Imprimerie nationale André Sauret 1957 266 pages collection Grand prix des meilleurs romans étrangers. Paris. in-8. 1957. broché avec couverture rempliée et étui. 266 pages. Frontispice de André Dunoyer de Segonzac - Ex. n° 2654 sur Vélin des Papeteries d'Arches (Un des 3000) - La Retraite sentimentale publié en 1907 est le premier roman signé du seul nom de Colette après sa séparation d'avec Willy. Il clôt le cycle des Claudine et met en scène Claudine désormais affranchie de son mariage avec Renaud qui attend son retour dans la propriété de Casamène en compagnie de son amie Annie. L'œuvre est marquée par un lyrisme teinté de nostalgie et une sensualité délicate avec des descriptions vivantes de la nature et des comportements animaliers
Très bon état
Le club français du livre 1955 243 pages in-8. 1955. Reliure décorée. 243 pages. Ex. n° 7612
Etat correct. Dos un peu bruni sinon bon état
S.e.n 1946 18 pages Paris. Grand In-8. 1946. Couverture rigide illustrée et agrafée. 18 pages.
Bon état
Institut français de Damas 1994 226 pages Damas. in-8. 1994. broché. 226 pages.
Bon état
235 pages in-8. Sans date. relié. 235 pages. Liège Edité et Imprimé par Georges Thone. Diffusé par le Club du livre sélectionné sans dâte. In-8 (202x142 mm) 235 pages. Livre relié Plein simili-cuir marron décoré au centre du 1er plat Dos lisse décoré Signet - Maquette de A. Flocon. Illustrations en noir dans le texte de A. Flocon. Ex. n° 678(Un des 3000). Reliure propre et en bon état (sans frottements). Intérieur propre. Poids : 360 gr
Le Puy Editeur Christine Bonneton 1985 159 pages in-4. 1985. broché. 159 pages. Petit In-4 (280x215 mm) 159 pages (avec table et index). Livre broché couverture illustrée à rabats. Nombreuses illustrations en noir dans et hors-texte. Un repas complet par région. Couverture en bon état légèrement salie. Intérieur propre. Poids : 750 gr
Bourg en Bresse Editions de la Taillanderie (Coll. "Histoire en région") 1994 223 pages in-8. 1994. broché. 223 pages. In-8 broché avec couverture illustrée (239x154 mm) 223 pages. Campagnes jurassiennes dans l'ancienne france. Illustrations en noir. Couverture en bon état légèrement heurtée en tête de dos. Intérieur propre avec quelques passages soulignés. Poids : 510 gr
Editions de la différence (Coll. "Littérature") 1988 95 pages in-8. 1988. 95 pages. In-8 avec couverture à rabats 95 pages. Couverture en bon état malgré le dos bruni présentant des frottements superficiels. Intérieur propre. Poids : 120 gr
Paris Bibliothèque Grasset 1930 204 pages in-8. 1930. broché. 204 pages. In-8 broché avec couverture rempliée (204x145 mm) 204 pages. Exemplaire vélin pur chiffon A 136. Couverture en bon état un peu frottée en tête et queue de dos. Des rousseurs aux tranches sinon intérieur propre. Poids : 400 gr
Arthème Fayard (Coll. "Le livre de demain") 1956 189 pages in8. 1956. Cartonné. 189 pages. Cartonnage éditeur avec dos décoré. Cartonnage en assez bon état un peu bruni et frotté. Papier jauni. Poids : 230 gr
Etat Correct
Editions du Rouergue 2002 287 pages in4. 2002. Relié. 287 pages. Cartonnage illustré sous jaquette illustrée. Nombreuses photos en couleurs
Très Bon Etat général
Actes sud 1998 64 pages in8. 1998. Broché. 64 pages. Illustrations en noir et en couleurs
Etat Correct A noter une légère tache d'eau marginale aux dernières pages sinon bon état
G.P. Maisonneuve & Cie 123 pages in-8. Sans date. broché. 123 pages. Avec des figures en noir
Très mauvais état (TM). Couverture en mauvais état avec le plat arrière manquant et le dos quasi-manquant. Papier jauni
Belin 1995 349 pages collection Le français retrouvé. in-8. 1995. broché. 349 pages. Avec des illustrations en noir
Bon état
Panthéon 1952 275 pages collection Pastels. in-8. 1952. Plein cuir titré au dos en lettres dorées 1er plat de la couverture conservé. 275 pages. Dix illustrations de Maurice Pouzet - Ex. n° 1434 sur vélin d'Annonay
Bon état
Editions du Panthéon 1952 275 pages collection Pastels. in-8. 1952. Demi-Chagrin marron Dos à faux-nerfs titré en lettres dorées Plats de la couverture conservés. 275 pages. Dix illustrations de Maurice Pouzet - Ex. n° 312 sur vélin d'Annonay
Très bon état
Paris, 1920. Bound uncut with the original printed wrappers, also the backstrip, in a magnificent bright purple lambskin binding with title and author in bright, metallic lettering to spine, blue, pink, and green respectively. Triple bright metallic line-borders to boards (same three colours), inside which the remainder of the boards are covered with a large inlay of shiny, coloured leather in crocodile skin-like relief pattern. Recto and verso respectively of flyleaves covered with pink/purple suede. Housed in a chemise with purple lambskin spine with same lettering as the binding and purple cloth boards, inside grey suede, and purple full lambskin slipcase. The binding is signed Leroux (in shiny green lettering to inside of front board). A handwriiten postcard from Leroux to the previous owner of the book is enclosed. The postcard is dated 1997 and concerns the binding, including the price. The slipcase has a bit of edgewear, but the binding is near mint. Apert from a tiny tear (no loss) to the upper margin of the front wrapper, also internally near mint. Front free end-paper with a four-line inscription for ""René Baer"" signed ""Colette de Jouvenel"".
First edition - presentation-copy and one of 175 numbered copies on Hollande (premier papier), out of a total of 725 numbered copies - of Colette's fascinating novel ""Chéri"", published at the dawn of the roaring 20'ies. The scandalous novel, which portrays the love between an older woman and a much younger man, is partly inspired by Colette's own life, and is considered one of her very best works. Extremely controversial as a person, Colette has always been the object of fascination as well as controversy. In 1893, she married Henry Gauthier-Villars, who was already a famous author and publisher. He used the pen-name ""Willy"", under which Colette's famous first novels, the Claudine-stories, also appeared. Colette and Willy separated in 1906, with a final divorce in 1910. Colette is well known for the series of lesbian relationships she embarked upon after her separation. In 1912, however, she married Henry de Jouvenel, editor of Le Matin, and took his name. Not for her publications, but she clearly used it in her personal correspondence. Their marriage ended in divorce in 1924, however, due partly to her affair with her 16-year-old stepson, Bertrand de Jouvenel. Chéri is partly based upon her experiences with her much younger stepson. "" 'Me a feminist?' She scoffed in 1910. 'I'll tell you what the suffragettes deserve: the whip and the harem'. COLETTE is an intriguing and flamboyant figure. Born in Burgundy in 1873 she moved to Paris at the age of twenty with her husband the writer and critic Henry Gauthiers-Viller (Willy). Forcing Colette to write, Willy published her novels in his name and the Claudine series became an instant success. She escaped her exploitative first husband to live by her pen and work in music-halls as a dancer. Colette had a lesbian love affair with a niece of Napoleon's, she married three times, had a baby at 40 and at 47, preferring 'passion to goodness', she seduced her teenage stepson. In the meantime she wrote stunning novels that were admired by Proust and Gide -- Gigi, Sido, Cheri, and Break of Day. Colette lived to be over 80. She was the first woman President of the Academie Goncourt and was the first woman in France to be accorded a state funeral."" ""Colette, in full Sidonie-Gabrielle Colette, (1873 - 1954), outstanding French writer of the first half of the 20th century whose best novels, largely concerned with the pains and pleasures of love, are remarkable for their command of sensual description. Her greatest strength as a writer is an exact sensory evocation of sounds, smells, tastes, textures, and colours of her world. Her best work was produced after 1920 and followed two veins. The first vein followed the lives of the slightly depraved, postwar younger generation. Among these novels are Chéri (1920) and La Fin de Chéri (1926" The Last of Chéri), dealing with a liaison between a young man (Chéri) and an older woman... (Encycl. Britt.). René Baer (1887 - 1962) was a famous French author, journalist, playwright, and songwriter. Georges Leroux (1922-1999) was one of the most accomplished and esteemed French binders of the twentieth century. Before he became a book binder, in 1959, he was a poet. His works are known for their exotic materials, use of metallic effects and strong polychromatic color.
Paris Ferenczi 1936 1 vol. relié in-8, demi-maroquin à gros grain noir, dos lisse, plats de papiers marbré de tonalités bleu et jaune moutarde, doublures de papier bleu, gardes de papier jaune moutarde, tête dorée, non rogné, couvertures et dos conservés (Honnelaître), 218 pp., nombreuses planches hors-texte. Edition originale. Un des 80 exemplaires hors commerce numérotés sur simili japon de couleur imprimés spécialement pour l'auteur, celui-ci de couleur crème et enrichi d'un envoi autographe signé de Colette au critique Gérard Bauër. Exemplaire par ailleurs truffé en tête d'ouvrage d'une lettre autographe signée adressée à l'écrivain et journaliste Henri Bauër (2 p. et demies in-8 sur papier bleu - Paris, 29 septembre 1900, avec enveloppe) et en fin d'ouvrage d'une carte autographe signée adressée à Catulle Mendès (2 p. in-32, obl., s.l.n.d.). Très bel exemplaire. Cinq ans après la mort de Willy, Mes apprentissages vient mettre un terme définitif à la guerre que se livraient par voie de presse, depuis près d’un quart de siècle, les ex-époux Gauthier-Villars.Apprenant en 1909, la vente des droits des Claudine aux éditeurs, au profit exclusif de Willy (seul signataire «officiel» des livres et des contrats), Colette se rebiffe et réclame que soit reconnue sa part dans l’écriture de ce qui fut longtemps le plus gros succès éditorial de la Belle Époque. Mais quelle part exactement? C’est sur ce point, et sur quelques autres, que les deux anciens collaborateurs s’opposent. Les premiers manuscrits ayant disparu, chacun convoque ses témoins (amis, auteurs, éditeurs ou typographes…) et use de sa notoriété pour alimenter la gazette littéraire. La Première Guerre mondiale avait semblé éteindre la querelle, mais la publication des Souvenirs littéraires… et autres de Willy en 1925, puis, surtout, quelques semaines après sa mort, des «Willyana», ces commentaires en forme de révélation qu’il avait inscrits à la demande de Jules Marchand, le directeur de la revue Sur la Riviera, en tête des exemplaires des quatre Claudine (voir n°96), avaient piqué au vif la principale intéressée. Mes apprentissages est en quelque sorte la réponse de la bergère au berger.La vengeance étant, on le sait, un plat qui se mange froid, le texte est d’abord publié dans Marianne, sans doute à la demande de son directeur Emmanuel Berl, du 16 octobre au 18 décembre 1935, avant de paraître chez Ferenczi au mois de janvier 1936, illustré de nombreuses photographies «à charge» et accompagné d’un sous-titre éloquent: «ce que Claudine n’a pas dit». C’est une véritable mise à mort littéraire posthume. Maladivement impuissant, menteur, infidèle, tyrannique et peut-être même violent, Willy dont la gloire passée était déjà oubliée est définitivement enterré. Pour la postérité, il ne sera plus désormais que ce «vieux salaud» qui avait exploité le talent des autres, à commencer par celui de son épouse.Mais on se tromperait en ne voyant dans cet ouvrage qu’un ultime règlement de compte. En se replongeant dans ses années d’apprentissages, Colette retrouve les figures d’un passé suffisamment éloigné pour inspirer aux lecteurs une forme de nostalgie. Sous sa plume revivent avec force et vivacité celles et ceux qu’elle a côtoyés: Caroline Otero, Polaire, Mata-Hari, Marcel Schwob, Jean Lorrain ou bien encore Claude Debussy… À moins que cédant à une pente désormais familière à ses lecteurs elle ne retrouve les paysages de sa jeunesse et notamment ceux de sa Puisaye natale dont elle livre ici une des plus belles évocations.Certains proches du couple reprochèrent à Colette ce coup de griffe qui n’était peut-être pas tout à son honneur (c’était mal la connaître). Il est vrai que Willy n’en méritait pas tant et François Caradec a largement contribué à le montrer. Mais la gloire littéraire pour Colette était peut-être à ce prix: faire disparaître les fantômes qui erraient encore dans les coulisses, et, en faisant oublier Claudine, devenir Colette. Cet exemplaire dédicacé au critique Gérard Bauër – fidèle soutien de Colette qu'il rejoindra à l'Académie Goncourt – est truffé de deux très rares lettres de jeunesse qui prennent ici un tour ironique. Dans l’une, adressée le 29 septembre 1900 au journaliste Henry Bauër, le père de Gérard Bauër, comme dans l’autre écrite en 1893 à Catulle Mendès, un ami proche du couple, celle qui signe déjà «Colette» endosse sans déplaisir apparent le rôle de «secrétaire de mon mari». Au premier, elle tient à défendre la probité de Willy en lui adressant un fragment de son article écrit après la première du Rêve d’Alfred Bruneau d’après le roman d’Émile Zola et avec la collaboration de ce dernier. La création à l’Opéra-Comique en 1891 fut un événement considérable largement relayé par la presse. Si Henry Bauër avait salué la naissance «d’un art national et nouveau», Willy, quant à lui, avait accueilli l’œuvre à grand renfort de jeux de mots et de calembours qui étaient sa marque de fabrique. S’adressant au critique qui avait sans doute rappelé cette opposition de Willy, près de dix ans après la création – et en pleine affaire Dreyfus –, Colette tient à sauver l’honneur de son époux et s’excuse «d’avoir assez de jeunesse pour tenir, par dessus tout, à l’honnêteté littéraire de mon mari. Cette jeunesse-là à défaut de l’autre qui défaille si vite, persistera»... Au second, Catulle Mendès, elle présente les excuses de Willy de n’avoir pu assister «à la tournée sur le zinc des Menus-plaisirs», le théâtre (aujourd’hui théâtre Antoine-Simone-Berriau) où avait été créé, le 2 avril 1893, le mimodrame Le Docteur Blanc sur une musique de Gabriel Pierné: «je vous conjure de nous offrir le mêlé-cass du pardon, à la prochaine fête de l’intelligence». Ces deux lettres offrent un contrepoint savoureux à la version du mariage donnée dans Mes apprentissages… (Notice de Frédéric Maget pour le catalogue de la collection Colette des Clarac)
Monaco Imprimerie Nationale de Monaco 1955 1 vol. Broché in-4, en feuilles, sous couverture rempliée, non paginé. Belle plaquette éditée par le Conseil littéraire de la Principauté de Monaco en souvenir de feue sa présidente d'honneur. Avec 41 petites photographies contrecollées, sans doute parmi les dernières de Colette, un texte inédit de l'écrivain et des hommages par Rainier de Monaco, Jean Giono, Julien Green, André Maurois, Marcel Pagnol, Jules Supervielle, André Billy, Roland Dorgelès, Georges Duhamel, Pierre Gaxotte, Maurice Genevoix, Franz Hellens, Emile Henriot, Léonce Peillard, André Siegfried, Henri Troyat. Excellent exemplaire offert à Michèle Manceaux, toute jeune journaliste qui venait de commencer sa carrière à L'Express, avec des envois autographes signés par les dix écrivains précédemment cités.«Monaco est le seul pays dont les frontières sont des roses», se plaisait à dire Colette. Amie de longue date de Pierre de Polignac, avant qu’il ne devienne par son mariage prince de Monaco, Colette eut le bonheur de voir l’affection du père se transmettre à son fils, le prince Rainier III, dont elle fut dans les années 40 et 50 l’invitée permanente. À la recherche de repos et d’un peu de chaleur pour soigner l’arthrite qui l’handicapait, Colette passa de fréquents séjours à l’Hôtel de Paris. On dit même que c’est dans le hall de l’hôtel qu’elle remarqua, lors d’un tournage, une jeune figurante alors inconnue qu’elle choisit pour incarner sur scène Gigi et qui devait connaître une brillante carrière: Audrey Hepburn.Le conseil littéraire de la Principauté de Monaco fut créé à l’initiative du prince Pierre de Monaco, protecteur des lettres et des arts. Il était constitué de membres de l’Académie Goncourt et divers écrivains francophones chargés de remettre un prix récompensant un auteur de langue française de renom pour l’ensemble de son œuvre. Quelques mois après la mort de Colette, l’ensemble des membres et plusieurs lauréats lui rendent hommage dans un ouvrage soigneusement imprimé, avec de nombreuses photographies en noir et blanc contrecollées qui en font un véritable album-souvenir. C’est également dans ce recueil qu’est reproduit pour la première fois le discours que Colette enregistra en 1954 pour des étudiants venus assister à une projection du Blé en herbe dont on dit – à juste titre – qu’il est un peu son testament moral et littéraire : «Laissez-moi vous révéler que l’expérience ne compte pour rien. Tout ce qui m’a étonnée dans mon âge tendre m’étonne aujourd’hui bien davantage. L’heure de la fin des découvertes ne sonne jamais. Le monde m’est nouveau à mon réveil chaque matin et je ne cesserai d’éclore que pour cesser de vivre.» (Notice de Frédéric Maget pour le catalogue de la collection Colette des Clarac)
S.l. [Paris] s.é. [presses de Gauthier-Villars] 1939 1 vol. broché in-4, broché, non paginé. Édition originale réunissant quatre textes : un prélude de Colette "Lettre à une dame", "Le déjeuner chez Lapérouse" d'Alain, "Entrevues" de Georges Duhamel, et "Cantate du Narcisse" de Paul Valéry. Tirage à petit nombre sur vélin de Hollande. En parfaite condition. Première édition du texte de Colette.L’idée de ce recueil d’hommages revient à Paulette Gauthier-Villars, nièce de Willy, et à sa compagne, Marthe Lamy, toutes deux médecins et anciennes élèves du Pr. Henri Mondor. En 1938, le chirurgien devient à l’âge de cinquante-trois ans titulaire de la chaire de pathologie externe. Pour célébrer cet événement dans la carrière de leur maître – qui est aussi un éminent historien de la littérature –, les deux femmes projettent de lui offrir un livre réunissant des textes rédigés par trois de ses amis: Alain, Paul Valéry et Georges Duhamel. L’intéressé ayant eu vent du projet réclama que Colette soit également sollicitée. Ce qui fut fait. Colette et Henri Mondor n’étaient pas des amis proches, mais le professeur admirait l’écrivaine. Il lui offrit notamment quelques-uns de ses dessins délicats représentant des roses ou des coquillages. Colette, quant à elle, lui fit l’hommage d’un texte où il apparaît comme le séducteur, que, paraît-il, il était…: «Pathétique paysage, ô visage viril! Distribution des mots, des abîmes plissés, des champs vermeils, d’un peu de forêt crépue, et voyage à travers l’inconnu…» Par un singulier concours de circonstances, l’hommage fut imprimé par les éditions scientifiques Gauthier-Villars, fondées au XIXe siècle par le père de Willy.Le texte de Colette sera repris dans Trait pour trait puis dans la deuxième édition d’En pays connu. (Notice de Frédéric Maget pour le catalogue de la collection Colette des Clarac)
Colette a reu un mot de son mari : ...Il a une permission accidentelle de 48 heures et sen va dimanche. Je me trouve embarrasse... poursuit-elle, ...davoir donn rendez-vous samedi Mme Lota Besnard, de qui jignore ladresse. Puis-je avoir recours votre extrme obligeance ? Si elle voulait venir mercredi 2h30 ?... En 1914, Colette est ge de 40 ans, divorce de Willy, son premier mari. Le temps des Claudine est rvolu.Colette crit maintenant des chroniques dans Le Matin, dont le rdacteur en chef, Henri de Jouvenel, est devenu son poux en 1912. Mobilis en 1914, Jouvenel rejoint Verdun. Colette raconte aprs le dpart des hommes mobiliss, les femmes qui travaillent, les blesss dans la capitale dserte par ses habitants. En 1915, elle va voir Henri de Jouvenel Verdun, et pousse la curiosit un peu plus loin en Argonne. Elle en rapporte des reportages de guerre pour Le Matin. Ils sont dits dans Les Heures Longues en 1917. La Rpublique, L'clair, La Vie parisienne, Marie-Claire, Paris-Soir veulent tous la signature de Colette. Elle publiera mme dans Le Figaro. Colette a laiss un tmoignage exceptionnel de la vie larrire dans un recueil La chambre claire paru en 1922 qui runit des textes publis dans la presse des annes 1917-1918.En novembre 1916, Colette stait installe au 69 du boulevard Suchet, dans une maison qui avait appartenu lactrice ve Lavallire.
vol in-8, 20x15, relié demi cuir à bandes, tranche de tête dorées à l'or fin, dos à nerfs, 271pp. Couvertures d'origines conservés avec dos, superbe ! Exemplaire sur vélin pur chiffon numéroté 234 Sidonie Gabrielle Colette, dite Colette, est une femme de lettres, actrice et journaliste française, née le 28 janvier 1873 à Saint-Sauveur-en-Puisaye et morte le 3 août 1954 à Paris. Paris Grasset, achevé d'imprimé le 5 janvier 1929 Comme Colette après sa séparation d'avec Willy, Renée Néré doit subvenir à ses besoins en se produisant sur des scènes de music halls ; marginale et déclassée, elle devient aussi une vagabonde sentimentale qui, après quelque temps d'une liaison pourtant heureuse, retrouve sa peur d'être un jour de nouveau prisonnière. Itinéraire parfois douloureux d'une femme indépendante au début du siècle, qui préfère renoncer à l'amour avant l'heure des regrets, évocation de la vie brillante et misérable des troupes de cafés concerts et des coulisses des petits théâtres, La Vagabonde est un des romans les plus personnels de Colette, où elle approfondit avec une sensibilité pudique et frémissante son investigation psychologique. Sous les traits de Renée, elle peut donner un sens à sa vie passée et à celle qui s'annonce, incertaine mais libre. Trompée, humiliée, malheureuse, Renée, au bout de huit ans de mariage, a enfin trouvé la force de divorcer. Depuis trois ans, elle gagne sa vie au music-hall comme mime, danseuse, voire comédienne à l'occasion. Au hasard des engagements, elle est devenue «la vagabonde», complètement libre mais si seule! C'est alors qu'un homme jeune et riche, Maxime Dufferein-Chautel, très épris, réussit à conquérir Renée et lui propose de l'épouser. Renée pourra-t-elle tout recommencer, oublier l'enfer de son mariage mais aussi s'interdire ces horribles et incessantes comparaisons avec ce qui fut, malgré tout, son premier amour ? C'est après son divorce d'avec Willy, son premier mari, que Colette écrivit La Vagabonde où elle affirme sa volonté de femme libre. D'une grande profondeur psychologique, ce roman s'impose dans l’œuvre de ce grand écrivain. D'autres volumes de Colette avec la même reliure en vente, groupez les achats ! ref/238
Sidonie Gabrielle Colette, dite Colette, est une femme de lettres, actrice et journaliste française, née le 28 janvier 1873 à Saint-Sauveur-en-Puisaye et morte le 3 août 1954 à Paris
Paris Georges Crès et Cie 1918 1 vol. relié petit in-12 carré, bradel demi-maroquin ocre rouge à coins, dos lisse avec pièce de titre de maroquin vert gris, plats de papier moucheté ocre, doublures et gardes de papier marbré, tête dorée, non rogné, couvertures et dos conservés (Stroobants), 158 pp. Édition originale de cette série d’articles d’actualité, chacun décoré de jolis bandeaux et culs-de-lampe à motifs floraux. Un des 6 exemplaires de tête numérotés sur Chine, celui-ci truffé d'une belle lettre autographe signée "Colette Willy" à propos de "l'affaire Steinheil" (3 p. in-16, à l'en-tête imprimé du "25, rue Torricelli", s.l.n.d., infimes perforations ne gênant pas la lecture). Bel exemplaire dans une sobre reliure de Stroobants.Un an après Les Heures longues, Colette rassemble d’autres articles du Matin, parus cette fois avant-guerre, pour former la matière d’un nouveau recueil, dont le titre reprend celui d’un article paru le 2 mai 1912 consacré à «l’arrestation» de Jules Bonnot. Les sources d’inspiration des textes réunis ici sont multiples:faits divers (affaire de la bande à Bonnot, procès Guillotin), politique intérieure (élection législative), sport (arrivée du Tour de France, match de boxe, course cycliste, vol en dirigeable). Dans chaque texte s’exprime magistralement cet art de la chose vue dont Colette journaliste fit sa marque: «voir et non inventer».Le manuscrit joint répond à l’enquête féministe du journal Fin de siècle sur l’affaire Steinheil, intitulée «Opinions de quelques femmes célèbres». Rappelons que Marguerite Steinheil, maîtresse de Félix Faure, fut accusée d’être la complice du meurtre de son mari. La réponse de Colette fut intégralement publiée dans le journal du 7 mars 1909: «Une «faible femme» n’a nullement besoin, pour tuer une, deux, trois ou dix personnes, d’un complice effectif. Une femme, toute seule, aura toujours assez de force nerveuse pour tuer, et pour se livrer ensuite, avec un génie enfantin et inégal, à une mise en scène intelligente qui pêchera toujours par plus d’un point. Force nerveuse incalculable, duplicité, fausse légèreté, mépris du risque, inconscience – très relative –, machiavélisme imparfait servi par l’insuffisance des juges et de la police… Voilà ce que je démêle, à peu près, en madame Steinheil.» (extrait)On pourrait s’étonner qu’Henri Clarac ait choisi de truffer son exemplaire d’une lettre antérieure de plusieurs années au recueil, mais ce choix témoigne au contraire d’une lecture très attentive, puisque dans le texte intitulé «À Tours» - reprenant deux articles parus dans Le Matin le 27 et le 28 juin 1912 consacrés à l’affaire Guillotin -, Colette fait un parallèle entre Mme Guillotin, elle-même accusée d’être la complice de son cousin dans le meurtre de son mari, et Mme Steinheil. On notera, d’ailleurs, que le titre du second article initialement publié dans Le Matin était «Que c’est solide une femme!» qui reprend l’idée développée dans la réponse de Colette à l’enquête sur l’affaire Steinheil et que l’on trouvait déjà exprimée dans La Vagabonde (Notice de Frédéric Maget pour le catalogue de la collection Colette des Clarac).
Paris Aux Armes de France 1941 1 vol. Broché in-8, broché, couverture rempliée, non coupé, 200 pp. Édition définitive de "Ces plaisirs..." paru en 1932, ornée d'un beau portrait gravé à l'eau-forte par Jean Cocteau et tiré par Daragnès. Un des 550 exemplaires numérotés sur Arches, tirage de tête.Nouvelle édition de Ces plaisirs… paru en 1932 avec «des modifications et des additions assez importantes pour que la présente édition puisse être considérée comme en partie originale» (avertissement de l’éditeur). Près de dix ans après la publication de Ces plaisirs…, Colette revient sur un texte qui lui tenait à cœur (voir n°36) où elle abordait, sans fards et sans jugements, diverses formes de la sexualité masculine et féminine et notamment l’homosexualité féminine. Elle remanie le portrait de Renée Vivien, développe l’évocation des lesbiennes aristocratiques, ajoute au portrait de «La Chevalière» des détails biographiques, réécrit les dernières pages et peut enfin imposer le titre qu’elle avait toujours souhaité, Le Pur et l’Impur, auquel elle avait dû renoncer en 1932. Son nouvel éditeur semble plus arrangeant et prêt à satisfaire à toutes ses demandes…Il faut dire que c’est une aubaine pour Louis Thomas d’avoir réussi à signer un contrat avec Colette. L’homme est peu fréquentable. Antisémite et collaborateur notoire, il avait activement participé à l’aryanisation des éditions Calmann-Lévy, suite au décret du 18 octobre 1940, et était devenu à partir du mois de mars 1941 le directeur de la célèbre maison d’édition qu’il tente de rebaptiser «Aux armes de France». Finalement écarté de la direction après à peine six mois en fonction, il avait créé sa propre maison d’édition reprenant l’enseigne et obtenant des autorités allemandes de conserver les contrats qu’il avait signés lors de son bref passage à la tête de Calmann-Lévy, au premier rang desquels ceux de Colette.Que savait-elle au juste? Nous l’ignorons. Les frères Ferenczi avaient dû quitter Paris et elle avait cédé aux avances de Fayard. Les éditions «Aux Armes de France» étaient pour elle un nouveau débouché possible pour pallier les départs successifs de ses éditeurs. Elle y publia trois volumes: Mes Cahiers (1941), qui reprend l’essentiel des textes publiés dans les Cahiers Colette en 1935 et 1936, Le Pur et l’Impur, qui est une réédition du texte de 1932 et De ma fenêtre (1942), seul volume de textes inédits, mais dont le dépôt légal ne fut fait qu’en avril 1944 alors que le même texte paraissait en Suisse aux éditions du Milieu du Monde sous un titre un peu différent, Paris, de ma fenêtre. Si l’on excepte ce dernier, dont la parution semble avoir été volontairement retardée, les deux autres sont le résultat de contrats signés alors que Louis Thomas était directeur de Calmann-Lévy et sont des reprises de textes déjà publiés avant-guerre. Ceci, bien sûr, ne dédouane pas entièrement Colette. On pourra tout de même s’étonner de voir paraître sous la direction de Louis Thomas un texte comme Le Pur et l’Impur où était célébrée une liberté de mœurs dont la rhétorique collaborationniste faisait la cause même de la décadence de la France… Celui-ci avait-il seulement lu l’ouvrage? On peut raisonnablement en douter… et en sourire.Très beau portrait de Colette par Jean Cocteau, gravé à l’eau-forte, en frontispice. (Notice de Frédéric Maget pour le catalogue de la collection Colette des Clarac)
Paris Editions du Trianon, coll. "Suppléments à quelques oeuvres célèbres" 1931 1 vol. broché in-12, broché, couverture rempliée, 71 pp. Edition originale illustrée de 4 cuivres hors texte, dont un portrait de Colette en frontispice, et 1 bois gravé de Gérard Cochet. Un des 25 exemplaires de tête numérotés sur Japon impérial enrichis d'une suite des gravures. En belle condition. Colette devait initialement y donner un «Supplément au Traité de l’éducation des filles de Fénelon», en écho sans doute à Mitsou paru en 1919, mais c’est finalement un «Supplément à Don Juan» qu’elle signe et qui constitue le 15e volume de la collection. Outre l’intérêt ancien qu’elle porte au personnage, ce choix est sans doute lié à son nouvel ouvrage, Ces plaisirs…, dont l’écriture est strictement contemporaine. Selon un procédé de recomposition et réécriture qui gouverne toute l’œuvre, Colette fera de son court essai la matière du volume à paraître. Economie bien comprise de la fabrique littéraire: rationnaliser ses efforts et mutualiser les moyens…En écrivant sur don Juan, Colette a conscience de s’attaquer à un mythe que, par ailleurs, elle connaît fort bien. Elle reprend certains motifs traditionnels du personnage (l’obsession du nombre, le narcissisme), en les adaptant à la conception qu'elle s'en fait:« sombre, obstiné, paré de cette misogynie foncière qui plaît tant aux femmes… ». Débarrassé de toute dimension métaphysique, le personnage est également dénué de toute forme de méchanceté. Colette défend l’idée d’un don Juan misogyne et misanthrope. Son originalité réside dans l’interprétation quasi psychologique pour ne pas dire psychanalytique du personnage. Ainsi sa misogynie a pour origine, «l’antipathie d’un sexe pour l’autre (qui) existe en dehors de la névropathie» ou ce qu’elle nomme aussi «l’inimitié originelle». L’homme et la femme sont inégaux dans le plaisir : «Grenier d’abondance de l’homme, la femme se sait à peu près inépuisable ». L’homme est condamné à être «sensuellement exploité» par la femme et don Juan à «une neurasthénie de Danaïde». Colette renverse le lien de domination dans le plaisir et fait de don Juan une victime de son propre mythe. (Notice de Frédéric Maget pour le catalogue de la collection Colette des Clarac)