Paris : Albin Michel, 1949. MÉMOIRES DU PARIS LITTÉRAIRE ET ARTISTIQUE
In-12° (183 x 121 mm) 247 pp. - [2] ff., broché. Mention de 43e mille à la couverture. Envoi de l'auteur : « à Madame Marie Courtet / en très sympathique souvenir ». Ce recueil de souvenirs évoquant le Paris littéraire et artistique de l'avant-guerre puis des années folles parut pour la première fois en 1927. « C'est que nous avons tous habité Montmartre ou les environs du Boul'Mich vers 1910. Temps heureux ! Ils me dictent encore des vers, comme j'en écrivais, rue Racine, dans la petite chambre que la concierge de l'immeuble acceptait de tenir en ordre contre la chance de jouer au loto le règlement de son salaire. Je ne connaissais alors à Paris que cette concierge [...] ». Taches et manque angulaire au premier plat de couverture.
[1930-1940] 1 vol. relié Importante correspondance de travail échangée entre Carco (1886-1958) et l'un de ses collaborateurs, Jean Auzanet (1877-1943), auteur d'une douzaine de pièces ou romans historiques tombés dans l'oubli. Lettre après lettre, on peut suivre le patient travail de relecture et de correction effectué par ce dernier en marge des différentes publications de Carco au début des années 1930 : "Le Roman de François Villon" (Éditions Trémois, 1930), préface aux "Liaisons dangereuses" (À la Cité des Livres, 1931), réédition de "Bob et Bobette" (Albin Michel, 1931), "Prisons de femmes" (Les Éditions de France, 1931), "Le Fanfaron" (roman inachevé, 1932).Mais l'essentiel de cette correspondance, sur plus de 50 pages, concerne la genèse de la biographie romancée de Verlaine, dont Carco soumet l'idée le 10 août 1938 : "Je me mettrai dans la peau de Verlaine quand il rédigeait ses souvenirs (…) Je montrerai Verlaine en train de revivre son existence, ce qui me permettra de ne retenir que l’essentiel". Le 21 août, l'écrivain précise son projet : "Je prends Verlaine à son arrivée à Paris en 1886, cour St-François, quatre jours après la mort de sa mère, c'est-à-dire le 25 janvier, au commencement de sa déchéance totale (...). Il est au tournant dangereux : il entre dans la vieillesse, sa jambe coule, l'hôpital (dont Mme Verlaine mère ne voulait pas entendre parler) le guette. Enfin, la dernière amarre qui le retenait à un semblant de dignité bourgeoise, est rompue. Mais à mesure qu'il s'embourbe, sa gloire grandit. Il y a là un double courant magnifique à montrer."Carco prie son assistant de se documenter sur l'environnement de Verlaine à l'époque, les cafés, le jardin du Luxembourg, les personnes qu'il fréquente... "Ramassez tout ce que vous pourrez sur Eugénie et Philomène !"La question de l'homosexualité reste une énigme qui fait l'objet de longs développements contradictoires. "Comme Porché, je crois que Verlaine a corrompu (si j'ose dire) Rimbaud par amour de la poésie ! et non pas que Rimbaud a perverti Verlaine (si ce n'est spirituellement). L'un tout sens, avec de gros désirs charnels, l'autre diabolique, méprisant, impossible. Le drôle de ménage s'explique bien ainsi. Quant aux deux pouffiasses de la fin, je m'en remets à vous pour déterminer dans quelle part, Verlaine leur est redevable de son inspiration". Auzanet y va de sa propre analyse : "Ces femmes peu séduisantes auxquelles il a d'abord recouru dès son adolescence, avaient, de par leur laideur même, quelque chose de masculin, d'hommasse. Il a pu fort bien subir une déformation du goût, devenir de moins en moins exigeant et finir par trouver désirables les 'charmes' si j'ose dire, de ce Rimbaud qui était très mal tenu et qui ressemblait à un grand chien". Carco émet une autre hypothèse le 2 septembre : "Pour la tendance à la pédérastie, elle s'est produite de bonne heure en raison de la laideur physique du poète qui, repoussé par les femmes, s'est tourné vers ses camarades mâles. Ne croyez-vous pas cela satisfaisant ? Il avait l'instinct femelle (sa sensibilité ne le prouve que trop) et plus tard parce qu'on l'empêchait de voir son fils : un transfert s'est opéré et Verlaine s'est cru le père d'élection de Létinois. Chez tous les passifs, la hantise est de devenir actif. J'en ai eu de nombreux exemples sous les yeux. Avec l'âge, 'elles' se croient des hommes, pareils à la grande Sapho, pas vrai ?" Finalement, le 17 septembre 1938, Carco avoue son incompréhension : "Dans ses amours d'hommes, on a trop insisté sur les révélations érotiques : elles existent, bien entendu, mais la prise de possession de Verlaine par Rimbaud a été plus complète, plus entière qu'on le dit. C'est de l'envoûtement". Cette correspondance inédite, rédigée sur des papiers de différents coloris, formats et en-têtes, est complétée par plusieurs documents originaux annexes : un portrait de Carco, un récépissé de virement, des lettres signées d'André Billy, Jérôme Carcopino, Jean Marèze, ainsi que F.-A. Cazals (1865-1941, qui fixe rendez-vous à Jean Auzanet en 1938 pour l'entretenir du souvenir de Verlaine).Ensemble unique, en très belle condition.
S.D. COMPTE-RENDU DU PROCS DE LAMIRAL JEAN-PIERRE ESTEVA DEVANT LA HAUTE COUR DE JUSTICE EN MARS 1945 PAR FRANCIS CARCO RDIG SOUS LA FORME DUNE NARRATION PROSODIQUE INTITULE IMPRESSIONS DAUDIENCE . Jean-Pierre Esteva. N Reims en 1880. Mort en 1951. Jeune officier pendant la Premire guerre mondiale, il est affect la flotte en Mditerrane. Promu contre-amiral en 29. Il devient vice-amiral en 35. Prend le commandement des Forces navales du Sud. Aprs lArmistice de juin 1940, il rejoint le Marchal Ptain dont il deviendra trs proche. Il est envoy par le Gouvernement de Vichy en Tunisie o il met la disposition des Allemands les bases ariennes franaises. Arrt en septembre 1944, son procs souvre le 15 mars 1945 devant la Haute Cour de Justice recre par ordonnance du gouvernement provisoire en novembre 1944 afin de juger le Chef de lEtat, le Chef du Gouvernement, les Ministres, les Gouverneurs gnraux, les Hauts fonctionnaires, les Militaires, etc.Ayant pous aprs la guerre Eliane Ngrin, une jeune femme dorigine juive, Francis Carco fut contraint lexil ds lexcution des premiers dcrets anti-juifs imposs par le gouvernement de Vichy. Le couple fuit la France et se rfugie en Suisse dans le Valais o les Carco feront la connaissance de Jean Graven, un professeur de droit de luniversit de Genve qui fut charg aprs la guerre par les Nations Unies de la poursuite et de l'extradition des auteurs de crimes de guerre et crimes contre l'humanit, terme dont on lui doit la paternit. Il sera le reprsentant officiel de la nation helvte lors des procs de Nuremberg. Est-ce sous son influence que Carco se rendit au procs Esteva ?...Au premier jour du procs Esteva devant la Haute Cour de Justice, Carco dpeint en quelques lignes non pas lenceinte du tribunal comme on sy attendrait, mais la couleur lumineuse des siges qui lui rappelle la Tunisie, le pays o lamiral perptra sa forfaiture ...Est-ce en souvenir de lavenue de Carthage et de ses terrasses de caf que les siges quon nous destine sont constitus par une double range de chaises pliantes dun vert pistache assez inattendu ? Ce serait pousser un peu trop loin le got de la couleur locale. Toutefois, dans le cadre austre o va se drouler le procs Esteva, ce vert mrite quon en savoure la note pimpante dont la prsence nous aide voquer latmosphre de Tunis. Rsident gnral, lamiral Esteva que la chambre daccusation a dfr le 7 du mois dernier devant la haute Cour de Justice, prend place avec un garde au banc do il devra rpondre des faits retenus contre lui (...) Le regard de Carco se porte ensuite sur laccus lui-mme qui arbore croix et mdailles militaires ou honorifiques ...Cest un homme avec sa plaque de commandant (grand officier) de lOrdre de la Lgion dHonneur, sa mdaille militaire, sa croix de guerre palmes, les cinq toiles de bronze quil porte sur ses manches, cest un homme de prs de soixante cinq ans (chauve) qui, trs digne, rclamera (de ses juges), de sortir le front haut (ainsi quil y a droit, dit-il) de cette salle o il doit, pour le moment faire figure de prvenu. Chauve et barbu, sans sa casquette aux dorures rutilantes il a moins lair dun grand marin que dun (brave homme) bourgeois (de la belle poque) cossu que sa bonne foi met labri (des pires) de toute compromission. Carco juge demble lattitude du Prsident de la Haute Cour envers le prvenu que ...Cest entre ces deux hommes que le drame se noue. On le sent ds le dbut. Un drame qui passe et de beaucoup la personne de laccus pour prendre de plus vastes, de plus effarantes proportions. En effet ni les instructions qua reues Esteva lors du dbarquement des troupes de laxe en Tunisie, ni son empressement leur venir en aide contre les forces allies, ne constituent aux yeux du Premier Prsident le fond mme du procs (...) Cest de Vichy quil est question. De son gouvernement qui na pas su ou qui plutt na pas voulu se dgager de ltreinte mortelle du Reich. (Le reste ne compte gure. Lamiral a beau protest) Et tout est l, (lheure des comptes approche uniquement) pour cette premire audience, alors labjecte trahison, ( Tunis), le crime (inexpiable) dont il faudra pourtant un jour payer le prix...Dans le deuxime temps du texte, Carco reprend la question essentielle pose par le premier Prsident au Procureur gnral, une question thique qui pose souvent dbat ...Victime ou complice ?... avait dit le premier Prsident au sujet dEsteva. Les deux, rpond ds le dbut de son rquisitoire le Procureur Mornet qui, rfutant lun aprs lautre les arguments de lamiral, tablit que par ftichisme envers Ptain, il abdiqua de bonne heure toute sorte de dignit. La consigne dobissance jure au marchal, la perdu. La question est pineuse, elle sera de mme pose lors des procs des Nazis : celle de lobissance infaillible la hirarchie ... Nous devons prparer les revanches futures , crivait en 40 lamiral. Or lide mme de ces revanches a bien vite disparue. Lanne suivante, excutions massives dotages, dclaration de la guerre par le Fhrer la Russie, recrutement en masse douvriers pour lAllemagne. Est-ce quun franais naurait enfin point o se ressaisir en prsence de pareils faits ? Son devoir le lui commandait. Mais non; Les ordres que reoit Esteva de Vichy (nveillent) le trouvent toujours pris les suivre ou les faire excuter. Voil le crime. (Car la pire trahison consiste dans lavilissement. Et Esteva, sciemment, y a particip. Messieurs, conclut lavocat gnral, jai mis mes dernires forces au service de mon pays et ce nest pas sans ltre longuement interrog quen mon me et conscience, je vous propose de refuser les circonstances attnuantes un homme qui, pour se couvrir, vous dit quil a prt serment au marchal... Et plus bas (sans plus) comme sil sadressait lui-mme : Il nest pas de serments qui tiennent devant une trahison ! ...Lamiral Esteva chappa la peine de mort ; il fut condamn la prison vie. Graci en aot 1950, il dcda quelques mois plus tard.
Envoi et note autographe Paris, La Renaissance du Livre, 1916. 1 vol. (115 x 185 mm) de 265 p. et [1] f. Demi-chagrin noir, dos orné de deux faux nerfs, titre doré, tête dorée, couvertures illustrées conservées. Édition originale. Envoi signé : «à Émile Henriot, avec mes meilleurs sentiments. F. Carco». Le chapitre XXIV a été censuré ainsi que la dernière ligne de la page 184 : notre exemplaire comporte un ajout manuscrit de l'auteur à cet endroit.
Deuxième roman de Francis Carco, «Les Innocents sont nés le 15 février 1915, lorsqu'une jeune Anglaise [Katherine Mansfield] quitte Londres et son fiancé pour rejoindre son amant [Francis Carco] cantonné en France, à Gray, dans le secteur postal 45 [...]. Le livre faillit pourtant ne jamais voir le jour à cause des problèmes éditoriaux liés à la guerre et surtout à la censure. Lors de sa parution, en 1916, à la Renaissance du Livre, l'atmosphère malsaine transpirant dans le roman choque la commission de censure qui ordonne des coupes dans le texte. Une fois de plus, on reproche à Carco son audace dans la peinture des classes dangereuses [...]» (Jean-Jacques Bedu et Gilles Freyssinet, Francis Carco. Romans. Lafont, 2004, p. 109 & 111). L'ouvrage paraît donc avec, à partir de la troisième partie, un chapitre entier censuré (le XXIV), un second qui l'est à moitié, et quelques phrases ici et là. Francis Carco a rétabli, dans l'exemplaire, la première phrase censurée, qui introduit toutes les sections concernant le bataillon : «j'mi engage au Bataillon». Talvart précise qu'il a été tiré, «pour l'auteur, et sans justification, des exemplaires sur hollande et sur japon dans lesquels les passages supprimés ont été rétablis, soit à la main, soit à l'aide de papillons. Dans l'édition courante, les blancs sont laissés, chaque passage ou page vierge étant marqué "[Censuré]".»
Envoi et note autographe Paris, La Renaissance du Livre, 1916. 1 vol. (115 x 185 mm) de 265 p. et [1] f. Broché, sous couverture illustrée. Édition originale. Envoi signé : «à Camille Bloch, le plus charmant des éditeurs, son ami F. Carco, janvier 1917». Le chapitre XXIV a été censuré ainsi que la dernière ligne de la page 184 : notre exemplaire comporte un ajout manuscrit de l'auteur à cet endroit.
«Les Innocents sont nés le 15 février 1915, lorsqu'une jeune Anglaise [Katherine Mansfield] quitte Londres et son fiancé pour rejoindre son amant [Francis Carco] cantonné en France, à Gray, dans le secteur postal 45 [...]. Le livre faillit pourtant ne jamais voir le jour à cause des problèmes éditoriaux liés à la guerre et surtout à la censure. Lors de sa parution, en 1916, à la Renaissance du Livre, l'atmosphère malsaine transpirant dans le roman choque la commission de censure qui ordonne des coupes dans le texte. Une fois de plus, on reproche à Carco son audace dans la peinture des classes dangereuses [...]» (Jean-Jacques Bedu et Gilles Freyssinet, Francis Carco. Romans. Lafont, 2004, p. 109 & 111). L'ouvrage paraît donc avec, à partir de la troisième partie, un chapitre entier censuré (le XXIV), un second qui l'est à moitié, et quelques phrases ici et là. Francis Carco a rétabli, dans l'exemplaire, la première phrase censurée, qui introduit toutes les sections concernant le bataillon : «j'mi engage au Bataillon». Talvart précise qu'il a été tiré, «pour l'auteur, et sans justification, des exemplaires sur hollande et sur japon dans lesquels les passages supprimés ont été rétablis, soit à la main, soit à l'aide de papillons. Dans l'édition courante, les blancs sont laissés, chaque passage ou page vierge étant marqué "[Censuré]".»
[# ILLUSTRATEUR: Carco Francis (dessin original)] - # AUTEUR: Carco Francis
Reference : 1919
(1927)
# AUTEUR: Carco Francis # ILLUSTRATEUR: Carco Francis (dessin original) # ÉDITEUR: Albin Michel - Paris # ANNÉE ÉDITION: 1927 # COUVERTURE: 1/2 basane bleu-nuit - dos à nerfs - titre doré # DÉTAILS: In 12° relié 255pp. Envoi autographe sur la page de faux titre : ” à Fernand Fleuret en le remerciant d'aimer ce livre, bien amicalement. F. Carco”. Avec auto-portrait à la cigarette. # PHOTOS visibles sur www.latourinfernal.com
# ÉTAT: Bon état, couverture et dos conservés, non rogné
Paris.1926.In-4 br.couv.rempliée verte ill.30 p.non coupées.Ex.n°2/13 sur Japon Impérial.1 dessin original en couleurs signé Dignimont; 1 dessin original en noir avec dédicaces de Carco et de Dignimont, 1 dédicace de Carco sur feuillet volant, 1 carte publicitaire de Dignimont,1 suite en couleurs. Rare.Couverture verte défraichie et usagée.Ouvrage débroché avec intérieur très frais.Second ouvrage de Carco présentant un artiste,après Chas-Laborde.
CARCO, Francis (François Marie Alexandre Carcopino-Tusoli dit Francis Carco) - BARRAUD, Maurice.
Reference : 111079
A Genève, Chez Kundig, Edités par l'Eventail, N° 1 de la Collection "Maitres et Jeunes d'Aujourd'hui", 1919, 1 volume in-8 de 200x145 mm environ, 167 pages, 3ff. (catalogue, justificatif de tirage, achevé d'imprimer), 1f.blanc, demi maroquin à long grain vert bouteille, dos lisse portant titres dorés, date dorée en queue. Couvertures et dos conservés. Edition originale numérotée, N° 527/774, un des 750 exemplaires sur Vergé anglais avec un envoi autographe sur la page de faux-titre, orné de 17 dessins et 2 vignettes (couverture et titre) par Maurice Barraud. Quelques rousseurs, petits frottements en bordure des plats, sinon bon état.
François Marie Alexandre Carcopino-Tusoli dit Francis Carco, né le 3 juillet 1886 à Nouméa (Nouvelle-Calédonie) et mort le 26 mai 1958 dans le 4e arrondissement de Paris, est un écrivain, poète, journaliste et parolier français. Merci de nous contacter à l'avance si vous souhaitez consulter une référence au sein de notre librairie.
1942 reliure signée (Albert Coulon) demi-chagrin rouge (binding half shagreen) in-quarto, dos 4 nerfs (spine with raised bands) - titre frappé or (gilt title), papier marbré aux plats (cover with marbled paper), tête jaspée (top edge marbled), marque-page en tissu (bookmark in tissue), dos et couverture conservés (spine and cover preserved), illustrations : 8 planches hors-texte (8 plates full page engraving), 480 pages, 1942 à Genève Editions du Milieu du Monde,
édition définitive (final edition) préface de l'auteur (author's preface) Pièces-Jointes : 4 articles de journaux (4 articles of newspapers) - "Bouquet pour Francis Carco" de Philippe Chabaneix (les Nouvelles Littéraires 5-6-1958) + "Bouquet pour Francis Carco - le destin nous liait" par Pierre-Mac Orlan et "Bouquet pour Francis Carco - tu ne seras plus là pour chanter" par Roland Dorgelès (les Nouvelles Littéraires 5-6-1958) + "Adieu à Francis Carco" par Aragon et par Jean Marcenac (Lettres Françaises numéro 724 du 29 Mai au 4 Juin 1958) + "Le temps n'est plus de la bohème - Carco est mort" (Arts numéro 673 le 4 Juin 1958) - belle reliure (beautiful binding) en très bel état (fine condition)
27/10/1923 Carco reoit un article le concernant, publi un mois auparavant dans le journal niois LCLAIREUR DU SOIR & Croyez que lintention amicale qui vous a fait reproduire le papier de Lucien Dubech, me touche beaucoup& Car jusqu prsent, LEclaireur ma peu gt, en tant que niois& Peut-tre est-ce de ma faute ? Mais tout cela est oubli& Carco dans cette lettre, exprime un attachement particulier la ville de Nice : cest l quil crivit en partie un de ses romans les plus clbres, Jsus la Caille , lhistoire dun proxnte homosexuel, publi avec le soutien de Rachilde au Mercure de France en 1914. Lecteur assidu de LEclaireur du soir, le journal niois rput localement, lcrivain ne manque pas de saluer la faveur que lui a faite Charles Buchet, rdacteur en chef du journal, en publiant un article du critique littraire Lucien Dubech malgr la divergence de leurs positions politiques : Carco, issu de la bohme montmartroise, tait rpublicain de cSur et desprit, tandis que Dubech crivait dans LAction franaise ractionnaire de Maurras.
Paris, Les Centraux Bibliophiles, 1953. In-4 (327 x 250 mm) 160 pp., 3 ff. n. ch., 1 f. blanc. En feuilles, première de couverture portant le titre et la marque des éditeurs, chemise et étui de l’éditeur, auteur, titre et illustrateur au dos, dos de la chemise passé, un coin de l'étui usé.
Edition originale.Cet ouvrage relate les souvenirs de Francis Carco de ses voyages en Espagne : son admiration pour les peintres (Goya, Vélasquez), ses déambulations dans les rues de Madrid, sa découverte "des boutiques de bibelots, de châles, d’éventails et de fanfreluches [qui] s’intitulaient Goyesca" (p.15). Il relate sa rencontre avec un jeune peintre de dix-neuf ans, Yves Brayer, venu en Espagne, en 1927, grâce à une bourse d’Etat. Yves Brayer "découvrit, tras los montes, le pays de ses rêves" (p.27). Francis Carco (Nouméa, 1886-Paris, 1958), poète, écrivain, reçut le Grand Prix de l’Académie française pour son livre L’Homme traqué (1922). Amateur de peinture, "ses nombreuses collaborations avec peintres et graveurs comme Luc-Albert Moreau, Dignimont ou Raoul Dufy témoignent d’un fécond dialogue entre les arts picturaux et littéraires. Avant d’être un passeur ou un glosateur, Carco fut avant tout un amoureux de la peinture" (Antoine Piantoni). Il publia en 1944 L'Ami des peintres. L'ouvrage est illustré de vingt-huit lithographies en couleurs du peintre Yves Brayer dont trois sur double page. Après avoir étudié à l'académie de Montparnasse puis à l’École des Beaux-Arts à Paris, Yves Brayer (Versailles, 1907-Paris, 1990) exposa très jeune au Salon d'Automne et au Salon des Indépendants. Les Maîtres du musée du Prado, découverts en 1927, exercèrent une grande influence sur sa carrière. Sa peinture "s'est davantage souvenue des révolutions plastiques de Goya ou de Courbet qu'elle n'a prêté attention aux dithyrambes barbares de l'art brut" (Michel Faré). Il obtint le Grand prix de Rome en 1930. En 1957, trois ans après avoir reçu celui des Beaux-arts de la ville de Paris, il fut élu à l’Académie du même nom. Les paysages de la Provence et de la Camargue, occupèrent une place importante dans son œuvre. Il voyagea beaucoup, au Maroc, au Japon, en Iran, au Mexique, aux Etats-Unis.Artiste aux talents diversifiés, Yves Brayer réalisa des décors et des costumes pour le théâtre Français ou les opéras de Paris et d'Amsterdam, s’initia à la gravure sur cuivre et à la lithographie, illustra des ouvrages à tirage limité sur des textes de Blaise Cendrars, Henri de Monterlant, Baudelaire… Il fut président du Salon d’Automne et, en 1977, conservateur du musée Marmottan Monet à Paris pendant dix ans. Le musée Yves Brayer fut inauguré aux Baux-de-Provence en 1991.Exceptionnel exemplaire imprimé pour Jacques Demaux, condisciple de Boris Vian à l’École Centrale en 1939, comprenant une aquarelle originale en couleurs signée par Brayer et une des quinze suites des illustrations sur Japon nacré.L'aquarelle, à pleine page, contrecollée sur un support de papier cartonné, est un des dessins originaux repris pour l'illustration de l'ouvrage. "En novembre 1939, reçu à Centrale, il partit rejoindre Angoulême où l'école s'était repliée du fait de la guerre. […] Le rassemblement dans une paisible ville de province d'une centaine de jeunes gens, en attente d’un appel imminent sous les drapeaux, créait une ambiance toute irréelle que Boris Vian et Afred Jabès ont, avec Jacques Demaux et Francis Jones, parfaitement rendue dans une sorte de chronique rédigée à quatre mains l’année suivante" (Centrale Actus). Jacques Demaux fut l’un des membres fondateurs, en 1941, d’une section au sein du Cercle de Ville d’Avray, consacrée à la création et au vol de modèles réduits dont Boris Vian rédigea les statuts et fut le président.L'ouvrage est encore enrichi du menu du dîner des Centraux Bibliophiles du 30 juin 1953, comportant une lithographie originale inédite tirée à 80 exemplaires et signée par l'artiste Yves Brayer à la mine de plomb.Sous le patronage du comte de Voguë et du ministre Louis Barthou (Oloron-Sainte-Marie, 1862-Marseille, 1934), quelques ingénieurs de l’Ecole Centrale créèrent, en 1926, Les Centraux Bibliophiles et leurs Amis. Les sociétaires éditèrent des ouvrages alliant l’art et la littérature. Goyescas est leur treizième ouvrage, publié sous la présidence de Jacques Fougerolle (Tunisie, 1902 – Paris, 1955). En 1988, cette société de bibliophilie s’intégra à la société de bibliophilie le Livre Contemporain (1903) qui prendra le nom de Les Amis du Livre Contemporain. A cette date "Les Centraux avaient à leur actif l'édition de 26 ouvrages dont deux en collaboration avec le Cercle Grolier…. quelques-unes des réalisations des Centraux sont à mentionner car dans leur variété, elles témoignent aussi de leur attachement aux cultures contemporaines" (Kathleen Hyden-David) : Génitrix de François Mauriac, en 1968, illustré de gravures originales sur cuivre de Michel Ciry, Chansons de Georges Brassens, en 1974, avec des gravures sur cuivre de Jacques Hérold, membre du groupe des surréalistes de 1934 à 1951 et L'Herbe rouge, en 1978, de Boris Vian avec les eaux-fortes de l'artiste Danois, Lars Bo. Très bon exemplaire.Monod, I, 2239. Kathleen Hyden-David, Histoire d'une rencontre entre Art et Littérature. Michel Faré, "Présence d’Yves Brayer", Revue des Deux Mondes, 2016. Antoine Piantoni, Francis Carco, l'Apache des Lettres, 2018, Lettres modernes Minard. "Hommage au Centralien de l’année 2013 Boris Vian", Centraliens, n° 630, décembre 2013, p. 8-9.
Editions G.Crès et cie 1924. In-8 broché de 196 pages au format 16,5 x 25,5 cm. Couverture illustrée par Maurice Asselin. Dos bien carré. Plats et intérieur frais. Frontispice par Modigliani. Excellente étude de Francis Carco avec 32 phototypies en hors texte, situées en fin d'ouvrage. Edition originale en superbe état de fraicheur. Précieux exemplaire enrichi d'une superbe lettre autographe datée et signée de Francis Carco.
Vente exclusivement par correspondance. Le libraire ne reçoit, exceptionnellement que sur rendez-vous. Il est préférable de téléphoner avant tout déplacement.Forfait de port pour un livre 10 € sauf si épaisseur supérieure à 3 cm ou valeur supérieure ou égale à 100 €, dans ce cas expédition obligatoire au tarif Colissimo en vigueur. A partir de 2 livres envoi en colissimo obligatoire. Port à la charge de l'acheteur pour le reste du monde.Les Chèques ne sont plus acceptés.Pour destinations extra-planétaire s'adresser à la NASA.Membre du Syndicat Lusitanien Amateurs Morues
Collectif - Patrice de la Tour du Pin - Francis Carco - Tristan Derème - Philippe Chabaneix - Robert Houdelot - Maurice Chapelan
Reference : 1217
(1619)
Revue Le Beau Navire. Revue de Poésie n° 1 à 6 de 1935. Tête de collection complète de la première série, composée de 6 n° in-8 agrafés puis broché au format 14 x 19 cm. Pagination en continu pour un total de 168 pages. Tomes 1 à 3 avec bords et mors insolés, et infimes manques épars. Tome 4 à 6 en état superbe. Le n° 3 est numéroté au 4ème plat ( n° 23 ). A noter que le numéro 4 est une pièce unique, truffée par 18 dédicaces autographes ou petites annotations manuscrites dont : Patrice de la Tour du Pin ( sur carton volant ), Francis Carco, Tristan Derème, Philippe Chabaneix, Robert Houdelot, Maurice Chapelan, etc. Nombreux textes inédits de Francis Carco, André Salmon, Philippe Chabaneix, Fernand Mazade, Max Jacob, Maurice Chapelan, Fernand Fleuret, Yves-Gérard Le Dantec, Maurice Rey, Paul Jean Toulet, Vincent Muselli, Luc Durtain, Jean Follain, Patrice de La Tour du Pin, etc. Edition originale. Rare première série complète en 6 n°. Cette revue ne connut que 9 numéros du n° 1 de novembre 1934 au n° 6 de mai- juin 1935 puis du n° 7 de février 1939 au n° 9 de juin 1939.
Vente exclusivement par correspondance. Le libraire ne reçoit, exceptionnellement que sur rendez-vous. Il est préférable de téléphoner avant tout déplacement.Forfait de port pour un livre 10 € sauf si épaisseur supérieure à 3 cm ou valeur supérieure ou égale à 100 €, dans ce cas expédition obligatoire au tarif Colissimo en vigueur. A partir de 2 livres envoi en colissimo obligatoire. Port à la charge de l'acheteur pour le reste du monde.Les Chèques ne sont plus acceptés.Pour destinations extra-planétaire s'adresser à la NASA.Membre du Syndicat Lusitanien Amateurs Morues
S.n. 1926 In-8 Broché, couverture rempliée Signé par l'auteur et l'illustrateur
EDITION ORIGINALE illustrée de 13 dessins en noir & de leur suite en couleurs hors texte de DIGNIMONT, Tirage à 178 exemplaires. Un des 25 lettrés sur phototype de Lafuma tirés spécialement our les amis de l'auteur. Dos de la fragile couverture de fin papier vert restauré. Exemplaire portant sur le faux-titre un ENVOI AUTOGRAPHE signé de Carco "à André Warnod ses vieux amis", contre-signé par Dignimont. L'illustrateur a de plus fait un DESSIN ORIGINAL à l'encre, visage de femme dédicacé "Au vieil André Dignimont". Prospectus sur papier vert joint. Non coupé. JOINT une carte autographe signée de Carco souhaitant ses voeux pour l'année 1943, agrémenté d'un AUTOPORTRAIT de l'écrivain de profil, fumant une cigarette. Bon 0
CARCO, Francis (François Marie Alexandre Carcopino-Tusoli dit Francis Carco) - DARAGNES J.-G.
Reference : 110780
Paris-VIe, Les Editions de la Belle Page, 43, rue Madame, 1931, 52 pages, 1f. (justificatif de tirage), sous couverture rempliée jaune poussin titrée en noir. Couverture légèremen éclaircie sur le dos avec petite trace de rousseur sur le dernier plat, sinon bon état. Exemplaire N° 19, un des 15 exemplaires sur Japon Impérial, numérotés de 16 à 30, avec une double suite sur impérial Annam et sur Chine, les lettrines et la vignette de couverture ont été dessinées par J.-G. Daragnès qui a tiré sur ses presses les trois pointes sèches.
François Marie Alexandre Carcopino-Tusoli dit Francis Carco, né le 3 juillet 1886 à Nouméa (Nouvelle-Calédonie) et mort le 26 mai 1958 dans le 4e arrondissement de Paris, est un écrivain, poète, journaliste et parolier français. Merci de nous contacter à l'avance si vous souhaitez consulter une référence au sein de notre librairie.
Editions Emile-Paul Frères 1929. In-12 broché de 248 pages au format 12 x 19 cm. Dos resté carré, très, très légèrement insolé. Plats frais avec infimes brunissures. Intérieur frais. Edition qui contient : Premiers Vers - Chansons Aigres-Douces - Petits Airs - Vers retrouvés. Superbe état général. Rare exemplaire, enrichi d'une belle dédicace de Francis Carco + un lot de 10 coupures de presse, contenant des poèmes inédits + une carte postale avec portrait de l'auteur. complet de l'enveloppe adressée à la destinataire de la dédicace, avec adresse rédigée par Francis Carco. Magnifique et rare ensemble.
Vente exclusivement par correspondance. Le libraire ne reçoit, exceptionnellement que sur rendez-vous. Il est préférable de téléphoner avant tout déplacement.Forfait de port pour un livre 10 € sauf si épaisseur supérieure à 3 cm ou valeur supérieure ou égale à 100 €, dans ce cas expédition obligatoire au tarif Colissimo en vigueur. A partir de 2 livres envoi en colissimo obligatoire. Port à la charge de l'acheteur pour le reste du monde.Les Chèques ne sont plus acceptés.Pour destinations extra-planétaire s'adresser à la NASA.Membre du Syndicat Lusitanien Amateurs Morues
( Prostitution ) - Francis Carco - Edouard Ramond - Dignimont.
Reference : 15863
(1925)
Editions de France / Collection " Le Livre Joyeux " 1925. In-12 broché de 250 pages au format 12 x 19 cm. Superbe couverture illustrée par Dignimont. Livre soi-disant écrit par Edouard Ramond mais préfacé et entièrement rédigé par Francis Carco. Mors fendus soigneusement recollés. Infime manque au coin inférieur droit du 1er plat. Petite tache ronde au bas de la couverture. Intérieur frais. Bel état général. Edition originale, peu courante, enrichie d'une belle dédicace, sur feuille contrecollée en page de faux titre, signée de Francis Carco, non nominative. La dédicace joue avec le titre imprimé.
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( Hubert le Magnanime - Cabaret " La Bolée " ) - Francis Carco.
Reference : 1189
(1849)
Emouvante et très longue lettre autographe de Francis Carco, double page, avec en-tête son adresse Parisienne du 18 Quai de Béthune, Paris 4ème, datée et signée du 9 mars 1950. Dans ce courrier Carco appelle au secours un de ses amis - non identifié – pour venir en aide à Hubert le Magnanime, qui dirigeait le Cabaret de « La Bolée », Rue de l’Hirondelle. Dans ce cabaret, réplique du Lapin Agile, mais qui offrait plus d’inconnu, avec une clientèle composée d’anarchistes, de rôdeurs, d’étudiants, de chansonniers, et de filles de joies, on festoyait à bon marché, grâce au brave Hubert qui aimait les poètes, leur faisait place à table, et, résolu à tout pour eux, leur avançait en cachette de l’argent. Grand, robuste, sympathique, cet homme, hélas ! ne s’enrichissait guère dans ce commerce où l’on le payait avec des rimes. Il fut même, durant un temps, plutôt que de fermer ses portes et couper le crédit aux artistes qui en avaient besoin, après minuit, obligé de quitter soigneusement son gîte et de travailler aux Halles comme débardeur. Etat superbe, malgré deux petites traces d'adhésif aux coins supérieur. La lettre à été pliée en son milieu.
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Longue lettre autographe de Francis Carco, avec en-tête son adresse à L'Isle Adam, datée et signée du 28 juillet 1947. Dans ce courrier Carco incite un lecteur à se procurer les deux versions de son livre " Mortefontaine ", celle avec le frontispice de Daragnès, et celle reliée augmentée de poèmes inédits. Etat superbe, malgré des petites rousseurs. La lettre à été pliée en son milieu.
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S.n, Paris 1933. 1 volume in-12 (190 x 143 mm) broché, 19 pages + feuillets non chiffrés, couverture de papier ivoire imprimée rempliée. ÉDITION ORIGINALE publiée à compte d'auteur. Tirage : 12 Japon nacré + 80 Japon impérial + 110 Rives bleu + 298 vélin de Rives. Celui-ci 1 des 80 exemplaire numérotés sur Japon impérial (second papier des plus restreints) enrichi d'un TRÈS BEL ENVOI AUTOGRAPHE À L'ENCRE SIGNÉ DE FRANCIS CARCO AU POÈTE HENRY CHARPENTIER "…en souvenir des "Marges" et de notre Jeunesse perdue mais retrouvée / très cordialement, Francis Carco".
Précieux exemplaire sur Japon impérial provenant de la bibliothèque d'Henry Charpentier, un des premiers soutien du jeune écrivain Francis Carco et fidèle ami qui a ajouté à son exemplaire deux reproductions photographiques dont Carco chantant au micro "le petit caboulot" sur feuillet volant et une coupure de presse. Accroc au dos sinon parfait état.
Paris, Editions de la Galerie Charpentier,1947 ; in-4°, en feuilles, couverture jaune imprimée en noir et bleu, chemise et étui cartonnés bruns, titre en vert pale au dos de la chemise cartonnée ; ex-libris étiquette " Adolphe Vidal " ;127pp.,1f.nch. (justification et marque d' imprimeur).Illustré de 16 eaux-fortes originales de Dignimont dont 9 hors texte (compris dans la pagination).
Tirage total à 300 exemplaires, celui-ci 1 des 250 sur vélin tinté du Marais. Exemplaire enrichi d'un envoi autographe signé de Carco à Adolphe Vidal, 5 lignes sur feuille volante, et comportant un dessin original de l'auteur monogrammé F. C. (autoportrait de Carco de profil, à l'encre).( Reu-CH1)
Librairie de Paris 1926 301 pages in12. 1926. broché. première édition. 301 pages. Francis Carco romancier fasciné par les marginaux retrace dans ce roman la vie pathétique et extraordinaire de François Villon poète voyou du XVe siècle. L'œuvre publiée en 1926 mêle insolence gaieté et désespoir pour approcher le mythe de cette figure insaisissable toujours entre l'église le bordel et la prison. Carco se présente comme un 'frère humain' de Villon utilisant la forme romanesque pour explorer cette existence dramatique
Bon état sous papier cristal
Genève, éditions Milieu du Monde, 1943. In-8, br., 215 pp., [4] ff. à toutes marges. Edition Originale tirée à 217 ex. Celui-ci l'un de 10 sur Japon pelure d'origine (7). Très bel exemplaire. On joint un article complet de Kleber Haedens en date du 9 mars 1943 ("C'est du très bon Carco").
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Une grippe dont a t victime sa femme a empch Carco de rendre visite sa correspondante: ...il ne nous a pas t possible d'aller vous dire combien nous sommes avec vous, prs de vous, dans votre grande douleur, et quelle part, tristement sincre, nous y prenons. C'est horrible ! Les journaux nous ont mis au courant de la rapidit avec laquelle votre pauvre mari a t emport mais ce qu'ils n'ont pas dit et que nous savons, sans qu'il soit besoin de le dire, est votre immense et affreux dchirement...Auteur de plusieurs romans dpeignant des personnages des bas-fonds ( Les Innocents, 1917; La Rue, 1930 ou Brumes, 1936) Francis Carco a galement publi des livres de souvenirs tels A voix basse 1938 et Bohme d'artiste (1940).
Francis Carco aurait t heureux de recevoir son correspondant, mais plusieurs confrences lappellent en province. Peut-tre en profitera-t-il pour ...prendre le soleil du midi. Autre ennui : ...Utrillo nest pas Paris actuellement mais Angoulme avec sa femme. Vous pourriez toutefois crire Suzanne Valadon [la mre dUtrillo], avenue Junot (jignore le n) mais en indiquant en face du 14 votre lettre ne sgarerait pas...Francis Carco, dsol de ce contretemps, ne len remercie pas moins ...du service de (sa) belle revue...