CELINE (Louis-Ferdinand). AYME (Marcel). MORAND (Paul). THOMAS (Henri). REBATET (Lucien). DELTEIL (Joseph). BORY (Jean-Louis). SOLLERS (Philippe) -
Reference : 45350
Paris : Editions de l'Herne, 1963. un volume 342 pages + un cahier de photographies sur papier couché - Couverture poussiéreuse sinon bon état -
Correspondance de Céline (60 pages). Inédits et textes retrouvés : Préface inédite de Semmelweis ; 31, cité d’Antin ; Casse-pipe (chapitre inédit) ; La médecine chez Ford ; Bezons à travers les âges ; Des pays où personne ne va jamais ; Le Voyage au cinéma ; Hommage à Zola. Des témoins (75 pages). Essais et études (102 pages). Bibliographie. Tous nos livres sont visibles sur notre site : https://www.livrepoesie.com/
Paris : Gallimard (Collection L'imaginaire), 1999. En feuillets sous pochette à rabats imprimée (34,5x21,5 cm), XXIX + 4 pages. Reproductions de 29 feuillets manuscrits formant la version primitive du second chapitre de "Féerie pour une autre fois", écartée par Céline avec la transcription. Tirage limité hors commerce. Bon état.
Tous nos livres sont visibles sur notre site : https://www.livrepoesie.com/
Paris : Editions Amiot-Dumont, 1950 - un volume 13,5x18,8cm broché de 362 pages - bon état - Edition originale sur papier courant - Contient des lettres de Louis-Ferdinand Céline adressées à l'auteur (pages 307 à 360) -
Tous nos livres sont visibles sur notre site : https://www.livrepoesie.com/
JANICOT (Christian) - (Jacques Prévert) - (Francis Picabia) - (Guillaume Apollinaire) - (Robert Desnos) - (William Burroughs) - (Louis-Ferdinand Céline) - (Salvador Dali) - (Blaise Cendrars) -
Reference : 43388
Paris : Jean-Michel Place / Arte Editions, 1995 - Un fort volume 23x30cm broché sous couverture illustrée en couleurs, 672 pages illustrées en couleurs - très bon état -
Scénarios, synopsis, story-boards, publiés dans leur intégralité, de poètes, écrivains, plasticiens du monde entier, précédés de notices signées des spécialistes de chaque auteur et artiste. De Guillaume Apollinaire à Stefan Zweig, en passant par André Gide, Georges Perec ou Jean-Paul Sartre, mais aussi Céline, Prévert, Saint-Exupéry, Garcia Lorca, Magritte... Autant de films qui n'ont jamais vu le jour et dont les scénarios sont pour la plupart inédits. Tous nos livres sont visibles sur notre site : https://www.livrepoesie.com/
NADEAU (Maurice) - (PASOLINI) - GRASS (Günther) - BARTHES (Roland) - (CELINE) -
Reference : 17285
Paris : La Quinzaine littéraire, 1969 - journal agrafé au format 26 x 34 cm sous couverture illustrée en couleurs, 32 pages illustrées en noir - bon état -
Au sommaire : Pasolini parle de Joyce, Céline par Maurice Nadeau, Grass et la politique, Barthes : "qu'est-ce que la peinture ?", etc . - Tous nos livres sont visibles sur notre site : https://www.livrepoesie.com/
DE GAULLE (Général) - LOUIS XIV - BROGLIE (Louis de) - CELINE (Louis-Ferdinand) - GIDE (André) - SCHWOB (Marcel) -
Reference : 40959
Catalogue de la vente aux enchères organisée à Drouot-Richelieu le 11 décembre 1998 - un volume 22x28cm broché de 161 notices - bon état -
21 lettres autographes de Louis XIV, trois manuscrits du général de Gaulle, grand manuscrit scientifique de Louis de Broglie, deux importants manuscrits autographes de Céline, traductions autographes par Gide de Typhon de Conrad et de poèmes de Walt Whitman. Manuscrits, correspondances et archives de Marcel Schwob (1867-1905) - Tous nos livres sont visibles sur notre site : https://www.livrepoesie.com/
Paris : Textuel, 2008 - 2 volumes (22,8x26cm) brochés, sous étui imprimé, 131 et 143 pages avec nombreuses illustrations et photos en noir et en couleurs, fac-similés - bon état -
Le premier volume présente les grandes lignes de l'oeuvre et le deuxième présente deux cahiers de prison écrits en 1946, et les lettres adressées à Lucienne Delforge en 1935 (fac-similé et transcription). Tous nos livres sont visibles sur notre site : https://www.livrepoesie.com/
NADEAU (Maurice) - DUBUFFET (Jean) - (CELINE) - (STYRON) - (MORAVIA) - (DERRIDA) - (ROUDAUT) -
Reference : 17327
Paris : La Quinzaine littéraire, 1967 - journal agrafé au format 26 x 34 cm sous couverture illustrée en couleurs, 32 pages illustrées en noir - bon état -
Au sommaire : Un texte de Dubuffet sur Céline, Styron et les Noirs, Moravia, par le de la Chine, etc. Tous nos livres sont visibles sur notre site : https://www.livrepoesie.com/
ALDEBARAN. WHITE (Kenneth). ZINS (Céline). GUEZ (Christian). LEVEQUE (Alain). HAMEURY (Jean-Paul). DUBOURG (Sabine). PAIRE (Alain). SCHNEIDER (Joseph-Paul). DAILLIE (René). VITANYI (Jacqueline).
Reference : 47908
Issirac (Gard), directeur: René Daillie. Un volume 25x16,8cm broché, couverture illustrée, (140) pages illustrées en noir par Pierre Fournel. Bon état. Tirage à 750 exemplaires numérotés sur papier vélin Laroche-Joubert.
Revue de poésie active de mai 1973 à octobre 1983 en 31 numéros et 22 livraisons, animée par René Daillie, alors attaché culturel à l’Ambassade de France au Caire. «Solaire s’adresse à ceux pour qui la poésie ne saurait être une industrie comme une autre, ni un aspect de la linguistique expérimentale, mais d’abord un rapport de tous les instants avec la vie et l’univers, une raison.» Tous nos livres sont visibles sur notre site : https://www.livrepoesie.com/
COMETTI (Jean-Pierre). ZINS (Céline). CAMPO (Françoise). LITTLE (Roger). CAYRON (Claire). OSEKI (Inés). BATAILLON (Laure). CAMINADE (Pierre). CHABOT (Jacques). PELEGRIN (Benito).
Reference : 46582
Marseille, directeur : Yves Broussard. 1 volume 14,5x22cm, 308 pages. Bon état.
Fondée en 1970 par Jean Malrieu (1915-1976), la revue Sud comptera 117 numéros jusqu'en 1996. Tous nos livres sont visibles sur notre site : https://www.livrepoesie.com/
Paris : Editions l' Editeur, 2010. Un volume broché (14x22,5 cm), 195 pages. Bon état.
Tous nos livres sont visibles sur notre site : https://www.livrepoesie.com/
PAUWELS (Louis). MILLER (Henry). CELINE (L.F.). GIONO (Jean). DALI (Salvador). COCTEAU (Jean).
Reference : 45860
Paris : Editions France-Empire, 1962. Un volume 14,3x19,2cm broché de 288 pages avec un cahier de planches photographiques. Bon état.
Tous nos livres sont visibles sur notre site : https://www.livrepoesie.com/
BLACKBURN (Paul) - WALDROP (Keith & Rosmarie) - VITON (Jean-Jacques) - BACHMANN (Ingeborg) - WEINZAEPLFEN (Catherine) - RICHARD (Cécile) - PEY (Serge) - FAURE (Céline) - RAGUENET (Sandra) -
Reference : 43923
Revue trimestrielle. Ivry-sur-Seine, rédacteur en chef : Henri Deluy. Comité de rédaction : Jean-Jacques Viton, Claude Adelen, Jean-Pierre Balpe, Bernard Vargaftig, Florence Pazzottu, etc. Un volume 13x21cm broché de 130 pages. Bon état.
Fondée au début des années 1950 à Marseille par Gérald Neveu, Action poétique est une des revues de poésie de la seconde moitié du XXème siècle en France qui connut la plus grande longévité. Animée par Henri Deluy, de 1958 jusqu'à sa dernière livraison en 2012 (210 numéros), Action poétique inscrit la poésie dans le champ théorique de la création française : désir de changer le monde, de s’ouvrir à lui, à travers des traductions défricheuses, et d’interroger la langue qui permet de lui donner forme. "Une des plus vastes encyclopédies de la poésie, couvrant tous les âges, tous les pays, de Gilgamesh à la poésie multimédia." (Jean-Yves Lacroix, Catalogue Revues, janvier 2019, p.4). Tous nos livres sont visibles sur notre site : https://www.livrepoesie.com/
DALFINI (Marzia) - DARLING (Aran) - GUICHARD (Céline) - HOOPER (Leeza) - MACHON (Gosia) - CREATIVO - Collectif -
Reference : 36273
Bologna (Italia) : Strane Dizioni, 2008 - un volume (19x26cm) sous couverture illustrée en deux tons, 96 pages illustrées en couleurs - beaux tirages en sérigraphie de travaux de 26 artistes - très bon état -
Tous nos livres sont visibles sur notre site : https://www.livrepoesie.com/
Copenhage 10 avril [1947] | 22.50 x 28.40 cm | 6 pages sur 3 feuillets
Très longue lettre autographe signée "Dest" au docteur Tuset et à Henri Mahé, datée du 10 avril [1947] à Copenhague, 130 lignes à l'encre bleue sur six pages pleines, corrections et soulignements de la main de l'auteur. La date indiquée par l'auteur du 10 mars est erronée, Naud n'acceptant de défendre Céline qu'en avril 1947. Pliures inhérentes à la mise sous pli ayant provoqué d'infimes déchirures sans manque de texte. Affaibli par son exil, Céline se réfugie dans sa correspondance où les multiples évocations du passé constituent des repères qui le rattachent à la vie. En 1947, Céline, poursuivi par la justice française pour son engagement collaborationniste, est reclus à Korsør, au Danemark. Epuisé par son isolement, Céline tente de maintenir un contact permanent avec son cercle d'amis français et parmi eux, le docteur Augustin Tuset, figure autour de laquelle gravite le monde des arts de Quimper, «cette petite Athènes au bord de l'Odet». La période d'exil permet à Céline de renouer avec le monde de l'avant-guerre ressurgissant à travers les abondantes listes de noms parfois non identifiés: «et Mme. Le Gallou? Et votre assistante? Et Desse? [...] Et les frères confitures, et leur grand-père divin! et Le Floche? Et Rosbras? [...] Et Troulalaire? Et notre si gentille crêpière. Je n'en aurais pas fini». Les différentes époques de la vie de Céline s'entrecroisent dans la correspondance du Danemark, donnant à la mémoire un rôle à la fois néfaste et salvateur pour l'auteur: «Je suis inépuisable aux souvenirs. L'atroce est que je n'oublie jamais rien. Il faudrait bien que j'oublie certaines choses [...] Ah Marie Bell, mes amours! [...] elle était vraiment extraordinaire dans Armide! Ces choses-là ne s'oublient pas. Tout est poésie!». L'écriture de la lettre épouse le fil de la pensée de l'auteur, n'effectuant aucune transition entre les sujets: «Maria le Bannier nous écrit souvent. Je l'aime bien. C'est un tempérament et tout un trésor de Bretagne. Et Saudemont? Vers quelles ivresses? Serre bien la main de Pipe. Affection à Stève. [...] comment va la mère de Madeleine? Nous parlons souvent de la «Puce». Leur pauvre petite chatte... » Aucune affaire n'est épargnée par la soif de Céline de retrouver les repères familiers dans sa solitude où finit par poindre la fatigue qui l'accable: «Jusqu'où vont nos souvenirs...» A l'instar de plusieurs autres missives de la correspondance danoise, cette lettre est destinée à deux interlocuteurs: le docteur Tuset, mais aussi le peintre Henri Mahé, qui présenta d'ailleurs le premier à Céline. Le ton change significativement lorsque l'écrivain, s'adressant à son ami de longue date, quitte cette bienveillance nostalgie pour laisser éclater sa colère: «[...] prévenez Henri que Karen est à rayer une fois pour toutes!». Ici s'ouvre le long et virulent récit de l'un des tournants principaux de l'épopée du Danemark. Céline avait, avant son exil, confié de l'or à la danseuse Karen Jensen (dédicataire de L'Eglise). Assistée d'Ella Johansen, cette dernière mit des appartements à la disposition des Destouches qui s'y réfugièrent à leurs sorties respectives de prison. Dépositaires de l'or de Céline dont la réserve diminue de manière suspecte, les deux femmes sont ici violement prises à partie: «Elle [Karen] et son amie se sont comportées comme des sorcières de Macbeth et en plus pillardes, canailles. Des monstres. Elles ont littéralement torturé la pauvre Lucette. Deux mégères en délire [...] Son amie Johansen, ivrogne aussi hystérique, méchante, envieuse, un monstre.». Céline va même jusqu'à les comparer à «Landru [...] plus timides, plus sournoises, mais textuelles». La colère doublée de frustration de Céline n'épargne personne, pas même sa propre fille: «La mienne d'enfant, Colette, végète à Paris, la pauvre conne» L'exil mais surtout la période de prison que Céline a endurée lui fournissent une source intarissable de fureur qui lui inspire des lignes aussi percu
Phone number : 01 56 08 08 85
Denoël & Steele | Paris 1932 | 12 x 19 cm | Broché sous chemise et étui
Édition originale comportant bien toutes les caractéristiques du premier tirage, un des exemplaires du service de presse. Exceptionnel envoi de Céline, en page de garde, à la célèbre chanteuse Yvette Guilbert, à qui Céline chanta lui-même et proposa linterprétation dune de ses scandaleuses compositions (Katika la putain, plus tard renommée À nud coulant): «?À madame Yvette Guilbert en témoignage de ma profonde admiration. LF Céline.?» En dessous de lenvoi autographe, lacteur Fabrice Luchini a inscrit ces quelques mots?: «?À Yvette Guilbert in memoriam. F. Luchini?»?; sur la page de faux-titre suivante, Jean-François Balmer a rédigé à son tour?: «?Merci et bon voyage. J. F. Balmer.?» Enfin, accompagnant les dédicaces de Fabrice Luchini et de Jean-François Balmer, ont été encollés les tickets dentrées à leurs lectures, à la comédie des Champs-Élysées pour Luchini, au Théâtre de luvre pour Balmer, du Voyage au bout de la nuit. Notre exemplaire est présenté sous chemise-étui en demi-maroquin noir, dos à cinq nerfs, plats de papier fantaisie, contreplats de papier vert amande, étui bordé de maroquin noir, plats de papier fantaisie, ensemble signé Boichot. * Ce remarquable envoi de Céline donne à voir une facette importante de lécrivain, adepte de la musique des mots. La chanson abonde dailleurs dans le Voyage au bout de la nuit dès son célèbre épigraphe, la fameuse Chanson des Gardes suisses, que Céline prétendra avoir composée, et qui donne son titre au livre. Lécrivain fut également chansonnier et même interprète de deux de ses créations?: «?Règlement?» et surtout «?À Nud coulant?», chanson paillarde quil présentera dabord comme la traduction dun chant finnois. Il composa «?À Nud coulant?» après la parution du Voyage pendant lécriture de Mort à Crédit, en 1934-1936 et lenregistra en 1955. Arnaud Marzorati remarquera la voix caverneuse de Céline, et sera «?subjugué par son «?arythmie?» volontaire. Comme si le rythme de la vie pouvait être chaotique et ne pas se référer aux simples battements du cur?; quil cherchât alors à narrer son histoire dans une autre mouvance que celle du consensus?» («?Les Chansons de Céline?», programme du 16 mai 2013, Cité de la musique). Mais avant de passer lui-même en studio, Céline avait eu laudace de proposer cette scandaleuse ritournelle à la grande Yvette Guilbert, dans les années 1930. Le grand ami de Céline, le peintre Henri Mahé, témoigna de la mémorable soirée?: «?Pourquoi la grande Yvette Guilbert linvita-t-elle un jour à laller voir chez elle?? Il bondit?! Elle lui présente Cécile Sorel, linoubliable Célimène. Il jubile et sans plus attendre il leur chante sa Katika toute neuve. Les compliments sont plutôt brefs et froids, à peine polis sur les bords. Non?! Elles ont autre chose en tête. Un film, un scénario quil devrait écrire daprès leurs idées deux surs triomphent dans le spectacle... Lune sur les scènes officielles du monde entier, lautre dans les music-halls du monde entier.?». (Henri Mahé, La Brinquebale avec Céline, p. 72) On ne sait si cest à loccasion de ce «?concert?» que Céline offrit son Voyage à la reine du caf conc parisien. Comme le remarque Michaël Ferrier, Céline «?aura toute sa vie recherché lamitié des vedettes de lépoque, certaines aujourdhui oubliées (Guy Berry, Max Révol, Alfred Pizella), dautres plus mémorables, comme Michel Simon ou Arletty (à laquelle il consacre un texte, Arletty, jeune fille dauphinoise, en 1948), qui firent une grande partie de leur carrière dans des opérettes jouées ou filmées. [Cette passion pour la chanson] trouve sans doute sa source dans lenfance de Céline?: le passage Choiseul, où sa mère tenait commerce de dentelles, était le siège du Théâtre des Bouffes-Parisiens dOffenbach et dun marchand de gramophones.?» (Télérama hors série, juin 2011) Cet étonnant exemplaire saccompagne des envois de grands interprètes de la prose célinienne les acteurs Fabrice Lucchini et Jean-François Balmer,
Phone number : 01 56 08 08 85
Cahiers Céline Tomes 1 à 8 - Collection complète - Gallimard 1976 - 1988 Cahiers Céline 1 : Céline et l'actualité littéraire 1932-1957 Cahiers Céline 2 : Céline et l'actualité littéraire 1957-1961 Cahiers Céline 3 : Semmelweis et autres écrits médicaux Cahiers Céline 4 : Lettres et premiers écrits d'Afrique 1916-1917 Cahiers Céline 5 : Lettres à des amies Cahiers Céline 6 : Lettres à Albert Paraz 1947-1957 Cahiers Céline 7 : Céline et l'actualité 1933-1961 Cahiers Céline 8 : Progrès suivi de Œuvres pour la scène et l'écran 8 volumes brochés format 14 x 20,5 - couvertures souples noires imprimées en rouge et blanc - édition originale pour chacun des volumes (pas de tirages sur grands papiers pour ces ouvrages, sauf pour le Cahier N°7) Rare ensemble complet, ouvrages en bel état, légères marques d'usages (frottements, plissures), plis de lecture aux dos des 3 premiers tomes, intérieurs frais.
Gallimard | Paris 1976-1988 | 14 x 20.50 cm | 8 volumes brochés
Edition originale dont il n'a pas été tiré de grands papiers (sauf pour le N°7) pour chacun des volumes. Notre série complète se compose ainsi : Cahiers Céline 1 : Céline et l'actualité littéraire 1932-1957. Cahiers Céline 2 : Céline et l'actualité littéraire 1957-1961 Cahiers Céline 3 : Semmelweis et autres écrits médicaux Cahiers Céline 4 : Lettres et premiers écrits d'Afrique 1916-1917 Cahiers Céline 5 : Lettres à des amies Cahiers Céline 6 : Lettres à Albert Paraz 1947-1957 Cahiers Céline 7 : Céline et l'actualité 1933-1961 Cahiers Céline 8 : Progrès suivi de Oeuvres pour la scène et l'écran. Iconographie. Rare ensemble complet. - Photographies et détails sur www.Edition-Originale.com -
Phone number : 01 56 08 08 85
s. l. [Copenhague] 23 avril [1947] | 22.50 x 28.40 cm | 6 pp. in-folio
Lettre autographe signée de Céline à Henri Mahé, datée du 23 avril [1947], 113 lignes à l'encre noire sur trois feuillets, corrections de la main de l'expéditeur. Pliures inhérentes à la mise sous pli, quelques petites taches sur le premier feuillet sans manque de texte. Empreinte de l'emblématique style célinien, cette longue lettre à l'un de ses plus intimes amis, révèle un exilé fébrile, tiraillé entre mal du pays et rancur vis-à-vis de ses détracteurs. En 1947, Céline, poursuivi par la justice française pour son engagement collaborationniste, est reclus au Danemark. Cette période de grande solitude, pénible à l'écrivain, est marquée par une importante correspondance avec ses contacts parisiens et notamment avec «[son]cher vieux», Henri Mahé, l'un des rares fidèles qui lui rendront visite dans sa captivité. L'artiste peintre, rencontré en 1929, entretient une relation amicale privilégiée avec Céline, immortalisée par son avatar dans le Voyage, et dont on perçoit toute la portée dans la lettre que Céline lui adresse. Retenu prisonnier contre son gré, Céline fantasme une Bretagne mythifiée, berceau de son amitié avec Mahé: les filles de celui-ci, filleules des Destouches, deviennent des «fées», images de la «Bretagne en fleur». La pensée nostalgique de ce pays devient un refuge récurrent durant les années difficiles: «Mon Dieu, que vous devez être heureux». Articulée autour de «la petite musique» célinienne, la lettre, à l'image de toute la correspondance, fait partie intégrante de l'uvre de l'auteur où se côtoient grotesque et tragique: «Jojo n'a pas de veine alors. [...] La ténacité, bien agréable dans le cas, est souvent récompensée. Tuset représente admirablement le géniteur fin, philosopheet magnifiquement vivant... Je n'irai tout de même pas jusqu'à le recommander à Madame Jojo!»/«J'ai vu finalement l'attaché de presse Raynaud et sa femme, deux petites ambitions promenades d'Alger satisfaites sans aucun sacrifice ni risques, champignons poussés sur le fumier de la catastrophe et des décombres». A l'instar des romans, cette lettre met en exergue le talent d'argotiste de Céline: «Là je te dis que l'on ergote, trafouille, cafouille que c'est une joye.» Son ressentiment n'est pas seulement perceptible dans ses mots mais transparaît aussi par sa graphie, de plus en plus irrégulière, espacée et démesurée au fur et à mesure qu'il s'échauffe, certains mots étant rageusement soulignés de plusieurs traits : «Vous, vous, chère petit tête précieuse, bien habile et bien planquée, que ferez-vous, vous, pas un autre, pas le Pape, vous?». L'ennui qui ronge Céline se devine dans l'empressement avec lequel il enjoint Mahé de lui rapporter des nouvelles de la France, qu'elles soient privées ou politiques: «Comment est l'enfant Mourlet? Sont-ils bêcheurs? Et Desse?[...] Que pense-t-on de de Gaulle? Boulanger? Badinguet? Kerensky?». La plume agitée de Céline jette les informations sur le papier, multipliant les noms, sans organisation ni transitions entre les différentes affaires qui l'intéressent: «Tu ne me parles pas des Mondains? Je te recommande une jolie revue «Courrier du Continent» [...] Le cinéma français me semble bien mort...» La régularité et l'ardeur que Céline met à sa correspondance est signe de sa détermination à ne pas être oublié ni de ses amis ni de ses défenseurs potentiels: «Je lui [Naud] ai envoyé tout mon dossier, et puis une aucune nouvelle! Je voudrais bien qu'on le stimule. Qu'on lui demande ce qui se passe? [...] Tu vois comme tout ceci est critique [...] Il faudrait prouver à Naud que j'ai des amis distingués à Paris». La haine de Céline face aux hommes, déjà profondément enracinée dans le Voyage, s'intensifie durant l'exil et face aux accusations, qu'il subit: «Pas un jour de peine, tout en bénéfice. Ecurant! Tout perdre, tout souffrir pour des petits cafouilleux pareils. J'ai honte.» Mais Céline, impuissant, déplore au-delà de cette injustice présumée, la
Phone number : 01 56 08 08 85
Gallimard | Paris 1976-1988 | 14 x 20.50 cm | 8 volumes brochés
Edition originale dont il n'a pas été tiré de grands papiers (sauf pour le N°7) pour chacun des volumes. Notre série complète se compose ainsi : Cahiers Céline 1 : Céline et l'actualité littéraire 1932-1957. Cahiers Céline 2 : Céline et l'actualité littéraire 1957-1961 Cahiers Céline 3 : Semmelweis et autres écrits médicaux Cahiers Céline 4 : Lettres et premiers écrits d'Afrique 1916-1917 Cahiers Céline 5 : Lettres à des amies Cahiers Céline 6 : Lettres à Albert Paraz 1947-1957 Cahiers Céline 7 : Céline et l'actualité 1933-1961 Cahiers Céline 8 : Progrès suivi de Oeuvres pour la scène et l'écran. Iconographie. Première garde du premier volume ombrée en raison d'une coupure de presse. Rare ensemble complet. - Photographies et détails sur www.Edition-Originale.com -
Phone number : 01 56 08 08 85
s. l. [Klarskovgaard] 8 décembre 1950 | 21 x 34 cm | 2 pages sur un feuillet
Lettre autographe signée en partie inédite de Louis-Ferdinand Céline adressée à son avocat, Maître Thorvald Mikkelsen. Deux pages rédigées à l'encre bleue sur un grand feuillet de papier blanc?; numéro «?575?» de la main de Céline en haut à gauche au crayon rouge. Pliures transversales inhérentes à l'envoi. Cette lettre a été très partiellement retranscrite dans l'Année Céline 2005, p. 64. Belle lettre empreinte d'amertume de Céline qui vient de perdre sa tante Amélie (la tante Hélène de Mort à crédit), et observe le monde qu'il a connu lentement disparaître. L'écrivain se réfugie dans les mémoires d'Élisabeth de Gramont, témoins d'une époque grandiose également révolue. * Depuis son exil danois, Céline apprend avec tristesse la mort de sa tante Amélie, dernier membre de la famille Destouches?: «?Je viens de perdre à l'hospice d'Angers encore une dernière parente?». L'écrivain n'a pourtant pas été tendre avec son alter ego dans Mort à crédit, le personnage de la sulfureuse tante Hélène mourant dans la déchéance et la honte, laissant derrière elle un sillage de galants, d'amants ou de clients?: «?À Saint-Pétersbourg, elle est devenue grue. [...] Elle est venue nous voir au Passage, deux fois de suite, frusquée, superbe, comme une princesse et heureuse et tout. Elle a terminé très tragiquement sous les balles d'un officier?» (Mort à crédit). La véritable tante Amélie s'établit en Roumanie, mariée à un diplomate, Zenon Zawirski. Malheureusement, la réalité rattrapa la fiction et Amélie rentra à Paris dans le plus complet dénuement à l'âge de 80 ans. Céline se chargea de la transférer de l'hospice des Petites surs des Pauvres de Breteuil jusqu'à l'hôpital d'Angers où elle s'éteint en décembre 1950 («?Que la pauvre femme meure gentiment. Assez de fins tragiques dans la famille?!?» avait-il écrit au docteur Camus le 11 juillet 1949). La secrétaire de l'écrivain, Marie Canavaggia, la rencontra avant son arrivée à Angers?: «?elle avait par moments des gestes et des expressions qui en éclairs me rappelaient son neveu?» (13 juillet 1949). Le dernier membre de sa famille disparu, Céline contemple sa propre fin?: «?si ça continue si je rentre jamais en France je foncerai directement au cimetière?». Dévorant les livres que son avocat fait parvenir afin d'adoucir l'exil de son client, Céline détaille ses lectures du moment?: «?Le Temps des équipages [d'Élisabeth de Gramont] est un des livres fameux parus vers 1920?! L'un des «?Guides des Snobs?» les mieux réussis de l'Époque?». Il est assez cocasse d'imaginer Céline se réjouir à la lecture du carnet mondain de cette aristocrate fin-de-siècle, chronique d'un monde si étranger au sien?: «?J'avais un ami, Carré, de Rennes, étudiant en droit, qui l'avait appris par cur?! [...] il s'en est établi marchand de tableaux?». Dans ses jeunes années d'étudiant en médecine, Céline croisa en effet le chemin de Louis Carré, devenu marchand d'art parisien, exposant tour à tour Paul Klee, Juan Gris, Le Corbusier ou Picasso?: «?il y a fait 10 fois fortune?! Preuve que tous les livres ne sont pas déprimants?!?» En 1947, Céline, poursuivi par la justice française pour son engagement collaborationniste, est reclus au Danemark. C'est en mai 1948, accompagné de Lucette et Bébert qu'il arrive chez son avocat Maître Thorvald Mikkelsen à Klarskovgaard. Ce dernier possède une grande propriété au bord de la mer baltique et invite l'exilé à y séjourner. Le 21 février 1950, dans le cadre de l'épuration, l'écrivain est condamné définitivement par contumace par la chambre civique de la Cour de justice de Paris pour collaboration à une année d'emprisonnement (qu'il a déjà effectuée au Danemark). Le consul général de Suède à Paris, Raoul Nordling, intervient en sa faveur auprès de Gustav Rasmussen, ministre des Affaires étrangères danois, et parvient à retarder son extradition. Le 20 avril 1951, Jean-Louis Tixier-Vignancour, son avocat depuis 1948, obtient l'amnistie de Céline au titre de «?grand invalide de la Gra
Phone number : 01 56 08 08 85
s. l. [Klarskovgaard] 7 octobre 1950 | 21 x 34 cm | 2 pages sur 2 feuillets
Lettre autographe signée en partie inédite de Louis-Ferdinand Céline adressée à son "cher Maître et défenseur" Maître Thorvald Mikkelsen. Deux pages rédigées à l'encre bleue sur deux grands feuillets de papier blanc ; numéros "580" et "581" de la main de Céline en haut à gauche au crayon rouge. Pliures transversales inhérentes à l'envoi. Cette lettre a été très partiellement retranscrite dans l'Année Céline 2005. Lettre autographe signée de Louis-Ferdinand Céline adressée à son "cher Maître et défenseur" Maître Thorvald Mikkelsen. Deux pages rédigées à l'encre bleue sur deux grands feuillets de papier blanc ; numéros "580" et "581" de la main de Céline en haut à gauche au crayon rouge. Pliures transversales inhérentes à l'envoi. Céline adresse à Mikkelsen un article: "Pour intéressé que vous soyez aux choses de l'esprit je crois avoir remarqué que les turlupinades des banques, changes, fricoteries diverses vous amusaient aussi. Ci-donc, joint, article assez farceur relatant certaines galipettes de l'or et ses escrocs changeurs (à Paris, évidemment!)" L'écrivain a adjoint à sa lettre un autre feuillet dont les nombreux soulignements témoignent de la persécution dont il se sentait victime: "Maintenant qu'on remonte la Ligne Maginot, qu'on recrée une Légion Anti Bolchéviques, une armée franco-allemande, il paraît qu'il est question de me poursuivre à nouveau d'après les Beaux Draps mais cette fois pour antigermanisme et sabotage de l'Europe Nouvelle et irrespect pour Hitler! Oh je n'en mène pas large !" En 1947, Céline, poursuivi par la justice française pour son engagement collaborationniste, est reclus au Danemark. C'est en mai 1948, accompagné de Lucette et Bébert qu'il arrive chez son avocat Maître Thorvald Mikkelsen à Klarskovgaard. Ce dernier possède une grande propriété au bord de la mer Baltique et invite l'exilé à y séjourner. Le 21 février 1950, dans le cadre de l'épuration, l'écrivain est condamné définitivement par contumace par la chambre civique de la Cour de justice de Paris pour collaboration à une année d'emprisonnement (qu'il a déjà effectuée au Danemark). Le consul général de Suède à Paris, Raoul Nordling, intervient en sa faveur auprès de Gustav Rasmussen, ministre des Affaires étrangères danois, et parvient à retarder son extradition. Le 20 avril 1951, Jean-Louis Tixier-Vignancour, son avocat depuis 1948, obtient l'amnistie de Céline au titre de "grand invalide de la grande guerre" en présentant son dossier sous le nom de Louis-Ferdinand Destouches sans qu'aucun magistrat ne fasse le rapprochement. Céline quittera le Danemark l'été suivant, après trois ans passés chez son avocat. En 1947, Céline, poursuivi par la justice française pour son engagement collaborationniste, est reclus au Danemark. C'est en mai 1948, accompagné de Lucette et Bébert qu'il arrive chez son avocat Maître Thorvald Mikkelsen à Klarskovgaard. Ce dernier possède une grande propriété au bord de la mer baltique et invite l'exilé à y séjourner. Le 21 février 1950, dans le cadre de l'épuration, l'écrivain est condamné définitivement par contumace par la chambre civique de la Cour de justice de Paris pour collaboration à une année d'emprisonnement (qu'il a déjà effectuée au Danemark). Le consul général de Suède à Paris, Raoul Nordling, intervient en sa faveur auprès de Gustav Rasmussen, ministre des Affaires étrangères danois, et parvient à retarder son extradition. Le 20 avril 1951, Jean-Louis Tixier-Vignancour, son avocat depuis 1948, obtient l'amnistie de Céline au titre de "grand invalide de la grande guerre" en présentant son dossier sous le nom de Louis-Ferdinand Destouches sans qu'aucun magistrat ne fasse le rapprochement. Céline quittera le Danemark l'été suivant, après trois ans passés chez son avocat. - Photographies et détails sur www.Edition-Originale.com -
Phone number : 01 56 08 08 85
Importante lettre annonçant la rupture avec Denoël Copenhague 30 septembre [1947]. 2 p. en 1 f. (205 x 330 mm), à l'encre, enveloppe jointe à «Monsieur le Directeur des Editions Denoël, 19 rue Amélie, Paris ». L'écrivain est furieux de ses demandes, non abouties, de réimpression du Voyage au bout de la nuit depuis près de cinq ans : elle préfigure la rupture définitive qui interviendra, malgré les efforts de Tosi, en juin de l'année suivante.
Belle lettre pleine d'ironie, confiée depuis le Danemark à son avocat, M. Thornwald Mikkelsen. Céline demande à Tosi de «réserver le meilleur accueil » à son avocat , car il ne sait plus où il en est « vis-à-vis des éditions Denoël - (sauf une ignoble préface de M. Max Vox) et [s]e demande si en écrivant en anglais, publié en amérique, sous un nom chinois, par un éditeur espagnol puis enfin retraduit en français je ne pourrais prétendre à une belle revanche ?... Peut-être que si l'on réimprimait le voyage à l'envers et en japonais ? Voyez ma perplexité... sans compter les questions de trahison, prisons, bagne, assassinat, poteau, gibets et autres gracieusetés dont j'ai bien taté et qui ne sont pas pour rire... ». Le 20 octobre 1944, Maximilien Vox a été nommé administrateur provisoire des Éditions Denoël et publie, en octobre 1945, un violent article à l'occasion de la parution de L'Homme fourdroyé de Cendrars : « Ce livre immense est construit sur le plan du monologue intérieur, forme dont Joyce a laissé un monument [...] Et se place ici, par une irrésistible symétrie, le souvenir du Voyage au bout de la nuit pour que nous découvrions que le vrai Céline, c'est Cendrars ; je veux dire que de l'homme ancêtre qu'est Blaise s'est détachée la feuille d'artichaut Céline, mais extérieure, loin du coeur savoureux, et à laquelle il lui a fallu donner une saveur artificielle en la trempant dans toutes sortes de sauces (...) Quand il dit : " Ah ! les salauds " - cela vaut quarante pages d'inoculodoncocucocandries du docteur-rhéteur Destouches ». Céline n'en prendra connaissance que deux ans plus tard, pendant l'été 1947, qui fait immédiatement réagir Céline : « j'ai envoyé à Cendrars une lettre dans les termes que vous imaginez - où je traite Vox de lope, salope, galapiat merdeux et la sauce. Tout ce qu'il mérite. Salir un homme enchaîné et qui vous nourrit c'est un petit comble. » Vox a entretemps quitté ses fonctions chez Denoël depuis juin - ce que Céline ignore sans doute - et, à partir de septembre, le dossier Céline se retrouve donc géré par Jeanne Loviton puis par Guy Tosi, à qui Céline envoie ce nouveau courrier. Sur demande de Jeanne Loviton, Tosi se rendra à Copenhague le 18 novembre : le 3 décembre, les Éditions Denoël envoient à Céline son compte d'auteur, lequel « se trouve actuellement complètement soldé », mais, dès le lendemain, l'écrivain dénonce par lettre recommandée ses contrats et va mener une guerre à la maison Denoël : la tension ira grandissante jusqu'à l'année suivante, où la rupture est officialisée, après 16 ans de présence de Céline chez Denoël. Céline fera publier une nouvelle édition du Voyage en juin 1949 chez un éditeur belge, Frémanger, aux éditions Froissart, puis d'autres publications chez Chambriand et Monnier avant que Gaston Gallimard, à la manoeuvre, ne vienne racheter les Editions Denoël en octobre 1951. Le Voyage au bout de la nuit sera ainsi enfin réimprimé en France, officiellement, en mars 1952, dans un tirage de 9 000 exemplaires, plus 1050 exemplaires sous cartonnage décoré de Paul Bonet.
Paris [3 mai 1934] | 21 x 27 cm | 2 pages sur un feuillet, une enveloppe jointe
Lettre autographe signée «L.F. Destouches» adressée au journaliste Léon Deffoux qui consacra plusieurs articles à l'uvre de Céline. 24 lignes rédigées à l'encre noire, plusieurs soulignements et ratures de la main de Céline. Enveloppe antérieure tamponnée du 25 février 1933 jointe. Pliures inhérentes à la mise sous pli du courrier ainsi que quelques très infimes trou d'épingles en marge haute droite du feuillet. Intéressante lettre dans laquelle Céline communique à son correspondant la liste du jury du prix Blumenthal, bourse distribuée depuis 1920 au profit de jeunes artistes talentueux. Céline y brosse un portrait de son«candidat»et«amiHenri Mahé», rencontré quelques années plus tôt :«25 ans réformé pour baullose(?) actuellement en traitement à Camaret Finistère. Sans fortune il travaille entre les périodes de dépression. Il est marié. Fort généreux et désintéressé de nature. Un excellent artiste à tous égards parfaitement recommandable. Ni arriviste, ni bluffeur.» Céline dresse ensuite un inventaire des ses travaux les plus emblématiques avant de conclure: «Tout ceci, fresques amples, dans le style Gauguin-Lautrec.» C'est à l'automne 1929 que Céline fait la connaissance d'Henri Mahé qui vit alors sur une péniche, la Malamoa, sur laquelle il reçoit une ribambelle d'amis chaque semaine. Le jeune peintre, de treize ans le cadet de Céline, connaît déjà à cette époque un franc succès. Fantaisiste, Mahé se spécialise dans la décoration des lieux de plaisir parisiens: maisons closes, boîtes de nuit et autres cabarets. «Au printemps 1933, son complice Henri Mahé, libéré par une réforme de ses obligations militaires, a abandonné sa péniche et quitté la région parisienne pour la Bretagne, plus précisément Camaret, où il fait construire un voilier l'Enez Glaz (l'Île bleue). De Paris, Céline s'emploie pour lui trouver des ressources, d'abord en le ventant auprès d'Abel Gance qui peut lui procurer des commandes de décor, puis en le recommandant auprès de plusieurs membres de l'entourage de Lucien Descaves, en vue d'un prix Blumenthal de décoration que Mahé obtiendra en effet en juillet 1934, et auprès de Denoël - qui déclinera - pour une édition illustrée du Voyage.» (Henri Godard, Céline) "Je viens de recevoir la visite ici d'un admirable ami et admirable peintre, Henri Mahé,français, breton et parisien. Il a un petit projet dont il voudrait vous faire part. Auriez-vous la bonté de le recevoir. Vous l'aimerez tout de suite, j'en suis persuadé. Un artiste et un coeur généreux - Pas de chance par exemple en ce moment ! - Pas tapeur ! Pas pleurnichard ! Aucune crainte - Alors il voudrait vous connaitre. Je lui ai dit de vous tout le bien, toute l'admirable qualité de votre amité. Faites-moi je vous prie ce vif plaisir. Bien amicales (...) LF Céline - Photographies et détails sur www.Edition-Originale.com -
Phone number : 01 56 08 08 85
[Copenhague, Menton, 1948-1949]. 1 vol. (270 x 330 mm) renfermant 4 documents montés sur papier vélin paille. Box souple gris souris avec deux pièces de titres de veau rouge et marron rivetés sur les plats, doublures en vachette et gardes de velours rouges, chemise titrée en long, étui (reliure signée de Nobuko Kiyomiya, 2008). Belle réunion de documents originaux sur la période danoise de Céline relatifs au départ des Destouches de l'atelier de ses premiers hôtes danois, le couple Jensen :
* Une lettre autographe signée (210 x 297 mm), recto-verso, sur le vergé jaune qu’employait Céline pendant l’exil, à l’encre bleue, écriture très lisible, datée Copenhague le 26 mai 1948 et signée « L.F. Destouches » : « Chers amis, Nous avons décidé de payer encore votre loyer jusqu’au 30 septembre soit ainsi 4 mois d’avance. Vous n’avez donc point à vous hâter de revenir […]. Cependant votre appartement est libre. Nous le quittons aujourd’hui » – lettre qui pose d’ailleurs un minuscule problème de chronologie, puisqu’il est communément admis que les Destouches s’installent à Korsör le 19 mai 1948 (voir Éric Mazet, « Repères chronologiques Avril-Mai 1948 », in Lettres à Antonio Zuloaga, p. 101). On sait par le témoignage d’Else Jensen que l’appartement fut rendu dans un parfait état de propreté et que Céline ne ménagea pas sa reconnaissance aux Jensen pour leur hospitalité. * Deux récépissés de demande de carte d’identité des époux Jensen, chacun comportant une photographie soit d’Else soit de Henning Jensen. * Une lettre d’Henning Jensen, destinée au consul général du Danemark, rédigée par et pour le compte d’Ercole Pirazzoli (le deuxième mari de la mère de Lucette Destouches, divorcée de Joseph Almansor). Le texte est une biographie hagiographique de « M. Pirazzoli commandeur de la couronne d’Italie, chevalier de la Légion d’Honneur, ancien industriel, secrétaire pendant plusieurs années de la délégation générale en France de la Croix-Rouge italienne, membre du conseil d’administration, pendant 22 ans, de la chambre de commerce italienne de Paris est une personnalité des plus honorables et des plus hautes qualités morales. Il n’a jamais fait de politique et tous ceux qui le connaissent aiment témoigner de sa grande bonté, de sa loyauté, de son honorabilité », qui a pour but de permettre l’obtention d’un visa pour permettre aux parents de Lucette de venir la visiter, elle et Céline, au Danemark. « Si nous avons pu obtenir, ma femme et moi, l’autorisation de séjourner en France, nous le devons à Monsieur et Madame Pirazzoli. » * une photographie originale en noir et blanc prise à Menton représentant les époux Jensen, les époux Pirazzoli et une amie non identifiée. Else Jensen et Henning Jensen étaient un couple d’artistes peintres et les premiers à les avoir, sur place, aidés. À l’époque de l’incarcération de Céline, Henning Jensen était également gardien de prison à la Vestre Faengsel, où il sympathisa avec Céline. Ce dernier avait vu débarquer la police danoise le 17 décembre 1945, sur une demande d’extradition de la France. Lucette, libérée au bout de quelques jours, doit trouver un logement de toute urgence. « Une possibilité de logement s’est présentée alors grâce à ce gardien de prison […] qui rêvait d’aller dans le Midi avec sa femme. Nous avons conclu un accord. Ma mère [Gabrielle Pirazzoli, dite Gaby] a mis à sa disposition une chambre à Menton en lui laissant un peu d’argent et lui m’a laissé pendant ce temps son logement, un atelier de peintre, une soupente au 8 Kronprincessegade » (Vitoux, La Vie de Céline, p. 614). Lucette y emménage en septembre. Céline, lui, ne sera libéré que le 24 juin 1947. Ils allaient y séjourner près de onze mois, jusqu’au 19 mai 1948, date à laquelle ils acceptent l’offre de leur avocat Mikkelsen qui se propose de les loger dans son domaine de Korsör. Très bel ensemble, rassemblé dans une création de Nobuko Kiyomya.