Premier livre de Camus. Envoi signé de la rue de Tanger Alger, Éditions Edmond Charlot, coll. «Méditerranéennes», (10 mai) 1937 1 vol. (205 x 156) de 66 p. et 1 f.n.ch. Broché. Édition originale. Tirage limité à 385 exemplaires. Un des 325 exemplaires sur Hélio (n° 261). Envoi signé : « à Christian Thenier, avec la sympathie d'Albert Camus». Montée en tête, la rare carte de visite « hommage de l'éditeur» d'Edmond Charlot.
OEuvre de la première heure, L'Envers et l'endroit est un recueil formé de cinq essais : L'Ironie, Entre oui et non, La Mort dans l'âme, Amour de vivre et L'Envers et l'endroit. Il est dédié à Jean Grenier, l'ancien professeur de philosophie d'Albert Camus au lycée d'Alger. « La valeur de témoignage de ce petit livre est, pour moi, considérable. Je dis bien pour moi, car c'est devant moi qu'il témoigne, c'est de moi qu'il exige une fidélité dont je suis le seul à connaître la profondeur des difficultés » : un aveu confié par Camus, vingt ans plus tard, pour la préface de la réédition du texte aux éditions Gallimard. C'est dire toute l'importance de ce premier livre publié sous son nom propre - après l'essai « collectif » de Révolte dans les Asturies, la pièce rédigée et montée en 1936, déjà imprimée par les soins d'Edmond Charlot. Ce dernier est alors un éditeur en devenir, qui souhaite réaliser pour ses ouvrages de la collection « Méditerranéennes» des tirages sur beaux papiers. Les textes publiés de la collection sont ornés de portraits ou d'illustrations, mais les deux publications de Camus parues chez cet éditeur avant la guerre, L'Envers et l'Endroit puis Noces en 1939, en sont dépourvues, ne laissant apparaître que le texte dans sa seule sobriété. Ce n'est pas un hasard. L'Envers et l'Endroit est proposé en souscription à 350 exemplaires sur Alfa et 30 exemplaires sur vélin ; au final, le tirage sera composé de 30 exemplaires sur pur fil (dont cinq sur papier vert), de 325 exemplaires sur alfa Hélio et de 30 exemplaires de presse, imprimés S.P., sur bouffant. On ne connaît qu'une poignée d'exemplaires avec envoi - seuls trois sont identifés. Notre exemplaire a été offert, sans doute dès sa parution, en mai 1937, à un «voisin» de Camus, Christan Thenier : son commerce était situé au 9, rue de Tanger, à quelques centaines de mètres de la librairie d'Edmond Charlot, rue de Charras, et entre le domicile de Camus, rue de Lyon, et celui de l'oncle Acault, rue Michelet : un parcours et des rues que Camus ne cesse d'emprûnter au quotidien et une provenance tout à fait intéressante et particulièrement adéquate pour le fils du quartier de Belcourt, capable de ressusciter les soirs d'été d'Alger, quand tous les voisins se mettaient au balcon, partageant entre eux « une solitude dans la pauvreté qui rend son prix à toute chose ».«Edité à Alger, peu diffusé pendant la « drôle de guerre », l'Envers et l'Endroit tarde à bénéficier, après la Libération, du succès de L'Etrangeret du Mythe de Sisyphe. Camus finit donc, en 1958, par en accepter la réédition. Elle est pour lui l'occasion de reconsidérer, dans une préface substantielle, le temps déjà accompli de sa carrière. S'il juge sévèrement, quant à la forme, des essais écrits à l'âge où « l'on sait à peine écrire », il y salue chaleureusement « la source unique que chaque artiste garde au fond de lui ». Il dégage mieux, à présent, la leçon des « voix des quartiers pauvres », « à mi-chemin de la misère et du soleil », alors qu'il a découvert, à Paris, « la double humiliation de la misère et de la laideur »». Cet exemplaire a longtemps fait partie de la collection du libraire Louis et de sa fille Marie-Madeleine Tschann (Paris, Alde, mai 2013, n° 208). Il a également figuré à l'exposition De Tipasa à Lourmarin (2013, n° 10, reproduit au catalogue). Bon exemplaire, malgré une couverture restaurée et quelques piqûres anciennes aux feuillets liminaires.
Exemplaire René Char avec envoi : la plus longue des dédicaces faites Paris, Gallimard, (17 juin) 1957. 1 vol. (110 x 170 mm) de 203 p. et [2] f. Broché. Édition originale de l'adaptation d'Albert Camus. Un des exemplaires numérotés sur alfa. Envoi signé : «En ce temps-là, cher René, beaucoup d'hommes savaient que l'amitié et l'honneur étaient les deux noms d'une même fidélité ; aujourd'hui, dans l'abaissement où nous sommes, ceux qui comme vous le savent encore, comment nous en passerions-nous ? A. C. 1957».
Cette dédicace, au coeur de l'année du Nobel, résume évidemment l'amitié, mais surtout l'alliance d'éthique et d'esthétique qui gouverne la période : Camus dramaturge, metteur en scène et traducteur, ancre son travail dans une fidélité d'amitié, d'histoire et de théâtre. Dès ses débuts algérois, Camus rêve de plein air, d'une scène populaire où la parole « marche vers sa fin » ; l'Espagne l'accompagne très tôt (de Révolte dans les Asturies à La Célestine montée avec l'Équipe), avant qu'une première collaboration décisive n'ait lieu en 1953 : Marcel Herrand lui commande l'adaptation de Calderón, La Dévotion à la croix, coup d'envoi d'un cycle hispanique qui culminera avec Lope de Vega en 1957 et ce Chevalier d'Olmedo. À Angers, Camus est la figure centrale de la 6e édition du Festival (21-30 juin 1957) : il y remanie et met en scène Caligula pour la première fois et dirige sa propre adaptation du Chevalier d'Olmedo. La « première » demeure, de manière légendaire, datée au 21 juin mais un orage d'une violence rare arrache décors et inonde plateau et gradins au moment d'allumer les remparts : la représentation est annulée, si bien que le festival s'ouvrira in fine le 22 par Caligula, et la vraie première d'Olmedo a lieu le 23 juin (puis les 26 et 29). Sans en « oublier le côté populaire », écrit-il en marge de ses brouillons sur la pièce. Car Olmedo vient nourrir le projet d'une tragédie moderne où « un seul sentiment marche sans arrêt vers sa fin », et préfigure le répertoire que Camus, à la fin de 1959, cerne pour la direction de théâtre qu'on s'apprête à lui confier : Lope (encore), Calderón, Tirso de Molina... Robert Kemp, dans sa critique de la pièce donnée dans Le Monde, saluera le rythme, la fraîcheur et l'innocence du texte de Lope servis par « la plume solide, aiguë » de Camus - la même qui vient d'écrire, sur la peine de mort, des pages fortes et saisissantes, qui ne convaincront pas les mainteneurs de la guillotine, mais exalteront les abolitionnistes. Rien d'anecdotique : Camus note que le dernier mot de la pièce - teatro - signifie aussi échafaud ; les tréteaux sont un gibet. « Il vaudrait mieux que l'exécution fût publique. Le comédien qui est en chaque homme pourrait alors venir au secours de l'animal épouvanté et l'aider à faire figure, même à ses propres yeux », écrit-il dans Réflexions sur la guillotine, dont la rédaction est strictement contemporaine. Ainsi, la fin de l'adaptation d'Angers n'est pas sans rappeler un motif qui parcourt l'oeuvre entière de Camus, du dernier voeu de Meursault, au pied de l'échafaud dans L'Étranger, jusqu'au rêve d'exécution publique dont parle Clamence à la fin de La Chute, publiée l'année précédente. Magnifique provenance. Cet envoi est l'une des 43 connus à René Char, l'ami, le frère : cette dédicace est, de loin, la plus longue des 43 référencées.
Envoi signé, sur pur fil Paris, Gallimard, (4 mars) 1957. 1 vol. (120 x 190 mm) de 231 p., [3] et 1 f. Broché, non coupé. Édition originale. Un des 210 exemplaires sur pur fil (n° 146). Envoi signé : «à Monsieur Gian-Franco Zaffrani, en très cordial et fidèle hommage, Albert Camus».
Camus rend ici hommage à une figure centrale du monde intellectuel européen d'après-guerre : Gian-Franco Zaffrani, haut responsable de la RAI, homme de culture et fondateur du Prix Italia, prestigieuse distinction récompensant les innovations radiophoniques et télévisuelles. L'auteur et le dédicataire s'étaient rencontrés lors du séjour de Camus en Italie en 1954, à l'invitation de l'Association culturelle italienne. Dans ses Carnets (III), Camus évoquera avec émotion ce retour en Italie : « Depuis 1938, date de mon dernier séjour, je ne l'avais pas revue. La guerre, la résistance, Combat, et toutes ces années de répugnant sérieux. Des voyages, mais instructifs et où le coeur se taisait. Il me semblait que ma jeunesse m'attendait en Italie, et des forces nouvelles, et la lumière perdue. Il me semblait que ma jeunesse m'attendait en Italie, et des forces nouvelles, et la lumière perdue. » Le recueil de ses six nouvelles (La Femme adultère, Le Renégat, Les Muets, L'Hôte, Jonas et La Pierre qui pousse) est dédié - c'est le seul - à sa femme, Francine. Le fil directeur en est bien l'exil, forcé ou volontaire, d'un personnage central qui, « qu'on le croise dans les quartiers ouvriers d'Alger, dans un quartier bourgeois de Paris ou dans un village du Brésil, peine à retrouver un sens à sa vie. Les hommes et les femmes chez Camus sont en perpétuelle interrogation, pour ne pas dire introspection - c'est vrai partout, et peut-être plus encore prégnant encore chez Janine, La Femme adultère, qui semble être exilée d'elle-même et pourtant actrice de son destin» (in Dictionnaire amoureux de Camus, p. 164). « Dans ce vaste pays qu'il avait tant aimé, il était seul », conclut L'Hôte, peut-être la nouvelle la plus célèbre du recueil, dans laquelle Camus condense toute la tension entre justice, fatalité et liberté, au coeur de la guerre d'Algérie naissante. Comme une confidence à son malheur.
Tirage de tête sur Hollande Paris, Gallimard, (1er mars) 1971. 1 vol. (150 x 220 mm) de 231 p. et [3] f. Broché, non coupé. Édition originale. Un des 106 premiers exemplaires sur vélin de Hollande (n° 17).
Le premier roman d'Albert Camus, resté à l'état d'ébauche, rédigé en Algérie entre 1932 et 1936. Il constitue le premier volume des Cahiers Albert Camus. Neuf, non coupé.
Un des 11 exemplaires de tête. Bruxelles, Dynamo, coll. «Brimborions», 14 janvier 1960. 1 vol. (120 x 190 mm) de 10 p. et 1 f. Broché. Édition originale. Un des onze premiers exemplaires sur hollande (n° 5).
C'est dans la revue Confluences, dans son numéro de juillet 1943, que paraît L'intelligence et l'échafaud. Les personnages « sont de curieux héros qui périssent tous de sentiments et vont chercher des maladies mortelles dans des passions contrariées », dit Camus, selon une tradition du roman français qui est d'aller droit au but, selon le prototype de La Princesse de Clèves. De son auteur, Mme de Lafayette, à Benjamin Constant et jusqu'à Proust, le texte est ici tout entier fondé sur l'admiration de l'art classique : Camus y reviendra deux ans plus, tard lorsqu'il préfacera les oeuvres de Chamfort ; il donnera également plusieurs résonances à ce texte dans les éditoriaux de Combat de l'année 1944. Celui du 12 octobre 1944 reprendra par exemple la formule de Goethe présente ici : «Mieux vaut une injustice qu'un désordre». Cette plaquette est achevée d'imprimer le 14 janvier 1960, soit 10 jours après le décès accidentel de Camus, sur les route de Bourgogne. Tirée à seulement 51 exemplaires, elle paraît simultanément à l'autre hommage rendu par Pierre Aelberts pour sa collection Brimborions, savoir le Albert Camus de Jean-Paul Sartre. Rare en grand papier.
Dernier titre publié chez Charlot Paris, Charlot, (1er mai) 1950. 1 vol. (165 x 255 mm) de 79 p. et [2] f. Broché. Édition originale. Texte dédié à Pierre Galindo. Un des 280 exemplaires sur vélin pur fil de Lana (n° 10) - outre les 45 exemplaires sur le même papier réservés à l'auteur.
Paru chez Charlot, son éditeur historique, Le Minotaure est le premier des huit essais qui constitueront le recueil de L'Été. Le manuscrit princeps est daté de 1939, mais la publication a été ajournée pour de multiples raisons et il faudra attendre 1946 pour voir le texte paraître en revue, grâce à Jean Amrouche, l'ami kabyle d'Albert Camus installé à Tunis. Ce dernier anime, depuis la fin de la guerre, la revue L'Arche d'Edmond Charlot. Dans son numéro 13 de février 1946, Camus publie donc une première version de sa « plaquette sur Oran », Le Minotaure, avec l'épigraphe suivante de Gide : «Je l'imaginais à la cour du roi Minos, inquiet de savoir quelle sorte d'inavouable monstre peut bien être le Minotaure ; s'il est si affreux que cela, ou s'il n'est pas charmant peut-être. » La version définitive en volume est prête en 1949, avec quelques corrections au texte et l'épigraphe de Gide remplacée par une autre de Hölderlin. Cette période marque la fin de la célèbre enseigne algéroise : Edmond Charlot fait faillite malgré les succès de librairie qui caractérisent sa période d'après-guerre et Le Minotaure est l'un des derniers titres de son catalogue, en même temps qu'il marque la fin de la collaboration de Camus avec Charlot, lequel lancera cependant une nouvelle maison d'édition à Alger, Rivages.
Éditions André Sauret, coll. « Édition des Oeuvres Complètes d’Albert Camus », n° 4 1979 4ème tome de l’édition des oeuvres complètes d’Albert Camus. In-4 reliure éditeur plein cuir marron avec étui toilé. Dos lisse avec titre et tomaison dorés, premier plat avec titre à froid. Tête dorée. 28 cm sur 21. 371 pages. Lithographies originales en couleurs hors-texte de Roger Mühl. Salissures sur l’étui sinon bon état d’occasion.
Bon état d’occasion
Un des cinq exemplaires de tête hors commerce Paris, Calmann-Lévy, (27 mai) 1957. 1 vol. (210 x 140 mm) de 238 p., 1, [2] et 1 f. Broché, à toutes marges, non coupé. Édition originale. Introduction et Étude de Jean Bloch-Michel. Le tirage est constitué de 260 exemplaires sur vélin teinté, 60 exemplaires sur vergé d'Arches et 45 exemplaires sur vergé de Hollande. Un des 45 premiers exemplaires sur vergé de Hollande, celui-ci une des cinq hors commerce.
Sous ce titre sont réunis deux plaidoyers contre la peine de mort : Réflexions sur la potence d'Arthur Koestler et Réflexions sur la guillotine d'Albert Camus. Le premier texte est également passionnant d'un point de vue historique : il retrace de manière documentée l'utilisation au cours des siècles en Grande-Bretagne de la potence, «le plus obscène symbole de cette tendance propre à l'espèce humaine qui la conduit à vouloir sa propre destruction morale». Quant au texte de Camus, il prolonge un combat que l'auteur a mené depuis toujours et dont les échos sont présents dans tous ses textes, qu'il soient essais ou fictions. Dos insolé.
Tirage de tête sur hollande Paris, Gallimard, coll. «Les Essais», (février) 1954. 1 vol. (125 x 190 mm) de 188 p. et [2] f. Broché, non coupé, sous chemise et étui. Édition originale. Un des 25 premiers exemplaires sur vélin de Hollande (n° 18).
Après les querelles idéologiques que ses adversaires ont infligées à L'Homme révolté, Albert Camus se tourne vers un travail plus littéraire en composant ce recueil. Les récits qui le composent ont été écrits entre 1939 et 1953, au rythme des lieux visités ou habités : Oran dont la nouvelle « Le Minotaure » dresse un fabuleux portrait ; Alger, ville de sa jeunesse... Les textes, notamment le célèbre « Retour à Tipasa », sont parcourus par un lyrisme qui les place dans la continuité de Noces. Signalons qu'il s'agit d'un des plus petits tirage en grands papiers pour une oeuvre de Camus : il suit, par le nombre, les 13 exemplaires du Malentendu et des Justes, les 14 de L'État de siège, les 15 du Mythe de Sisyphe et les 21 du Minotaure ou la halte d'Oran -lequel sera justement repris dans L'Été. Signalons néanmoins que 10 exemplaires d'auteurs ont été tirés hors commerce, sur alfa mousse. Tel que paru.
Charlot, impr. J. Dumoulin 1950 In-4. Broché, couverture imprimée et rempliée, 79 pp. Accroc en pied de dos, mouillure angulaire en continu.
édition originale. Tirage limité à 1343 exemplaires numérotés. Celui-ci, l’un des 280 sur vélin pur fil des Papeteries de Lana, après 15 sur papier de Chine et 50 sur vélin de Hollande Van Gelder. Bon état d’occasion
Paris, Nrf Gallimard, impr. Emmanuel Grevin, à Lagny-sur-Marne 1964 In-8 20 x 13 cm. Broché, 350 pp. édition originale. N 304/310 exemplaires sur vélin pur fil Lafuma-Navarre numérotées, après 90 exemplaires sur vélin de Hollande van Gelder. Bel exemplaire.
Très bon état d’occasion
Paris, Gallimard, (novembre) 1964 1 vol. (130 x 200 mm) de 350 pp., [1] ff. Broché, non coupé. Édition originale. Un des 310 exemplaires sur vélin pur fil Lafuma (n° 248).
De l'âge de vingt-deux ans jusqu'à sa mort, en 1960, Albert Camus consigna ses réflexions, des extraits de lecture, les ébauches de ses romans, des confidences. « Sans constituer un journal à proprement parler » ces notes sont une sorte de gigantesque préface à l'oeuvre entière, à partir de ces notes consignées de 1935 à 1960 ; asssez tôt, il songea à les faire dactylographier, les faisant ainsi accéder au statut de textes. Il procède alors - les manuscrits le montrent bien - à tout un travail de correction, d'ajouts et de retraits qui dévoilent sa volonté de conserver toujours la maîtrise du texte ; d'un semblant anecdotique, elles révèlent au contraire beaucoup sur l'homme et son oeuvre.
Gallimard, coll. « Cahiers Albert Camus », n° 7 1994 In-8 broché 20,5 cm sur 14,0. 352 pages. Bon état d’occasion.
Bon état d’occasion
1962 Paris, Sauret, Imprimerie Nationale , 1962 ; 2 volumes in-4° brochés, couvertures illustrées en couleurs aux 2 plats, jaquette de rhodoid transparent, étui de toile grège cartonné formant boite, titre doré au dos, nom d'auteur doré au 1er plat; 226pp., 1p.ch.; 197pp.,1p.nch., 1f.nch. Nombreuses illustrations hors texte en noir et en couleurs par Edy Legrand. Bon exemplaire.
Edition numérotée sur papier vélin licorne Crèvecoeur des papeteries Arjomari.L' introduction d' Albert Camus est en édition originale. (GrG) Je suis absente jusqu'au 17 mai inclus et ne pourrai répondre à vos commandes qu'à mon retour. Cordialement.
S.l., Koutoubia, (2010). Un vol. au format in-8 étroit (228 x 138 mm) de 189 pp., broché, sous couverture à rabats rempliés.
L'ouvrage s'agrémente de planches photographiques hors-texte. ''Cinquante ans après la mort d'Albert Camus, que reste-t-il de son oeuvre ? Par l'itinéraire qu'il nous propose entre l'Algérie d'hier et celle d'aujourd'hui, sur les lieux-mêmes où Camus se confronta à la condition humaine et aux drames de l'histoire, Stéphane Babey montre la force et la pertinence d'une pensée trop longtemps vouée à la vindicte et à l'incompréhension. D'Annaba où le destin de Camus rencontre celui de saint Augustin à Alger la blanche en passant par Oran la pestiférée, ce livre est un voyage au coeur de la passion algérienne qui anima Camus jusque dans l'exil. Sur les pas d'Albert Camus par le texte et par l'image.'' Excellente condition.
Paris, Gallimard, 1954. Uncut in the original printed wrappers. Excellent copy.
First edition, Service de presse-copy, i.e. review-copy (""S.P"" to bottom of title-page and to verso of back wrapper), with an excellent presentation-inscription, of Camus' magnificent and highly influential collection of essays entitled ""Summer"". The copy is inscribed to Camus' close friend and ally in numerous respects, Jean Paulhan: ""a Jean Paulhan/ en affectueuse pensée/ Albert Camus"" on half-title. The famous French writer, literary critic and publisher Jean Paulhan (1884-1964) shared many things with Camus, with whom he grew very close. Not only did he participate actively in the publication of Camus' first books by Gallimard, was one of the first to see the true value of Camus' ""The Stranger"", he was also a confidante of Camus, who considered Paulhan one of the main reasons that he became a proper author. In a letter to Paulhan dated September 17, 1952, at the moment of break with Sartre, Camus writes: ""Ever since I (thanks to you) became what is called an author, I have not ceased to be astonished by my brethren. Sometimes, it is true, in the sense of admiration. Today it is in another sense."" (Depuis que je suis devenu (en peu grâce à vous) ce qu'on apelle écrivain, je n'ai pas cessé d'être étonné par mes confrères. Parfois dans le sens de l'admiration, il est vrai. Aujourd'hui c'est dans un autre sens.).Paulhan was an early and active member of the French Resistance, director of the literary magazine Nouvelle Revue Française (NRF) (from 1925 to 1940 and again from 1946 to 1968) and a great translator of Malagasy poetry, which attracted the interest of the likes of Guillaume Apollinaire and Paul Éluard. He also wrote numerous works of literary criticism, ""The Flowers of Tarbes, or Terror in Literature"" (1941) probably being the most famous, and he wrote several autobiographical short stories. After the war, Paulhan he founded ""Cahiers de la Pléiade"", and in 1953 he re-launched NRF.Interestingly, especially in connection with Camus' famous essays in ""L'été"", which are devoted entirely to his beloved Algiers, Paulhan was loudly against independence for Algeria. He caused great controversy by opposing independence and supporting the French military during the Algerian War. This not only caused public problems for him, it also cost him on the personal front, as for instance Maurice Blanchot denounced him. The essays in ""L'été"" are devoted to Algiers and represent a very personal side of Camus, who provides a marvelous poetic and humorous picture of the provincial simplicities of Oran and Algiers. For many Camus-devotees, ""L'Été"" constitutes one of the most beloved works, as it gives the feel of a certain intimacy with the author that few of his other works does. ""In ""Return to Tipasa"", perhaps the most confessional essay in ""Summer"", which dates from a long trip to Algeria in December 1952, Camus issues his now famous testimony of survival - ""In the depths of winter, I finally learned that within me lay an invincible summer"" (Hawes: Camus, A Romance, 2009, pp. 181-82).
Exemplaire sur Hollande, en maroquin d'Alix Paris, Gallimard, (6 février) 1958. 1 vol. (115 x 185 mm) de 69 p. et [3] f. Maroquin rouge, dos lisse, titre doré, date en pied, tranches dorées sur témoins, doublures et gardes de chèvre velours havane, couvertures et dos conservés, étui bordé (Alix). Édition originale. Un des 56 exemplaires sur vélin de Hollande (n° 32).
Les Discours de Suède sont un ensemble de deux allocutions prononcées par l'écrivain à la suite de l'obtention du prix Nobel de littérature : celui du 10 décembre 1957, prononcé à Stockholm pour la remise du prix, et celui du 14 décembre 1957 prononcé à l'université d'Upsala, intitulée L'artiste et son temps - un texte rédigé en 1953, en guise de préface au texte de Wilde, La Ballade de de la gêole de Reading. Une postface clôt l'ouvrage, où il est question des deux totalitarismes, de l'art pour l'art, du réalisme socialiste et du fameux « engagement » de l'intellectuel - en des termes qui n'ont rien perdu de leur acuité. Qu'on en juge : « C'est ainsi que beaucoup de nos artistes aspirent à être maudits, ont mauvaise conscience à ne pas l'être, et souhaitent en même temps l'applaudissement et le sifflet » ; ou encore : « L'académisme de droite ignore une misère que l'académisme de gauche utilise ». Le texte est imprimé sur les presses de l'Imprimerie Moderne à Montrouge, le 6 février 1958. Il est dédié à Louis Germain, à qui Camus avait écrit dès novembre : « Ma première pensée, après ma mère, a été pour vous. Sans vous, sans cette main affectueuse que vous avez tendue au petit enfant pauvre que j'étais, sans votre enseignement, et votre exemple, rien de tout cela ne serait arrivé. Je ne me fais pas un monde de cette sorte d'honneur. Mais celui-là est du moins une occasion pour vous dire ce que vous avez été, et êtes toujours pour moi, et pour vous assurer que vos efforts, votre travail et le coeur généreux que vous y mettiez sont toujours vivants chez un de vos petits écoliers qui, malgré l'âge, n'a pas cessé d'être votre reconnaissant élève. » Bel exemplaire en pleine reliure d'Alix.
Paris, Gallimard, 1954. Uncut in the original printed wrappers. A very nice copy housed in a beautiful brown half morocco box with gilt lettering to spine and gilt super ex-libris to front board.
First edition, Service de presse-copy, i.e. review-copy (""S.P"" to bottom of title-page and to verso of back wrapper), of Camus' magnificent and highly influential collection of essays entitled ""Summer"", inscribed to the famous critic of literature and drama, the writer Guy Dumur (1921-1991): ""à Guy Dumur/ l'une des/ [ÉTÉ]s [ÉTÉ being printed an L' crossed out in front, with s added in Camus' hand]/ son vieil et fidele ami/ Albert Camus"" on half-title.The younger Guy Dumur was a close friend of Camus, who hired him to work on ""Combat"" with him. It is reported that he had a great talent for discovering new talent. Since childhood, he was extremely passionate about the theatre and came to work with all the great dramatic figures in Paris at the time. He is also famous for a number of well respected novels. The essays in ""L'été"" are devoted to Algiers and represent a very personal side of Camus, who provides a marvelous poetic and humorous picture of the provincial simplicities of Oran and Algiers. For many Camus-devotees, ""L'Été"" constitutes one of the most beloved works, as it gives the feel of a certain intimacy with the author that few of his other works does. ""In ""Return to Tipasa"", perhaps the most confessional essay in ""Summer"", which dates from a long trip to Algeria in December 1952, Camus issues his now famous testimony of survival - ""In the depths of winter, I finally learned that within me lay an invincible summer"" (Hawes: Camus, A Romance, 2009, pp. 181-82).
1961 - Tapuscrit original sur pelure, A4. Agrafé, dos de toile verte. 7 ff. n. ch. - 225 folio. Envoi autographe de l'auteur.
Tapuscrit préalable à l'édition de la thèse qui sera éditée par la Johann-Wolfgang-Goethe-Universität à Frankfurt am Main en 1963. 197 pp.La thèse s'inscrit dans la tradition, instituée par Charles Bailly, de la stylistique générale, dans laquelle les faits d'expression conduisent au facteur psychologique de l'énonciateur, courant précurseur de la stylistique énonciative.A travers une étude minutieuse du lexique et de la syntaxe dans l'oeuvre de Camus, l'auteur s'attache à décrire comment une utilisation polyphonique de plusieurs styles, mais inscrite dans un certain classicisme, sert le propos de Camus, expression d'une pensée des rapports entre la conscience et les actes, l'individu et le politique.
Paris Gallimard 1953 In-16, demi-maroquin brun bandes, plats de papier bois, dos quatre nerfs; doublures et gardes de papier marbr, tte dore, non rogn, couverture imprime.Edition originale de cette adaptation par Albert Camus de la comdie la plus connue de la Renaissance franaise, et l'une des plus russies, pour laquelle Pierre de Larivey s'inspira d'une comdie italienne, elle-mme tire de Plaute et de Trence. La pice en trois actes fut joue en juin 1953 au Festival d'Angers, dans une mise en scne d'Albert Camus. Un des 65 premiers exemplaires numrots sur vlin pur fil. Dos lgrement dcolor.
Gallimard, 1962. In-12 br. Préface de Roger Grenier. Photos, fac-similés. Témoignages de quelques ouvriers du livre sur leur collaboration avec Albert Camus. E.O. S.P.