Par Henri Hoppenot (1891-1977). En avril 1917, il est nommé secrétaire d'ambassade à Rio de Janeiro, où il retrouve Paul Claudel, ambassadeur, et son assistant, Darius Milhaud avec qui l'amitié ira en grandissant.Il a été tiré de ce poème cinquante exemplaires hors commerce numérotés à la main de 1 à 50. Celui-ci N° 30.Rare édition originale. Rio de Janeiro - Septembre 1918. 12 pages. Ce poème est sorti des presses de l'imprimerie Besnard frères à Rio de Janeiro le 1er septembre 1918.Envoi de Henri Hoppenot : A madame Berthe Lemarié, avec mille pensées amicales. Signé Henri Hoppenot.Broché sous couverture illustrée d'une photo de l'éditeur. Pas de rousseur. Très bon état. Format in-4° (28x18).
Le manifeste théâtral de Claudel [Paris, octobre 1912]. 4 p. en 2 f. (205 x 255 mm et 220 x 280 mm), à l'encre noire. Manuscrit autographe du manifeste de mise en scène théâtrale de Claudel. Véritable plaidoyer, rédigé alors qu’il supervise les premières répétitions de L’Annonce faite à Marie, qui doit être représentée en décembre.
Précieux manifeste théâtral de Claudel, qui y développe son esthétisme : « L’acteur est un artiste et non pas un critique. Son but n’est pas de faire comprendre un texte, mais de faire vivre un personnage. Il doit donc tellement se pénétrer de l’esprit et du sentiment du rôle qu’il incarne, que son langage sur la scène n’en paraisse plus que l’expression naturelle. Il ne s’agit pas de détailler et de nuancer et colorier le rôle également et indifféremment, mais de s’attacher dans chaque scène aux sommets d’expression qui commandent tout le reste [...]. Ce qu’il y a de plus important pour moi, après l’émotion, c’est la musique. Une voix agréable articulant nettement et le concert intelligible qu’elle forme avec les autres voix dans le dialogue, sont déjà pour l’esprit un régal presque suffisant, indépendamment même du sens abstrait des mots. La poésie avec son sens subtil des timbres et des accords, ses images et ses mouvements qui vont jusqu’à l’âme, est ce qui permet à la voix humaine de pleinement s’employer et de se déployer. La division en vers que j’ai adoptée, fondée sur les reprises de la respiration et découpant pour ainsi dire la phrase en unités non pas logiques, mais émotives, facilitera à mon avis l’étude de l’acteur... En raison de ce principe musical, je me défie de tout ce qui, dans le débit, serait trop violent, trop saccadé, trop abrupt. Il ne faut pas rompre cette espèce d’enchantement qui unit les personnages les uns aux autres [...]. Le principe du grand art est d’éviter sévèrement ce qui est inutile. Or les évolutions des acteurs qui se promènent continuellement de long en large sur la scène sous prétexte de la remplir, qui se lèvent, qui se retournent, qui s’assoient, sont parfaitement inutiles. Rien ne m’agace comme l’acteur qui essaie de peindre en détail sur sa figure chacune des émotions que le discours de son partenaire lui procure. Qu’il sache rester tranquille et immobile quand il le faut, fût-ce au prix d’une certaine gaucherie dont le spectateur au fond lui saura gré. À chaque moment du drame correspond une attitude, et les gestes ne doivent être que la composition et la décomposition de cette attitude. Ce n’est pas pour le public qu’il faut jouer : il faut que l’acteur soit capable du désintéressement d’un grand artiste et se préoccupe non pas du succès, mais de la meilleure réalisation de l’œuvre d’art à laquelle il doit donner la vie. – Et c’est précisément peut-être dans cette insouciance du public qu’est le meilleur secret de l’atteindre et de l’émouvoir. » La première de la pièce aura lieu le 22 décembre 1912 sur la scène du théâtre de l’Œuvre, lieu d’inspiration symboliste créé par le comédien Lugné-Poe, le poète Camille Mauclair et le peintre Édouard Vuillard. C’est la première fois qu’une œuvre de Claudel est montée, et l’auteur souhaite prendre une part importante à la mise en scène de « sa » pièce, épurant le décor et dirigeant les comédiens vers une diction « musicale » qui fera date. D’abord à distance depuis Francfort où il occupe le poste de consul général et avant son premier séjour à Paris à partir du 10 octobre, bien des questions sont abordées et réglées par courrier, où l’auteur consent à effectuer diverses coupes dans son texte, dirige l’accompagnement musical envisagé et indique surtout quelles qualités il souhaite trouver chez ses futurs interprètes. Les premières répétitions ont lieu en octobre, avec Claudel, qui reste à Paris jusqu’au 28. C’est pendant ce séjour qu’il rédige ce manifeste de mise en scène, qu’il laisse ensuite à la disposition de Lugné-Poe, lequel commence à assurer la promotion de la pièce. Sitôt Claudel reparti en Allemagne, Lugné-Poe consacre le numéro d’octobre du Bulletin de l’Œuvre à la présentation de l’auteur et de sa pièce : « en plus de diverses critiques littéraires, on y trouve une reproduction manuscrite du texte de Claudel, Mes idées sur la manière générale de jouer mes drames [...]. Lorsque Claudel revient à Paris le 3 décembre, il peut alors constater l’évolution du travail mais aussi certainement ses manques car il va consacrer presque toutes ses journées à sa pièce en étant présent aux répétitions. En précisant le travail scénique qu’il avait seulement ébauché avec les acteurs en octobre, le dramaturge éprouve un immense plaisir, ainsi qu’il le confie à Gide : «Vous avouerai-je que ces études scéniques, loin de me rebuter, m’intéressent au contraire extrêmement ? C’est vraiment passionnant de travailler un geste, un ensemble, une attitude et de Voir tout cela s’animer et prendre figure. Je ne sais pas ce que cela donnera pour le public, mais pour moi j’ai déjà de grandes satisfactions » (Alain Beretta, « Claudel et la mise en scène » in Autour de L’Annonce faite à Marie, Presses universitaires de Franche-Comté, 2000). S’il n’y eut que trois représentations (les 20, 22 et 23 décembre 1912), le public d’initiés qui s’y rendit sut s’en faire l’écho. L’Annonce est un succès, qui incitera les jeunes Éditions de la NRF à procéder – pour la première fois depuis leur création en 1911 – à un retirage, qui aura lieu le 13 février 1913 : 2 200 nouveaux exemplaires sortent des presses pour satisfaire la demande après que l’édition originale fut épuisée. Claudel, toujours en poste en Allemagne, se prépare dans le même temps à y monter une nouvelle fois sa pièce, au Centre d’art d’Hellerau, au nord de Dresde.
Paris Gallimard 1961 Sept volumes in-8 brochés, couvertures roses, environ 350 pages par volume. La couverture du deuxième tome est plastifiée, rousseurs éparses, nénmoins bon état de l'ensemble.
Tome 1: "Tête d'or" et les débuts littéraires; Tome 2: Le Rire de Paul Claudel; Tome 3: Correspondance Paul Claudel - Darius Milhaud; Tome 4: Claudel diplomate; Tome 5: Claudel homme de théâtre, correspondance avec Lugné-Poe; Tome 6: Claudel homme de théâtre, correspondances avec Copeau, Dullin, Jouvet; Tome 7: La figure d'Israël. La librairie est ouverte du mardi au samedi de 9h30 à 12h30 et de 13h30 à 19h00. Commandes par courriel ou téléphone. Envoi rapide, emballage soigné.
Gallimard, 1951, in-8 br., 270 p., préface et notes par Robert Mallet, 2 portraits pleine page photographies représentant André Suarès et Paul Claudel, exemplaire non coupé, sous couverture plastifiée, bon état.
"La correspondance qu'André Suarès et Paul Claudel ont échangée pendant plus de trente années a pour thème essentiel la recherche de la foi. Paul Claudel, ému par la spiritualité inquiète d'André Suarès, entreprend à distance une conversion parallèle à celle qu'il tente alors auprès d'André Gide et de Jacques Rivière. À l'inverse d'André Gide qui n'a rien fait pour stimuler le zèle missionnaire de Paul Claudel et ne s'est jamais employé qu'à le détourner de lui, André Suarès, comme Jacques Rivière, a demandé conseil et appui à son correspondant catholique. Quand il sent que son attitude hésitante prolongée décourage Paul Claudel, il va même jusqu'à lui reprocher de n'être pas assez persévérant dans le prêche. Mais finalement Paul Claudel renoncera à faire le siège d'une âme qui a plus besoin de l'amour de la foi que de la foi elle-même. La conversation est toujours animée, elle prend parfois le ton d'une controverse très vive où les arguments fusent de part et d'autre avec une sincérité qui ne peut laisser insensible. Rarement pages ont, avec une telle luminosité, mis en évidence le conflit traditionnel entre la Religion et l'Art, entre l'humilité du croyant vis-à-vis de son Créateur et l'orgueil de l'artiste créateur devant son œuvre. Le dialogue où se rejoignent puis s'opposent André Suarès et Paul Claudel fait partie des témoignages spirituels les plus importants de la première moitié du XXe siècle. Il doit immanquablement prendre place dans une bibliothèque à côté de la Correspondance de Paul Claudel avec André Gide dont il est en quelque sorte le complément".
Envoi à sa fille Paris, Gallimard, (25 avril) 1936. 1 vol. (110 x 190 mm) de 122 p. et [3] f. Broché. Edition originale. Un des exemplaires imprimés du service de presse (pas de grands papiers). Envoi signé : « a Chouchette et Roger, Paul Claudel ».
L'exemplaire est offert par Paul Claudel à sa fille aînée Marie « Chouchette » Claudel (1907-1981) et à son gendre Roger Méquillet (1899-1976), directeur des Grands Moulins de Paris. Née à Tien-Tsin, en Chine, alors que Claudel y était consul général de France, Marie Claudel épousa Roger Méquillet en 1928. Le faire-part du mariage, publié dans Meridiano letterario (n° 36, 2 septembre 1928), notait avec humour qu'il s'agissait là « d'une bien jolie manière pour un meunier d'entrer dans la littérature française ». À partir des années 1930, Claudel entretint avec sa fille et son gendre une correspondance nourrie, notamment lorsqu'il occupait le poste d'ambassadeur de France en Belgique. Ces lettres témoignent de l'affection qu'il porte au couple et à leurs enfants - ses petits-fils - dont il demande régulièrement des nouvelles et qu'il aime réunir dans son château de Brangues, en Isère, acquis en 1927. Deux ans plus tôt, en 1934, il avait déjà offert au couple à Chouchette et Roger sa toute première oeuvre, depuis Brangues, accompagnée de cet envoi touchant : « à Chouchette et Roger - quand leur vieux père était jeune ! P. Claudel, Brangues, le 21 juin 1934 ». Nicolas Ducimetière, Mélanges tirés… Familles, je vous hai....me !, 2016, en ligne.
Paris, NRF Gallimard, 1951 ; in-12, 218 pp., br. Edition augmentée d'une variante pour la scène de l'acte IV.
Edition augmentée d'une variante pour la scène de l'acte IV.
S.l., Gallimard, (1989). Un fort vol. au format gd in-8 (238 x 173 mm) de 383 pp. Reliure d'édition de pleine percaline, sous jaquette illustrée par la photographie.
L'exemplaire s'agrémente de planches photographiques. Depuis quelques années, le souvenir de Camille Claudel surgit d'un injuste oubli. Figure hors du commun, destin tourmenté, artiste singulièrement douée, amante déchirée, rien d'étonnant à ce que notre époque, avide de mythes cruels et de symboles salvateurs, la découvre et l'utilise. Il était temps que le romanesque fasse place à la vérité historique. Ce n'est pas le moindre mérite de Reine-Marie Paris que de s'être assigné comme règle la rigueur et la seule référence aux faits. L'ouvrage s'appuie sur des documents incontestables et issus, notamment, des archives de la famille Claudel. Historique, le récit n'est pas pour autant austère. La clarté du style, l'enthousiasme envers le personnage entraînent le lecteur au rythme du destin pathétique de Camille Claudel. Mais l'enthousiasme non déguisé de Reine-Marie Paris n'est pas passion aveugle et elle ne dissimule point les emportements, les excès et les délires d'une personnalité que la folie a accablée. Les interprétations les plus fantaisistes ont été données de sa fin pitoyable et de ses causes. Grâce à Reine-Marie Paris qui a pu obtenir l'accès au dossier médical, un diagnostic lucide et rationnel en a été établi. C'est l'oeuvre du professeur François Lhermitte et du docteur Jean-François Allilaire qui ont apporté à cet ouvrage leur contribution éminente. Il eût été artificiel de détacher Camille Claudel de l'oeuvre de Paul Claudel, son frère et son double génial. Bernard Howells, universitaire britannique épris de psychanalyse littéraire, a dressé en complément à l'ouvrage un impressionnant portrait intérieur du sculpteur dans l'oeuvre de son frère. Reine-Marie Paris a couronné ses études universitaires par un essai remarqué sur Camille Claudel dont ce livre constitue le développement. Il est le fruit de plusieurs années de recherches.'' Quelques piqûres concentrées sur la tranche supérieure. Du reste, très belle condition.
Édition originalerare tirée à 202 exemplaires. Un des 130 sur alfa mousse des Papeteries Navarre, et des 30 d'auteur, hors commerce (N°H.C.133).Une inscription manuscrite sur le papier de soie de protection "Édition originale mise au pilori (à l'exception d'un nombre infimes d'exemplaires)"Paris, Gallimard NRF - 1940.Broché sous couverture imprimée en rouge et noir. Chemise avec étiquette de titre, et étui cartonnés. Pas de rousseur. Parfait état. Format in-12°(19x12).
Traduit librement.Édition originale. Paris, Editions du Seuil "Le Buisson Ardent" 1945.Un des 110 exemplaires de tête sur Vergé filigrané des Papeteries d'Arches, numérotés en chiffres romains, celui-ci n° XXIII.Broché sous couverture imprimé. Pas de rousseur. Très bon état. Format in-12° (16x13).
Édition originaletirée à 235 exemplaires. Celui-ci n°149, un des 200 sur papier vélin d'Arches.Paris, Egloff 1945.Pages volantes sous couverture rempliée. Pas de rousseur. Parfait état. Format in-4° (28x23).
Rare édition originale. Paris, nrf Gallimard 1940. Collection catholique dirigée par André David. Exemplaire du service de presse.Broché sous couverture imprimée. Chemise et étui à décor. Pas de rousseur. Très bon état. Format in-8° (20x12).
Un des 34 exemplaires de tête sur vélin pur fil Lafuma Navarre, n°XXVII.Édition originale. Paris, Gallimard 1945.Broché sous couverture imprimée en noir et rouge, non coupé. Pas de rousseur. Parfait état. Format in-12° (19x12).
Paris, Nrf bibliothèque de la pleiade, 1956 ; in-12, 1168 pp., cartonnage de l'éditeur avec sa jaquette et son rhodoide. Très bon état avec sa jaquette et son étui gris.
Très bon état avec sa jaquette et son étui gris.
Paris, Dunod, éditeur, librairie des corps des ponts et chaussées et des mines., 1877 ; in-8, 1857 pp., demi marocain vert à caissons. Les 2 volumes. Neuvième édition, revue et considérablement augmentée, rousseurs usuels.
Neuvième édition, revue et considérablement augmentée, rousseurs usuels.
Bibliothèque Jacques Doucet, Paris, 29 novembre- 23 décembre 1965, in-4 (27x18,5cm), 66pp.,broché, couverture rempliée.
Préface de François MAURIAC. Manuscrits, inédits, éditions originales, oeuvres de Camille CLAUDEL. Texte inédit de CLAUDEL: "Tao Teh King", reproduction d'un portrait de Claudel vers l'âge de vingt ans (pastel de Camille Claudel), reproduction de pages manuscrites autographes de Claudel. Catalogue rédigé par François CHAPON. Bel exemplaire.
Paris, Mercure de France, 1959 ; grand in-12, 320 pp., br. Bon état bruni.
Bon état bruni.
S.l., Gerard louis editeur , 1992 ; in-8, 197 pp., br.
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Paris, Stock, 2006 ; in-8, 184 pp., br. Très bon état.
Très bon état.
Paris, Stock, 2017 ; in-8, 129 pp., br. Avec jaquette - broché neuf.
Avec jaquette - broché neuf.
Paris, Nrf bibliothèque de la pleiade, 1956 ; in-12, 1388 pp., cartonnage de l'éditeur. Bon état avec sa jaquette, son rhodoid et son étui gris -tampons texte établi par Jacques Madaule -.
Bon état avec sa jaquette, son rhodoid et son étui gris -tampons texte établi par Jacques Madaule -.
Paris, Gallimard, 1949 ; in-12, 220 pp., br. Broché bon état.
Broché bon état.