Gallimard, collection Art et artistes, 2005. In-8 broché, couverture photographique à rabats. A l'état de neuf. Illustrations in-texte en noir.
"Naguère inconnue du grand public, mal connue des historiens de l'art, Camille Claudel (1864-1943) est redécouverte dans les années 80, et son œuvre est réhabilité. Son destin - sœur du poète Paul Claudel, élève et maîtresse d'Auguste Rodin, enfermée durant trente ans à l'asile psychiatrique - émeut un large public, et fait d'elle un personnage emblématique du féminisme. Des extraits de lettres de l'artiste à son frère, à sa mère, à Rodin ont d'ailleurs beaucoup été utilisés dans des livres, catalogues, émissions de télévision et long métrage.Ces dernières années, ont été publiés d'autres ensembles de correspondances, ainsi que les lettres - soit écrites par Camille Claudel et non expédiées, soit reçues et non transmises à l'artiste - conservées avec les divers dossiers médicaux des hôpitaux de Ville-Évrard et de Montdevergues. Cependant, ces correspondances, partielles et parfois mal transcrites, sont le véhicule de contresens, d'erreurs de datation des œuvres, bien gênants pour les historiens. Une édition, réunissant l'ensemble des lettres, aujourd'hui accessibles, confrontant pour chacune les diverses transcriptions aux originaux, justifiant les datations proposées pour les documents non datés et éclairant par des notes le contenu de ceux-ci, s'est donc imposée comme nécessaire. Cet ensemble de correspondances fournit un outil de travail aux chercheurs, mais veut offrir aussi à un plus vaste public une approche à la fois objective et subjective de la vie de Camille Claudel."
1945 Paris, Gallimard, 1945. Grand in-4 (280 X 215 mm) broché à la japonaise avec coutures apparentes de fil rouge. Ex-libris « Edmé Hermitte » gravé en sépia, contrecollé au premier feuillet blanc.
ÉDITION ORIGINALE de ce recueil de poèmes, la plupart avec la traduction en anglais. Elle est illustrée de 30 ILLUSTRATIONS en couleurs du peintre japonais HARADA RIHAKOU (1890-1954). UN des 75 EXEMPLAIRES du tirage de tête numérotés sur vélin Lafuma. ENVOI AUTOGRAPHE SIGNÉ de l'auteur sur le second feuillet blanc : « à M. Edmé Hermitte / avec les meilleurs compliments de P. Claudel / Brangues, le 29 octobre 1945 ». Edmé-Pierre HERMITTE (1904-1983), directeur de banque, rencontra Paul Claudel et gagna sa sympathie puis son amitié. BEL EXEMPLAIRE, en PARFAIT ÉTAT. FINE COPY. PICTURES AND MORE DETAILS ON REQUEST.
Flammarion, 2008. In-12, cartonnage décoré. A l'état de neuf. Illustrations en noir.
"Laissez ce livre vous guider sur les traces de Camille Claudel et c'est toute une vie, une œuvre, une géographie intime de l'artiste qui se déploieront sous vos yeux, qui se matérialiseront sous vos pas."
1928 Paris, Gallimard, 1928-29. Quatre volumes in-quarto (203 X 264 mm) brochés, couverture rempliée papier doré gaufré et illustré d'un semé de paons dans un décor floral, étui de l'éditeur. Tome I : 132 pages, (1) f. - Tome II : 118 pages, (1) f. - Tome III : 153 pages, (1) page - Tome IV : 171 pages, (1) page, (1) f.. Quelques rousseurs, la plupart du temps dans les barbes ou dans les marges, plus marquées aux premiers feuillets des tomes I et IV, petit accroc dans la marge inférieure de la page 163/164 du tome IV.
ÉDITION ORIGINALE. Elle est illustrée de quatre frontispices lithographiés, tirés en noir sur fond or, du peintre José Maria SERT, dédicataire de l'œuvre. Tirage limité à 331 EXEMPLAIRES, celui-ci UN des 275 numérotés sur PUR FIL (n°41). Cette édition en quatre tomes offre la version intégrale de LA PLUS GRANDE RÉUSSITE THÉÂTRALE de Paul Claudel. Commencée en 1919, achevée en 1924, cette pièce surplombe l'oeuvre dramatique de Claudel. Il s'agit, selon l'une de ses formules aux variantes multiples, d'un «énorme drame, mélange incongru de bouffonnerie, de passion et de mysticité ». La pièce fut créée en 1943 à la Comédie-Française par Jean-Louis Barrault, dans une version considérablement abrégée. Antoine Vitez poussera, lui, l'audace jusqu'à faire tenir l'intégrale en une seule représentation. ("En français dans le texte", n° 337). SÉDUISANT EXEMPLAIRE conservé dans son étui décoré d'origine ; les fragiles couvertures sont en TRÈS BEL ÉTAT, condition RARE. FINE COPY. PICTURES AND MORE DETAILS ON REQUEST.
Collectif - Paul Claudel, Sylvain Pitt, Paul Budry, Charles-Albert Cingria, Maurice Baud, Constant Polier, Alexandre Cingria, Ernest Ansermet:
Reference : 5445
(1915)
A Lausanne, chez Tarin, Cahiers Vaudois, 2e cahier de la 2e série, 1915. In-8 broché, couverture décorée. Numéro du cahier manuscrit au dos.
Edition originale au tirage limité à 510 exemplaires numérotés, celui-ci un des 500 sur vergé anglais (227). 2 textes de ClaudeL: La vierge à midi / Sainte Cécile, 2 de Pitt: A propos de deux pèlerins secrets et fidèles tels les garde, les cache, et me les a racontés un chapiteau de Saint-Pierre de Genève / Reims, 1 texte de Budry: Louange de Collombey et enfin un de Cingria: Essai de profession de foi d'un embusqué savoyard. Joint Le Petit cahier, avec des textes de Maurice Baud, Constant Polier, Alexandre Cingria et Ernest Ansermet.
[Claudel Camille] Reine-Marie Paris, Arnaud de la Chapelle:
Reference : 22286
(1990)
Adam Biro / ARHIS, 1990. Grand in-4, pleine toile titre or, jaquette photographique, étui de carton muet. En parfaite condition.
Presses de la Renaissance, 1984. Fort volume in-8 broché, couverture imprimée. Petite déchirure sans manque au premier plat, infimes frottements en bords. Illustré de quelques hors-texte en noir.
Un destin tragique hors du commun. . .
Collectif - Léon-Paul Fargue, Claude Roger-Marx, Gaston Bachelard, Marcel Aymé, Paul Claudel et al.:
Reference : 13958
(1946)
Lausanne, A. Held, 1946. Grand in-4 broché, couverture illustrée par Tal Coat. Abondamment illustré, entre autres de nombreuses et parfois fort belles pages publicitaires. Légères traces de plis au premier plat, dos (muet) frotté avec petits manques. Lettrines dessinées spécialement pour ce numéro par Ernest Pizzotti.
Au sommaire de ce numéro: Gourmets et gourmands - Les femmes et la gastronomie - Chefs et cordons bleus - Les plaisirs de la table au XVIIe siècle - La table et les peintres - Un dîner chez Monsieur de Talleyrand - Les lois de la table (poème de Panard) - Conseils à une maîtresse de maison de 1830 sur le service à table - Petit calendrier gourmand pour les mois de lumière - Un soir en Bourgogne - Le vin et la vigne des alchimistes - Le vin de Paris - L'agneau mystique.
Paris, Mercure de France, 1947. Grand in-8 broché, couverture décorée, très légèrement insolée.
1954 Paris, Gallimard, 1954. In-12 (180 X 122 mm) toile blanche de l'éditeur décorée en deux couleurs, rhodoïd ; 444 pages, (2) ff. Petite tache brune en tête du dos, infimes pointes de rousseurs au cartonnage.
ÉDITION avec le texte intégral. UN des 3140 EXEMPLAIRES numérotés et conservés dans le BEAU CARTONNAGE à décor irradiant réalisé d'après la maquette de Paul BONET. (Huret, 137). SÉDUISANT EXEMPLAIRE, en BON ÉTAT. GOOD COPY. PICTURES AND MORE DETAILS ON REQUEST.
Genève, Editions d'Art Albert Skira, 1946. In-folio (35,5 x 27 cm.), couverture rempliée imprimée en deux tons. Inscription sur garde pour le reste en très belle condition. Illustré de splendides photographies en noir d'Hélène Hoppenot, tirées en héliogravure.
Majestueux (on ne trouve pas d'autre mot).
Genève, Editions d'Art Albert Skira, 1946. In-folio (35,5 x 27 cm.), couverture rempliée imprimée en deux tons. Petites rousseurs à la couverture. Illustré de splendides photographies en noir d'Hélène Hoppenot, tirées en héliogravure.
Majestueux (on ne trouve pas d'autre mot).
Genève, éditions S.A.R.I., collection Trésors du livre, 1952. In-8, pleine toile avec titre et décor dorés, frontispice de la collection par William Bordigoni. Illustré de hors-textes en noir.
Collectif - Saint-Jean de La Croix, Paul Claudel, Louis Aragon, Pierre Jean Jouve, Pierre Emmanuel, Raymonde Vincent, Alain Borne, Georges Haldas, Jean Wahl, Raymond Michaud:
Reference : 18609
(1942)
Neuchâtel, La Baconnière, collection Les Cahiers du Rhône - série bleue, 1942. In-8 broché, couverture décorée à rabats, très légèrement défraîchie. Fac-similé autographe en frontispice.
Mermod, collection Le bouquet, 1946. In-12 broché, couverture décorée rempliée. Orné de reproductions de bois coloriés chinois du XVIIe siècle.
Tirage limité à 3000 exemplaires numérotés, le nôtre numéro 2326.
[Ramuz] Paul Claudel, André Gide, Georges Anex, Ernest Ansermet, Jean Cocteau et al.:
Reference : 510
(1947)
Lausanne, Zofingue, 1947. In-8 broché, couverture décorée (menus défauts).
Illustré de photographies hors-texte, de bois de Bischoff et d'un dessin d'Auberjonois.
Le manifeste théâtral de Claudel [Paris, octobre 1912]. 4 p. en 2 f. (205 x 255 mm et 220 x 280 mm), à l'encre noire. Manuscrit autographe du manifeste de mise en scène théâtrale de Claudel. Véritable plaidoyer, rédigé alors qu’il supervise les premières répétitions de L’Annonce faite à Marie, qui doit être représentée en décembre.
Précieux manifeste théâtral de Claudel, qui y développe son esthétisme : « L’acteur est un artiste et non pas un critique. Son but n’est pas de faire comprendre un texte, mais de faire vivre un personnage. Il doit donc tellement se pénétrer de l’esprit et du sentiment du rôle qu’il incarne, que son langage sur la scène n’en paraisse plus que l’expression naturelle. Il ne s’agit pas de détailler et de nuancer et colorier le rôle également et indifféremment, mais de s’attacher dans chaque scène aux sommets d’expression qui commandent tout le reste [...]. Ce qu’il y a de plus important pour moi, après l’émotion, c’est la musique. Une voix agréable articulant nettement et le concert intelligible qu’elle forme avec les autres voix dans le dialogue, sont déjà pour l’esprit un régal presque suffisant, indépendamment même du sens abstrait des mots. La poésie avec son sens subtil des timbres et des accords, ses images et ses mouvements qui vont jusqu’à l’âme, est ce qui permet à la voix humaine de pleinement s’employer et de se déployer. La division en vers que j’ai adoptée, fondée sur les reprises de la respiration et découpant pour ainsi dire la phrase en unités non pas logiques, mais émotives, facilitera à mon avis l’étude de l’acteur... En raison de ce principe musical, je me défie de tout ce qui, dans le débit, serait trop violent, trop saccadé, trop abrupt. Il ne faut pas rompre cette espèce d’enchantement qui unit les personnages les uns aux autres [...]. Le principe du grand art est d’éviter sévèrement ce qui est inutile. Or les évolutions des acteurs qui se promènent continuellement de long en large sur la scène sous prétexte de la remplir, qui se lèvent, qui se retournent, qui s’assoient, sont parfaitement inutiles. Rien ne m’agace comme l’acteur qui essaie de peindre en détail sur sa figure chacune des émotions que le discours de son partenaire lui procure. Qu’il sache rester tranquille et immobile quand il le faut, fût-ce au prix d’une certaine gaucherie dont le spectateur au fond lui saura gré. À chaque moment du drame correspond une attitude, et les gestes ne doivent être que la composition et la décomposition de cette attitude. Ce n’est pas pour le public qu’il faut jouer : il faut que l’acteur soit capable du désintéressement d’un grand artiste et se préoccupe non pas du succès, mais de la meilleure réalisation de l’œuvre d’art à laquelle il doit donner la vie. – Et c’est précisément peut-être dans cette insouciance du public qu’est le meilleur secret de l’atteindre et de l’émouvoir. » La première de la pièce aura lieu le 22 décembre 1912 sur la scène du théâtre de l’Œuvre, lieu d’inspiration symboliste créé par le comédien Lugné-Poe, le poète Camille Mauclair et le peintre Édouard Vuillard. C’est la première fois qu’une œuvre de Claudel est montée, et l’auteur souhaite prendre une part importante à la mise en scène de « sa » pièce, épurant le décor et dirigeant les comédiens vers une diction « musicale » qui fera date. D’abord à distance depuis Francfort où il occupe le poste de consul général et avant son premier séjour à Paris à partir du 10 octobre, bien des questions sont abordées et réglées par courrier, où l’auteur consent à effectuer diverses coupes dans son texte, dirige l’accompagnement musical envisagé et indique surtout quelles qualités il souhaite trouver chez ses futurs interprètes. Les premières répétitions ont lieu en octobre, avec Claudel, qui reste à Paris jusqu’au 28. C’est pendant ce séjour qu’il rédige ce manifeste de mise en scène, qu’il laisse ensuite à la disposition de Lugné-Poe, lequel commence à assurer la promotion de la pièce. Sitôt Claudel reparti en Allemagne, Lugné-Poe consacre le numéro d’octobre du Bulletin de l’Œuvre à la présentation de l’auteur et de sa pièce : « en plus de diverses critiques littéraires, on y trouve une reproduction manuscrite du texte de Claudel, Mes idées sur la manière générale de jouer mes drames [...]. Lorsque Claudel revient à Paris le 3 décembre, il peut alors constater l’évolution du travail mais aussi certainement ses manques car il va consacrer presque toutes ses journées à sa pièce en étant présent aux répétitions. En précisant le travail scénique qu’il avait seulement ébauché avec les acteurs en octobre, le dramaturge éprouve un immense plaisir, ainsi qu’il le confie à Gide : «Vous avouerai-je que ces études scéniques, loin de me rebuter, m’intéressent au contraire extrêmement ? C’est vraiment passionnant de travailler un geste, un ensemble, une attitude et de Voir tout cela s’animer et prendre figure. Je ne sais pas ce que cela donnera pour le public, mais pour moi j’ai déjà de grandes satisfactions » (Alain Beretta, « Claudel et la mise en scène » in Autour de L’Annonce faite à Marie, Presses universitaires de Franche-Comté, 2000). S’il n’y eut que trois représentations (les 20, 22 et 23 décembre 1912), le public d’initiés qui s’y rendit sut s’en faire l’écho. L’Annonce est un succès, qui incitera les jeunes Éditions de la NRF à procéder – pour la première fois depuis leur création en 1911 – à un retirage, qui aura lieu le 13 février 1913 : 2 200 nouveaux exemplaires sortent des presses pour satisfaire la demande après que l’édition originale fut épuisée. Claudel, toujours en poste en Allemagne, se prépare dans le même temps à y monter une nouvelle fois sa pièce, au Centre d’art d’Hellerau, au nord de Dresde.
Paris Gallimard 1961 Sept volumes in-8 brochés, couvertures roses, environ 350 pages par volume. La couverture du deuxième tome est plastifiée, rousseurs éparses, nénmoins bon état de l'ensemble.
Tome 1: "Tête d'or" et les débuts littéraires; Tome 2: Le Rire de Paul Claudel; Tome 3: Correspondance Paul Claudel - Darius Milhaud; Tome 4: Claudel diplomate; Tome 5: Claudel homme de théâtre, correspondance avec Lugné-Poe; Tome 6: Claudel homme de théâtre, correspondances avec Copeau, Dullin, Jouvet; Tome 7: La figure d'Israël. La librairie est ouverte du mardi au samedi de 9h30 à 12h30 et de 13h30 à 19h00. Commandes par courriel ou téléphone. Envoi rapide, emballage soigné.
Gallimard, 1951, in-8 br., 270 p., préface et notes par Robert Mallet, 2 portraits pleine page photographies représentant André Suarès et Paul Claudel, exemplaire non coupé, sous couverture plastifiée, bon état.
"La correspondance qu'André Suarès et Paul Claudel ont échangée pendant plus de trente années a pour thème essentiel la recherche de la foi. Paul Claudel, ému par la spiritualité inquiète d'André Suarès, entreprend à distance une conversion parallèle à celle qu'il tente alors auprès d'André Gide et de Jacques Rivière. À l'inverse d'André Gide qui n'a rien fait pour stimuler le zèle missionnaire de Paul Claudel et ne s'est jamais employé qu'à le détourner de lui, André Suarès, comme Jacques Rivière, a demandé conseil et appui à son correspondant catholique. Quand il sent que son attitude hésitante prolongée décourage Paul Claudel, il va même jusqu'à lui reprocher de n'être pas assez persévérant dans le prêche. Mais finalement Paul Claudel renoncera à faire le siège d'une âme qui a plus besoin de l'amour de la foi que de la foi elle-même. La conversation est toujours animée, elle prend parfois le ton d'une controverse très vive où les arguments fusent de part et d'autre avec une sincérité qui ne peut laisser insensible. Rarement pages ont, avec une telle luminosité, mis en évidence le conflit traditionnel entre la Religion et l'Art, entre l'humilité du croyant vis-à-vis de son Créateur et l'orgueil de l'artiste créateur devant son œuvre. Le dialogue où se rejoignent puis s'opposent André Suarès et Paul Claudel fait partie des témoignages spirituels les plus importants de la première moitié du XXe siècle. Il doit immanquablement prendre place dans une bibliothèque à côté de la Correspondance de Paul Claudel avec André Gide dont il est en quelque sorte le complément".
Envoi à sa fille Paris, Gallimard, (25 avril) 1936. 1 vol. (110 x 190 mm) de 122 p. et [3] f. Broché. Edition originale. Un des exemplaires imprimés du service de presse (pas de grands papiers). Envoi signé : « a Chouchette et Roger, Paul Claudel ».
L'exemplaire est offert par Paul Claudel à sa fille aînée Marie « Chouchette » Claudel (1907-1981) et à son gendre Roger Méquillet (1899-1976), directeur des Grands Moulins de Paris. Née à Tien-Tsin, en Chine, alors que Claudel y était consul général de France, Marie Claudel épousa Roger Méquillet en 1928. Le faire-part du mariage, publié dans Meridiano letterario (n° 36, 2 septembre 1928), notait avec humour qu'il s'agissait là « d'une bien jolie manière pour un meunier d'entrer dans la littérature française ». À partir des années 1930, Claudel entretint avec sa fille et son gendre une correspondance nourrie, notamment lorsqu'il occupait le poste d'ambassadeur de France en Belgique. Ces lettres témoignent de l'affection qu'il porte au couple et à leurs enfants - ses petits-fils - dont il demande régulièrement des nouvelles et qu'il aime réunir dans son château de Brangues, en Isère, acquis en 1927. Deux ans plus tôt, en 1934, il avait déjà offert au couple à Chouchette et Roger sa toute première oeuvre, depuis Brangues, accompagnée de cet envoi touchant : « à Chouchette et Roger - quand leur vieux père était jeune ! P. Claudel, Brangues, le 21 juin 1934 ». Nicolas Ducimetière, Mélanges tirés… Familles, je vous hai....me !, 2016, en ligne.
S.l., Gallimard, (1989). Un fort vol. au format gd in-8 (238 x 173 mm) de 383 pp. Reliure d'édition de pleine percaline, sous jaquette illustrée par la photographie.
L'exemplaire s'agrémente de planches photographiques. Depuis quelques années, le souvenir de Camille Claudel surgit d'un injuste oubli. Figure hors du commun, destin tourmenté, artiste singulièrement douée, amante déchirée, rien d'étonnant à ce que notre époque, avide de mythes cruels et de symboles salvateurs, la découvre et l'utilise. Il était temps que le romanesque fasse place à la vérité historique. Ce n'est pas le moindre mérite de Reine-Marie Paris que de s'être assigné comme règle la rigueur et la seule référence aux faits. L'ouvrage s'appuie sur des documents incontestables et issus, notamment, des archives de la famille Claudel. Historique, le récit n'est pas pour autant austère. La clarté du style, l'enthousiasme envers le personnage entraînent le lecteur au rythme du destin pathétique de Camille Claudel. Mais l'enthousiasme non déguisé de Reine-Marie Paris n'est pas passion aveugle et elle ne dissimule point les emportements, les excès et les délires d'une personnalité que la folie a accablée. Les interprétations les plus fantaisistes ont été données de sa fin pitoyable et de ses causes. Grâce à Reine-Marie Paris qui a pu obtenir l'accès au dossier médical, un diagnostic lucide et rationnel en a été établi. C'est l'oeuvre du professeur François Lhermitte et du docteur Jean-François Allilaire qui ont apporté à cet ouvrage leur contribution éminente. Il eût été artificiel de détacher Camille Claudel de l'oeuvre de Paul Claudel, son frère et son double génial. Bernard Howells, universitaire britannique épris de psychanalyse littéraire, a dressé en complément à l'ouvrage un impressionnant portrait intérieur du sculpteur dans l'oeuvre de son frère. Reine-Marie Paris a couronné ses études universitaires par un essai remarqué sur Camille Claudel dont ce livre constitue le développement. Il est le fruit de plusieurs années de recherches.'' Quelques piqûres concentrées sur la tranche supérieure. Du reste, très belle condition.
Bibliothèque Jacques Doucet, Paris, 29 novembre- 23 décembre 1965, in-4 (27x18,5cm), 66pp.,broché, couverture rempliée.
Préface de François MAURIAC. Manuscrits, inédits, éditions originales, oeuvres de Camille CLAUDEL. Texte inédit de CLAUDEL: "Tao Teh King", reproduction d'un portrait de Claudel vers l'âge de vingt ans (pastel de Camille Claudel), reproduction de pages manuscrites autographes de Claudel. Catalogue rédigé par François CHAPON. Bel exemplaire.
Paul Claudel - Oeuvres Complètes, Tome 16 - EO 1/50 sur vélin d'Arches - 1959 Auteur : Paul Claudel Titre : Œuvres complètes, Tomes 15 (Positions et Propositions) et 16 (Conversations dans le Loir-et-Cher, Contacts et Circonstances) Édition : Librairie Gallimard (nrf), Paris, 1959 Tirage : Tome 15 : n 1473, l'un des 1000 exemplaires sur vergé des papeteries Navarre de Voiron. ; Tome 16 : Exemplaire n 27, un des 50 exemplaires numérotés de 1 à 50 sur vélin d'Arches (tirage de tête) Illustrations : Tome 15 : Photographie de Paul Claudel en 1923, 1, N&B. ; Tome 16 : Camille Claudel (buste de l'auteur à 30 ans reproduit en frontispice), 1, N&B Reliure : Volumes brochés sous couverture imprimée. Exemplaires tel que paru, avec leurs marges non coupées et non rognées. Dimensions : 14,6 x 22,8 cm État : Complet, bel état de conservation. Tome 15 très frais. Pour le tome 16, il y a quelques traces sur la page du titre et une présence d'une trace d'ombrage due à une coupure de journal. Voir photos pour plus de détails. Nombre de pages : Tome 15 : 326 pages ; Tome 16 : 444 pages
Broche tres bon etat . Interieur tres propre. Legers plis dos . 1966. 426 pages. Paul Claudel. Au milieu des vitraux de l'Apocalypse : Dialogues et lettres accompagnées d'une glose. Édition établie par Pierre Claudel et Jacques Petit .
Merci de nous contacter à l'avance si vous souhaitez consulter une référence dans notre boutique à Authon-du-Perche.
Paris Bibliothèque Jacques Doucet 1965 1 vol. Broché gr. in-8, broché, couverture à rabats, 66 pp., portrait-frontispice contrecollé d'après Camille Claudel, fac-similés et 125 numéros décrits. Un des quelques exemplaires du tirage de tête sur Arches, entièrement hors commerce, offert à Georges Spyridaki avec ex-dono de François Chapon sur une carte de visite jointe.S'il confesse qu'il a voué à Claudel une admiration à éclipses, Mauriac se déclare toujours touché par Vers d'exil, où le poète «fou de désir et de solitude, se débat». Dans ce « tête à tête avec Dieu», il reste fidèle à une forme assez classique: alexandrins, strophes régulières, survivance du sonnet. Il «n'aura renoncé à rien mais aura préféré Dieu à tout». Mauriac se demande toutefois comment son coreligionnaire, s'il avait vécu, aurait accueilli le concile Vatican II, qui a répudié un certain triomphalisme, dont les Grandes Odes étaient joyeusement pénétrées. Quand Sartre a proclamé que «Dieu est mort, même dans le cœur du croyant», il est réconfortant de savoir que Claudel «continue de nous attester que Dieu est vivant».