Edward Spencer Beesly (1831-1915), philosophe anglais, historien, militant syndical, positiviste. Elève de Richard Congreve, il rompt lors du schisme de 1878 et dirigera la London positivist Society.
Reference : 018980
Edward Spencer Beesly (1831-1915), philosophe anglais, historien, militant syndical, positiviste. Elève de Richard Congreve, il rompt lors du schisme de 1878 et dirigera la London positivist Society. L.A.S., 16 Archimède 91 [10 avril 1879], 4p in-8. Au docteur Jean-François Robinet (1825-1899), médecin d'Auguste Comte et important positiviste français. « Mon cher Docteur Robinet, Soyez convaincu que je partage vos regrets au sujet des hésitations de M. Bridges. C'est fâcheux mais il est inutile d'en parler. J'ai enfin trouvé une salle moyennant un prix relativement modeste (26 schillings par heure), et nous allons donner six conférences. Chaque membre du comité en fera une. Cela nous mettra un peu en évidence. Il était grandement temps. Les partisans de M. Congreve commencent à s'étonner de ce qu'ils appellent notre inaction. Nous commencerons ces conférences le 18 mai. C'est à vous que j'envoie une traduction d'une pétition à la Chambre des Communes, pour le bulletin parce qu'elle a besoin d'être corrigée par Madame Robinet. Je lui serais très reconnaissant si elle voudrait comparer ma traduction avec l'original & faire tous les changements qu'elle pourra trouver nécessaires. La forme d'une pétition à la chambre est un peu archaïque et le style est lourd. Je l'ai trouvé très difficile à traduire. Veuillez prévenir M. Dubuisson que vous l'avez reçu. M. Blake n'a pas quitté notre société positiviste. Il n'y a pas assisté depuis octobre mais on me dit qu'il a l'intention d'y venir encore. M. Crompton a reçu des souscriptions pour le maintien de la salle de Chapel Street qui montent à £80. Il proclame que la salle est un champ neutre, et il nous invite d'y donner nos conférences. Mais puisque nous avons déclaré d'avance que nous ne voulions pas la partager avec M. Congreve, cette somme de £80 est en effet un subside à M. Congreve. M. Crompton lui-même souscrit 3 schillings au subside de M. Congreve et autant au nôtre. À la salle, il souscrit £15. En faisant cela, il se croit strictement impartial ! C'est à faire pitié ! La plupart de ses souscripteurs sont des amis de M. Congreve mais quelques uns (MM. Hutton, Ingram, Allman, Warr, Harris[on], Kellock) ont souscrit au subside de M. Laffitte. On dit que l'auditoire de M. Congreve, les dimanches, est de douze à vingt personnes y compris sa famille ! Mon beau-frère doit être satisfait de l'emploi de son argent ! A vous bien sincèrement. E.S. Beesly Nous espérons que vous allez protester fermement contre la loi Ferry en ce qui concerne les Jésuites. Nous devons demander pour les Jésuites la liberté d'instruction que nous réclamons pour nous-mêmes ». John Henry Bridges (1832-1906) est un médecin anglais, exécuteur testamentaire d'Auguste Comte. Paul Dubuisson (1847-1908) est un médecin et psychiatre, gendre du docteur Robinet. Henry Crompton (1836-1904) est un avocat anglais, ami et beau-frère de Beesly, assistant de Congreve. Les lettres entre positivistes sont rares. [448]
Edward Spencer Beesly (1831-1915), philosophe anglais, historien, militant syndical, positiviste. Elève de Richard Congreve, il rompt lors du schisme de 1878 et dirigera la London positivist Society.
Reference : 018978
Edward Spencer Beesly (1831-1915), philosophe anglais, historien, militant syndical, positiviste. Elève de Richard Congreve, il rompt lors du schisme de 1878 et dirigera la London positivist Society. L.A.S., 7 Archimède 91 [1er avril 1879], 4p in-8. Au docteur Jean-François Robinet (1825-1899), médecin d'Auguste Comte et important positiviste français. « Cher & honoré Confrère, Nous avons reçu les épreuves de la circulaire jeudi soir. M. Bridges a envoyé la sienne vendredi à M. Harrison avec des observations, lequel l'a tramise à moi ainsi que les observation de M. Bridges. Samedi, Dimanche, il n'y a pas de poste à Londres. Lundi (hier) j'ai renvoyé l'épreuve à M. Bridges avec mes observations, en le priant de l'expédier à M. Laffitte au plus tôt possible, ce qu'il fera probablement aujourd'hui. Vous verrez donc que nous n'avons pas perdu de temps. Les distances sont si immenses à Londres que les communications se font ordinairement par la poste. La circulaire de M. Laffitte est admirable de magnanimité. Celle de M. Congreve, malgré la douceur qu'elle étale révèle des traits aigres [mot illisible] de sa haine contre M. Laffitte. [citation latine illisible]. Il est évident que M. Congreve a l'intention d'offrir une partie de son subside au subside central. À mon avis, vous pourriez, l'accepter comme tout autre souscription sans accorder à M. Congreve rien d'exceptionnel dans la forme ou les conditions de versement. J'avais évalué les adhérents anglais de M. Congreve à 35 y compris les dames. Mais qui sont les 9 Français ? M. Pradeau & Madame Perier & Mademoiselle Perier y figurent probablement. Je vous félicite pour le notable accroissement des souscriptions françaises. Je n'ai pas, jusqu'ici, trouvé une salle pour nos conférences. On demande 3 guinées (75fr.) par heure, pour une modeste salle. Toutes les salles de musique et de dans sont occupées par des sectes religieuses les dimanches. A vous de coeur, E.S. Beesly Je m'associe aux observations de M. Bridges sur la circulaire. Aussi je ne vous renvoie pas l'épreuve ». John Henry Bridges (1832-1906) est un médecin anglais, exécuteur testamentaire d'Auguste Comte. Frederic Harrison (1831-1923) est un avocat anglais, influencé par Congreve, cofondateur de la Société positiviste de Londres. Il prit s'éloigna de Congreve à partir de 1870. Gustave Pradeau (1845-1914) est un pianiste, compositeur. Les lettres entre positivistes sont rares. [447]
Edward Spencer Beesly (1831-1915), philosophe anglais, historien, militant syndical, positiviste. Elève de Richard Congreve, il rompt lors du schisme de 1878 et dirigera la London positivist Society à la suite de Congreve.
Reference : 018553
Edward Spencer Beesly (1831-1915), philosophe anglais, historien, militant syndical, positiviste. Elève de Richard Congreve, il rompt lors du schisme de 1878 et dirigera la London positivist Society à la suite de Congreve. L.A.S., 25 Descartes 90 [1er novembre 1878], 1p in-12. Au docteur Jean-François Robinet (1825-1899), médecin d'Auguste Comte et important positiviste français, sur carte postale : « I authorise you to print my manifeste if you think it worth while. I will write to Mr Lushington for a similar authorisation. I am glad there is such unanimity among you. Here it is difficult to say how the struggle for the school will be decided. Some who condemn Dr Congreve blame us nevertheless for refusing to share the room with him. But if we are beaten on Sunday, we mean to leave the room. I will send you back the Séméri & Audiffrent manifestus. The former is disgraceful. I will not fail to write to you on Sunday night. E.S.B. ». Essai de traduction : « Je vous autorise à imprimer mon manifeste si vous le jugez utile. J'écrirai à M. Lushington pour obtenir une autorisation similaire. Je suis heureux de constater une telle unanimité parmi vous. Ici, il est difficile de dire comment se décidera la lutte pour l'école. Certains qui condamnent le Dr Congreve nous reprochent néanmoins de refuser de partager la même pièce que lui. Mais si nous sommes battus dimanche, nous quitterons la pièce. Je vous renverrai le manifeste de Séméri et Audiffrent. Le premier est honteux. Je ne manquerai pas de vous écrire dimanche soir. » Cette lettre est intéressante car il s'agit ici de publier un manifeste contre Richard Congreve (1818-1899) qui était jusque là le chef du positivisme en Angleterre. C'est à ce moment-là que le schisme latent sera assumé. C'est au même moment que Sémérie et Audiffrent finissent de s'éloigner de la Société positiviste dont ils seront exclus en 1879. Parmi les noms cités : Godfrey Lushington (1832-1907) était un haut fonctionnaire anglais ; Eugène Sémérie (1832-1884) était un médecin, positiviste, proche du docteur Robinet ; Georges Audiffrent (1823-1909) était un médecin, positiviste, très proche d'Auguste Comte, il prendra la tête d'un schisme. Les lettres entre positivistes sont rares. [184]
[Positivisme] Richard Congreve (1818-1899), philosophe anglais, figure de proue du positivisme en Angleterre, à l'origine du schisme en 1878.
Reference : 018970
[Positivisme] Richard Congreve (1818-1899), philosophe anglais, figure de proue du positivisme en Angleterre, à l'origine du schisme en 1878 ; Mary Bury Congreve (1833-1915), épouse du philosophe ; Emily Bury Geddes (1840-1929), soeur de Mary ; James Geddes (1841-1880), époux d'Emily. L.A.S. de Mary Congreve en français & L.A.S. de Richard Congreve en françaisn contre signée par Emily et James Geddes, 15-16 Moïse 90 [15-16 janvier 1878], 6p in-8. A Mary Weyer Robinet (1827-1881), épouse du docteur Jean-François Robinet (1825-1899), médecin d'Auguste Comte et important positiviste français. « Ma chère amie, En recevant votre lettre, j'ai regretté plus que je ne saurais vous dire d'avoir tant ajourné la réponse que je vous avais, je crois, promise dans une lettre à Virginie, et qu'elle en doit pas avoir lue il me semble ou avoir interprétée dans la même manière que vous. Ayez la bonté de vérifier cela, car cela vous convaincrait que je n'ai aucunement désiré une séparation ou cessation stricte de correspondance. Pour éviter toute méprise, je la prie de me la renvoyer si elle l'a scellée jusqu'ici. Je la lui renverrais si elle veut. Je me reposais sur ce que vous me disiez dans votre bonne lettre de nouvel an où vous me dites : "Si je ne vous ai pas écrit dans ces derniers temps, c'est que je n'ai pas su avec quel désir de liberté je pouvais le faire sans blesser vos sentiments personnes" et puisque vous me parlez de souffrances, du reste je l'avais désiré, vous ne devez pas être surprise que, ne l'étant pas je crois moins, je ressentis de la peine à répondre simplement[?]. Mais je me serais épargné encore une douleur si j'y avais mis plus de promptitude. Ce que j'allais vous dire vous aurait peut-être empêchée de m'écrire sur ce sujet, ce qui eût été mieux pour toutes les deux. Car évidemment, situées comme nous sommes, les mesures étant dans d'autres mains, la meilleure chose que nous avons à faire, c'est de garder le contact[?] autant que possible et de fortifier[?] nos affections sans laisser aveugler notre jugement, voilà ce que j'entendais par mon amitié subjective pour ainsi dire - réelle autant que vous voulez, mais ne se permettant pas de visiter les choses présentes qui nous intéressent - peut-être trop. Et vous me parle de votre projet comme si le but de cette entrevue Boulevard dde la Madeleine n'était pas que M. Robinet nous exposât les raisons d'une démarche qu'il désirait tant, disait-il, pour le positivisme (il n'a presque pas été question de nos personnalités mais de nos devoirs-sacrifices a-t-il dit) et qui me répugnent tant à moi - démarche dont les inconvénients qu'il regrettait en [mot illisible] était surtout pour nous dans le cas que M. Laffitte ne se résignerait pas (ce que vous avez, vous et lui, dit qu'il ferait probablement). Que son affection pour M. Laffitte était profonde, cela se voyait, et qui a ajouté un grand poids à sa désapprobation de la directions, mais c'était comme moyen d'éviter un schisme, que M. Robinet a insisté sur notre venue et c'était en vue de ce schisme, qu'il ne contemplait que dans le cas que M. Congreve se refuserait de venir à Paris que M. Robinet, vous aussi je crois, vous avez dit que vous resteriez du côté de M. Laffitte. C'était nous, au contraire, qui nous sommes alors, comme plus tard, opposés à l'espèce de substitution sourde que vous avez désirée, et qui ne nous a pas parue désirer de mon mari. Aucune déclaration que M. Robinet se rangerait du côté de M. Laffitte si, mon mari venant, les choses [mot illisible] mal, n'a été faite. Il y a eu, je crois, confusion dans votre mémoire entre cette entrevue et la correspondance des dernières semaines de l'an passé. Dans la première, il n'y avait rien qui aurait pu nous blesser ni dans les expressions que je vous cite de la chose que vous avez écrite à M. Congreve beaucoup plus tard - elle est datée le 27 Descartes 89. "Il est pour moi hors de doute que votre présence à Paris serait le salut du Positivisme et la seule
Edward Spencer Beesly (1831-1915), philosophe anglais, historien, militant syndical, positiviste. Elève de Richard Congreve, il rompt lors du schisme de 1878 et dirigera la London positivist Society.
Reference : 018972
Edward Spencer Beesly (1831-1915), philosophe anglais, historien, militant syndical, positiviste. Elève de Richard Congreve, il rompt lors du schisme de 1878 et dirigera la London positivist Society. L.A.S., 17 Moïse 90 [17 janvier 1878], 4p in-8. Au docteur Jean-François Robinet (1825-1899), médecin d'Auguste Comte et important positiviste français. « Cher & honoré confrère, C'est désolant ce que vous me dites des demandes de M.M. Sémérie & Audiffrent. Mais pour que nous soyons en mesure de demander à M. Congreve des explications sur leur langage, il faut, ou que vous nous permissiez de vous citer comme autorité, ou bien que vous nous fournissiez des pièces justificatives. C'est-à-dire des copies conformes des lettres de ces messieurs, dans lesquelles ils ont proféré les menaces et se sont vantés du support de M. Congreve. Sans cela, il serait inutile d'aborder celui-ci. En effet, un ami à qui j'ai parlé à ce sujet, sans vous nommer bien entendu, m'a reproché ma crédulité. M. Congreve m'a écrit, avant Noël, qu'il n'était pas responsable de ce que pourrait faire M. Sémérie. Toutefois si celui-ci s'est permis d'employer le nom de M. Congreve, je ne vois pas comment le chef Britannique pourra continuer de se taire. La destitution de Ducrot me parait l'acte le plus rassurant du nouveau gouvernement. J'espère que les Radicaux sauront suivre les conseils de M. Gambetta, en agissant qu'avec la plus grande circonspection jusqu'aux élections sénatoriales. Du moment qu'il y aura une solide majorité républicaine dans le Sénat, les parties seront à refondre. A vous de coeur. E.S. Beesly ». Eugène Sémérie (1832-1884) était un médecin, positiviste, proche du docteur Robinet. Georges Audiffrent (1823-1909) était un médecin, positiviste, très proche d'Auguste Comte, il prendra la tête d'un schisme et sera exclus de la Société positiviste. Auguste-Alexandre Ducrot (1817-1882) est un général qui, ayant émis l'idée d'un coup d'état royaliste, sera épuré avec d'autres. Les lettres entre positivistes sont rares. [446]
Edward Spencer Beesly (1831-1915), philosophe anglais, historien, militant syndical, positiviste. Elève de Richard Congreve, il rompt lors du schisme de 1878 et dirigera la London positivist Society.
Reference : 018973
Edward Spencer Beesly (1831-1915), philosophe anglais, historien, militant syndical, positiviste. Elève de Richard Congreve, il rompt lors du schisme de 1878 et dirigera la London positivist Society. L.A.S., 24 Frédéric 90 [18 novembre 1878], 2p in-8. Au docteur Jean-François Robinet (1825-1899), médecin d'Auguste Comte et important positiviste français. « Cher & honoré Confrère, Je vous ai envoyé l'épreuve de M. Bridges corrigée de sa main, avec la mienne. Ne l'avez-vous pas remarquée ? Vous aurez reçu probablement celle de M. Lushington. Voilà une signature à l'adresse que je n'ai pu déchiffrer. [Signature coupée et collée, peut-être celle de Georges Audiffrent très mal écrite] 23 rue du mail. Et qui par conséquence ne se trouvais pas dans l'épreuve. Veuillez me le fournir. M. Dubuisson dans une lettre d'hier me dit que l'éloignement ou l'absence de Paris de certains Positivistes vous a empêché de recueillir leurs signatures. Ne serait-il bon de tâcher de les obtenir, celles des Parisiens en tout cas ? Si M. Congreve remarque les absents, il se flattera, à coup sûr, de les avoir ébranlés. J'ai souvent remarqué qu'il a une faculté extraordinaire de se tromper de cette façon. En comparant les signatures de l'adresse avec une liste des Positivistes connus fournie à M. Bridges par M. Dubuisson, je ne vois que quatre parisiens qui manquent. Ce sont MM. Allemeyer, Boll, L'Heureux, Mignoneau. J'apprends avec plaisir de M. Morison qu'il va passer quelques jours à Paris le mois prochain. Il pourra vous expliquer plusieurs choses qui ne s'écrivent pas facilement, et j'espère qu'à son retour il nous en dira réciproquement de votre part. Il vient de publier une biographie de notre grand historien Gibbon qui est un chef-d'oeuvre. M. Albert Crompton a donné son adhésion définitive à M. Congreve. M. Henri Crompton dit qu'il attendra la prochaine circulaire de M. Laffitte avant de se prononcer définitivement. J'espère que cette circulaire fera justice des sophismes de M. Congreve. Je vous serre cordialement la main. E.S. Beesly. Je déférerai le tirage de l'adresse jusqu'à ce que vous m'aurez répondu quant aux autres signatures ». John Henry Bridges (1832-1906) est un médecin anglais, exécuteur testamentaire d'Auguste Comte. Godfrey Lushington (1832-1907) était un haut fonctionnaire anglais. Paul Dubuisson (1847-1908) est un médecin et psychiatre, gendre du docteur Robinet. James Augustus Cotter Morison (1832-1888), historien et écrivain anglais. Henry Crompton (1836-1904) est un avocat anglais, ami et beau-frère de Beesly, assistant de Congreve. Albert Crompton (1844-1908) est l'un des frères d'Henry. Les lettres entre positivistes sont rares. [446]
Edward Spencer Beesly (1831-1915), philosophe anglais, historien, militant syndical, positiviste. Elève de Richard Congreve, il rompt lors du schisme de 1878 et dirigera la London positivist Society.
Reference : 018976
Edward Spencer Beesly (1831-1915), philosophe anglais, historien, militant syndical, positiviste. Elève de Richard Congreve, il rompt lors du schisme de 1878 et dirigera la London positivist Society. L.A.S., 25 César 91 [17 mai 1879], 4p in-8. Au docteur Jean-François Robinet (1825-1899), médecin d'Auguste Comte et important positiviste français. « Cher Docteur Robinet, J'étais sûr & j'ai prédit que M. Congreve en allant à Paris s'efforcerait de rétablir des relations amicales avec le monde positiviste, vous & votre famille exceptés, & qu'il tâcherait de réduire les proportions de la scission à une querelle personnelle entre vous & lui. J'étais sûr que le succès - du reste assez médiocre - qu'il a obtenu en Angleterre ne compenserait à ses yeux en aucune façon la perte entière de la considération dont il jouissait autrefois à Paris. Voilà pourquoi il affiche tant de modération. Sa proposition de contribuer aux deux sommes du subside m'est suspect. Il prétend établir une distribution entre le revenu affecté aux frais de l'exécution testamentaire et le subside sacerdotal de M. Laffitte. Ainsi d'une part il acquerrait le droit - au moins moral - d'intervenir dans la gestion de l'appartement d'Auguste Comte, et de l'autre il aurait l'air de constituer M. Laffitte en pensionnaire pour une somme variable. Selon moi, le plus sûr c'est de refuser toute condition ou explication. Si M. Congreve veut contribuer une somme grande ou petite, qu'elle soit acceptée comme toute autre contribution, sans aucune obligation de l'affecter à tel ou tel dépens. Il ne faut pas prendre la moindre note d'aucune déclaration qu'il pourra faire à cet égard et surtout il faut attendre d'an en an la cessation abrupte de ce don, et d'employer tous nos efforts pour augmenter le nombre des souscripteurs au subside. Je n'ai jamais vu la réponse de M. Congreve à votre lettre collective. Quelle était "l'hypothèse" et "les termes dont il s'est servi" ? Je vous félicite tous sur la fermeté de votre attitude. Adieu cher & honoré confrère. Veuillez présenter mes hommages affectueux à madame Robinet. E.S. Beesly. Dans le "résumé général des souscriptions", la somme contribuée par M. Congreve doit rentrer dans la masse de "occidentales" dont elle constituerait naturellement le "maximum". On ne doit pas lui accorder aucune mention spéciale ». Les lettres entre positivistes sont rares. [447]
Edward Spencer Beesly (1831-1915), philosophe anglais, historien, militant syndical, positiviste. Elève de Richard Congreve, il rompt lors du schisme de 1878 et dirigera la London positivist Society.
Reference : 018977
Edward Spencer Beesly (1831-1915), philosophe anglais, historien, militant syndical, positiviste. Elève de Richard Congreve, il rompt lors du schisme de 1878 et dirigera la London positivist Society. L.A.S., 25 César 91 [17 mai 1879], 4p in-8. Au docteur Jean-François Robinet (1825-1899), médecin d'Auguste Comte et important positiviste français. « Cher Docteur Robinet, J'étais sûr & j'ai prédit que M. Congreve en allant à Paris s'efforcerait de rétablir des relations amicales avec le monde positiviste, vous & votre famille exceptés, & qu'il tâcherait de réduire les proportions de la scission à une querelle personnelle entre vous & lui. J'étais sûr que le succès - du reste assez médiocre - qu'il a obtenu en Angleterre ne compenserait à ses yeux en aucune façon la perte entière de la considération dont il jouissait autrefois à Paris. Voilà pourquoi il affiche tant de modération. Sa proposition de contribuer aux deux sommes du subside m'est suspect. Il prétend établir une distribution entre le revenu affecté aux frais de l'exécution testamentaire et le subside sacerdotal de M. Laffitte. Ainsi d'une part il acquerrait le droit - au moins moral - d'intervenir dans la gestion de l'appartement d'Auguste Comte, et de l'autre il aurait l'air de constituer M. Laffitte en pensionnaire pour une somme variable. Selon moi, le plus sûr c'est de refuser toute condition ou explication. Si M. Congreve veut contribuer une somme grande ou petite, qu'elle soit acceptée comme toute autre contribution, sans aucune obligation de l'affecter à tel ou tel dépens. Il ne faut pas prendre la moindre note d'aucune déclaration qu'il pourra faire à cet égard et surtout il faut attendre d'an en an la cessation abrupte de ce don, et d'employer tous nos efforts pour augmenter le nombre des souscripteurs au subside. Je n'ai jamais vu la réponse de M. Congreve à votre lettre collective. Quelle était "l'hypothèse" et "les termes dont il s'est servi" ? Je vous félicite tous sur la fermeté de votre attitude. Adieu cher & honoré confrère. Veuillez présenter mes hommages affectueux à madame Robinet. E.S. Beesly. Dans le "résumé général des souscriptions", la somme contribuée par M. Congreve doit rentrer dans la masse de "occidentales" dont elle constituerait naturellement le "maximum". On ne doit pas lui accorder aucune mention spéciale ». Les lettres entre positivistes sont rares. [447]
[Positivisme] Richard Congreve (1818-1899), philosophe anglais, figure de proue du positivisme en Angleterre, à l'origine du schisme en 1878.
Reference : 018963
[Positivisme] Richard Congreve (1818-1899), philosophe anglais, figure de proue du positivisme en Angleterre, à l'origine du schisme en 1878. L.A.S. en français, 12 Homère 90 [9 février 1878], 4p in-8. Au docteur Jean-François Robinet (1825-1899), médecin d'Auguste Comte et important positiviste français. « Mon cher Monsieur Robinet, Quant au subside, je vous remercie des détails que vous me fournissez - surtout de la liste complète des souscripteurs. Quant aux dépenses, ne vous donnez pas la peine de me les envoyer sauf en gros. Je vous rends en vous remerciant les petites[?] qui peuvent vous être utiles. J'ai pleine confiance en votre gestion et je n'ai jamais demandé, que je sache, au delà de ce qui était nécessaire pour rendre éclairé la situation pécuniaire vis à vis de nos contribuables. l'omission de l'anonyme ne change que le nombre de souscripteurs. Les additions laissent le chiffre à 49. Où les dames sont complètement positivistes, j'estime qu'il est bon de les enregistrer afin de constater le véritable nombre des adhérents convaincus. Si le mari seul souscrit - ou ne m'envoie que son nom seul, je n'ai rien à y dire - mais quand il met le nom de sa femme. Je tiens à ce que cela soit constaté. Rien de plus important, comme vous l'avez toujours senti, que l'adhésion des femmes, et il est utile de le reconnaître partout où une telle reconnaissance n'a rien qui implique des concessions illégitimes. Qu'en pensez-vous ? C'était pour indiquer cette idée que j'ai associé madame Congreve à ma souscription. Merci de vos explications à l'égard de la circulaire. J'ai fait ce que vous me demandez auprès de madame Geddes. Merci aussi de l'envoi du journal contenant le discours de M. Finance. Je l'en félicite malgré certaines erreurs typographiques - et de la réception qu'il a eue. Est-il satisfait du résultat du congrès [fin illisible]. Je ne puis adhérer à votre manière de voir pour M. Hutton. Pour moi, il n'a pas changé puisqu'il y a deux ans ou trois qu'il m'a écrit, dans le même sens de sa récente lettre, [mot illisible] s'applique à la question générale. Je n'ai pas d'indication quant à la revue. Quand je dis tord, je ne dis pas que vous vouliez ou que vous cherchiez le résultat que j'indique. Je n'ai émis aucun soupçon, je n'ai fait aucune accusation de vouloir la chose, j'ai constaté seulement ce qui, pour moi, est un fait, que l'action de vous et d'autres positivistes parisiens en comparaison avec celle de certains de nos confrères ici, à une tendance dans la direction indiquée. Comme je le disais à M. [nom illisible] : "Je ne dis pas, je ne crois pas que c'est voulu, ou même aperçu, mais il n'en est pas moins vrai". M. Pradeau m'assure que je ne me suis pas trompé en employant le verbe tendre en ce sens. En ce qui regarde la correspondance [mot illisible], vous me permettrez de ne pas répondre à votre première question. Je m'abstiens dans l'intérêt de la paix. Mais pour la seconde, je réponds que je n'ai pas fait la même demande. Je n'entre pas dans la question du fond du débat. Je m'en tiens à celle de la forme de votre réponse, qui n'a semblé interdire tout espoir de conciliation. Mais si j'ai été indiscret, permettez moi de retirer une observation qui n'avait pour but que d'amener votre attention sur la lettre en question, et de vous prier de me pardonner mon indiscrétion. Je ne voudrais faire aucune démarche qui fût de nature à empirer l'état actuel - à moins qu'elle ne fût pour moi d'une nécessité absolue. Nous somme en pleine dissolution. Comment arriver à la reconstruction. Du reste c'était inévitable, vu la différence de direction imprimée aux deux noyaux, chose assez notoire. En dehors des personnalité, voilà où je reviens. Veuillez agréer tous mes respects pour vous et toute votre famille. Richard Congreve ». Emily Geddes (1840-1929) est la belle-soeur de Congreve. Isidore Finance (1848-1918) était un ouvrier peintre, militant syndicaliste. Henry Dix Hutton (1824-1907) est un
Edward Spencer Beesly (1831-1915), philosophe anglais, historien, militant syndical, positiviste. Elève de Richard Congreve, il rompt lors du schisme de 1878 et dirigera la London positivist Society.
Reference : 018975
Edward Spencer Beesly (1831-1915), philosophe anglais, historien, militant syndical, positiviste. Elève de Richard Congreve, il rompt lors du schisme de 1878 et dirigera la London positivist Society. L.A.S., 15 Moïse 91 [15 janvier 1879], 4p in-8. Au docteur Jean-François Robinet (1825-1899), médecin d'Auguste Comte et important positiviste français. « Cher & honoré Confrère, Il parait que 19 souscripteurs (en ne comptant pas les Irlandais) manquent à l'an dernier. Il n'est que trop possible que pour 1879 nous perdrons aussi Twigg, Mrs L. Call, Starling, Baxlin, [nom illisible], Barton, A[lbert] Crompton qui ont versé dans le premier semestre de 1878. La perte de M. A. Crompton serait très grande pour le subside. Ses intentions me sont complètement inconnues. J'avais crû que les Positivistes Brésiliens étaient nombreux. Nous ferons notre possible pour gagner de nouveaux souscripteurs cette année. C'est un devoir qu'il faut rappeler à tout Positiviste. J'ai reçu les réponses de M.M. Sémérie & Audiffrent. Elles me paraissent très puériles et hors de propos. Evidemment, M. Congreve a toujours joui d'une réputation plus imposante en France que chez nous qui le voyions de plus près. Sans doute il avait de grandes qualités. Mais tout le monde ici - et surtout ses amis les plus intimes - connaissaient ses défauts. J'ai écrit à M. Laffitte il y a cinq ans pour lui représenter que la succession de M. Congreve serait funeste, quoique je l'aurais acceptée sans hésitation si M. Laffitte l'avait nommé. Je vous conjure de prier instamment M. Laffitte de reformer son testament. Si une fatalité quelconque laisserait la direction vacante, M. Congreve appuyé du testament (& même sans cet appui) nous donnerait assez d'embarras. Pourquoi exposer le Positivisme à un tel hasard ? Espérons que la vie de M. Laffitte sera prolongée et qu'avant peu, il trouvera quelque positiviste de la jeune génération qu'il peut former. Mais en attendant, il faut pourvoir à la succession, ou, pour le moins, ) un gouvernement provisoire. J'accepterais M. Bridges volontiers. Il en est bien digne. Sa supériorité mentale & morale à nous autres positivistes Britanniques est incontestable. Quant aux positivistes Français, je ne suis pas à même d'établir une comparaison. Je ne possède pas les circulaires de M. Laffitte 14, 15, 16, 20, 21, 25. Si vous pouviez me procurer des exemplaires de ces numéros sans trop vous déranger, vous m'obligeriez. A vous de coeur. E.S. Beesly ». Les lettres entre positivistes sont rares. [447]
Edward Spencer Beesly (1831-1915), philosophe anglais, historien, militant syndical, positiviste. Elève de Richard Congreve, il rompt lors du schisme de 1878 et dirigera la London positivist Society.
Reference : 018982
Edward Spencer Beesly (1831-1915), philosophe anglais, historien, militant syndical, positiviste. Elève de Richard Congreve, il rompt lors du schisme de 1878 et dirigera la London positivist Society. L.A.S., 20 Frédéric 90 [24 novembre 1878], 2p in-8. Au docteur Jean-François Robinet (1825-1899), médecin d'Auguste Comte et important positiviste français. La lettre commence en bas de la première page, sous les corrections de Beesly. « Cher & honoré Confrère, Je vous envoie les épreuves corrigées de l'appel de M. Bridges & de mes remarques. M. Lushington vous aura remis l'épreuve de sa note. J'ajoute ci-dessus quelques corrections que je n'ai pas osé écrire sur l'épreuve vu mon imparfaite connaissance de votre langue. Je vous prie de les examiner. Je vous envoie aussi l'épreuve de l'adresse. Veuillez la corriger. Combien d'exemplaire désirez-vous ? J'ai lu avec grand plaisir la "Question de fait" de MM.M. Boudeau et Monier. Pourquoi le nom de celui-ci ne se trouve-t-il pas parmi les signataires de l'adresse ? M. Albert Crompton a donné son adhésion définitive au groupe Congreve. M. Congreve m'a envoyé la lettre de M. Audiffrent dans laquelle il proteste contre la réimpression de la Philosophie Positive. Nous sommes décidés de n'imprimer aucune réplique à la réponse de M. Congreve laquelle est beaucoup plus nuisible à lui qu'à nous. A vous de coeur. E.S. Beesly ». Les lettres entre positivistes sont rares. [448]
[Positivisme] Richard Congreve (1818-1899), philosophe anglais, figure de proue du positivisme en Angleterre, à l'origine du schisme en 1878.
Reference : 018552
[Positivisme] Richard Congreve (1818-1899), philosophe anglais, figure de proue du positivisme en Angleterre, à l'origine du schisme en 1878. L.A.S. en français, Londres, 27 Shakespeare 88 [5 octobre 1876], 2p in-8. Au docteur Jean-François Robinet (1825-1899), médecin d'Auguste Comte et important positiviste français. « Cher et digne ami, Je vous expédie avec les détails convenables le troisième versement pour le subside sacerdotal £80.5 ce qui fait un total pour cette année de £184.7 jusqu'ici. Vous aurez reçu ma brochure. Puisse-t-elle vous plaire. L'adresse du docteur Nyström si vous l'avez me ferait plaisir. Aussi [mot illisible] les droits de l'homme soit la première phrase complète qui doit être, dites-vous, l'aphorisme décisif p.520 [mots illsibles]. Est-il vrai qu'une nouvelle relation de la philosophie se prépare? Où en est la revue ? Et que pensez-vous du projet d'enseignement. Et la circulaire aux républicains dont parle M. [Pierre] Laffitte. Est-elle en train de paraître ? Et les lettres Comte Mill. Enfin, je ne finis pas avec mes questions. Pardon. Elles sont courtes. Les réponses pourront bien l'être. Mes remerciements au docteur Dubuisson pour sa dernière lettre. Par malheur, je cherche pendant des heures et je ne puis mettre la main dessus. Toutes mes salutations les plus affectueuses à toute la famille. A vous de coeur. Richard Congreve ». Le subside sacerdotal était la contribution que versaient les positivistes à destination de la France. Congreve cite les noms de plusieurs positivistes : Anton Kristen Nystrom (1842-1931) était un médecin suédois, propagateur du positivisme en Suède. Il ne suivra pas Congreve dans son schisme en 1878 ; Paul Dubuisson (1847-1908) est un médecin et psychiatre, gendre du docteur Robinet ; Pierre Laffitte (1823-1903) est un philosophe positiviste, successeur d'Auguste Comte. Les lettres « Comte Mill » sont les lettres d'Auguste Comte à John Stuart Mill qui seront publiées par Leroux en 1877. Les lettres entre positivistes sont rares. [184]
[Positivisme] Richard Congreve (1818-1899), philosophe anglais, figure de proue du positivisme en Angleterre, à l'origine du schisme en 1878.
Reference : 018956
[Positivisme] Richard Congreve (1818-1899), philosophe anglais, figure de proue du positivisme en Angleterre, à l'origine du schisme en 1878. L.A.S. en français, Londres, 10 César 96 [1er mai 1884], 2p in-8. Au docteur Jean-François Robinet (1825-1899), médecin d'Auguste Comte et important positiviste français. « Monsieur et éminent coreligionnaire, Je vous adresse les souscriptions ci-incluses à propos de la publication du volume exceptionnel. Je viens de recevoir le procès verbal de la réunion positiviste relatif à la circulaire Lemos. Permettez-moi de vous exprimer mon regret que le ton digne et calme de votre lettre n'ait pas dominé l'ensemble de cette pièce. Que croit-on gagner à ces accusations et attaques ? Elles ne tendent, je puis l'affirmer, qu'à éterniser la division. Et semer la haine. Rallier dans le degré possible tous ces positivistes, ce but doit primer tout et votre lettre me paraît conçue dans cet esprit, qui manque dans la paix principale ainsi que dans les lettres de M. Harrison surtout. Avec la vôtre, il faut mettre celle de M. Dubuisson. Avec mes meilleurs sentiments. Richard Congreve ». Miguel Carlos Corrêa Lemos (1854-1917) est le fondateur de l'apostolat positiviste au Brésil. Frederic Harrison (1831-1923) est un avocat anglais, influencé par Congreve, cofondateur de la Société positiviste de Londres. Il prit s'éloigna de Congreve à partir de 1870. Paul Dubuisson (1847-1908) est un médecin et psychiatre, gendre du docteur Robinet. Les lettres entre positivistes sont rares. [443]
[Positivisme] Richard Congreve (1818-1899), philosophe anglais, figure de proue du positivisme en Angleterre, à l'origine du schisme en 1878.
Reference : 018957
[Positivisme] Richard Congreve (1818-1899), philosophe anglais, figure de proue du positivisme en Angleterre, à l'origine du schisme en 1878. L.A.S. en français et à la troisième personne, 21 Saint Paul 92 [9 juin 1880], 1p in-8. A Marie Weyer (1827-1881), épouse du docteur Jean-François Robinet (1825-1899), médecin d'Auguste Comte et important positiviste français. « Le Dr Congreve se permet de rappeler au souvenir de Madame Robinet un prêt de 5 livres sterling fait par lui il y a à peu près quatre ans pour aider madame Granjon ou autre. Il voudrait bien rentrer dans ses fonds. Il serait surtout facile d'effectuer le paiement de cette dette en la déposant entre les mains de M. Lacoste propriétaire de l'hôtel des Saints Pères qui s'en chargerait pour le Dr Congreve. Si un délai est nécessaire, Madame Robinet n'a qu'à en indiquer la limite ». Léopold Auguste Granjon (1845-1875) est un ouvrier, militant ouvrier, franc-maçon et positiviste, membre du cercle des prolétaires positivistes. Il meurt donc en laissant son épouse Constance Friant (1843-?) qui avait donc été aidée par les positivistes. Les lettres entre positivistes sont rares. [443]
[Positivisme] Richard Congreve (1818-1899), philosophe anglais, figure de proue du positivisme en Angleterre, à l'origine du schisme en 1878.
Reference : 018960
[Positivisme] Richard Congreve (1818-1899), philosophe anglais, figure de proue du positivisme en Angleterre, à l'origine du schisme en 1878. L.A.S. en français, Londres, 2 Charlemagne 90 [19 juin 1878], 2p in-8. Au docteur Jean-François Robinet (1825-1899), médecin d'Auguste Comte et important positiviste français. « Cher Monsieur Robinet, Je prends acte de votre communication à M. Sémérie et c'est tout ce que je puis dire pour le moment. Pour votre lettre, je ne saurais me placer sur votre terrai. Je n'ai jamais parlé d'orthodoxie - le mot réveille des souvenirs de ma jeunesse. Que le débat soit purement personnel, je ne le crois pas. Mais il n'y aurait aucune utilité à poursuivre la discussion. Faisons de notre mieux chacun pour que la causse fasse des progrès - voilà ce qui nous reste de sûr. Et je serai bien content quand toute lutte aura cessé - ce qui ne peut guère manquer d'arriver tôt ou tatd. Mais quel chaos actuel. Je vous transmets le premier versement de cette année. C'est à jeudi ou à vendredi qu'en est l'échéance. Et je ne dois pas être en retard. Reste à voir quelle sera l'influence de nos tiraillements sur le subside. Je m'abstiens de toute prévision. Si je pouvais causer avec vous de tout cela à la bonne heure - mais sur le papier )- bah ! Nous nous associons pour vous exprimer nos meilleurs voeux et sentiments ainsi, bien entendu, qu'aux vôtres. Richard Congreve ». Cette lettre répond à une lettre du 12 juin dont nous avons le brouillon (secrétaire) signé : « Mon cher Monsieur Congreve, Je vous remercie de votre bonne lettre. Au fonds, puisque vous reconnaissez quant aux choses religieux, que l'ingérence du prêtre dans la société telle que la conçoit le positivisme, doit être moindre, vu la précision de notre doctrine, que dans la société catholique, nous avons encore un point commun essentiel ; quoique, relativement au culte où vous êtes plus compétent que moi, cependant, il y ait entre nous, dissidence quant au degré intermédiaire que vous avez introduit. Tout ce que j'ai à ajouter ici c'est qu'Auguste Comte n'a jamais rien pratiqué de pareil, c'est que ses pratiques religieuses publiques n'empruntèrent jamais rien au catholicisme, ni à aucun autre rite, ni à aucune autre liturgie, et que les prédications de M. Laffitte sont rigoureusement conformes à celles de notre maître pour le fonds et la forme. Je crois, du reste, que ce qu'Auguste Comte prisait le plus dans le catholicisme, ce qu'il entendait en incorporer au Positivisme, ce n'était ni le dogme, ni même le culte, mais la base morale et surtout l'organisation politique, la division des deux pouvoirs et l'unité hiérarchique du pouvoir spirituel. Cela dépendait de ce qu'il se plaçait toujours et avant tout au point de vue social. Je ne pense donc pas que M. Laffitte et ceux qui le suivent soient hors de l'orthodoxie, même quant au culte. Et comme d'autre part vous reconnaissez que la scission ne porte pas sur le dogme, il s'en suit qu'elle n'a, en réalité, que des motifs personnels. C'est là, en effet, ce qui m'a toujours paru être le noeud de la question. La majorité des Positivistes l'a compris ainsi, et la scission, à ce qu'il me semble, s'est faite sur des noms propres, le votre et celui de Monsieur Laffitte, et non sur les questions politiques, philosophiques, ou religieuses. [Partie barrée par Robinet] Ceci posé, et je suis certain que vous l'acceptez comme moi, il me reste à exprimer, si délicate que soit la chose, le regret que j'éprouve des procédés qui ont été employés pour consommer la séparation. Au lieu d'aggraver des mécontentements, au lieu d'imaginer un partage de la direction, un coadjutariat, qui s'est aussitôt transformé en sommation faites à Mr [Laffite] [Fin de la partie barrée, il manque probablement une petite partie] C'est là, en effet que m'a finalement paru être le noeud de la question. La majorité des Positivistes semble l'avoir compris ainsi, et la scission s'est
[Positivisme] Richard Congreve (1818-1899), philosophe anglais, figure de proue du positivisme en Angleterre, à l'origine du schisme en 1878.
Reference : 018961
[Positivisme] Richard Congreve (1818-1899), philosophe anglais, figure de proue du positivisme en Angleterre, à l'origine du schisme en 1878. L.A.S. en français, Guildford, 15 Moïse 90 [15 janvier 1877 sic! 1878], 1p in-8. Au docteur Jean-François Robinet (1825-1899), médecin d'Auguste Comte et important positiviste français. « Mon cher Monsieur Robinet, Je vous rends la lettre de Leroux que j'ai communiquées aux MMrs. Lushigton qui en avaient reçu une pareille, ainsi que moi. c'est bien de sa part. Et je fais des voeux pour qu'il soit bien casé à Bruxelles - en attendant ce qui ne saurait être ajourné indéfiniement sa rentrée en France. je suis chez les Geddes. Monsieur est en train de vous écrire. Tous les deux ils me chargent de vous remercier de votre bonne lettre. Madame Geddes va mieux mais sa santé est toujours assez faible. La perte est grande de ce roi d'Italie. Bien à vous. Richard Congreve ». Godfrey Lushington (1832-1907) était un haut fonctionnaire anglais. Emily Geddes (1840-1929) et son mari James Geddes (1841-1880) sont la belle-soeur et le beau-frère de Congreve. Le roi d'Italie est Victor-Emmanuel II, mort le 9 janvier 1878. Leroux est probablement Ernest Leroux (1845-1917) qui publia des ouvrages positivistes dont les Lettres d'Auguste Comte à John Stuart Mill (1877). Les lettres entre positivistes sont rares. [444]
[Positivisme] Richard Congreve (1818-1899), philosophe anglais, figure de proue du positivisme en Angleterre, à l'origine du schisme en 1878.
Reference : 018968
[Positivisme] Richard Congreve (1818-1899), philosophe anglais, figure de proue du positivisme en Angleterre, à l'origine du schisme en 1878. L.A.S. en français, Londres, 28 Shakespeare 96 [6 octobre 1884], 3p Œ in-8. Au docteur Jean-François Robinet (1825-1899), médecin d'Auguste Comte et important positiviste français. « Mon cher Monsieur Robinet, Je regrette votre décision mais comme je crois vous l'avoir dit d'avance, sans en être froissé ! Les lettres Dubuisson ont été imprimées il y a environ deux ans et je me suis décidé enfin à les lui envoyer afin de ne rien cacher. L'impression n'implique aucune publicité. Je ne saurais accepter votre observation que vos lettres fussent écrites sur ma demande pour Madame Congreve. Sauf pour l'entrevue de la rue Madeleine. Elle n'intervient pas dans nos débats d'autrefois. Je vous accorde la pleine autorisation de publier tout ce que vous avez de moi. Je ne vois pas d'incompatibilité où vous la voyez. Il est impossible de faire en sorte que les traces de l'ancien désagrément disparaissent. Mais je pensais que nous pussions jusqu'à un certain degré donner libre cours aux sentiments d'affection personnelle qui nous unissaient et qui nous unissent toujours, je le sens à travers votre [mot illisible]. Il n'entrait pas dans mon projet de reprendre aucune communication relative à notre action respective, si nous pouvions toujours nous parler de la foi que nous partageons. Du reste les débats se rouvrent sans moi et ils nous mèneront loin. Les MM[membres] du Brésil et du Chili ne paraissent pas disposés à accepter le silence. Quoiqu'il en soit, je resterai toujours lié à vous subjectivement par mon passé et actuellement par l'affection que je vous conserve. Tant de souvenirs nous rattachent. Adieu donc. La vie s'en va. Courage toutefois. La grande cause avance. Et nos tristesses ne sont que pour peu de chose. Je n'ajoute qu'un mot. Si vous aviez connaissance de tout ce qui s'est passé ici, vous comprendriez mieux ma manière d'agit. Encore une fois adieu. Richard Congreve ». Paul Dubuisson (1847-1908), médecin, est le gendre du docteur Robinet. On notera que pour le paragraphe mentionnant sa femme, Robinet note en marge « menteur ». Les lettres entre positivistes sont rares. [445]
London : printed for W. Feales, 1733,:[2],84;[15],18-94,[2];[9],12-106,[2];82,[2];[12],82,[2]p. : ill. ; 17 cm; in-12, veau brun, dos à n. (Rel. d"ép.). Chaque pièce a un titre particulier
Each play has its own titlepage, pagination and register;frontispice+5 gravures en taille douce hors texte,texte un peu jauni,reliure frottée et usee. Remise de 20% pour toutes commandes supérieures à 200 €
[Positivisme] Richard Congreve (1818-1899), philosophe anglais, figure de proue du positivisme en Angleterre, à l'origine du schisme en 1878.
Reference : 018954
[Positivisme] Richard Congreve (1818-1899), philosophe anglais, figure de proue du positivisme en Angleterre, à l'origine du schisme en 1878. L.A.S. en français + enveloppe, Wandsworth Londres, 18 Homère 81 [15 février 1869], 4p in-12. Au docteur Jean-François Robinet (1825-1899), médecin d'Auguste Comte et important positiviste français. « Cher et digne ami, Je vous expédie : 1° La lettre Lonchampt. L'accroissement du subside est toujours quelque chose, quoique faible. 2° La pièce que vous me demandez - la protestation. Quant à la lettre de M. Foucart, j'y réfléchirai. Il y en a si peu de nous qui pensent s'engager dans un degré quelconque pour l'avenir. Nous vivons tous presque dans l'incertitude - sur des fonds qui peuvent à tout moment, telle est la vie commerciale, disparaître, en partie du moins. Faites ce que vous pouvez à moins d'être propriétaire ou rentier dans les fonds publics. Là, l'existence est toujours fixée sur un volcan. Mais trouverez-vous les moyens de fonder un journal ? J'aurais préféré quelque chose dans le genre des publications de la rue de Poitiers si je ne me trompe pas de nom, des petites brochures à vils prix, toutes les quinzaines pour un an. Je ne saurais juger votre situation. Evidemment elle est des plus pénibles et des plus anxieuses. Mais il faut se souvenir que si on y avait mis de la bonne volonté, on aurait pu déjà avoir pris connaissance de la doctrine et en avoir tiré les renseignements nécessaires. Je ne pourrais donc que vous souhaiter et de coeur tout le succès possible dans quoi que ce soit que vous entreprendrez. Et si j'avais les moyens pécuniaires, je vous serais utile mais là, quoique mon avis reste toujours le même, nous seront forcément les spectateurs pendant quelques temps encore, nous efforçant toujours d'augmenter le milieu. Je vous quitte. Vous serez peu satisfait mais croyez toujours à ma bonne volonté - sympathie - affection. Richard Congreve ». Joseph Lonchampt (1825-1890), ami de Georges Audiffrent (1832-1909) qui l'initiera à la doctrine positiviste. Lonchampt est un des exécuteurs testamentaires d'Auguste Comte. Jean-Baptiste Foucart (1823-1898) est un avocat et poète. Il est aussi un des exécuteurs testamentaires. Les lettres entre positivistes sont rares. [443]
[Positivisme] Richard Congreve (1818-1899), philosophe anglais, figure de proue du positivisme en Angleterre, à l'origine du schisme en 1878.
Reference : 018955
[Positivisme] Richard Congreve (1818-1899), philosophe anglais, figure de proue du positivisme en Angleterre, à l'origine du schisme en 1878. L.A.S. en français + enveloppe, Wandsworth Londres, 8 Homère 81 [5 février 1869], 2p in-8 & 2p in-12. Au docteur Jean-François Robinet (1825-1899), médecin d'Auguste Comte et important positiviste français. « Cher et digne ami, Pardon du délai en vous remettant le certificat. Il a tenu à la difficulté de trouver immédiatement un témoin compétent. Les conclusions de votre ennemi - dois-je les rendre ou non ? Je les ai provisoirement expédiées à M. Hutton. Je regrette extrêmement l'impasse où pour le moment vous êtes quant au procès de Danton. Et le tableau ne se vend-il pas ? Vous ne me répondez pas à propos de M. Bridges. Certainement nous assisterons aux crises prochaines en spectateur. Tâchons d'exercer une influence modificatrice. Au-delà, il n'est guère rien à espérer mais celle-là nous pouvons l'avoir, nous l'avons même. Pour la Revue Occidentale, je suis toujours contre. Entre les difficultés pécuniaires, il y a la difficulté insurmontable de l'insuffisant nombre des écrivains avec un monde d'une demi-douzaine ou une douzaine au plus, comment faire face à une Revue. Et si vous augmentez votre monde, il y a presque certitude d'assez graves différence d'opinion qui feraient un mauvais effet. Je suis d'avis que la décision de M. Comte est encore pleinement motivée par l'état actuel des affaires et que nous risquerions beaucoup à nous y lancer et que en tout cas, nous perdrions l'avantage qui nous revient de notre abstention complète à l'égard de pareils moyens de propagande. Il serait mieux selon moi que M. [Pierre] Laffitte n'hésitât pas mais se prononçât dans ce sens. A vous et aux vôtres tout ce qu'il y a d'affectueux de notre part. Richard Congreve ». On joint un petit billet (les 2p in-12, daté lundi) : « Vendredi je n'ai pas trouvé l'homme d'affaires que je cherchais. Samedi je me présentai à un de nos juges de première instance. Il n'a pas voulu donner de certification, me recommandant d'aller chez un inspecteur de police. Lui aussi a refusé à moins d'une autorisation de la part du chef de l'administration. Je vous dis cela pour vous montrer qu'il n'a pas tenu à moi que je sois si en retard. Enfin, j'ai résolu de m'en tenir à ce qui serait en tout cas chez nous une attestation formellement légale, espérant que ce qui satisfait à notre loi sera valable en France aussi ». Henry Dix Hutton (1824-1907) est un avocat irlandais. Il sera exécuteur testamentaire d'Auguste Comte. John Henry Bridges (1832-1906) est un médecin anglais, lui aussi exécuteur testamentaire. Les lettres entre positivistes sont rares. [443]
[Positivisme] Richard Congreve (1818-1899), philosophe anglais, figure de proue du positivisme en Angleterre, à l'origine du schisme en 1878.
Reference : 018958
[Positivisme] Richard Congreve (1818-1899), philosophe anglais, figure de proue du positivisme en Angleterre, à l'origine du schisme en 1878. L.A.S. en français, 17 Frédéric 89 [21 novembre 1877], 4p in-8. Au docteur Jean-François Robinet (1825-1899), médecin d'Auguste Comte et important positiviste français. « Cher et digne ami, Quant au subside, je vous remercie de m'avoir fait connaître l'état des choses. Mais c'est un imprimé pour 1876 que je désirais vu l'absence de la circulaire. Il est grandement temps que les souscripteurs en sachent quelque chose. A la fin de novembre 1877, ne pas être renseigné sur 1876, c'est regrettable. Sur ce chapitre, je suis en train de faire un changement qui me dégagera de toute responsabilité et me rendra plus disponible, en invitant les divers souscripteurs à vous adresser directement leurs contributions. Quant à [Pierre] Laffitte, je vous croyais au courant. J'extrais de votre lettre du 28 octobre cette phrase : "Quoiqu'il en [mot illisible], M. Laffitte m'a déclaré vouloir vous écrire de tout cela (le soulignement est de vous) : nous verrons". D'après cela, j'ai attendu. Il ne m'a pas écrit, quoiqu'il ait écrit à d'autres. Je vous remercie d'avoir transmis ma communication. Quant à la petite pointe que me lance M. Sémérie dans sa lettre à M. Laffitte, qu'il m'a communiquée, ainsi que celle de M. Laffitte, je l'ai vue avec un certain amusement. Mais sans y attacher d'importance. Je suis habitué à me voir regardé comme homme qui se berce d'illusions, sans esprit pratique &c &c. Pour la lettre elle-même, je l'ai trouvée juste forte. Mais depuis longtemps, j'ai remarqué dans mes fréquentations que vous vous parlez plus librement que nous ne le supposions et que cela ne tient à pas conséquence. Dans la choses publique, je crois que vous attachez trop d'importance à certaines considérations relative au noyau positiviste parisien. Autant que personne, je me suis efforcé de le maintenir et de le soutenir. Vous me rendrez cette justice. Si je me décide à agit autrement que je n'aie agi jusqu'ici, ce sera pas les considérations d'un ordre supérieur. Je dois relever une phrase de votre lettre - "mal poupé et mal renseigné". Ce coup sûr vous avez une large part à l'impulsion - et plus qu'une large part aux renseignements. N'est-ce pas vrai ? Il faut tâcher de voir d'autres périls que ceux du schisme, qui vaut mieux que le marasme. Mais le schisme est un grand mal. Seulement il existe de fait. Il ne faut pas fermer les yeux sur cela. Pour la question personnelle, il m'est bien difficile d'en parle. Et mieux vaut, selon moi, laisser agir le temps que d'en parler, où un mot déplacé pourrait faire tant de mal. Et, où n'écrivant pas en anglais , il me serait si facile de laisser échapper un mot déplacé. Il est constant que nous avons une grande cause à soutenir, un grand maître à suivre ; vous croyez soutenir l'un et suivre l'autre en vous attachant à un directeur que je juge incompétent. Ce n'est qu'un dissentiment sur une question concrète de personnes. Malheureusement, d'après la tournure qu'a prise l'affaire, cela implique mon élimination. Vous verriez en ma présence une rivalité et un danger. Enfin, c'est une séparation, il n'y a pas à dire autrement. Mais voilà que je me laisse aller. Croyez toujours, dans cette séparation, provisoire espérons-le, à ma sincère affection pour vous et les vôtres. Richard Congreve. Inutile, j'ajoute, après avoir écrit ma lettre, de dire combien j'ai été peiné des incidents de la crise et surtout en ce qui nous affecte. Je n'ai qu'une consolation, c'est de ne pas l'avoir provoquée. [et en tête de la première page] Je vous serais reconnaissant si vous les avez sous la main des circulaires 18-19-20 ». Eugène Sémérie (1832-1884) était un médecin, positiviste, proche du docteur Robinet. Les lettres entre positivistes sont rares. [443]
[Positivisme] Richard Congreve (1818-1899), philosophe anglais, figure de proue du positivisme en Angleterre, à l'origine du schisme en 1878.
Reference : 018964
[Positivisme] Richard Congreve (1818-1899), philosophe anglais, figure de proue du positivisme en Angleterre, à l'origine du schisme en 1878. L.A.S. en français, 19 César 90 [11 mai 1878], 2p in-8. Au docteur Jean-François Robinet (1825-1899), médecin d'Auguste Comte et important positiviste français. « Cher Monsieur Robinet, Distinguons. Pour les sacrements, je me sers d'autres formes. Je fais précéder l'administration du rite par une explication. Et après cela, j'en viens à la partie sacramentelle proprement dite, aux engagements, c'est-à-dire puis par les intéressés et à une consécration formelle. Dernièrement, j'ai ajouté une prière de [mot illisible]. Mais il ne s'agit pas de sacrements actuellement mais d'un expression très simple de notre attitude religieuse et qui puisse servir à mener les coeurs avant le discours. Si vous vous rappelez que notre livre de prédilection doit être l'imitation, vous verrez, je crois, à quel point nous nous rattachons au catholicisme. Que nous ayons à réparer ses ravages - ou plutôt les ravages de sa doctrine. Rien de plus certain. Mais son culte - son organisation - nous avons à les éluder et y penser largement et sans hésitation. Je crois que l'habitude sérieuse de lire et méditer du livre d'A Kempis nous mettrait tous sur le bonne voie. Et rappelez-vous la synthèse dans la Bibliothèque. Les grands docteurs catholiques, anciens et modernes, se distinguent par leur nombre. Ma formule reste toujours : le Catholiscisme Humain ou le Catholiscisme plus les Sciences. Et voilà des années que je prêche cela et vous vous en étonnez - voyez donc à quel degré, faute de [mot illisible] notre mouvement, vous en êtes éloigné. Salut et fraternité. Richard Congreve ». Les lettres entre positivistes sont rares. [445]
[Positivisme] Richard Congreve (1818-1899), philosophe anglais, figure de proue du positivisme en Angleterre, à l'origine du schisme en 1878.
Reference : 018965
[Positivisme] Richard Congreve (1818-1899), philosophe anglais, figure de proue du positivisme en Angleterre, à l'origine du schisme en 1878. L.A.S. en français, Londres, 28 Archimède 90 [22 avril 1878], 2p in-8. Au docteur Jean-François Robinet (1825-1899), médecin d'Auguste Comte et important positiviste français. « Cher Monsieur Robinet, Enfin je vous renvoie la circulaire - plus la traduction de Mrs [nom illisible]. Plus un petit mot de la traductrice. Je vous remercie aussi de la courte note que vous aviez jointe à cette traduction. Pour moi, il est constant, que si on avait fait appel chez vous depuis longtemps aux émotions, on serait actuellement beaucoup plus avancé. Vos observations ont été très bienveillantes. Eussent-elles été défavorables, j'aurais été toujours prêt à les accueillir. Il faut, autant que possible, voir tous les côtés de votre situation. M. Gouge s'est présenté samedi et revient déjeuner avec nous aujourd'hui. C'est une nouvelle connaissance positiviste et, selon toute apparence, un très digne homme. M. Merlieux, 94 Quai des Eaux Vives à Genève est exposé à mourir de faim. Voilà la simple vérité. Je lui cherche tout le secours possible. J'ai pensé que peut-être il aura des amis en France. Richard Congreve. J'écris à la hâte comme vous le voyez. Cette affaire Merlieux me préoccupe beaucoup ». Auguste Gouge (1849-1937) est un ingénieur, fabricant de bronzes. Les lettres entre positivistes sont rares. [445]
[Positivisme] Richard Congreve (1818-1899), philosophe anglais, figure de proue du positivisme en Angleterre, à l'origine du schisme en 1878.
Reference : 018966
[Positivisme] Richard Congreve (1818-1899), philosophe anglais, figure de proue du positivisme en Angleterre, à l'origine du schisme en 1878. L.A.S. en français, Londres, 28 Bichat 89 [30 décembre 1877], 1p in-8. Au docteur Jean-François Robinet (1825-1899), médecin d'Auguste Comte et important positiviste français. « Cher Monsieur Robinet, Je remets le bordereau qui, du reste, n'était nullement nécessaire. Dans les détails, je remarque la protestation contre le nouvel emprunt municipal - imprimé. Il est pour moi douteux si cette publication ait dû être à la charge du subside sacerdotal. Elle revient plutôt au fonds typographique que nous avons mis tant de soins à séparer de l'autre. Je vous offre à vous et à toute votre famille mes voeux de bonne année. Veuillez les agréer aussi bien que l'expression de mes meilleurs sentiments. Richard Congreve ». Les lettres entre positivistes sont rares. [445]
[Positivisme] Richard Congreve (1818-1899), philosophe anglais, figure de proue du positivisme en Angleterre, à l'origine du schisme en 1878.
Reference : 018969
[Positivisme] Richard Congreve (1818-1899), philosophe anglais, figure de proue du positivisme en Angleterre, à l'origine du schisme en 1878. L.A.S. en français, 24 Frédéric 89 [28 novembre 1877], 3p in-8. Au docteur Jean-François Robinet (1825-1899), médecin d'Auguste Comte et important positiviste français. « Cher et digne ami, Je dois être court - car je suis pressé - à la veille d'un petit voyage. Votre note rectificative m'avait soulagé - mais interprétée de la manière que l'interprète votre lettre d'hier, je me sens moins à mon aise car enfin la confidence tendait à me brouiller avec Sémérie. Pour les autres confidences, soyez rassuré. Elles n'ont fait aucun mal - pas même accentué mon action - car il suffisent largement des jugements non confidentiels que vous portiez sur M. Laffitte. et si vous n'en aviez pas parlé du tout, pensez-vous que ma longue familiarité - mon attention non interrompue à toute sa gestion ne m'auraient pas suffisamment délaissé sur son compte. Aussi ne vous blâmez pas. Et ce passage de la lettre de Sémérie. Je vous ai déjà dit comment je le jugeais. Nous avons discuté lui et moi cette question. Nous différons quant au degré. Nous somme d'accord sur le principe. Nous sommes au clair l'un avec l'autre. Selon moi vous interprétez beaucoup trop sérieusement une phrase qui ne tire pas à conséquence et qui me parait [mot illisible] nullement avec sa conduite générale. La phrase, comment dirais-je, nous disions, donne dans la rhétorique. Et vous vous emportez trop contre son auteur. Reprenons le cale. Rappelez-vous que c'est de 1872 que date ma séparation définitive avec la direction de Paris - qui dans une grave difficulté m'a planté là sans vouloir prendre aucune responsabilité, sans même pendant des mois répondre à mes lettres. Cela m'a suffi comme expérience. Et je comprends à l'heure qu'il est cette faiblesse, pour ne pas dire [mot illisible] de M. Laffitte. Il s'appuie sur certains de ceux qui normalement sont groupés autour de moi et il n'a pas voulu se compromettre ni avec moi, ni avec eux. Je vous engage à méditer l'alinéa indiqué et de me dire catégoriquement si vous ne croyez pas que j'ai raison à un certain degré. Mais je le répète. Reprenons le calme, nos luttes intérieures passeront et même, admettant qu'elles fussent plus graves, que nous pussions, comme j'ai prévenu mon auditoire il y a deux ans, qu'il était assez probable que sous peu nous le serons, dispersés et toute concorde rompue, soyez sûr que nous marcherions toujours. Je me sens plein de confiance, quoique bien peiné par l'action de mes coreligionnaires ici. Et sur le point peut-être de voir disparaître toute union autour de moi. En dehors d'un très minime groupe. Tâchons de refaire l'oeuvre. Mais il s'agit de voir les choses avec sang froid, tant que le jugement est invoqué. Je crois cependant avec peine et sympathie votre agitation. Puisse-t-elle finir bientôt. A vous toujours. Richard Congreve. Je ne tarderai pas à vous rendre ma lettre. Je l'ai déjà commentée ». Eugène Sémérie (1832-1884) était un médecin, positiviste, proche du docteur Robinet. Les lettres entre positivistes sont rares. [446]