1925 Paris, Plon, 1925, in 8 carré br. de (6)-XX-212-(6) pp., couvert. illustr. et rempliée, bel ex. non coupé.
Éd. orig. tirée à 600 ex. num., celui-ci est l'un des 500 ex. sur Arches à la cuve. 5 héliogravures sous serpentes légendées, et 4 fac-similés de lettres autographes.
1838 Paris, Delloye, Leipzig, Brockhaus et Avenarius, 1838, 2 tomes en 2 vol. in-8 de (4)-III-(1)-488 pp. ; (4)-476-(4) pp. de catalogue de l'éditeur H.-L. Delloye, rel. d'ép. demi-maroquin grain lisse bleu-nuit, dos ornés de fleurons et double-filets dorés, bel ex.
Ed. orig. avec mention de 2e édition sur les pages de titre, probablement fictive, comme il était de coutume chez les éditeurs au XIXe, pour accélérer les ventes. (Vicaire, T. II, 288), (Talvart, III, p. 15). Les dernières pages du second tome contiennent la liste des actionnaires de la "Société pour l'acquisition des mémoires et oeuvres inédites de M. de Chateaubriand" (ainsi que le catalogue de l'éditeur Delloye). Texte dont l'importance a fini par apparaître car c'est une partie non négligeable des "Mémoires d'Outre-tombe" (cf Clouzot). "Ouvrage de politique étrangère relatant l'activité de Chateaubriand quand, étant en 1823 ministre des Affaires Etrangères, il conçut le projet romantique d'établir des monarchies bourboniennes dans les nouveaux états de l'Amérique du Sud." (Escoffier, 1305).
1801 Paris, Migneret, ancienne librairie de Dupont, An IX (1801), in 16 de XXIV-207 pp., rel. d'ép. plein veau brun raciné, dos lisse orné de roulettes, grecques et petits fleurons romantiques dorés, bel ex.
3e édition en partie originale du premier grand succès littéraire de l'auteur, et d'une grande rareté. Publié un mois après la première, elle porte déjà une partie des changements opérés par l'auteur dans son texte de 1805. Cependant le fameux passage singulier de la page 101, reproduit par Vicaire, figure exactement comme dans la première édition. D'autre part, outre la lettre insérée avant la Préface, reproduite par Carteret, cette édition contient après le titre un très curieux avis sur cette troisième édition dans lequel Chateaubriand se plaint de la grossière censure que "la vogue de cette anecdote indienne" a inspirée à l'envie. Il y dénonce aussi les trois contrefaçons imprimées à (Paris), à Nancy et à Strasbourg, et prie qu'on veuille bien acheter son petit ouvrage chez Migneret... Ce document ruine la légende (accréditée encore par Vicaire) selon laquelle toutes les éditions antérieures à celle de 1805 auraient été publiées sans l'aveu de Chateaubriand. (Vicaire, II, 279 ; Carteret, I, 159).
1838 Leipzig, Brockhaus et Avenarius, 1838, 2 tomes en 2 vol. in-18 de (4)-III-366 pp. ; (4)-373 pp., rel. début du XXe siècle demi-chagrin vert-olive, dos (passé) à nerfs ornés de fleurons dorés, date en pieds, têtes dorées, sans rousseurs, bel ex.
1re édition dans ce format, parue l'année de l'originale, et chez les mêmes éditeurs dans le format in-18. (Talvart, III, p. 15). Texte dont l'importance a fini par apparaître car c'est une partie non négligeable des "Mémoires d'Outre-tombe" (cf Clouzot). "Ouvrage de politique étrangère relatant l'activité de Chateaubriand quand, étant en 1823 ministre des Affaires Étrangères, il conçut le projet romantique d'établir des monarchies bourboniennes dans les nouveaux états de l'Amérique du Sud." (Escoffier, 1305).
1822 Paris, Le Normant, 1822, 3 tomes en 3 volumes in-8 de CXX-270 pp.; (4)-401 pp.; (4)-464 pp., (2)- pp. de catalogue, élégante reliure d'époque demi-veau glacé vert, dos lisses finement ornés d'un joli décor romantique ("à la cathédrale") frappé à froid, pièces de titres et de nom d'auteur de maroquin marron, coiffe supérieure du tome 1 usée, sinon bel ex.
4e édition, reprenant l'édition originale parue onze ans auparavant chez le même éditeur. Exemplaire bien complet de la grande carte dépliante qui manque parfois, et du fac-similé d'un contrat écrit en arabe, passé entre Chateaubriand et le patron du bateau qui l'emmena de Jaffa à Saint-Jean-d'Acre (au tome III).
1873 Porto, Editora - A Typ. Luso-Britannica - Gerente José Antonio Castanheira, 1873, grand in-folio de (4)-XI-(1)-67-(1)-IV-(2) pp., cartonnage d'éditeur de pleine percaline rouge, dos orné de caissons à froid, encadrements de filets à froid sur les plats, titre, nom d'auteur et d'illustrateur typographiées en lettres ornementées dorées sur le 1er plat, sans rousseurs, bel exemplaire.
Edition originale de cette version en portugais de cet ouvrage illustré par Gustave DORE de 30 hors-texte tirés sur fond teinté chine à pleine page accompagnées de serpentes légendées, et 14 vignettes dans le texte. "Aucun texte, peut-être, n'était plus difficile à traduire par le crayon que celui d'Atala (...). Gustave Doré, avec une incroyable aisance, s'y montre tour à tour sombre, éclatant, gracieux et viril. On ne pouvait rendre, avec de plus sauvage mais tranquille poésie, cas vastes solitudes, ces forêts impénétrables où la lumière et les ombres réalisent des effets si étranges. (...)" (H. Leblanc, p. 71). Timbre à sec de Carlos Augusto PAEZ en haut des lpremières page de garde. Signature manuscrite de Maria Virginia Merinho Paez en haut de la page de faux-titre.
27 volumes, formats et éditions diverses, constituant 26 titres différents (biographiques ou critiques) sur CHATEAUBRIAND. 1. CHATEAUBRIAND par A. Bardoux. 2. CHATEAUBRIAND par Georges Painter. 3. Catalogue exposition du centenaire CHATEAUBRIAND 1948 à Paris. 4. CHATEAUBRIAND AU PAYS DE SES ANCETRES. Catalogue d'exposition 1968-1969. 5. MADAME DE CHATEAUBRIAND Catalogue d'exposition 1990. 6. LA MAISON DE CHATEAUBRIAND Catalogue d'exposition. 7. SUR LES PAS DE CHATEAUBRIAND EN EXIL par P. Christophorov. 8. LA VIEILLESSE DE CHATEAUBRIAND par Durry. 9. CHATEAUBRIAND par Ed. Biré. 10. CHATEAUBRIAND 98 livre de l'exposition Bretagne. 11. Giraud. LA VIE ROMANESQUE DE CHATEAUBRIAND. 12. CHATEAUBRIAND OU L'OBSESSION DE LA PURETÉ. 13. LATREILLE: CHATEAUBRIAND Etudes biog. Et litt - Le Romantisme à Lyon. 14. LA CONVERSION DE CHATEAUBRIAND. 15. RENÉ DE CHATEAUBRIAND UN NOUVEAU ROMAN. 16. Vinet. CHATEAUBRIAND. 17. Lescure. CHATEAUBRIAND. 18. Maurois. CHATEAUBRIAND. 19. LES DERNIERES ANNES DE CHATEAUBRIAND par Ed. Biré. 20. Clément. CHATEAUBRIAND POLITIQUE. 21. Beau de Loménie. LA CARRIERE POLITIQUE DE CHATEAUBRIAND. 2 TOMES. 22. F. Sieburg. CHATEAUBRIAND (english) . 23. LE CHEVALIER DE CAUD, EPOUX DE LUCILE DE CHATEAUBRIAND. 24. L'AMBASSADE ROMAINE DE CHATEAUBRIAND. 25&26. (Articles sur CHATEAUBRIAND dans 1 volume par Ed. Biré. & dans 1 volume de Revue des sciences Humaines. Nombreux autres ouvrages disponibles de/sur Chateaubriand. Etat divers, de mauvais à bon, vendus en état d'usage.
1809 Paris, Le Normant, 1809, 2 tomes en 2 volumes de XXIV-414 pp. (la page de faux-titre manque) ; (4)-403 pp., verso de la page 403 blanc, 1 feuillet d'errata, 10 pp. de catalogue du libraire, jolie reliure de l'époque de demi-veau glacé fauve, dos lisses richement ornés de palettes et fers romantiques dorés, pièces de titres de maroquin rouge et de tomaisons de maroquin vert, 1 feuillet roussi à l'origine, le reste indemne de rousseurs, agréable exemplaire.
Edition originale, "Difficile à rencontrer en reliures de l'époque de belle qualité", selon Clouzot, p. 63 .(Carteret, I, Vicaire, II, 284-286).
1831 Paris, Le Normant fils, octobre 1831, in 8 de 155-(5) pp. (catalogue du libraire), (2) pp. blanches, rel. moderne plein chagrin bordeaux, dos à nerfs orné de filets dorés, couvert. brune impr. cons., bel ex.
Éd. orig.
1897 Paris, Édouard Pelletan, 1897, in 8 jésus de (2)-135-(1) pp., rel. lég. postérieure (datée 1926) de plein maroquin brun signée CANAPE R. D., dos à nerfs, date en pied, tranches dorées, couvert. et dos cons., large dentelle intérieure, intérieur des plats et gardes de soie verte moirée, grandes marges, étui cart. bordé de maroquin brun, très bel ex.
Un des plus beaux livres illustrés par Daniel VIERGE de 43 compositions gravées sur bois par Florian dont 11 hors-texte, et d'un portrait de l'auteur d'après David gravé par le même. Tirage à 350 ex. num., notre exemplaire est l'un des 55 ex. num. sur Chine, comportant une suite sur Chine de toutes les illustrations. Signature manuscrite de l'éditeur, sous le numéro d'exemplaire. (Monod, 2674).
1831 Paris, Lefevre,1831, 4 tomes en 4 volumes in-8 de (4)-5-(3)-CXLI-(3)-22 pp. ; (4)-400 pp. ; (4)-470 pp. ; (4)-460 pp., élégante reliure d'époque demi-veau glacé vert, dos lisses finement ornés d'un joli décor romantique ("à la cathédrale") frappé à froid, pièces de titres et de nom d'auteur de maroquin marron, usure à la coiffe supérieure des tomes 1,3 et 4, sinon bel ex.
1re édition séparée et tirage à part au nom de Lefèvre des tomes IV à V, V bis et V ter de l'édition Ladvocat. (Clouzot, p. 65), (Escoffier, 888).
1836 Paris, Furne, Charles Gosselin, 1836-1837, 25 tomes en 25 volumes in-8, dans le tome 13 qui est le troisième volume du "Génie du christianisme", texte complet en soi, se trouvent 13 pages qui manquent et ont été remplacées par le relieur, par des pages blanches, elles concernent une partie de la défense du Génie du Christianisme par l'auteur, et les lettres à M. de Fontanes etc., rel. d'ép. demi-veau bleu nuit; dos à nerfs ornés de roulettes dorée, soulignés de filets à froid et de double-filets dorés, usures et légers manques à 4 coiffes, sinon assez bel ex.
Série illustrée de 20 planches hors-texte gravées sur acier et d'une carte dépliante. Contient ; Tomes I - II : Révolutions anciennes. Tome III : Mélanges historiques. Tomes IV-V-VI : Etudes historiques. Tome VII : Voyages en Amérique, en Italie, etc. Tomes VIII-IX : Itinéraire de Paris à Jérusalem. Tome X : Atala - René - Le dernier abencerage - Poésies diverses - Moïse Tragédie - Tomes XI-XII-XIII : Le génie du christianisme. - Tomes XIV-XV : Les martyrs. - Tomes XVI : Les Natchez. Tome XVII : Mélanges littéraires. Tomes XVIII-XIX : Mélanges politiques. Tome XX : Opinions et discours. Tome XXI : Polémique. Tomes XXII-XXIII : Essai sur la littérature anglaise. Tomes XXIV-XXV : Paradis perdu de Milton. Etiquette du Libraire LEON VANIER sur chaque volume, rappelons que ce libraire fut l'éditeur de Verlaine.
1951 Paris, Flammarion, 1951, in-8 de 570-(2) pp., rel. d'ép. signée YSEUX successeur de SIMIER, demi-maroquin à grains longs, bleu-nuit à coins, tête dorée, couvert. et dos cons., dos à 4 nerfs orné de caissons à triple-filets dorés, bel ex.
1820 Paris, Le Normand, 1820, in 8 br. de (2 ff.), II-302 pp., ex. entièrement non rogné, tel que paru, couverture d'ép. de papier beige, titre collé au dos, couvert. défr.
Ex. du 1er tirage, mention de 2e édition sur la page de titre.
1805 Paris, Le Normant, 1805, petit in-12 de (4)-331 pp., rel. de l'époque de plein veau brun raciné, dos lisse orné de fers dorés (palettes à croisillons, roulettes, grecques etc.), pièce de titre de maroquin rouge, tranches dorées, roulette intérieure, encadrements de roulettes dorées sur les plats, rousseurs sur les figures, sinon très bon ex.
"Edition originale des deux ouvrages réunis. René parait ici pour la 1ère fois en édition séparée. Ouvrage illustré de 6 figures hors-texte de S.-B. Garnier, gravées par Saint-Aubin et Choffard." (Escoffier, 155). "Donne le texte définitif d'Atala (...)" (Clouzot, p. 62). Atala avait paru en 1801 sans l'autorisation de l'auteur, et René, avait paru pour la première fois dans l'édition originale du Génie du Christianisme en 1802.
1863 Paris, Hachette et Cie, 1863, grand in-folio de (4)-XI-(1)-77-(3) pp., cartonnage d'éditeur de pleine percaline rouge, dos orné de caissons à froid, encadrements de filets à froid sur les plats, titre, nom d'auteur et d'illustrateur typographiées en lettres ornementées dorées sur le 1er plat, quelques rousseurs, très bon exemplaire.
1er tirage de cet ouvrage illustré par Gustave DORE de 30 hors-texte tirés sur fond teinté chine à pleine page accompagnées de serpentes légendées, et 14 vignettes dans le texte. "Aucun texte, peut-être, n'était plus difficile à traduire par le crayon que celui d'Atala (...). Gustave Doré, avec une incroyable aisance, s'y montre tour à tour sombre, éclatant, gracieux et viril. On ne pouvait rendre, avec de plus sauvage mais tranquille poésie, cas vastes solitudes, ces forêts impénétrables où la lumière et les ombres réalisent des effets si étranges. (...)" (H. Leblanc, p. 71).
1948 Paris, Gallimard, 1948, 1 vol. in 12 de 1499 pp., de la collection “Bibliothèque de la PLÉIADE“, rel. d’éditeur de plein chagrin vert, dos orné de filets dorés, avec jaquette imprimée et illustrée du portrait de l’auteur en noir et blanc et boite, bon ex.
1837 Paris, P. Pourrat frères, 1837, 2 tomes en 2 vol. in 12 de (4)-XVI-290 pp. ; (4)-280 pp. rel. d'ép. demi-maroquin rouge à grains longs, dos lisses ornés de roulettes romantiques et double-filets dorés, bel ex. Les 2 premiers volumes seuls.
Les 2 premiers volumes seuls.
JOUBERT (Joseph), CHATEAUBRIAND (François-René, vicomte de) éditeur
Reference : 39086
In-8 (215 x 135 cm), demi-maroquin Lavallière, dos janséniste à 5 nerfs soulignés de filets à froid, titre doré, plats de papier marbré, tête dorée (rel. vers 1880), 394 pages, (1) f. blanc, faux-titre et titre compris. Paris, Imprimerie Le Normant, 1838.
Edition originale posthume tirée à seulement une cinquantaine dexemplaires, tous hors commerce. Le Recueil des pensées de M. Joubert a été publié, préfacé et distribué par Chateaubriand lui-même. À la demande de la veuve de lauteur, il rassembla les réflexions que son ami avait consignées dans ses carnets, lui qui navait publié aucun ouvrage de son vivant et cette publication fut conçue par Chateaubriand comme un hommage personnel, destiné à honorer et à perpétuer la mémoire de Joseph Joubert.Plusieurs des pensées contenues dans cette édition nont pas été réimprimées dans les suivantes. Le jour suivant la mort de Joubert, le 3 mai 1824, Chateaubriand écrivit à son frère Arnaud: "Je ne me consolerai jamais !". Témoignant de sa fidélité au-delà de la mort, il publia ce recueil, plaçant d'emblée Joubert dans la lignée des grands moralistes français et lui procurant une célébrité que l'auteur n'avait pas recherchée (cf. J. Joubert, 'Catalogue de l'exposition', Bibliothèque nationale, 1954)."Ancien secrétaire de Diderot, Joseph Joubert (1754-1824) doit son salut littéraire à son ami Chateaubriand. Esprit libre, il avait la plume alerte et le regard vif. Il avait coutume de dire: 'Souviens-toi de cuver ton encre'. Plus tard, il a suscité ladmiration de Cioran, Maurice Blanchot ou Elias Canetti, lequel loua 'le plus léger, le plus délicat des moralistes français', prince de laphorisme égrenant ses 'gouttes de lumière' au fil de ses pensées" (Thierry Clermont, préface, éd. Rivages).(Clouzot, 161. Escoffier, 'Le Mouvement romantique', p. 294. Talvart et Place, X, 160-161).WorldCat ne recense que 4 exemplaires de cette édition dans le monde (BnF, BCU Dorigny, Yale, et Syracuse U.). Précieux exemplaire offert par Chateaubriand à Edmond de Cazalès (18041876), portant la mention autographe de ce dernier: "Donné par M. de Chateaubriand" suivi de sa signature autographe: "E. de Cazalès".Edmond de Cazalès, journaliste, homme politique et député, entretint des liens étroits avec Chateaubriand. Il était le fils dun célèbre constituant émigré et conseiller du roi Louis XVIII. En tant que journaliste, il fut lun des fondateurs du « Correspondant », un périodique catholique et royaliste modéré, ainsi que de la « Revue Européenne », dans laquelle il publia plusieurs textes de Chateaubriand.Très bel exemplaire, très frais, non rogné, témoins conservés, dans une fine et élégante reliure de maître.
Phone number : 33 01 47 07 40 60
C'est l'ouvrage qui valut à Chateaubriand la perte de son poste de ministre, reliée avec ses célèbres Mémoires du Duc de Berry. Paris, Le Normant, 1816. In-8 de vi pp., 304 pp. Pte déchirure p. 19 sans manque, mouillure pâle en haut de qq. ff. [Suivi de:] Mémoires, lettres et pièces authentiques touchant la vie et la mort de S.A.R. Monseigneur Charles-Ferdinand-D’Artois, fils de France, Duc de Berry. Paris, Le Normant, 1820. (2) ff., ii pp., 1 portrait à pleine page, 299 pp. 3 ff. brunis. Maroquin vert, plats ornés d’un riche encadrement de double filet et roulettes dorés, dos lisse orné, filet or sur les coupes, roulette intérieure dorée, gardes de tabis rose, tranches dorées. Reliure de l’époque. 205 x 125 mm.
I/ Édition originale de la plus grande rareté de ce pamphlet politique de Chateaubriand qui provoqua la colère de Louis XVIII et valut à son auteur d’être destitué de son poste ministériel. Le pamphlet fut interdit le 18 septembre 1816, les exemplaires saisis et détruits. Elle est si rare qu’elle a échappé à Vicaire et à Carteret. Avec le feuillet de titre imprimé contenant la mention «Ministre d’Etat» qui sera supprimée par la suite. « Toutes les éditions, tous les tirages de ce pamphlet exécutés chez Le Normant portent uniformément le titre ci-dessus. Elles sont toutes considérées comme éditions originales; elles furent saisies par ordre de Décazes.» (Talvart, III, 10) «Œuvre politique de François-René de Chateaubriand (1768-1848), parue en 1816 et immédiatement interdite par la police des Bourbons. L’auteur qui avait montré, notamment dans son écrit ‘De Buonaparte et des Bourbons’, son attachement à la cause des souverains ‘légitimes’ de la France, ne pouvait pas, - après les déceptions apportées par la Restauration et spécialement par la politique réactionnaire des ultra-royalistes – ne pas montrer son esprit de rébellion, en se faisant le défenseur de nouvelles idées sociales; certes, il le fit d’une manière toute personnelle, se laissant emporter par l’impétuosité de sa vision fortement égocentriste des choses. Dans ce libelle, il défend la Charte constitutionnelle, grâce à laquelle les libéraux de France avaient accueilli le retour de Louis XVIII et le début de son gouvernement. Un retour à l’ancien régime n’était plus possible. Comme ministre, l’auteur veut, dans cette publication, dire ‘la vérité au roi’; car le Conseil dont il fait partie ne se réunit malheureusement point dans le but de permettre à ses membres de faire valoir leur opinion personnelle sur les questions les plus importantes de la nation. C’est précisément parce qu’il entend défendre la légitimité, qu’il se sent le devoir d’affirmer une fois de plus la nécessité où est la monarchie d’être constitutionnelle (retour des partis, liberté de presse et autres prérogatives parlementaires). Les maux du despotisme seraient en fait pires que ceux d’un libéralisme qui, guidé sainement – à la façon anglaise, - apporterait une nouvelle gloire au roi et au pays. L’ouvrage, publié quelques jours après la dissolution de la fameuse ‘Chambre introuvable’, souleva l’indignation de Louis XVIII qui, sous l’influence de ses partisans ultra, destitua tout simplement l’auteur de son poste ministériel». (Dictionnaire des Œuvres, IV, 603). Trois mois après la publication de De Buonaparte et des Bourbons, en juillet 1814, ses relations dans la haute aristocratie et l’amitié de Madame de Duras lui avaient valu d’être nommé ambassadeur en Suède, poste qu’il ne rejoignit jamais mais dont il perçut le traitement. En avril 1815, le Roi lui permit de le suivre à Gand et l’admit au conseil « pour parler de l’intérieur». Au retour de Gand, après les Cent Jours, il devint ministre d’État, fonction honorifique mais bien rémunérée qui avait été reprise de la pratique de l’Ancien régime, et il fit partie de la première fournée de la Chambre des pairs. Mais Chateaubriand, qui sous la première Restauration avait été proche du centre et avait défendu la Charte avec éloquence et habileté dans ses Réflexions politiques d’octobre 1814, ce qui lui avait attiré la bienveillance de Louis XVIII, se rapprocha alors de la droite ultra qui venait de gagner les élections à la Chambre des députés. Il devint l’un des principaux porte-parole de ce parti à la Chambre des pairs. Il avait été révolté par l’entrée de Fouché dans le ministère et considérait que les Cent Jours avaient montré qu’il était devenu nécessaire de refonder la société française sur des bases traditionnelles. Le Roi ayant décidé de maintenir un gouvernement du centre pour des raisons tant de politique étrangère que de politique intérieure, Chateaubriand se trouva assez vite rejeté dans l’opposition au ministère et, de façon sourde, au souverain. La rupture intervint en septembre 1816, lorsqu’il publia La monarchie selon la Charte où, malgré le conseil que lui avait fait passer Louis XVIII, il critiquait le ministère Richelieu-Decazes, trop complaisant selon lui pour les « intérêts révolutionnaires», et la décision de dissoudre la Chambre introuvable. En représailles, il fut destitué de son titre de ministre d’État, ce qui l’obligea à vendre sa chère Vallée-aux-Loups. L’ouvrage est une machine de guerre dressée contre Decazes et sa politique. L’auteur dénonce la censure de la presse tout en s’attaquant au Ministère de la police générale. L’ouvrage critique sévèrement les trois Ministères de la Restauration. L’ouvrage connaitra un succès foudroyant et provoquera la colère de Louis XVIII et de Decazes qui l’interdira et fera détruire les exemplaires saisis. Chateaubriand sera rayé de la liste des ministres d’Etat et perdra ses honoraires. Les Mémoires d’Outre-tombe comportent la lettre adressée au comte Decazes par Chateaubriand le 18 septembre 1816 lorsque ce dernier apprend que son ouvrage De la Monarchie selon la Charte a été saisisur son ordre. En voici un extrait : «Monsieur le comte, J’ai été chez vous pour vous témoigner ma surprise. J’ai trouvé à midi chez M. Le Normant, mon libraire, des hommes qui m’ont dit être envoyés par vous pour saisir mon ouvrage intitulé: De la Monarchie selon la Charte. Ne voyant pas d’ordre écrit, j’ai déclaré que je ne souffrirais pas l’enlèvement de ma propriété, à moins que des gens d’armes ne la saisissent de force. Des gens d’armes sont arrivés, et j’ai ordonné à mon libraire de laisser enlever l’ouvrage. Cet acte de déférence à l’autorité, Monsieur le comte, n’a pas pu me laisser oublier ce que je devais à ma dignité de pair. Si j’avais pu n’apercevoir que mon intérêt personnel, je n’aurais fait aucune démarche; mais les droits de la pensée étant compromis, j’ai dû protester, et j’ai l’honneur de vous adresser copie de ma protestation. Je réclame, à titre de justice, mon ouvrage; et ma franchise doit ajouter que, si je ne l’obtiens pas, j’emploierai tous les moyens que les lois politiques et civiles mettent en mon pouvoir. J’ai l’honneur d’être, etc. Vte de Chateaubriand.» II/ Édition originale de ces célèbres et vibrants mémoires commandés par la famille royale à Chateaubriand en hommage au duc de Berry. Talvart, III, 19; manque à Carteret et à Vicaire. Cette biographie du duc de Berry, fils de Charles X, parut l'année de son assassinat par Louvel à la sortie de l’Opéra, rue de Richelieu, le 13 février 1820. Père de deux petites filles anglaises par un premier mariage, il les présenta à son épouse, la duchesse de Berry, sur son lit de mort. Composés « sur les documents originaux les plus précieux » (Avertissement), ces Mémoires renferment des lettres de Louis XVIII, de Charles X, du duc d’Angoulême, du duc de Berry, du prince de Condé, et un fragment de journal inédit. L’ouvrage reçut une récompense inestimable. La duchesse de Berry voulut en effet que les Mémoires fussent ensevelis avec le cœur de la victime de Louvel. Précieux exemplaire conservé dans une élégante reliure en maroquin vert finement orné de l’époque.
François René de CHATEAUBRIAND - (au comte de MARCELLUS) - Gustave STAAL
Reference : 91066
(1849)
Eugène Victor Penaud frères | Paris 1849-1850 ; 14 avril 1839 (lettre manuscrite) | 13.7 x 21.2 cm | 12 volumes reliés et une lettre signée
Édition originale rare et recherchée, exemplaire de première émission, exceptionnellement enrichie des illustrations de la première édition illustrée, publiée dans l'année de l'édition originale, comprenant 34 planches hors texte dessinées par Demoraine, Gagnier, Staal et gravées par F. Delannoy représentent "Chateaubriand et la Duchesse de Berry à Ferrare", "l'atelier de Canova à Rome", les portraits de Louis-Philippe, Madame de Staël ou encore Madame Récamier notamment. Lettre de Chateaubriand montée en tête du premier volume. Notre exemplaire est bien complet de la liste des souscripteurs et de lavertissement qui furent supprimés lorsque le solde de cette édition passa aux mains dun autre éditeur?: Dion-Lambert et comprend bien la faute de pagination au tome 2?: page 164 au lieu de 364. L'ensemble est enrichi d une exceptionnelle, prophétique et macabre lettre de François-René de Chateaubriand. Signée de la main chancelante de lauteur, cette lettre vraisemblablement inédite a été rédigée par son secrétaire?: "Vous connaissez la main de [Hyacinthe] Pilorge que jemploye pour remplacer la mienne souffrante de la goutte"explique lauteur en guise dintroduction à la lettre. Reliures en demi chagrin vert sombre, dos lisses ornés de filets dorés et doubles caissons dorés, plats de cartonnage noir, très légers frottements sans aucune gravité sur certains plats, contreplats et gardes de papier à la cuve, reliures de lépoque. Rousseurs éparses. * "Vous connaissez la main de Pilorge que jemploye pour remplacer la mienne souffrante de la goutte. Je vais lire avec un plaisir extrême vos souvenirs [] mais moi je suis mort, absolument mort et sil me fallait écrire un mot dans un journal, jaimerais mieux être enseveli à mille pieds sous terre. Jen ai fini avec la vie?; il me serait bien doux de ressusciter pour vous être utile [] Soyez bien sûr que personne ne prendra un intérêt plus réel et une part plus vive que moi à vos succès. Tout à vous du fond de ma tombe Chateaubriand le 14 avril 1839" Cette missive fut dictée par lécrivain à son secrétaire, qui apporta une aide précieuse à lélaboration même des Mémoires?: "Demeuré au service de Chateaubriand pendant vingt-cinq ans, Hyacinthe Pilorge fut le principal artisan de la transcription des Mémoires doutre-tombe. Il avait pour mission de "mettre au propre"au fur et à mesure tout ce quécrivait ou dictait son patron. Cest à partir de sa copie que Chateaubriand pouvait ensuite se relire, puis se corriger?; et lorsque la nouvelle page se recouvrait à son tour de trop nombreuses ratures, Pilorge procédait à une nouvelle mise au net. Cest lui qui exécuta en 1840 la première copie intégrale des Mémoires doutre-tombe. Ce manuscrit représenta longtemps le texte de référence. Cest alors un ensemble de plus de quatre mille pages, regroupées par livres dans des chemises de carton, et où chaque feuillet pouvait être corrigé, déplacé ou remplacé à volonté. Ce travail achevé (en 1841), le mémorialiste laissa "reposer son uvre pour quelque temps. Mais grâce à la souplesse de ce montage, les Mémoires doutre-tombe ont encore la vocation de rester une uvre ouverte, une sorte de work in progress."(BnF) Le destinataire de la lettre est lauteur de "Souvenirs"que Chateaubriand refuse ici de promouvoir. Lécrivain parle déjà depuis la tombe, presque dix ans avant sa fin?: "mais moi je suis mort, absolument mort et sil me fallait écrire un mot dans un journal, jaimerais mieux être enseveli à mille pieds sous terre. Jen ai fini avec la vie?; il me serait bien doux de ressusciter pour vous être utile". Ces magistrales lignes sont empreintes dun humour souvent rencontré dans les pages des Mémoires, quAndré Lebois appellera "lexpression sarcastique de la dérision que répand sur nos actes la certitude de la mort [] Lhumour est une armure, lultime recours qui demeure aux sensibles, aux plus vulnérables, contre le mal de vivre. René en usa comme il faisait de tout?: super
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Paris 1829 | 12.7 x 19.8 cm | bifeuillet
Lettre autographe signée de François-René de Chateaubriand à Ferdinand Denois écrite à Rome et datée du 11 août 1829, 2 pages et deux lignes à l'encre noire sur un bifeuillet.Une déchirure dûe au décachetage sur la partie vierge du dernier feuillet, sans atteinte au texte. « Il faut encore, Monsieur, que je vous remercie : mon pauvre ami La Ferronays [le ministre des Affaires étrangères Auguste Ferron de La Ferronnays allait démissionner deux semaines plus tard pour raisons de santé] m'a écrit que tous ses maux sont revenus, qu'il se trouve mal deux ou trois fois par jour, qu'il ne peut songer à rentrer dans les affaires, c. Je crois que l'intérim n'en sera pas moins prolongé et que l'on gagnera ainsi la fin de la session. J'ai demandé un congé par MM. Boissy et Givré [ses secrétaires d'ambassade le diplomate et futur homme politique Hilaire-Étienne-Octave Rouillé de Boissy, et le diplomate et futur homme politique Bernard Desmousseaux de Givré], sans être tout à fait déterminé à en faire usage : cela dépendra des événements. Une dépêche télégraphique du 4 avril, venue par Toulon, m'a appris que le roi étoit fort content de la nomination du pape. Nos cardinaux se sont ralliés à moi et ont très bien marché. Le cardinal [Anne-Antoine-Jules de] Clermont-Tonnerre, qui a fait une chute, est logé à l'ambassade où je le soigne le mieux qu'il m'est possible que dira la Gazette ? [La Gazette de France, organe des ultras, était très hostile à Chateaubriand.]... » * De 1828 à 1829, pendant sa mission d'ambassadeur auprès du Saint-Siège, François-René de Chateaubriand correspond régulièrement avec le diplomate français Ferdinand Denois. Ce dernier servait officieusement d'agent du gouvernement français, « porteur de dépéches et d'instructions pour les plénipotentiaires à Rome », comme le rapporte Pierre Féret. En retour, Chateaubriand lui confie parfois ses réflexions personnelles : « que dira la Gazette ? » Cette interrogation, révélant une préoccupation de l'écrivain, fait écho à la situation politique mouvementée de la France en août 1829. En effet, trois jours avant la rédaction de cette lettre, le ministère de M. de Martignac est remplacé par le gouvernement ultra de Jules de Polignac. Sachant sa fonction menacée, Chateaubriand démissionnera trois semaines plus tard plutôt que d'en être destitué. C'est le cur lourd qu'il rentrera en France, laissant derrière lui la Ville éternelle, dans laquelle il avait trouvé une forme de paix : « C'est une belle chose que Rome pour tout oublier, mépriser tout et mourir ». De son côté, Ferdinand Denois connaît une période faste à cette époque : il est fait baron en mai, puis nommé Consul général de France à Milan en août. Lettre de François-René de Chateaubriand au diplomate français le baron Ferdinand Denois, avec qui l'écrivain échangeait régulièrement concernant sa charge d'ambassadeur à Rome. Peu après, Chateaubriand mettra fin à sa mission romaine en raison des bouleversements politiques de l'été 1829. - Photographies et détails sur www.Edition-Originale.com -
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L’exemplaire de l’abbé Aubenas, intéressante provenance pour le chef-d’œuvre de l’auteur du « Génie du christianisme ». Bruxelles, Meline, Cans et Compagnie, 1848-1850. 6 tomes en 12 volumes in-12 de : I/ (2) ff., 140 pp. ; II/ pp. 141-356 ; III/ (2) ff., 180 pp. ; IV/ pp.181-374 ; V/ (2) ff., 232 pp. ; VI/ pp.233-471 ; VII/ (2) ff., 228 pp. ; VIII/ pp. 229-490 ; IX/ (2) ff., 180 pp. ; X/ pp.181-483 ; XI/ (2) ff., 212 pp. ; XII/ pp.213-516. Brochures d’origine, chemises et étuis. Brochures de l’époque. 191 x 120 mm.
Rarissime pré-originale de « l’un des textes les plus importants de la littérature du XIXème siècle. » (Clouzot). Elle est la seule édition complète dont le texte du premier volume a été publié avant l’édition de Paris. Paul Van der Perre, Les préfaçons des Mémoires d’Outre-Tombe, Bulletin du bibliophile, 1931. « Édition recherchée dont les premiers volumes ont paru avant l’édition française ». Clouzot, 66 ; En Français dans le texte, 268. Cette préfaçon est si rare que dans un article qu’il fit paraître dans le Bulletin du bibliophile de 1931, Paul van der Perre dit avoir cherché vainement cette édition sans avoir jamais pu la trouver. Chef-d’œuvre autobiographique de Chateaubriand destiné par l’auteur à n’être publié qu’après sa mort, les Mémoires d'outre-tombe, commenceront à paraître en feuilleton, trois mois après le décès de Chateaubriand, survenu en juillet 1848. « Ces Mémoires ont été l'objet de ma prédilection. Saint Bonaventure obtint du ciel la permission de continuer les siens après sa mort : je n'espère pas une telle faveur mais je désirerais ressusciter à l'heure des fantômes pour corriger au moins les épreuves... ». En juillet 1817, dans le parc du château de Montboissier, le chant d'un oiseau réveille en lui des souvenirs de jeunesse : « Je fus tiré de mes réflexions par le gazouillement d'une grive perchée sur la plus haute branche d'un bouleau. A l'instant, ce son magique fit reparaître à mes yeux le domaine paternel; transporté subitement dans le passé, je revis ces campagnes où j'entendis si souvent siffler la grive... ». « L’Œuvre et la personnalité de Chateaubriand (1768-1848) dominent tout le XIXe siècle littéraire. Il était né, dit Barbey d’Aurevilly, comme Napoléon, avec une étoile sur la tête, et quand celle de l’empereur pâlit et s’éclipsa, la sienne resta lumineuse. Chateaubriand eut l’admiration, l’influence, les yeux du monde fixés sur lui et une minute dans le gouvernement de son pays. Et, chose prodigieuse, il resta poétique. Une nouvelle manière de sentir et de penser, de s’exprimer et de comprendre date de Chateaubriand. Il ouvrit l’ère du Romantisme. » (Talvart). Œuvre unique au style d’une extraordinaire variété écrite en plein romantisme, Les Mémoires sont façonnés de cette alchimie subtile mêlant le réel à l'imaginaire, l'investigation psychologique aux admirables portraits et aux descriptions de paysages qui sont parmi les plus belles de toute notre littérature. Séduisant exemplaire de cette très rare pré-originale du chef-d’œuvre de Chateaubriand conservé dans ses brochures d’origine. Provenance : Bibliothèque de l’abbé Aubenas, avec ex-libris manuscrit sur les couvertures de chaque volume. Ad. Aubenas était le neveu de l’abbé Bonnefoi qui publia en 1784 « De l’état religieux, son esprit, son établissement et ses progrès ». « Il y traite avec profondeur et courage diverses questions que l’opinion publique à la veille de la révolution de 1789 devaient ne pas accepter avec faveur et qui, peut-être, comme le dit Ad. Aubenas, son neveu, ont fait naître chez M. de Chateaubriand l’idée de son génie du christianisme » (C. F. H. Barjavel, Dictionnaire historique, biographique et bibliographique, I, p.17).
1814-1831 In-8, cartonnage à la Bradel.
Le recueil comprend : Fragmens d'un nouvel écrit de M. de Chateaubriand, intitulé : Réflexions politiques sur quelques Ecrits du jour, et sur les intérêts de tous les Français. Marseille, Antoine Ricard, 1814. In-8 de 32 pp. Du système politique suivi par le ministère. Paris, Le Normant, 1817. In-8 de 64 pp. Edition originale. Chateaubriand reprend et développe les thèmes de la Monarchie selon la Charte. Dans cette brochure dont il avait différé la parution, espérant un accord avec le gouvernement, Chateaubriand dénonce les malversations électorales et l'alliance à gauche du gouvernement. Il le met en garde contre cette politique qui exclut les royalistes et avantage les anciens révolutionnaires. Le pamphlet connut un grand succès. Talvart, 17. Proposition faite à la chambre des pairs… Paris, Dentu, 1816. In-8 de (2) ff., III, 80 pp. Edition originale. Si sa proposition fut rejetée, la brochure devait être diffusée à profusion malgré les tentatives d'intimidation de la police. Didot, imprimeur de la Chambre des pairs, s'étant récusé, c'est le libraire-imprimeur Dentu, spécialiste des brochures politiques, qui en assuma le risque. Rapport sur l'état de la France, fait au roi dans son conseil… Réfutation par M. Regnault de Warin… Paris, Plancher, juin 1815. In-8 de 62 pp. Lettre à un pair de France… Paris, Le Normant, 1824. In-8 de 88 pp. Edition originale. Importante brochure relative à l'indemnisation des émigrés qui fut l'un des grands débats de la Restauration. Talvart, 28. Lettre de M. le vicomte de Chateaubriand à Mr le rédacteur du Journal des débats. Paris, Ladvocat, 1827. In-8 de 16 pp. Opinion de M. le vicomte de Chateaubriand sur le projet de loi relatif aux journaux. Paris, Le Normant, 1817. In-8 de (2) ff., 35 pp. Remarques sur les affaires du moment. Paris, Le Normant, 1818. In-8 de (2) ff., 36 pp. Edition originale. Talvart, 18. Opinion de M. le vicomte de Chateaubriand, pair de France, sur le projet de loi relatif aux finances. Paris, Le Normant, 1817. In-8 de (1) f., 34 pp. Aux lecteurs. Paris, Le Normant fils, novembre 1831. In-8 de 16 pp. Edition originale. Talvart, 43B.
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[Mame Frères, le Normant, etc.] - CHATEAUBRIAND, François René de
Reference : 66514
(1814)
12 vol. in-8 br. : De Buonaparte, des Bourbons et de la nécessité de se rallier à nos Princes légitimes, pour le bonheur de la France et celui de l'Europe, Mame Frères, Et se trouve chez Le Normant, H. Nicole, Paris, 1814, 87 pp. sous couv. blanche muette [ On joint : ] Du Système politique suivi par le Ministère. Par M. le Vicomte de Chateaubriand Pair de France, Le Normant, Paris, 1817, 64 pp. sous couv. muette [ Edition originale ] [ On joint : ] Remarques sur les Affaires du Moment, Chez le Normant, Paris, 1818, 36 pp. sous couv. muette[ Edition originale ] [ On joint :] Lettre à un Pair de France, [ 1ère lettre ] Le Normant Père, Paris, 1824, 44 pp. ous couv. muette [ Edition originale ] [ On joint : ] Lettre à un Pair de France,[ 2e lettre ] Le Normant Père, Paris, 1824, 88 pp. sous couv. muette [ Edition originale ] [ On joint : ] De la Censure que l'on vient d'établir en vertu de l'article 4 de la loi du 17 mars 1822, Troisième édition, Le Normant Père, Paris, 1824, 44 pp. [ On joint : ] Les Amis de la Liberté de la Presse. Marche et Effets de la Censure, Le Normant Père, Paris, 1827, 32 pp. [ Edition originale ] [ On joint : ] Opinion de M. le Vicomte de Chateaubriand Pair de France, sur le Projet de Loi relatif à la Police de la Presse. Deuxième édition, Chez Ladvocat, Paris, 1827, 104-16 pp. (Prospectus des Oeuvres complètes) sous couv. imprimée [ On joint : ] De la Restauration et de la Monarchie élective, ou Réponse à l'interpellation de quelques journaux sur mon refus de servir le nouveau gouvernement, Chez Le Normant Fils, Paris, 24 mars 1831, 48 pp. sous couv. muette [ Edition originale ] [ On joint : ] De la nouvelle Proposition relative au Bannissement de Charles X et de sa Famille, ou Suite de mon dernier écrit : De la Restauration et de la Monarchie élective, Le Normant Fils, Paris, octobre 1831, 155 pp. et 2 ff. sous couv. imprimée [ Edition originale ] [ On joint : ] Mémoire sur la Captivité de Mme la Duchesse de Berry, Le Normant Editeur, Paris, 1833, 121 pp. et 2 ff. sous couv. imprimée [ Edition originale ] [ On joint : ] Discours prononcé à la Chambre des Pairs par M. le Vicomte de Chateaubriand à l'occasion de la mort de M. le Comte de Sèze le 18 juin 1828, (Extrait du Moniteur de 1828), Typographie de Firmin Didot Frères, Paris, 1861, 30 pp. sous couv. imprimée
Intéressante réunion de 12 brochures et volumes brochés dont 8 éditions originales, parmi lesquelles les deux éditions de la "Lettre à un Pair de France", à savoir celle s'opposant à la poursuite de la politique de Villèle et la second relative à l'indemnisation des émigrés. Une partie des brochures est conservée sous un étui moderne.