[imprimée par Cramer], 1765, 12 volumes in-12 de 196x125 mm environ, Tome I. 390 pages, avec 1 frontispice et 2 gravures hors texte, - Tome II. 339 pages, avec 2 gravures hors texte, - Tome III. 403 pages, avec 3 planches, - Tome IV. 390 pages avec 3 gravures hors texte, - Tome V. 343 parges avec 2 gravures hors texte, - Tome VI. 353 pages, avec 3 gravures hors texte, - VII. 367 pages pages avec 3 gravures hors texte, - VIII. 327pages avec 3 gravures hors texte, - Tome IX. 366 pages, avec 3 gravures hors texte, - Tome X. 397 pages, avec 4 gravures hors texte, - Tome XI. 439 pages, avec 4 gravures hors texte, - Tome XII. 333 pages, avec 2 gravures hors texte, plein veau blond, dos à nerfs portant titres et tomaisons dorés sur pièces de titre en maroquin bordeaux et tomaisons brune, ornés de caissons à fleurons et petits dorés, coupes et chasses dorées, encadrement des plats d'un triple filet doré, gardes et tranches marbrées. Des rousseurs mouillures par endroits et pages brunies, petite restauration sur la dernière garde du tome VI, large épidermure sur le dernier plat du tome VIII, et grande mouillure avec petite galerie dans la marge du même tome, petits frottements quelques trous de ver sur le cuir, une date et une appartenance manuscrits sur la première garde blanche. Premier tirage de cette Edition genevoise, illustrée d'un frontispice avec le buste sculpté de Corneille, gravé par Watelet d'après Pierre, et de 34 figures hors texte gravées en taille-douce d'après Gravelot. Ce fut Voltaire qui fit imprimer cette édition par souscription, en plus de la commenter.
Pierre Corneille, aussi appelé « le Grand Corneille » ou « Corneille l'aîné », né le 6 juin 1606 à Rouen et mort le 1er octobre 1684 à Paris (paroisse Saint-Roch), est un dramaturge et poète français du XVIIe siècle. Merci de nous contacter à l'avance si vous souhaitez consulter une référence au sein de notre librairie.
Paris, Alphonse Lemerre, Editeur, 1881-86, 8 volumes in-16 de 160x100 mm environ, tome I : xxii-412, 463, 478, 467, 466, 448, 445 et 405 pages, avec 36 planches hors texte au total (4 à 5 voire 6 par volumes), demi basane à coins bleu marine, dos à nerfs portant titres tomaisons et date doréstranches de tête dorées, gardes marbrées. Dos insolés, léger manque de papier marbré sur le premier plat du premier tome, rares petites rousseurs, petites épidermures sur le cuir, sinon bon état.
Pierre Corneille, aussi appelé « le Grand Corneille » ou « Corneille l'aîné », né le 6 juin 1606 à Rouen et mort le 1er octobre 1684 à Paris (paroisse Saint-Roch), est un dramaturge et poète français du XVIIe siècle. Merci de nous contacter à l'avance si vous souhaitez consulter une référence au sein de notre librairie.
Pierre didot l'ainé et fils 1819 in8. 1819. Relié.
Bon état de conservation dos et charnières frottés couverture défraîchie tranches marbrées intérieur assez propre malgré des rousseurs bonne tenue
Racine Musset Corneille Shakespeare Victor Hugo Molière Marivaux Beaumarchais
Reference : 100056550
(1989)
Crémille 1989 in4. 1989. reliure éditeur. 15 volume(s). Collection Oeuvres complètes 8 volumes: Racine Musset Corneille Shakespeare Victor Hugo Molière Marivaux Beaumarchais (tome 2 de Shakespeare manquant reste complet en 2 volumes par auteur) --- ouvrages enrichies de gravures in et hors texte en noir et blanc
Très Bon Etat de conservation intérieurs très frais reliures en très bon état dorure sur tranche de tête (un peu frottées par endroits)
Club français du livre 1965 in4. 1965. Reliure editeur. 12 volume(s). Corneille tomes I à V (Présenté Et Annoté Par Jacques Le Marchand) Molière tomes VI à X (Présenté Et Annoté Par Alfred Simon) Racine tomes XI à XII(Présenté Et Annoté Par Roland Barthes)
aspect cosmétique correct intérieur en bon voire très bon état rousseurs sur tranches dorures couvertures un peu effacées par endroits couvertures un peu marquées intérieurs propres non jauni
Garnier frères 1879 in12. 1879. Relié. Théâtre de Corneille --- nouvelle édition collationnée sur la dernière édition publiée du vivant de l'auteur - Le Cid Horace Cinna ou la Clémence d'Auguste Polyeucte martyr Pompée Le Menteur Rodogune princesse des Partes Sertorius
couverture défraichie coins émoussés intérieur globalement propre qq rousseurs fiche prix dans le plat intérieur
A.pigoreau 580+465 pages in8. Sans date. Relié. 580+465 pages. Chefs-d'oeuvre dramatiques de P.corneille tome I et II avec les variantes du texte les examens de pièces et les discours sur la poésie dramatique
Bon Etat date estimée XIXe
Corneille - Crébillon - Molière - Regnard - Racine - Voltaire P. Scarron - Quinault - Rotrou - La Fontaine - Hauteroche - Marivaux - Lanoue Lemierre - J.-J. Rousseau - Fabre d'Eglantine - Colin d'Harleville - Beaumarchais - Barthe - Collé - La Harpe - De Belloi - Rochon de Chabanne - Diderot - Guimont de Latouche - Fagan - Lachaussée - Campistron - Dancourt - Boissy - Bruéys et Palaprat - Lafosse - D'Allainval - Piron - LeSage - Houdart - Poisson - Destouches - Dufresny - Baron - Boursault - Lefranc de Pompignan
Reference : 108989
Paris, Bazouge-Pigoreau Editeur, rue des Beaux-Arts, N° 14, 1834, 25 volumes in-18 de 130x75 mm environ répartis en deux séries, Tomes 1 à12, Premier ordre et Tomes 13 à 25, Second ordre, pagination continue sur le début de la série entre 700 et 800 pages (sur 2 volumes), demi basane vert bouteille, titres et tomaisons dorés sur dos lisses, ornés de filets et fers dorés, gardes et tranches marbrées. Des rousseurs (fortes par endroits) et pages brunies, des erreurs de pagination sans manque (confirmé par les signatures), coins et coupes frottés, petites déchirures et défauts de marge sur quelques feuillets mais joli ensemble décoratif (conforme à la description de la BNF).
Pierre Corneille : Le Cid - Horace - Cinna, ou La Clémence d'Auguste - Polyeucte, Martyr - La Mort de Pompée - Le Menteur - Rodogune - Héraclius - Don Sanche d'Aragon - Nicomède - Sertorius - Psyché - Ariane - Le Comte d'Essex, - Crébillon : Atrée et Thyeste - Electre - Rhadamiste et Zénobie, - Molière : L'Etourdi - Le Dépit Amoureux - Les Précieuses Ridicules - Sganarelle, ou le Cocu imaginaire - Don Garcie de Navarre, ou le Prince jaloux - L'Ecole des Maris - Les Fâcheux - L'Ecole des Femmes - La Critique de l'Ecole des Femmes - L'Impromtu de Versailles - La Princesse d'Elide - Le Mariage forcé - Don Juan, ou le Festin de Pierre - L'Amour Médecin - Le Misanthrope - Le Médecin malgré lui - Le Sicilien ou l'Amour Peintre - Le Tartuffe - Amphitryon - L'Avare - George Dandin, ou Le Mari confondu - Monsieur de Pourceaugnac - Le Bourgeois Gentilhomme - Les Fourberies de Scapin - La Comtesse d'Escarbagnas - Les Femmes Savantes - Le Malade imaginaire, - Racine : La Thébaïde, ou les Frère Ennemis - Alexandre-le-Grand - Andromaque - Les Plaideurs - Britannicus - Bérénice - Bazajet - Mithridate - Iphigénie - Phèdre - Esther - Athalie, - Regnard : Le Joueur - Le Distrait - Attendez-moi sous l'Orme - Le Retour imprévu - Les Folies amoureuses - Les Ménechmes, ou les Jumeaux - Le Légataire, - Voltaire : Oedipe - Brutus - Zaïre - Adélaïde du Guesclin - Alzire - Le Fanatisme, ou Mahomet le Prophète - Mérope - La Mort de César - Sémiramis - Nanine, ou le Préjugé vaincu - Oreste - Catilina, ou Rome sauvée - L'Orphelin de la Chine - Tancrède, - P. Scarron : Jodelet, ou le Maître-Valet - Don Japhet d'Arménie, - Rotrou :Venceslas, - Quinault : La Mère Croquette ou les Amants Brouillés, - Montfleury : La Femme Juge et Partie - La Fille Capitaine, - La Fontaine : Le Florentin - La Coupe enchantée, - Hauteroche : Le Deuil - Crispin Médecin - Le Clocher supposé - L'Esprit Follet, ou la Dame invisible, - Campistron : Andronie - Le Jaloux désabusé, - Boursault : Le Mercure Galant ou la Comédie sans titre - Les Fables d'Esope, ou Esope à la Ville - Esope à la Cour, - Dancourt : Le Chevalier à la Mode - La Maison de Campagne - L'Eté des Coquettes - Les Bourgeoises à la Mode - Le Tuteur - Les Vendanges de Surêne - Les Vacances - Les Curieux de Compiègne - Le Mari retrouvé - Les Bougeoises de qualité - Les Trois Cousines - Le Galant Jardinier - Les Femmes d'intrigues, - Baron : L'Homme à Bonnes Fortunes - La Coquette et la fausse Prude, - Bruéys et Palaprat : Le Frondeur - L'Avocat Patelin, - Lafosse : Manlius, - Dufresny : L'Esprit de contradiction - La coquette du village - Le Mariage fait et rompu, - Houdart de Lamotte : Inès de Castro, - Poisson : Le procureur arbitre, - Destouches : Le Philosophe marié - Le Glorieux - Le Dissipateur, - Boissy : Les Dehors trompeurs, - LeSage : Crispin Rival de son Maître - Turcaret, - Marivaux : Le Legs - Les Fausses Confidences - Les Jeux de l'Amour et du Hasard - Piron : La Métromanie, - D'Allainval : L'Ecole des Bourgeois, - Fagan : Les Originaux, - Lachaussée :L'Ecole des Mères, - Lefranc de Pompignan : Didon, - Lanoue : Mahomet second - La Coquette corrigée, - Gresset : Le Méchant, - Guimont de Latouche : Iphigénie en Tauride, - Lemierre : La Veuve du Malabar, - Saurin : Spartacus - Béverlei, - Diderot : Le Père de Famille, - Rochon de Chabanne : Heureusement, - De Belloi : Le Siège de Calais - Gabrielle de Vergy, - La Harpe : Mélanie - Philoctète - Coriolan, - Collé : La Partie de Chasse de Henri IV, - Favart : Les Trois Sultanes, ou Soliman II, - Champfort : La Jeune Indienne, - Sedaine : Le Philosophe sans le savoir - La Gageure imprévue, - Beaumarchais : Eugénie - Le Barbier de Séville - Le Mariage de Figaro, ou La Folle Journée - L'Autre Tartuffe, ou la Mère coupable, - Barthe : Les fausses infidélités, - Colin d'Harleville : Les châteaux en Espagne - L'Optimiste - M. de Crac - Le vieux Célibataire, - Fabre d'Eglantine : Le Philinte de Molière - L'Intrigue épistolaire, - J.-J. Rousseau : Pygmalion. Merci de nous contacter à l'avance si vous souhaitez consulter une référence au sein de notre librairie.
Bernardin béchet 1867 421 pages in8. 1867. Cartonné. 421 pages. portrait de Pierre Corneille en frontispice table des matières voir photo
Etat Passable couverture fortement défraîchie bords frottés intérieur un peu piquée de rousseurs pages un peu gondolées qq annotations au crayon à papier
Garnier frères 1880 531 pages in4. 1880. Relié. 531 pages. illustré de 12 gravures sur acier
Etat Correct bords un peu frotté dorure sur tranche rousseurs à l'intérieur circa 1880
Librairie élémentaire de E. Ducrocq 1854 in8. 1854. Cartonné.
Mauvais Etat dos très abîmé livre complet le prix tient compte de l'état
L. hachette et cie 1857 585 pages in12. 1857. Broché. 585 pages.
Etat Correct dos recollé pages non-coupées texte propre
E. Ducrocq 1854 in8. 1854. Relié.
Etat Correct garniture se décolle sur le dos couverture ternie et frottée intérieur globalement propre qq rousseurs dorure sur tranche
Tout Corneille : l'édition Wolfgang d'Amsterdam. Un des plus beaux exemplaires connus : celui d'Henri Bordes, relié par Lortic. [Amsterdam], Suivant la Copie imprimée à Paris, [Abraham Wolfgang], 1664-1678. 10 vol. (75 x 134 mm) de 1 portrait, 9 frontispices et 61 figures. Maroquin rouge, dos à nerfs ornés de caissons dorés, titre, tomaisons et dates dorés, au centre des plats médaillon ovale cerclé de petits fers et entrelacs dorés, encadré d'un double jeu de filets dorés, doublures de maroquin bleu, roulette et filets dorés encadrant une large dentelle dorée, fleurons d'angle, double garde peignée, tranches dorées sur marbrure (reliure signée de Pierre-Marcellin Lortic). Le théâtre complet de Pierre Corneille et Thomas Corneille : L’Illusion comique, Rodogune, Le Cid, Cinna ou Polyeucte... Exemplaire de choix, aux bonnes dates, sans exception (de 1664 à 1678) aux pedigrees impeccables : Pierre-Marcellin Lortic, Henri Bordes et Jules Lemaître. Cette édition est précisément décrite par Picot dans sa Bibliographie cornélienne, sous le n° 381. Elle est célèbre et contient d’admirables gravures, illustrant la totalité du théâtre des deux frères. Après les cinq premiers volumes de Pierre Corneille, l’éditeur poursuit jusqu’en 1678, avec les Tragédies et Comédies de son frère Thomas.
Un des plus beaux exemplaires connus de cette « charmante édition exécutée à Amsterdam par Abraham Wolfgang, et justement recherchée, sinon pour le texte lui-même, du moins pour la beauté de l’impression et du papier et pour l’élégance des figures. Cette édition a l’avantage de donner, non pas un choix, mais la suite complète des pièces de Corneille. Elle est devenue depuis quelques années, dit M. Brunet, un objet d’une très grande importance auprès des bibliomanes français, et il est fort difficile d’en trouver des exemplaires complets. » (Picot, 381). Assertion confirmée par Willems : « Cette collection est difficile à réunir. Les exemplaires qui ne laissent rien à désirer pour les dates des pièces et la grandeur des marges se paient fort cher. » C’est le cas de cet exemplaire, en exceptionnelle condition et d’une grande hauteur de marges (134 mm). Toutes les pièces, figures, titres généraux et frontispices sont bien présents, ainsi qu’une grande partie des feuillets blancs qui séparent parfois les pièces. Il est bien complet de l’avis de l’imprimeur au lecteur et du portrait au tome 1, souvent manquants. Les 5 volumes du Théâtre de Pierre Corneille portent tous la marque d’Abraham Wolfgang, signée « Quarendo » et dite au « Renard guettant sa proie » : Partie I : portrait de Corneille, sans nom de graveur ; frontispice gravé représentant le buste de Corneille couronné par deux ‘Renommées’, avec ce titre : « Le Théâtre de P. Corneille » ; 5 f. pour l’« Avis de l’Im- primeur au Lecteur » (avis signé A. W.) et la table des pièces de Pierre Corneille et de Thomas Corneille ; 74 p. pour le « Discours du Poëme dramatique » et les « Examens ». Suivent les huit pièces (de Mélite à l’Illusion comique), chacune, précédée d’une figure et d’un titre, avec une pagination distincte. Partie II : frontispice gravé représentant deux ‘Amours’, dont l’un déploie un voile sur lequel on lit : « Le Théâtre de P. Corneille », et l’autre gravant des armes sur une pierre ; 1 f. pour le titre, 92 p. contenant le « Discours de la Tragédie » et les « Examens ». Suivent les 7 pièces (du Cid à la Suite du Menteur), chacune précédée d’une figure et d’un titre, avec une pagination distincte. Partie III : frontispice gravé, représentant la ‘Vérité’ debout sur une sphère entourée de rois orientaux tenant une écharpe sur laquelle on lit : « Le Théâtre de P. Corneille » ; 1 f. pour le titre ; 68 p. pour le « Discours des trois Unitez » et les trois « Examens ». Suivent les 7 pièces (de Rodogune à Œdipe), chacune précédée d’une figure et d’un titre, avec une pagination distincte. Partie IV : frontispice gravé ; 1 f. pour le titre ; 4 f. pour l’« Avertissement » pour Sertorius. Suivent les 4 pièces (de Sertorius à Othon) chacune précédée d’une figure et d’un titre, avec une pagination distincte. Partie V : frontispice gravé. Suivent 5 pièces (de Agesilas à Surena) chacune précédée d’une figure, d'un avis « Au lecteur » et d’un titre, avec une pagination distincte. Ces 5 volumes sont complétés par les œuvres de son frère, Thomas Corneille : Partie I : 2 f. pour le frontispice gravé et le titre. Suivent 6 pièces (des Engagemens du hazard au Berger extravagant). Chaque pièce a une figure, un titre et une pagination séparée, avec pour certaines une « Epistre ». Partie II : 2 f. pour le frontispice gravé et le titre. Suivent 6 pièces (de Le Geolier de soy mesme à Darius). Chaque pièce a une figure, un titre et une pagination séparée. Partie III : 2 f. pour le frontispice gravé et le titre. Suivent 6 pièces (de Stilicon à Pyrrhus, roy d’Epire) dont les 4 premières seulement sont mentionnées, les 2 dernières Pyrrhus, roy d’Epire et Persée... sont ici bien présentes, les titres ayant été ajoutés anciennement à l’encre dans la liste. Chaque pièce a une figure, un titre et une pagination séparée. Partie IV : 2 f. pour le frontispice gravé et le titre. Suivent 6 pièces (de Antiochus à La Mort d’Annibal. Chaque pièce a une figure, un titre et une pagination séparée, avec pour certaines une « Epistre ». Partie V : 2 f. pour le frontispice gravé et le titre. Suivent 6 pièces (de Ariane au Comte d’Essex), mais chaque pièce a une figure, un titre et une pagination séparée, avec pour certaines un « Argument », une note pour la « Décoration du prologue » et un avis « Au lecteur ». Élu au fauteuil 14 à l’Académie française, en 1647, Pierre Corneille en était le doyen lorsqu’il mourut en octobre 1684. Tous les membres de l’Académie s’en émurent et proposèrent à son frère, affligé, de pourvoir au siège vacant. Il y sera élu à l’unanimité le 2 janvier 1685 ; Thomas ne pouvant décemment faire l’éloge de son frère qu’il remplace, ce fut Racine qui s’en chargea en même temps qu’il recevait Thomas et cela reste l’unique exemple de deux discours, d’hommage et de réception, par le même académicien dans l’histoire de l’institution. Voltaire dit du frère cadet, qu’exception faite de Racine il était le seul de son temps qui fût digne d’être le premier au-dessous de son frère. C’était un homme qui aurait une grande réputation s’il n’avait point eu de frère ». Bon grammairien, Thomas Corneille écrivit un Dictionnaire des arts et des sciences et un Dictionnaire universel géographique et historique. À l’Académie, il recevra Fontenelle le 5 mai 1691. Exceptionnelle réunion des œuvres des deux frères, en parfaite condition. L’exemplaire a été établi avec un soin délicat et attentionné par Pierre-Marcellin Lortic, puis vendu à Henri Bordes. Né à Saint-Gaudens le 4 avril 1822, le Gascon Pierre-Marcellin Lortic, dit « le Frondeur », arrive à Paris à la fin des années 1830 et intègre comme ouvrier l’atelier de Pierre-Paul Gruel : le jeune homme se distingue par un fort caractère et des conceptions personnelles qu’il affirme haut et fort et, alors qu’il n’a que vingt-deux ans, s’installe en 1844 au 199 rue Saint-Honoré, adresse qui sera la sienne jusqu’à son déménagement au 1 rue de la Monnaie, vers 1860. « Les reliures de Pierre-Marcellin Lortic se distinguent par le poli de leur maroquin, leur fermeté, leur légèreté, la finesse de leurs cartons et leurs nerfs très pincés et la subtilité de leur dorure, même si ’Le Frondeur’ n’est pas doreur et qu’il confie ses travaux aux plus grands spécialistes de l’époque, notamment Wampflug et Maillard [...] Au-delà de son perfectionnisme et de la maîtrise incontestable dont il fera preuve, il va révolutionner cet art industriel qu’est la reliure, que ce soit au niveau de la relation avec le bibliophile, de l’approche commerciale, développant une conception très personnelle de son art et n’apprécie que modérément la critique et le conseil des bibliophiles. De là naîtra peut-être sa principale innovation commerciale : ne plus attendre le client, acquérir lui-même des ouvrages, les relier à son goût et les proposer directement à la vente dans un atelier qui devient également, par le fait, une librairie. Le concept est révolutionnaire, à une époque où la reliure de luxe procède de la commande d’un particulier qui apporte ensuite son ouvrage chez le relieur, avec ses indications. Il vaudra à Lortic les critiques des libraires et des amateurs, mais démontre que le relieur avait une très bonne connaissance du livre et des goûts de l’époque, si ce n’est bibliographique » (Hugues Ouvrard, in Portrait de Pierre-Marcellin Lortic, en ligne). Son goût sûr le pousse d’ailleurs vers des ouvrages d’exception ou des raretés bibliographiques qu’il établit avec grand soin et dont il ne se dessaisit que pour les vendre aux grands bibliophiles de son époque qui sont ses clients : Ambroise Firmin- Didot (qui possédait 504 reliures signées de lui) l’architecte Joseph Lesoufaché, le duc d’Aumale, l’architecte Hippolyte Destailleurs, l’armateur bordelais Henri Bordes, le duc de Parme, le duc de Rivoli, Edmond de Goncourt, Auguste Poulet-Malassis, Charles Asselineau, Théodore de Banville et bien sûr Charles Baudelaire, qui confia à Lortic la reliure de huit exemplaires de l’édition originale des Fleurs du mal. Depuis 1876, Lortic collait dans le coin gauche du premier contreplat de ses reliures une étiquette représentant huit livres empilés indiquant les multiples prix qu’il obtient à Londres (en 1851, il n’a alors que vingt-neuf ans), Paris (1855 et 1878), Vienne (1873) et Philadelphie (1876). Il est, en 1878, le premier relieur fait chevalier de la Légion d’honneur et modifie alors son ex-libris en y ajoutant cette décoration. Ce Corneille porte cette marque, ce qui permet de dater la reliure de ces années-là. Il met fin à ses activités professionnelles en 1884 ; ses fils reprendront la suite. Notre exemplaire contient cet ex-libris à chaque volume, en plus de son fer, au centre du premier contreplat, qui est sa signature. Des bibliothèques Pierre-Marcellin Lortic (ex-libris, troisième version de 1878), Henri Bordes (ex-libris et vente, 1911) ; Jules Lemaître (ex-libris et vente, 1917). Picot, Bibliographie cornélienne, 381 (cite un exemplaire en maroquin rouge doublé de maroquin bleu, de la collection Benzon, mais c’est probablement un autre exemplaire) ; Willems, p. 466.
Rarissime exemplaire de premier tirage complet des 4 frontispices de l’édition originale définitive du Théâtre de Pierre Corneille. «Cette édition, la dernière qu’ait publiée Corneille, nous donne le texte définitif adopté par lui. Elle a, par cela même, une grande importance et mérite d'être recherchée peut-être plus encore que toutes les précédentes. Les exemplaires en sont moins rares, mais il est fort difficile d'en trouver de bien complets avec tous les frontispices.» (E. Picot) Exemplaire en ravissante reliure de l’époque sortant de l’atelier de Jean Le Vasseur, relieur du roi Louis XIV. Paris, 1682. Corneille, Pierre. Le Théâtre de P. Corneille. Reveu et corrigé par l’Autheur. I. [II. III. Et IV] Partie. A Paris, chez Guillaume de Luyne, Libraire Juré, au Palais, en la Galerie des Merciers, 1682. Avec Privilège du Roy. I. Partie : frontispice gravé, portrait de Corneille, xcviij pp. (y compris le titre), (1) f. pour le titre de Mélite, 586 pp. et (1) f. pour le Privilége. Le portrait de Corneille ne porte pas de signature; il représente le poëte dans le costume des premières années du règne de Louis XIV: perruque, calotte et rabat. II. Partie : frontispice gravé, cx pp., (1) f. pour le titre du Cid, 597 pp., (1) p. pour le Privilège. Il y a deux sortes d'exemplaires de cette IIè Partie ; les uns comptent 597 pp. et contiennent un Extrait du Privilège au verso de la p. 597 ; les autres n'ont que 596 pp. et l'Extrait du Privilège y occupe le recto du feuillet suivant. Cette différence vient de ce que, pendant le tirage, Corneille a supprimé vingt vers dans la scène Vè du cinquième acte dé Théodore (p. 587). La feuille Bb, dernière du volume, s'est ainsi trouvée subir un remaniement complet. III. Partie: frontispice gravé, lxxxiv pp., (1) f. pour le titre de Rodogune, 618 pp. et (1)f. pour le Privilège. IV. Partie : frontispice gravé, xxij pp., (1) f. pour le titre de Sertorius, 591 pp., (1) p. pour le Privilège. 4 in-12 reliés en veau fauve, dos à nerfs ornés, deux mors faibles, tranches rouges. Reliure de l’époque sortant de l’Atelier de Jean Le Vasseur, relieur du roi Louis XIV. Réf: Bibl. R. Esmérian, Paris, 8 décembre 1972, n° 63). 151 x 85 mm. Edition originale définitive du Théâtre de Pierre Corneille. (E. Picot. Bibliographie cornélienne, n° 113). Picot, Bibliographie cornélienne, n° 113 («… nous donne le texte définitif adopté par lui. Elle a par cela même une grande importance et mérite d’être recherchée, peut-être plus encore que les trois précédentes… Il est fort difficile d’en trouver de bien complets avec tous les frontispices»); Dubos (M.), Corneille, Rouen, 1993, n° 56 (pour un exemplaire aux armes de la Grande Mademoiselle). Elle offre le texte définitif, revu et adopté par l’auteur et fut partagée entre Guillaume de Luyne, Etienne Loyson et Pierre Trabouillet. Précieux exemplaire du tout premier tirage. Il renferme en effet, au tome II, dans la scène V de l’acte V de «Théodore», 20 vers que Corneille supprima dans le second tirage. «Cette édition, la dernière qu’ait publiée Corneille, nous donne le texte définitif adopté par lui. Elle a, par cela même, une grande une grande importance et mérite d'être recherchée peut-être plus encore que toutes les précédentes. Les exemplaires en sont moins rares, mais il est fort difficile d'en trouver de bien complets avec tous les frontispices.» (E. Picot). Exceptionnel exemplaire revêtu d’une très élégante reliure en veau fauve de l’époque aux dos richement décorés bien complet de tous les frontispices. Le présent exemplaire de premier tirage met à mal la théorie du catalogue Daguin qui prétendait que seuls les exemplaires de second tirage étaient pourvus des frontispices. En fait, E. Picot avait raison d’exiger les frontispices pour les exemplaires de premier tirage et de prétendre que ceux-ci étaient rarissimes complets Un exemplaire complet des 4 frontispices de cette précieuse édition, relié au XIXe siècle par Chambolle-Duru, mais de second tirage, fut vendu 95000 F (14500 €) en 1989. (Catalogue «Du Moyen-Age au cubisme», n° 102) il y a 35 ans.
1748 "12 volumes in-12 de (2) ff., LXXXIV, 450 pp. - (2) ff., 536 pp. - (2) ff., 510 pp. - (2) ff., 468 pp. - (2) ff., 520 pp. - (2) ff., 469 pp. - 10, XXXV, 460 pp., (2) ff. ; (12) ff., 580 pp. - (6) ff., 605 pp. - (2) ff., 492 pp. - (2) ff., 615 pp. - (2) ff., 589, (3) pp., veau raciné, filet à froid en encadrement sur les plats, armes au centre, dos lisses ornés de caissons de fleurons dorés, pièces de titre et de tomaison de maroquin citron, tranches marbrées bleues (reliures de l'époque)."
"Belle réunion complète du théâtre des frères Corneille. Cette édition du Théâtre de Pierre Corneille, fut publiée par les soins du censeur royal François-Antoine Jolly, pour la première fois en 1738. ""Un Avertissement, placé en tête du premier volume donne des renseignements sur l'époque de la représentation et de l'impression de chaque pièce. Jolly a pu recueillir, à ce sujet, un certain nombre de faits curieux, qui s'étaient conservés jusqu'à lui par tradition"" (Picot, 634). Cette nouvelle édition est complétée d'un volume consacré aux Œuvres diverses de Pierre Corneille. Cet ouvrage avait été édité originellement de façon autonome par l'abbé François Granet, en 1738 (Picot, 174). Il réunit des traductions, des poèmes - dont plusieurs célébrant les victoires du roi -, des madrigaux, des sonnets, et divers écrits. Au Théâtre du grand Corneille, sont jointes les œuvres dramatiques de son frère cadet Thomas (1625-1709). On y retrouve notamment sa tragédie Timocrate, le plus grand triomphe de tout le XVIIe siècle : interprétée pendant près de six mois devant une salle comble, elle connut quatre-vingts représentations consécutives, c’est-à-dire mieux que son frère, Racine ou Molière ! ""Tragédies romanesques, tragédies cornéliennes, tragédies sentimentales à la Quinault, ou même à la Racine ; comédies espagnoles et comédies françaises ; opéras et pièces à machines, Thomas Corneille en fournit tous les genres au théâtre du Marais et au théâtre de l'Hôtel de Bourgogne"" (Dictionnaire des Lettres françaises, XVIIe siècle). A la mort de son frère, en 1684, Thomas Corneille fut élu à l'unanimité à son fauteuil à l'Académie. Il y fut reçu par Racine qui, à cette occasion, prononça le fameux éloge de son illustre rival, présenté ici à la fin du dernier tome. Chacun des deux œuvres complets des frères Corneille s'ouvre sur un portrait gravé en frontispice : Pierre d'après Le Brun et Thomas d'après Jouvenet. Bel exemplaire en reliure de l'époque, aux armes de René-Mans de Froulay, comte de Tessé. (Olivier, Hermal et Roton, Reliures armoriées françaises, 974). De la bibliothèque de Lumigny avec ex-libris. E. Picot, Bibliographie cornélienne, 638."
Phone number : + 33 (0)1 42 89 51 59
Précieux et bel exemplaire provenant des bibliothèques Eugène Paillet et Robert Hoe. A Paris, chez Antoine de Sommaville & Augustin Courbé, 1643. Avec privilège du Roy. In-4 de (8) ff. y compris le frontispice, 121 pp. et (1) f. de privilège. Le privilège est daté du 30 janvier 1643, et l’Achevé d’imprimer à Rouen pour la première fois, aux depens de l’Autheur, par Laurens Maurry, ce 20, jour d’octobre 1643. Plein maroquin rouge, triple filet doré encadrant les plats, dos à nerfs orné, double filet or sur les coupes, roulette intérieure, tranches dorées sur marbrures. Reliure signée de Thibaron-Joly. 229 x 171 mm.
L’une des grandes originales de la littérature française et l’une des plus rares éditions du Grand Corneille. Le Petit, p. 158; Tchemerzine, II, 546; Picot, Bibliographie cornélienne, 26. Polyeucte fut représenté sur la scène du théâtre du Marais dans les premiers mois de 1643. «Le succès de ‘Polyeucte’ fut éclatant et rappela celui du ‘Cid’. Les acteurs de l’Hôtel de Bourgogne, qui le représentèrent, y gagnèrent autant d’argent qu’à aucune tragédie profane». (Picot). L’on conçoit aisément que le catholique Corneille entraîné par sa poétique de l'admiration à faire accomplir par ses héros des actions toujours plus remarquables, n'ait pu donner comme successeur à Auguste que Polyeucte : seul le héros chrétien l'emporte en magnanimité sur le plus admirable des héros profanes; seul un saint peut avoir un comportement qui serait jugé invraisemblable chez tout autre homme; seul un homme animé de la grâce divine peut accomplir des actes qui redeviennent vraisemblables sans cesser d'être extraordinaires. Comme le geste de clémence d'Auguste, les actions de Polyeucte ressortissent exactement à ce vraisemblable extraordinaire que préconisaient sans trop y croire les théoriciens et que Corneille a toujours poursuivi. Aussi, tandis que les critiques littéraires ne pouvaient qu'approuver la nouvelle tragédie de Corneille, les dévots, qui condamnaient l'idée même de théâtre profane, furent-ils particulièrement choqués de le voir accueillir les choses de la religion. Pour eux, le compromis rêvé par Corneille entre l'esthétique du plaisir et la morale chrétienne – compromis qui permet d'imaginer qu'on puisse faire une œuvre d'art séduisante à partir d'un sujet chrétien – était inacceptable, surtout lorsque l'intrigue osait mêler amour humain et amour divin. Mais l'ensemble du public lui-même, qui fit un triomphe à la pièce, a mal compris (et jusqu'au XVIIIesiècle) le projet de Corneille: il s'est intéressé avant tout à l'intrigue amoureuse et au drame purement humain de Pauline, Sévère et Polyeucte, sans voir que l'histoire des amours de Pauline et de Sévère, aussi touchante et délicate que celles des bergers de la pastorale contemporaine, est inséparable de l'histoire de Polyeucte, dont l'héroïsme serait inconsistant s'il ne s'inscrivait au cœur de l'histoire d'amour. Corneille, dans son « Examen de Polyeucte », qu'il rédigea plus tard, définit assez justement le style de Polyeucte en le comparant à celui de ses autres tragédies : «Le style est souvent d'une beauté qui force l'admiration : les fameuses «Stances» sont un des plus beaux morceaux de tout le théâtre de Corneille.» La tragédie de Corneille a donné naissance à plusieurs œuvres musicales. La première en date est l’opéra en trois actes de Gaetano Donizetti (1797-1848), dont la représentation fut interdite à Naples par le gouvernement des Bourbons et qui vit le jour finalement à Paris, en février 1840, dans une adaptation française de Scribe. Parmi les autres œuvres inspirées par Polyeucte, la plus connue est l'opéra du compositeur français Charles Gounod (1818-1893), représenté à Paris en 1878. Fort bel exemplaire à grandes marges de l’une des plus rares éditions originales de Corneille, provenant des bibliothèques Eugène Paillet et Robert Hoe avec ex-libris, relié en maroquin rouge de Thibaron-Joly.
La plus rare des grandes éditions en partie originale du Théâtre de Pierre Corneille imprimée à Paris en 1660, «à ses yeux l’une des plus importantes »; elle manquait à la collection Dennery. Imprimé à Rouen, et se vend à Paris, chez Augustin Courbé Et chez Guillaume de Luyne, 1660. Avec privilège du roy. 3 volumes in-8. On joint à cette édition les deux volumes suivants imprimés dans le même format et avec les mêmes caractères: - Poëmes dramatiques de T. Corneille. I. [II.] partie. Imprimé à Rouen, et se vendent à Paris, chez Augustin Courbé Et Guillaume de Luyne, 1661. Avec privilège du Roy. 2 volumes in-8. Soit en tout 5 volumes petit in-8 de: I/ xc pp., (6) pp. dont 1 gravure à pleine page, 704 pp.; II/ cxvii pp., (10) pp., 720; III/ lxxxiiii pp., (5) pp., pp. 1 à 178, (2) ff. comportant un tirage à part des pp. 177-178, pp. 179 à 632; I/ (2) ff., 710 pp., (2) pp.; II/ (4) pp., 652, (4) pp., la dernière blanche. Maroquin rouge, triple filet doré encadrant les plats, dos à nerfs ornés de fleurons dorés, double filet or sur les coupes, large roulette intérieure dorée, tranches dorées sur marbrure. Cuzin. 163 x 105 mm.
La plus rare des grandes éditions en partie originale des Œuvres de Pierre Corneille ornée de 39compositions gravées sur cuivre d’après François Chauveau. I. Partie: Le frontispice représente un cartouche surmonté de deux Amours tenant une couronne; on lit dans le centre du cartouche le titre et la date de 1660. Le volume renferme 8 pièces (de Mélite à l’Illusion) accompagnées chacune d’une figure. Les figures de Mélite, de Clitandre, de la Veuve, de la Suivante, de la Place royale, de l’Illusion sont signées F. C(hauveau), delin.; H. D(avid), sculp.; celles de la Gallerie du Palais et de Médée sont signées L. S(pirinx). II. Partie: Le frontispice représente un cartouche soutenu par deux Amours sonnant de la trompette; il porte la date de 1660. Le volume contient 8 pièces placées dans cet ordre: le Cid, Horace, Cinna, Polyeucte, Pompée, Théodore, le Menteur et la suite du Menteur. Les figures du Cid, de Cinna, de Polyeucte, du Menteur, de la Suite du Menteur et de Théodore sont signées de Chauveau et de David; celle d’Horace est signée de Spirinx, celle de Pompée ne porte pas de signature. III. Partie: Le frontispice, qui représente un cartouche surmonté d’une corbeille de fleurs, est daté de 1660 et signé: I. Math[eus]f. Le volume renferme 7 pièces accompagnées de 7 figures: Rodogune, Héraclius, Andromède, D. Sanche, Nicomède, Pertharite et Œdipe. Les figures de Rodogune et de Don Sanche sont signées de L. Spirinx; celles d’Héraclius, d’Andromède et de Pertharite sont signées de Chauveau et David; celles de Nicomède et d’Œdipe sont signées de Matheus. Le privilège est daté de janvier 1653, sans indication du quantième; il est donné pour neuf ans à Corneille lui-même, qui déclare le céder à Augustin Courbé et Guillaume de Luyne, suivant l’accord fait entre eux. On lit à la fin: Achevé d’imprimer pour la première fois, [en] vertu du présent privilège, le dernier d’octobre 1660, à Rouen, par Laurens Maurry. En 1664, Corneille soumit ses pièces à une première révision; il introduisit aussi quelques changements dans les pièces qui formèrent la Seconde partie publiée en 1648. Les éditions qui suivirent reproduisirent fidèlement le texte arrêté alors par le poëte; les quelques variantes qu’on y relève sont le plus souvent le fait des typographes ou le résultat du hasard. En 1660, Corneille fit une nouvelle révision de son théâtre. Il agrandit le format qu’il avait précédemment adopté, rendit ses volumes plus symétriques, mit en tête de chacun d’eux un Discours spécialement écrit pour l’édition, et des Examens dans lesquels il passa en revue chacune de ses pièces. Corneille lui-même nous entretient dans une lettre à l’abbé de Pure, datée du 25 aout 1660, de la peine que lui donna la publication de ce nouveau recueil, en particulier la confection des Discours: «Je suis, dit-il, à la fin d’un Travail fort pénible sur une matière fort délicate. J’ay traité en trois Préfaces les principales questions de l’art poétique sur mes trois volumes de Comédies. J’y ay fait quelques explications nouvelles d’Aristote, et avancé quelques propositions, et quelques maximes inconnues à nos Anciens. J’y réfute celles sur lesquelles l’Académie a fondé la condamnation du Cid, et ne suis pas d’accord avec Mr d’Aubignac de tout le bien mesme qu’il a dit de moy. Quand cela paroistra, je ne doute point qu’il ne donne matière aux Critiques, prenez un peu ma protection. Ma première Préface examine si l’utilisté ou le plaisir est le but de [la] Poésie Dramatique, de quelles utilités elle est capable et quelles en sont les parties, tant intégrales comme le Sujet et les mœurs, que de quantité comme le Prologue, l’Épisode et l’Exode. Dans la seconde je traite des conditions du Sujet de la belle tragédie, de quelle qualité doivent estre les incidents qui la composent et les personnages qu’on y introduit afin de sentir la pitié et la crainte, comment se fait la purgation des passions par cette pitié et la crainte, et des moyens de traiter les choses selon le vraysemblable ou le nécessaire. Je parle en la troisième des trois unitez, d’action, de jour et de lieu. Je croy qu’après cela, il n’y a plus guère de questions d’importance à remuer et que le reste n’est que la broderie qui (sic) peuvent ajouter la Rhétorique, la Morale et la Politique.» (Marty-Laveaux, t. xè, pp. 486 sq.; l’original est à la Bibliothèque nationale, msc. Franç., n° 12763, folio. 157 sq.) Magnifique exemplaire à grandes marges de cette édition en partie originale, l’une des plus rares et aux yeux de Corneille les plus importantes, comprenant en outre un tirage à part des pages 177 et 178 du volume III du Théâtre de Corneille. Provenance: Weber avec ex-libris.
Rarissime exemplaire de premier tirage complet des 4 frontispices de l’édition originale définitive du Théâtre de Pierre Corneille. A Paris, chez Guillaume de Luyne, Libraire Juré, au Palais, en la Galerie des Merciers, 1682. Avec Privilège du Roy Partie 1 : frontispice gravé, portrait de Corneille, xcviij pp. (y compris le titre), (1) f. pour le titre de Mélite, 586 pp. et (1) f. pour le Privilége. Le portrait de Corneille ne porte pas de signature ; il représente le poëte dans le costume des premières années du règne de Louis XIV : perruque, calotte et rabat. Partie 2 : frontispice gravé, cx pp., (1) f. pour le titre du Cid, 597 pp., (1) p. pour le Privilège. Il y a deux sortes d'exemplaires de cette IIè Partie ; les uns comptent 597 pp. et contiennent un Extrait du Privilège au verso de la p. 597 ; les autres n'ont que 596 pp. et l'Extrait du Privilège y occupe le recto du feuillet suivant. Cette différence vient de ce que, pendant le tirage, Corneille a supprimé vingt vers dans la scène Vè du cinquième acte dé Théodore (p. 587). La feuille Bb, dernière du volume, s'est ainsi trouvée subir un remaniement complet. Partie 3 : frontispice gravé, lxxxiv pp., (1) f. pour le titre de Rodogune, 618 pp. et (1)f. pour le Privilège. Partie 4 : frontispice gravé, xxij pp., (1) f. pour le titre de Sertorius, 591 pp., (1) p. pour le Privilège. 4 in-12 reliés en veau fauve, dos à nerfs ornés, deux mors faibles, tranches rouges. Reliure de l’époque sortant de l’Atelier de Jean Le Vasseur, relieur du roi Louis XIV. Réf: Bibl. R. Esmérian, Paris, 8 décembre 1972, n° 63). 151 x 85 mm.
Edition originale définitive du Théâtre de Pierre Corneille. (E. Picot. Bibliographie cornélienne, n° 113). Picot, Bibliographie cornélienne, n° 113 («… nous donne le texte définitif adopté par lui. Elle a par cela même une grande importance et mérite d’être recherchée, peut-être plus encore que les trois précédentes… Il est fort difficile d’en trouver de bien complets avec tous les frontispices»); Dubos (M.), Corneille, Rouen, 1993, n° 56 (pour un exemplaire aux armes de la Grande Mademoiselle). Elle offre le texte définitif, revu et adopté par l’auteur et fut partagée entre Guillaume de Luyne, Etienne Loyson et Pierre Trabouillet. Précieux exemplaire du tout premier tirage. Il renferme en effet, au tome II, dans la scène V de l’acte V de «Théodore», 20 vers que Corneille supprima dans le second tirage. «Cette édition, la dernière qu’ait publiée Corneille, nous donne le texte définitif adopté par lui. Elle a, par cela même, une grande une grande importance et mérite d'être recherchée peut-être plus encore que toutes les précédentes. Les exemplaires en sont moins rares, mais il est fort difficile d'en trouver de bien complets avec tous les frontispices.» (E. Picot). Exceptionnel exemplaire revêtu d’une très élégante reliure en veau fauve de l’époque aux dos richement décorés bien complet de tous les frontispices. Le présent exemplaire de premier tirage met à mal la théorie du catalogue Daguin qui prétendait que seuls les exemplaires de second tirage étaient pourvus des frontispices. En fait, E. Picot avait raison d’exiger les frontispices pour les exemplaires de premier tirage et de prétendre que ceux-ci étaient rarissimes complets Un exemplaire complet des 4 frontispices de cette précieuse édition, relié au XIXe siècle par Chambolle-Duru, mais de second tirage, fut vendu 95000 F (14500 €) en 1989. (Catalogue «Du Moyen-Age au cubisme», n° 102) il y a 35 ans.
CORNEILLE, Pierre (1606-1684) / VOLTAIRE, François-Marie Arouet dit (1694-1778)
Reference : 8898
4105 Huit volumes in-4° (208 x 257 mm). Volume I: [8]+572 pages, 1 frontispice et 4 planches; contenu: Avertissement du commentateur sur cette nouvelle édition, A Messieurs de l'Académie française, Médée, Le Cid, Cinna, Jules César. Volume II: [2]+526 pages, 4 planches; contenu: Horace, Polyeucte, Le Menteur. Volume III: [2]+536 pages, 4 planches; contenu: Pompée , Théodore, Rodogune, Andromède. Volume IV: [2]+581 pages, 4 planches; contenu: Héraclius, de Calderón, Héraclius Empereur d'Orient, Don Sanche d'Aragon, Nicomède, Pertharite. Volume V: [2]+510 pages, 4 planches; contenu dipe, La Toison d'Or, Sertorius, Sophonisbe. Volume VI: [2]+607+[1bl]+[2] pages, 4 planches; contenu: Othon, Agésilas, Attila, Bérénice, tragédie de Racine, Bérénice, comédie héroïque de Corneille, Pulchérie. Volume VII: [2]+636+[2] pages, 6 planches; contenu: Suréna, Ariane, tragédie de Thomas Corneille, Le Comte d'Essex, de Thomas Corneille, Mélite, Clitandre, La Veuve. Volume VIII: 520+[2] pages, 4 planches; contenu: La Galerie du Palais, La Suivante, La Place royale, L'Illusion comique, trois discours, Vie de Pierre Corneille par Bernard de Fontenelle, réponse de l'éditeur à un détracteur de Corneille, discours de Pierre Corneille à sa réception à l'Académie française. Belles reliures de lépoque en plein veau marbré, double filet doré sur les coupes, dos à nerfs ornés, pièces de titre en maroquin rouge et de tomaison en maroquin vert, tranches rouges. Ex-libris rectangulaire au contreplat du 1er volume : « André Gutzwiller » (Paris, 1922-Arlesheim, 2014), banquier et bibliophile bâlois.
«On fait actuellement une très belle édition in-4° de Corneille et de mon Commentaire. Elle est aussi correcte que celle de mes faibles ouvrages est fautive» (Voltaire à La Harpe, 22 janvier 1773). Cest une réimpression in-4°, avec quelques changements et le texte entièrement encadré, de l'édition in-8° publiée par Voltaire en 1764. Elle contient les mêmes gravures, réimposées, auxquelles on a ajouté un très bel encadrement, pour les adapter au nouveau format, savoir: un frontispice par Pierre, gravé par Watelet, représentant le Génie couronnant le buste de Corneille, et 34 figures hors-texte par Gravelot, gravées par Baquoy, Flipart, Lemire, Lempereur, De Longueil, Prévost et Radigues. Picot, Bibliographie cornélienne, 1876, no 643, page 309; Bengesco, II, pages 141-142; Cohen-de Ricci, colonnes 255-256
1774 Genève [Berlin, Rotterdam], 1774. Complet en 8 vol. in-4: 20 x 26.5 cm. I/ 1 front., 6 ff., 572 pp. + [4] pl. grav.; II/ 1 f., 526 pp. + [4] pl. grav.; III/ 1 f., 536 pp. + [4] pl. grav.; IV/ 1 f., 581 pp. + [4] pl. grav.; V/ 1 f., 510 pp. + [4] pl. grav.; VI/ 1 f., 607-[3] pp. + [4] pl. grav.; VII/ 1 f., 636-[2] pp. + [6] pl. grav.; VIII/ 1 f., 520-[2] pp. + [4] pl. grav. Réimpression in-4, avec quelques changements et le texte entièrement encadré, de l'édition in-8 publiée par Voltaire en 1764. Elle contient les mêmes gravures, réimposées, auxquelles on a ajouté un encadrement, en raison du format. A savoir: un frontispice par Pierre, gravé par Watelet, représentant le Génie couronnant le buste de Corneille, et 34 figures hors-texte par Gravelot, gravées par Baquoy, Filpart, Lemire, Lempereur, de Longueil, Prévost et Radigues. Reliures de l'époque en veau blond moucheté. Dos à cinq nerfs, avec pièces de titre et pièces de tomaisons en maroquin vert, et caissons à fers dorés ornés d'un trophée en leur centre. Roulettes dorées sur les plats, les coupes ainsi quaux chasses. Gardes recouvertes de papier marbré. Traces de frottements aux reliures. Rares piqûres. Coiffes des tomes 4, 7 et 8 restaurées.
Voltaire, piqué des critiques dont ses Commentaires avaient été l'objet, accentua dans un certain nombre de passage le blâme qu'il avait porté contre Corneille. (Cohen, Guide de l'amateur, 1880: 94-95 / Picot, Bibliographie cornélienne, 1876: no. 643, p. 309). Contenu. I: [Avertissement du commentateur sur cette nouvelle édition. À Messieurs de l'Académie française. Médée ; le Cid ; Cinna ; Jules César.] II: [Horace ; Polyeucte ; le Menteur.] III: [Pompée ; Théodore ; Rodogune ; Andromède.] IV: [Héraclius, de Calderón ; Héraclius, empereur d'Orient ; D. Sanche d'Aragon ; Nicomède ; Pertharite.] V: [Oedipe ; la Toison d'or ; Sertorius ; Sophonisbe.] VI: [Othon ; Agésilas ; Attila ; Bérénice, tragédie de Racine ; Bérénice, comédie héroïque de Corneille ; Pulchérie.] VII: [Suréna ; Ariane, tragédie de Thomas Corneille ; le Comte d'Essex, de Thomas Corneille ; Mélite ; Clitandre ; la Veuve.] VIII: [La Galerie du Palais ; la Suivante ; la Place royale ; l'Illusion comique ; Trois discours ; Vie de Pierre Corneille, par Bernard de Fontenelle ; Réponse de l'éditeur à un détracteur de Corneille ; Discours de Pierre Corneille à sa réception à l'Académie française.]
Crémille 1988 in4. 1988. Reliure editeur. 2 volume(s).
Très bon état de conservation dorures en tête intérieurs propres bonne tenue
Hachette et Cie in8. Sans date. Relié. 13 volume(s).
Bon état dorure en tête rousseurs sur tranches et à l'intérieur par endroit quelques frottements sur les couvertures intérieurs
Molière Shakespeare Marivaux Victor Hugo Musset Corneille Beaumarchais
Reference : 100140643
Crémille in4. Sans date. Relié. 7 volume(s).
Bon état quelques frottements et accrocs sur les couvertures intérieurs propres circa 1970-75
Corneille Lebègue Raymond (preface) Stregmann André (presentation et notes)
Reference : 100138106
(1963)
ISBN : 2020007118
Seuil 1963 1124 pages in8. 1963. Cartonné jaquette. 1124 pages.
Très bon état avec sa jaquette intérieur propre bonne tenue