosophique, l'auteur, imagine l'existence d'une île inconnu situé sur les côtes méditerranéenne, où tous les juristes se retrouvent après leur mort dans un gouvernement basé sur la République romaine et divisé en trois ordres : Les Sénateurs, Les Chevaliers et les Plébéiens. L'auteur, s'étant lui-même retrouvé sur l'île, contaste, que ce système perpétue même après la mort les discussions stériles sur des points de jurisprudence, ainsi que des querelles de chapelles et des ragots de couloir... Infimes frottis et tassements aux coins. Intérieur très frais malgré une très légère auréole le haut des dernières pages.Rarissime édition originale.
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Paris chez Nyon 1766 1 vol. relié in-12, veau tabac, dos à nerfs orné de fleurons dorés, XXVII + (1) + 596 pp., 2 planches (sur 3) dont 1 dépliante. Seconde édition augmentée. Important manque de cuir à la coiffe supérieure et au plat inférieur. Manque une planche dépliante. En l'état.