Paris, Honoré Champion, "Textes de la Renaissance" n° 122, 2006, 14,5 x 22,5, 122 pages sous cartonnage éditeur imprimé. Edition critique établie par Marguerite Soulié et Jean-Dominique Beaudin, - qui dédicace.
Ex officina Francisci Perrini | Genevae [Genève] 1565 | 12 x 19.50 cm | relié
Très rare édition originaleposthumede premier tirage (dit "type a") comportant bien toutes les particularités typographiques (capitales de la cinquième ligne du titre en romain, signature *ii. au lieu de *ij. et lettrines identiques en *ii et en p.1). Cette édition contient une préface de Théodore de Bèze, successeur de Calvin, sous forme d'exhortation au chef des Protestants de France, l'amiral Gaspard de Coligny. Une autre édition est parue quelques mois plus tard dans une traduction française chez le même éditeur. Trente-quatre lignes par page, lettrines gravées, vignette de l'éditeur. Reliure en demi maroquin bleu nuit à coins, dos à cinq nerfs décoré de caissons richement ornés, gardes et contreplats de papier peigné, toutes tranches rouges, reliuredu milieu du XIXème signée Galette en queue. Deux coins légèrement émoussés, petite restauration en marge intérieure haute de la page de titre, quelques feuillets restaurés en marge, rares mouillures marginales.Mention manuscrite d'époque sur la page de titre. Calvin commence ses leçons sur Ezéchiel le 20 janvier 1562. Rapidement, son état de santé le contraint à faire appel à Théodore de Beze pour l'assister dans cette tâche. Dans une lettre à la famille Daniel, François Perrot rend compte de ce double enseignement: Notre bon précepteur et père commun a l'habitude de commenter Ezéchiel qu'il a sous la main, c'est dire durant cette année les trois premiers jours d'une semaine sur deux, notre Théodore à son tour commente le catéchisme en grec durant les trois premiers jours de sa semaine. [...] A cause de la maladie, Calvin peut à peine accomplir régulièrement son tour."Calvin interrompt définitivement son cours inachevé le 2 février 1564.Ces leçons sur les vingt premiers chapitres des révélations du prophète Ezéchiel, sont les dernières professées par Calvin avant sa mort, le 27 mai 1564. A l'instar des précédentes, ces leçons furent recueillies en latin par Jean Budé et le secrétaire de Calvin, Charles de Jonviller qui,le 9 octobre 1564,demandeau Conseil "la permission de faire imprimer les leçons de Monseigneur Calvin sur les 20 premiers chapitres d'Ezechiel par le defunct reveus. Arresté qu'on le luy permet d'autant mesmes que Monseigneur de Beze en a attesté". Dans son épitre dédicatoire à l'amiral de Coligny, Théodore de Beze, qui prendra la suite de Calvin à la chaire de Théologie de l'Académie rend un bel hommage à son ami et guide spirituel: "Il s'en est trouvé un seul [personnage] de nostre temps qui ait laissé tant d'oeuvres et contenans une si saine et entière doctrine. Que s'il eust pleu à Dieu nous laisser encores pour un an ou deux la jouissance d'une telle lumiere, de ma part il me semble à la vérité que on n'eust peu demander davantage pour avoir une parfaite intelligence du vieil et du nouveau Testament. [...] La mort dont il a esté prevenu l'a empesché de parachever Ezechiel, au dommage de l'Eglise d'autant plus grand qu'on sçait qu'il est le plus obscur de tous les prophètes (...] et ne sçay pas quand il s'en trouvera un qui paracheve ce tableau encommencé par un tel Apelles." Seuls 16 exemplaires du premier tirage ont été référencés dans différentes bibliothèques (cf. Bibliotheca Calviniana). Bel et très rare exemplaire à grandes marges de premier tirage. - Photographies et détails sur www.Edition-Originale.com -
sans lieu, sans nom, 1550. In-16 de 62 feuillets + 2 feuillets blancs, plein maroquin rouge, dos à nerfs, roulette dorée sur les coupes.
Édition publiée anonymement, et sans le consentement de l'auteur, des poèmes de jeunesse. "Théodore de Bèze est un auteur français néo-latin, c'est-à-dire un auteur de la Renaissance écrivant en latin, qui composa dans sa jeunesse, un recueil de poésie, les Poemata, imprimé en 1548 chez Conrad Bade, qui lui valut l’admiration de ses contemporains. Le recueil comprenait, entre autres, des Elégies et des Epigrammes. Théodore de Bèze était alors catholique, et sa conversion officielle au protestantisme, à la fin de la même année, ainsi que son départ de France pour l’Université de Lausanne où il fut nommé professeur de grec s’accommodaient mal de la légèreté de certaines pièces, ce qui explique qu’il renia ce recueil. Toutes les rééditions de l’édition de 1548 furent faites sans son consentement, parfois même de manière anonyme, comme les deux éditions dites « à la tête de mort», datées [?] vers 1550." Léonie Ollagnier, Grivoiserie, lapsus et jeux de mots dans l'oeuvre de jeunesse de Théodore de Bèze. Notre édition n'est pas datée mais certains bibliographes la situent vers 1550, d'autres vingt ans plus tard. On la nomme à la tête de mort et il en existe une version avec le mot juvenilia au titre que la BNF date de 1548 (même collation). La nôtre n'a pas cette mention. Ex-libris Paul Schmidt (collectionneur strasbourgeois), ex-libris autographe "Camus-Daras" (?), et sur la page de titre "De la Sablière C. R." L’exemplaire est propre, hormis deux manques, un au feuillet 14, l’autre au feuillet 21, tout deux avec une perte de texte.
S.l. [Genève, Henri Estienne et Jacob Stoer], 1597 [-1598]. 1 vol. in-4°, maroquin rouge, dos lisse avec titre doré encadré de doubles filets dorés, double encadrement de doubles filets dorés sur les plats reliés aux anges par des deoubles filets dorés, double filet doré sur les coupes, roulette dorée intérieure, contreplats recouverts de papier peigne ancien, tranches dorées. Reliure moderne, dans le goût de l'époque. Bel exemplaire. 2 vignettes de médailles au v° du titre gravées en taille-douce, 45 emblèmes gravés sur bois dans des encadrements ornementaux (dont 4 vides), impression en caractères italiques, (8) ff., 372 pp. mal chiffrées 572. Signatures : 4 4 [a-z]4 [A-Z]4 Aa4. Quelques rousseurs.
Première édition collective des poésies latines, grecques, hébraïques et françaises de Théodore de Bèze (Vézelay 1519 - Genève 1605), successeur de Calvin à la tête de l'église réformée de Genève depuis 1564. Elle a le mérite d'avoir été conçue par l'auteur lui-même. Elle comprend, classées par genre, toutes les pièces de poésie de Théodore de Bèze, son recueil d'emblèmes, et sa tragédie Abraham sacrifiant traduite en latin par Jaquemot. Les 44 emblèmes reproduisent ceux qui avaient déjà été publiés dans les Icones de 1580, gravés sur bois par Pierre Eskich et accompagnés de vers latins de Théodore de Bèze. L'histoire éditoriale de cette publication est complexe, comme l'a souligné et expliqué Schreiber dans The Estienne. Un premier état (partiel) imprimé par Henri Estienne, s'arrêtait à la page 245, incluant le texte des emblèmes sans les gravures. L'impression avait été interrompue par la mort du célèbre imprimeur. C'est Jacob Stoer qui reprit la main sur l'édition, en réimprimant la partie consacrée aux emblèmes (avec les gravures qu'il avait pu récupérer entre temps) et en ajoutant les parties qui manquaient, dont la tragédie Abraham sacrifiant dans la version latine de Jaquinot. Notre exemplaire est donc du second état. Par ailleurs dans notre exemplaire, la version de la page de titre comprend deux vignettes gravées sur cuivre. L'exemplaire de Getty en comprend trois. Par ailleurs il existe des variantes sur les erreurs de pagination. Renouard, Estienne, 157, n°4; Schreiber, n°227; Adams, Rawles, Saunders, F.106; Praz, 270; Cicognara, 1846; Chaix, 151; GLN-3911.
Genève, Jean de Laon, 1580. 1 vol. in-4°, parchemin, dos à nerfs muet orné de filets à froid, encadrement d'un triple filet à froid sur les plats. Reliure du temps, traces de lacets, petite fente en tête à un mors. Agréable exemplaire. Portrait de Jacques VI d'Ecosse gravé sur bois au verso du titre, 37 portraits gravés sur bois dans des encadrements Renaissance, 54 encadrements sans portrait mais avec un nom imprimé et 44 emblèmes gravés sur bois dans des encadrements, (159) ff., (1) f. blanc. Signatures : *4 [A-Z]4 [Aa-Qq]4. Quelques ff. tachés.
Edition originale de ce recueil assez rare, qui fut traduit en français l'année suivante par Simon Goulart. Le projet de Théodore de Bèze, entrepris dès 1577, était de présenter au public un ensemble de portraits des plus importants acteurs de la Réforme : théologiens, martyrs ou souverains. Ces portraits, fruit de recherches dans toute l'Europe accompagnés de courtes notices biographiques (et parois d'un éloge en vers latins) devaient montrer le vrai visage de ces hommes célèbres. Aussi, ceux dont Théodore de Bèze n'avait pas trouvé de portrait original ne furent pas représentés dans cette première version et leur encadrement laissé libre avec le nom du personnage. Les gravures de ces 38 portraits gravés (y compris celui du dédicataire, Jacques VI d'Ecosse) sont attribués en partie à l'artiste suisse Tobias Stimmen (1539-1584). On y trouve notamment des représentations réalistes de Jean Huis, Savonarole, Erasme, Melanchthon, Luther, Calvin, Zwingli, Gesner, Marot, mais aussi, de façon plus surprenante, du roi François Ier et de Guillaume Budé, qui n'étaient pas des "réformés" mais qui apparaissent en tant que restaurateurs de l'étude des langues anciennes, capitale pour l'interprétation des Ecritures. La seconde partie du recueil est constituée d'une suite de 44 emblèmes gravés sur bois par Pierre Eskich (1518-1595) graveur réformé d'origine parisienne, installé à Genève depuis plusieurs années. Ces emblèmes sont accompagnés de vers latin de Théodore de Bèze. Haag II, 281; Praz, 270; Adams,Rawles, Saunders, F.104; Chaix, 96; Brunet I, 843; Brun, 122.
Paris, Liseux, 1875 in-12. VII-208 pp. Demi-chagrin brun, dos à nerfs, titre, filets et fleurons dorés. Quelques rousseurs.
Edition originale, tirée à 1000 exemplaires, de la traduction française de ce texte paru vers 1553. Au cours de la même année avait paru le Passevent parisien attribué à Artus Désiré, virulent pamplet contre la Réforme protestante dans lequel l'auteur avait pris pour cible Théodore de Bèze. Ce dernier lui répond par ce libelle satirique. (Vicaire II, 582)
MEDICIS (Catherine de) - ESTIENNE (Henri), BEZE (Théodore de), SERRES (Jean de)], CONTI (Louise-Marguerite de Lorraine princesse de), AUBIGNE (Théodore Agrippa d'),
Reference : 32448
Ensemble de 2 ouvrages reliés en un volume in-12 (126 x 70 mm) , plein parchemin ivoire de l'époque.
Ce recueil réunit les pamphlets les plus influents qui ont façonné la légende noire de Catherine de Médicis, véhiculant limage dune souveraine machiavélique et despotique dans limaginaire collectif. Cette perception a perduré durant des siècles avant d'être largement remise en question à partir de la seconde moitié du XXe siècle.1- Attribué par ses contemporains à Henri Estienne, ce pamphlet pourrait également avoir pour auteur Jean de Serres, Théodore de Bèze ou Innocent Gentillet."Pamphlet très violent, écrit pendant la régence de 1574 contre la tyrannie et les vices de Catherine de Médicis, histoire des guerres de religion où les responsabilités sont rejetées sur la reine. Lauteur, qui se donne comme un catholique modéré, semble être un huguenot apparenté au Parti des Politiques" (Sources de lHistoire de France, n° 2240). (Cf. Renouard, 'Estienne', 142-143, n°8. Brunet, II, 751).2- Ce recueil de pamphlets visant aussi bien Henri III quHenri IV contient :I. "Journal du règne de Henry III" [par Servin, avocat général au parlement de Paris].II. "LAlcandre, ou les amours du Roy Henry le Grand" (Chronique scandaleuse attribuée à la Princesse de Conti).III. "Le Divorce satyrique, ou les amours de Reine Marguerite de Valois" (Pamphlet extrêmement virulent contre Marguerite de Valois, attribué à P.-V. Palma Cayet).IV. "La confession de M. de Sancy" par L.S.D.A., auteur du Baron de Feneste [Théodore Agrippa dAubigné].L. Brouillant (dans 'Pierre du Marteau', p. 179) précise que ce dernier recueil, publié sous une fausse adresse de Cologne, aurait en réalité été imprimé à La Haye par Adrian Vlacq, comme le précédent. (Brunet, IV, 1146).Bon exemplaire, relié à lépoque.
1875 Paris, Isidore Liseux,1875, In seize, 208 pp, reliure en demi-maroquin grenat,coins émoussés,dos à cinq nerfs, orné de motifs,tête dorée,inéterieur frais,pages de garde en papier marbré,tête dorée,
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Par Anthoine Cellier | A Charenton 1675 | 18.50 x 26.50 cm | 3 volumes reliés
Trois volumes in-4 en reliures uniformes de l'époque, en plein maroquin vieux rouge. Dos à nerfs richement ornés de fleurons et de fers dorés, plats décorés à la Du Seuil d'un double encadrement, avec fleurons dorés aux écoinçons du panneau central, roulettes dorées sur les coupes, riche dentelle intérieure, tranches dorées. Frottements aux reliures, coins légèrement repliés. Petit fragment de cuir manquant en tête du volume contenant le Nouveau Testament ; manque en queue du mors inférieur du premier tome. La première garde du tome I se détache. Les six premiers feuillets du Nouveau Testament présentent, dans les marges et près du pli intérieur, des brunissures provenant d'une ancienne mouillure, qui s'atténuent progressivement. Traces de mouillure sur les deux derniers feuillets du tome I. Édition protestante de la Bible de Genève publiée sous l'adresse de Charenton et vendue par Antoine Cellier, libraire établi à Paris. L'ensemble présente la composition caractéristique des grandes Bibles composites proposées par son officine : le titre général et celui du second tome sont datés de 1675, tandis que le Nouveau Testament possède une page de titre particulière datée de 1674. Cette réunion de parties portant des millésimes différents témoigne de leur assemblage au sein d'un même ensemble éditorial, sans permettre de déterminer avec certitude la chronologie exacte de leur impression. Une Bible de Cellier en trois tomes, datée 1675-1674 et au format in-4, est bien répertoriée dans la bibliographie de sa production. L'exemplaire réunit l'Ancien et le Nouveau Testament, les Livres apocryphes, les Pseaumes de David mis en rime françoise par Clément Marot et Théodore de Bèze, accompagnés de nombreuses portées musicales, ainsi que l'Histoire de la sainte Écriture du Vieil et du Nouveau Testament en forme de catéchisme, traduite de l'anglais d'Eusebius Pagit et suivie de l'Abrégé de la chronologie sainte. Cette dernière partie, également publiée par Cellier en 1675, forme un ouvrage autonome doté de sa propre page de titre. Le troisième volume rassemble encore la Forme des prières ecclésiastiques et plusieurs textes fondamentaux du culte réformé : Du baptême, De la Cène, Des articles de la foi, Des dix commandements, Des sacrements et la Confession de foi. L'ensemble dépasse ainsi la seule lecture biblique. Il forme une véritable bibliothèque domestique de la foi réformée, destinée à accompagner le fidèle dans la prière, le chant, le catéchisme, la préparation aux sacrements et l'apprentissage de la doctrine. Quatre pages de titre structurent cette abondante réunion, ornées de trois vignettes distinctes. Le titre général du premier tome et celui du Nouveau Testament portent la même marque, représentant un atelier d'imprimerie encadré de deux figures. La vignette du second tome adopte une composition différente et plus développée. Celle du Psautier figure le tétragramme divin au milieu d'une gloire peuplée d'anges. De nombreux ornements typographiques prolongent dans le texte cette diversité décorative. Deux provenances manuscrites anciennes subsistent. Le nom « Wilhelmine de Wrede » apparaît sur une garde et sur la page de titre du Nouveau Testament. Le titre du second tome porte les inscriptions « de Beaulieu » et « Fr. de Beaulieu Marconnay », cette dernière datée de 1751. Le nom évoque la famille protestante de Beaulieu-Marconnay, réfugiée dans les pays allemands après la Révocation, mais aucun élément ne permet encore d'identifier avec certitude le possesseur de cet exemplaire. * La Bible de Genève était alors le fruit de plus d'un siècle de traductions et de révisions. Issue de la Bible française établie par Olivétan à partir des textes hébreu et grec, elle avait été successivement corrigée par plusieurs générations de pasteurs et de philologues.Théodore de Bèze dirigea l'une de ses grandes révisions, publiée en 1588, mais le texte diffusé sous son nom demeure l'aboutissement d'une tradition collective plutôt que l'oeuv
1988 grand in-8 reliure toile rouge éditeur - 1988 - 439 pages - Ed. Librairie Droz S. A. Genève - coll. Travaux d'Humanisme et Renaissance N° CCXXVI
bon état
1943 Paris, éditions du Seuil,1943, In quarto , 109 pp, en feuillets sous emboitage, recouvert de papier cristal, en très bon état comme neuf,
1/250 exemplaires sur vélin d'Arches (ex.154 ),14 lithographies hors-texte originales de Léon Gischia imprimées chez Mourlot ,.
Anvers, [Genève], Jean Remy, [Jean de Laon pour Louis Du Rozu], 1580. 3 volumes in-8 de [24]-901-[27]-[12]; [16]-836-[20]; [14]-480-[8] pages, plein veau moucheté, dos à nerfs ornés de fleurons et petits fers dorés, pièces de titre en maroquin bordeaux, roulette dorée aux coupes, tranches mouchetées de rouge. Coiffes, mors et coins restaurés.
Marque aux trois guerriers frappant sur une enclume avec la devise « Plus a me frapper on s’amuse, Tant plus de marteaux on y use » répétée aux trois volumes. Édition originale rare de ce texte collectif conçu par Théodore Bèze écrit en collaboration avec Simon Goulart et Nicolas des Gallars. La deuxième édition ne sera publiée que 261 ans plus tard, en 1841. C'est seulement à la suite de cette période que l'attribution d'impression de ces trois volumes fut remise en perspective et que de nouveaux noms et un nouveau lieu fut attesté. Les titres exacts sont les suivants: 1: Histoire ecclesiastique des Eglises reformées au royaume de France, en laquelle est descrite au vray la renaissance et accroissement d'icelles depuis l'an M. D. XXI. jusques en l'année M. D. LXIII. leur reiglement ou discipline, synodes, persecutions tant generales que particulieres, noms et labeurs de ceux qui ont heureusement travaillé, villes et lieux où elles ont esté dressées, avec le discours des premiers troubles ou guerres civiles, desquelles la vraye cause est aussi declarée. Divisée en trois tomes ayans chasque tome leurs tables.2 : Deuxieme volume de l'Histoire ecclesiastique des Eglises reformées au Royaume de France : monstrant l'estat des Eglises, depuis le massacre de Vassy, plus le commencement et continuation des premieres guerres civiles, divers massacres, sieges et prinses de villes, rencontres, batailles, et autres actes memorables.3 : Troisiesme volume de l'Histoire ecclesiastique des Eglises reformées au Royaume de France : contenant la continuation des premieres guerres civiles jusques au premier edit de pacification. Le récit de la prise de Dieppe en 1562 (t. 2, p. 683-684, f. VV6r-v) a fait l’objet d’un carton suite aux réclamations de Jean Le Noble qui est accusé dans la version primitive d’avoir vendu la ville. La modification a entraîné une nouvelle composition du bifeuillet VV6. Dans la composition originale, la ligne 5 de la p. 683 indique « ROYNE » et dans le carton « ROINE ». Dans ce même tome 2, les cahiers VV (pp.673-688) et XX (pp.689-704) ont été intervertis. L’errata des trois volumes est relié à la fin du premier volume. Exemplaire parfaitement complet.Description manuscrite de l'ouvrage à l'un des feuillets blancs du volume 1 signée et datée de 1780 attestant que ce titre était "extrêmement rare" à cette époque. Collation: *-**6; a-z8;aa-zz8; aaa-kkk8; lll4; mmm8; nnn4; A4; B2. A8; A-8; AA-ZZ8; AAA-FFF-8; GGG2; HHH8; III2. titre, Bii, *iii, Biiii, A, Cii, [«Au lecteur»]; Aa-Zz8; Aaa-Ggg8; Hhh4.«Cet ouvrage est fort recherche et l’édition […] est rare et chère» (Brunet I, 843). Adams, B916, 917; Chaix. Dufour, Moeckle, p. 98; Gardy, Bibliographie des œuvres théologiques, littéraires, historiques et juridiques de Théodore de Bèze, 922; GLN-2806.
Liseux Isidore Broché 1875 In-12 (9.5x15.5 cm), broché, couverture rempliée, (VII)-208 pages, traduite pour la première fois du latin macaronique de Théodore de Bèze par Isidore Liseux, avec le texte en regard, et la Complainte de Messire Pierre Lizet sur le trespas de son feu nez, bandeaux, lettrines et culs-de-lampe ; pliures au dos usé recollé, manques papier aux coiffes et au dos, plats un peu salis, intérieur frais, état correct. Livraison a domicile (La Poste) ou en Mondial Relay sur simple demande.
La Haye, Chez Jean & Daniel Steucker, 1664. In-12 de (2)-252-(104) pp., galuchat, fermoirs et coins en argent (reliure de l'époque).
Version Marot-Bèze suivie de la Forme des prières ecclésiastiques, du Catéchisme et de la Confession de foi.Imprimé à Leyde par la veuve et les héritiers de Johannes Elzevier dont la marque figure au titre dans une charmante typographie en petits caractères, particulièrement réussie, avec les partitions notées.Jolie reliure en galuchat de l'époque, d’une grande simplicité et élégance, avec fermoirs et coins en argent ; le destinataire de la reliure est indiqué gravé à l’intérieur des fermoirs : on y lit le nom de Jeanne Rigaut, et présence d'un poinçon Paris (1665-1670).« Dès son origine, le psautier a été recouvert, pour le protéger, avec les matériaux usuels de son époque, c'est-à-dire en parchemin, en basane et en veau comme la plupart des ouvrages. Son originalité tient à ce que le psautier tout comme le missel d’ailleurs, est d’un usage fréquent, qu’on le laisse au temple ou qu’on le conserve sur soi et qu’il a fallu le couvrir d’une reliure solide. Par ailleurs la « décente modestie » des protestants réclamait une grande simplicité et même une certaine austérité. Longtemps, le matériau le plus courant a été le parchemin ou le chagrin qui ont l’avantage de la solidité. (…) Une catégorie aussi caractéristique et connue est celle des reliures dites « huguenotes ». En effet dès 1710, la mode se répand de faire relier les psaumes en plein chagrin noir, d’une manière austère mais particulièrement solide. D’après Jan Storm van Leeuwen, cette peau si particulière et jusqu’ici mal identifiée serait une peau de mammifère. On a parfois pensé à une peau d’animal marin étant donné la solidité de cette texture et donc de galuchat, cette peau de roussette ou de requin qui par son grain très serré était d’une extrême solidité (…) Le chagrin irrégulier ne permet aucune dorure. Aussi, la décoration s’est réfugiée sur les ornements généralement en cuivre ou en argent : bouillons, cornières, tenons, fermoirs » (Yves Jocteur Montrozier, Les habits du psautier - collection de M. Jean-Daniel Candaux, Bibliothèque municipale de Lyon)..BnF, Bibles imprimées du XVe au XVIIIe conservées à Paris, n°2578 ; Willems n°890.
Se vendent à Charenton, Antoine Cellier, 1669. In-32 (88 x 55 mm) de (304) ff., musique notée, maroquin brun, grand décor doré de style fanfare avec fers filigranés, encadrement de roulette et filets dos à nerfs orné, tranches dorées (reliure de l'époque).
Charmante édition de poche de ce psautier huguenot dans la version Marot-Bèze, suivi de la Forme des prières ecclésiastiques, du Catéchisme, de la Confession de foi et de prières avec la musique notée.Beau spécimen de reliure en maroquin à décor doré sortant de l'atelier de Charenton, qui reliait exclusivement les livres issus des presses protestantes installées dans cette ville. On a émis l'hypothèse d'un atelier de reliure employant des artisans originaires des Pays-Bas. Sous le régime de l’édit de Nantes, les psautiers huguenots se débitaient au temple de Charenton qui desservait la capitale, aucun lieu de culte protestant n’étant toléré dans Paris. Antoine Cellier qui succéda en 1659 à l’imprimeur-libraire de confession calviniste Pierre Des-Hayes était établi à Charenton. En 1685, le couperet de la Révocation de l'édit de Nantes supprima pour près d'un siècle toute édition du psautier en France.Bel exemplaire. Ex-libris gravé « P. Babeau à Troyes ».Bibles imprimées du XVe au XVIIIe conservées à Paris n°2625.
Charenton, Antoine Cellier, 1664. In-12 de (116-26) ff. (sig. A-T6 V2 a6 B-C6 D-E4 F2), musique notée, veau blond décoré à petits fers, dos à nerfs orné de fleurons, filets et roulette dorés d'encadrement sur les plats ornés d'un riche décor, tranches dorées, traces de fermoirs (reliure de l'époque).
Version Marot-Bèze avec la musique notée suivie de la Forme des prières ecclésiastiques, du Catéchisme, de la Confession de foi et de Prière, sortie des presses de l'imprimeur de confession calviniste Antoine Cellier reçu libraire à Paris le 5 juin 1636. Bel exemplaire relié par l'atelier de Charenton qui avait la particularité de ne relier que les livres sortis des presses protestantes de cette ville.BnF, Bibles imprimées du XVe au XVIIIe conservées à Paris, n°2602.
Londres : Clements, 1710. L'EXEMPLAIRE D'HENRY DRURY EN MAROQUIN DE L'ÉPOQUE
In-12° (149 x 88 mm) de [4] ff. - 362 pp - [1] f. verso bl., maroquin rouge, dos lisse orné, triple filet doré en encadrement sur les plats avec fleurette en écoinçons, filet sur les coupes, roulette intérieure, tranches dorées. (Reliure vers 1750, une fiche ancienne ainsi que plusieurs notes l'attribuant à Derome). Cette célèbre collection de lettres latines satiriques apparues en 1515-1519 à Hagenau en Allemagne soutient l'humaniste allemand Johann Reuchlin, se moquant des doctrines et des modes de vie des scolastiques et des moines, principalement en prétendant être des lettres de théologiens chrétiens fanatiques discutant du fait de savoir si tous les livres juifs devraient être brûlés comme non-chrétiens. L'ouvrage se base sur la dispute publique réelle entre l'humaniste allemand Johann Reuchlin et certains moines dominicains, en particulier l'ancien juif converti Johannes Pfefferkorn qui avait obtenu de l'empereur romain Maximilien Ier l'autorisation de brûler tous les exemplaires connus du Talmud en 1509. Le titre fait référence au livre Epistolae clarorum virorum de Reuchlin, publié en 1514, qui contenait une collection de lettres à Reuchlin sur des questions savantes et intellectuelles d'éminents humanistes allemands comme Ulrich von Hutten, Johann Crotus, Konrad Mutian, Helius Eobanus Hessus et autres, pour montrer que sa position dans cette controverse avec les moines était acceptée par les savants. Le terme moderne d'obscurantisme dérive du titre de cet ouvrage. Comme les théologiens du livre avaient l'intention de brûler les oeuvres « non-chrétiennes », les philosophes des Lumières utilisèrent le terme pour désigner les ennemis conservateurs, en particulier les ennemis religieux des Lumières progressistes et leur concept de la diffusion libérale de la connaissance. Cette édition les fait suivre de deux pièces satiriques attaquant Pierre Lizet, premier président au Parlement de Paris, à l'origine de la Chambre ardente contre les protestants, toutes deux attribuées à Théodore de Bèze parues respectivement en 1553 et 1584 bien que celle-ci fut probablement écrite à la même époque que la première. Le Passavant, lettre fictive en latin d'un serviteur, Benoît Passavant, à son maître Pierre Lizet, envoyé en espion à Genève pour voir comment ses livres y sont reçus prétextant être là pour s'informer de l'opinion de Calvin qui failli involontairement être entraîné par les critiques convaincantes des protestants. Bèze en profite pour dessiner avec une main de maître le portrait caricatural de Lizet dont le nez est tuméfié et rouge par suite de l'ivresse et de la maladie vénérienne. Et la burlesque Complainte de Messire Lizet, en vers français heptasyllabiques, éloge sérieux d'une chose dérisoire, à savoir le nez, victime de la syphilis, de Pierre Lizet. Provenance : De la fameuse collection d'Henry Joseph Thomas " Harry " Drury (1778-1841) avec la note autographe " Coll. per. H. Drury /. Harroviae. 1818. [...] " en 1ère garde blanche. Éducateur anglais, érudit, professeur à Harrow pendant 41 ans, de 1801 à 1841, où il a été le tuteur de Lord Byron, dont il est ensuite devenu un ami proche et correspondant. Catalogue Drury, n°1322. Exemplaire cité par Lowndes (The bibliographer's manual of english literature, London : Bohn, 1864, vol. II, p. 747). " MYERS & CO., 59A High Holborn, LONDON, W. C. RARE BOOKS-FINE PRINTS. ", étiquette au bas du contreplat supérieur. Petit manque à la pointe du mors supérieur.
(Genève), Henri Estienne, 1569 .
Cette seconde édition est en grande partie originale. Bèze l'a expurgée de quelques poésies profanes et en a ajouté d'autres; elle est par ailleurs augmentée des oeuvres de Georges Buchanan. La première édition, en 1548 par Robert Estienne, était le premier livre publié par Théodore de Bèze, qui avait alors 29 ans. Provenances : exemplaire d'Ernest Stroehlin avec son ex-libris gravé par Champel représentant Jean Calvin, avec la devise "Mente libera". (N° 1511 de sa vente du 22 février 1912). Très bel exemplaire. Jean Paul Barbier, Ma bibliothèque poétique 34. Renouard, Estienne 132. Adams B-928./// In-8 de 31, (1), 174 pp., 1 f. bl., 248, (8) pp. Maroquin brun, encadrements sur les plats, dos à nerfs orné, tranches dorées. (Reliure du XIXe.) ////
Chez Eustache Vignon | Genève 1575 | 11 x 18 cm | relié
Nouvelle édition, reproduisant celle parue originellement chez le même éditeur en 1573. 84 lettres, texte sur 36 lignes. Reliure à recouvrement en plein parchemin d'époque. Dos lisse. Caisson du bas malhabilement restauré, ainsi qu'un manque angulaire sur le coin inférieur du second plat. Léger travail de ver sur la première garde et les trois premiers feuillets sans atteinte au texte. Une pâle mouillure sur la marge basse de la moitié du volume. Mention manuscrite sur page de titre «ExLB MMagdal Rochesse 1713». Théodore de Bèze résume à lui seul et dans sa personne l'humanisme chrétien; avant tout homme d'église, il fut le chef de file incontesté du protestantisme à partir de 1575 et dirigea pendant cinquante ans après Calvin l'Eglise de Genève. Il fut également latiniste et helléniste, dramaturge, poète et artiste, homme d'Etat et diplomate au service de la cause de la Réforme comme en témoigne largement sa correspondance. Par sa correspondance immense, qui dépasse en ampleur celles déjà prodigieuses de Heinrich Bullinger et de Calvin, il organisa, et encouragea la défense de la foi réformée sur tout le continent européen. Cette édition rassemble les lettres d'un Bèze théologien et polémiste, soucieux d'une réflexion politique. - Photographies et détails sur www.Edition-Originale.com -
Genève, Eustache Vignon; et Genève, Jean le Preux, 1575, 1585, in-8, 2 ouvrages en 1 volume : [8]-370-[21] pp.; [14] pp, [1] ff. bl, 348 (i.e. 248) pp, Peau de truie estampée à froid, datée sur le plat supérieur de 1586, portrait en médaillon et armes sur les plats, dans des encadrements de rinceaux [Jules de Brunswick-Wolfenbüttel], Seconde édition du traité du théologien calviniste français Théodore de Bèze (1519-1605), relié avec l'édition originale de l'ouvrage théologique du ministre Antoine de Chandieu (1534-1591). Très bel exemplaire, relié aux armes du duc Jules de Brunswick-Lunebourg, prince de Brunswick-Wolfenbüttel (1528-1589); le plat supérieur comporte son portrait, dans un médaillon autour duquel court sa devise Aliis inserviendo consumor ("Au service des autres je suis consumé"); le plat inférieur est estampé de ses armes. Personnalité politique protestante de son temps, Jules de Brunswick constitua le noyau de la future Herzog August Bibliothek à Wolfenbüttel, dont il est le fondateur par l'ordonnance "Liberey" d'avril 1572. Erreur de pagination à la fin de l'ouvrage de Chandieu (les pages 236 à 248 sont chiffrées 336-348). Ex-libris manuscrits anciens sur la page de titre, dont un biffé. Ex-libris moderne R.N. Quelques annotations manuscrites anciennes. Petites galeries de vers traversant l'ensemble du volume, avec faible atteinte au texte. Bèze : Adam B-913. USTC n° 450688. Chandieu : USTC n° 451026. Couverture rigide
Bon 2 ouvrages en 1 volume :
Charenton, P. Des-Hayes et A. Cellier, 1656. 2 tomes en un volume in-16, une page de titre gravée, et [488] pages pour le nouveau testament : A-I6, K-T6,V6, X6-Z6, Aa-Ii6, Kk-Rr6, Ss4; et [292] pages pour les pseaumes: a2, A-I6, K-T6, V2, a-c6, d-e4, f2. Plein veau moucheté, dos muet à nerfs richement orné de filets et fleurons dorés, roulette à froid sur les coupes, tranches dorées. Mini manque au coin de la coiffe de queue, et un coin un soupçon frotté.
Outre le titre gravé, chaque page de titre est décorée d'une petite vignette (même sujet mais pas même gravure). Bel exemplaire bien établi, avec le texte réglé imprimé sur deux colonnes. Édition à l'usage des Réformés, vendue à Charenton où les Protestants avaient un temple important. L'édit de Nantes de 1598 interdit à la construction tout temple protestant à moins de cinq lieues de Paris. En conséquence, le premier temple de Paris fut construit à l'est, à Charenton (sur le territoire de l'actuelle commune de Saint-Maurice), en 1607, par l'architecte Jacques II Androuet du Cerceau. Ce premier temple est détruit par un incendie en 1621. Un deuxième temple sera construit en 1623 par Salomon de Brosse et Jean Thiriot; il sera rasé en 1685 après la révocation de l'édit de Nantes. (wiki).
[CALVIN (Jean) ; MAROT (Clément) ; BÈZE (Théodore de) ; CONRART (Valentin), etc.]
Reference : 1559
Lausanne : chez A. Fischer & Luc Vincent, imprimeurs-librairies, 1804. PSAUTIER DE GENÈVE IMPRIMÉ À LAUSANNE
In-16° (122 x 78 mm), 624 pp., maroquin rouge à long grain, dos lisse titré, encadrement sur les plats, gardes de papier à pois, tranches dorées (reliure de l'époque). Psautier protestant dit « de Genève », imprimé à Lausanne, contenant 150 psaumes et 14 cantiques avec paroles et partitions. Convaincu de l'importance du chant des psaumes dans une langue compréhensible pour les adeptes, Jean Calvin supervise dès 1536, à Strasbourg, les premières étapes de la composition de ce psautier réformé en vers français. Une première version de l'ouvrage paraît en 1539 sous le titre Aulcuns Pseaulmes et cantiques mys en chant. Elle comprend 19 psaumes, dont 6 traduits par Calvin et 13 par le déjà célèbre poète Clément Marot. La seconde édition, publiée en 1542 à Genève, en comprend 35 (dont 5 seulement de Calvin et 30 de Marot). Lorsque le poète meurt en 1544, il n'a traduit que 49 psaumes. Théodore de Bèze prend sa relève. L'édition complète des 150 psaumes paraît enfin en 1562 et est largement diffusée, notamment par le libraire-marchand lyonnais Antoine Vincent. Un siècle plus tard, le poète Valentin Conrart, relayé à sa mort par Marc-Antoine Crozart puis Benedict Pictet, en retouche et en modernise le texte qui paraît sous cette nouvelle forme en 1679. Les mélodies (adaptées pour certaines d'airs populaires) sont pour la plupart anonymes, mais l'on a identifié parmi les compositeurs du psautier Guillaume Franc, Loys Bourgeois et Pierre Davantès. Au XVIe et XVIIe siècles, la diffusion du psautier participe à la construction de l'identité protestante : « Les psaumes favorisent la diffusion de la Réforme, portés par des airs connus et à partir de textes traduits en langue vulgaire, faciles à chanter et à mémoriser. L'assemblée chantant au temple dans sa langue se démarque ainsi des catholiques et des cérémonies en latin » Eddy Noblet. « Le Psautier de Genève ». BnF Gallica. 2000. De la révocation de l'édit de Nantes en 1685 à l'édit de tolérance de Versailles en 1787, l'impression du psautier est interdite en France. Il continue toutefois de circuler et, dans les premières années du XIXe siècle, accompagne en Suisse les « Réveils » de Bâle et de Genève, réactions à la théologie rationaliste des Lumières. Quelques frottements, dos légèrement passé.
BEZE (Théodore de), MURET (Marc-Antoine), SECOND (Jean, dit Janus Secundus), BONEFONS (Jean)
Reference : PHO-2474
(1757)
Lugduni Batavorum (Leyde), s.n., 1757. In-12 (15,5 × 9 cm), 2 ff.-IV-124 pp. ; X-106 pp. ; IV-156 pp. Veau marbré de l'époque, dos à nerfs orné, pièce de titre, triples filets dorés sur les plats, tranches dorées. Coins usés, petits frottements.
Recueil en trois parties, chacune avec sa page de titre, illustré de deux portraits gravés de Théodore de Bèze et de Marc-Antoine Muret. Malgré l'adresse de Leyde, Brunet attribue cette édition à l'imprimeur parisien Barbou. Réunion de trois recueils majeurs de poésie néo-latine de la Renaissance. Les Poemata de Théodore de Bèze renferment les célèbres poèmes amoureux et érotiques supprimés par l'auteur dans les éditions postérieures. Les Juvenilia de Marc-Antoine Muret illustrent l'humanisme français du XVIe siècle, tandis que les Basia (« Baisers ») de Jean Second, inspirés de Catulle, comptent parmi les plus célèbres recueils de poésie amoureuse néo-latine. Le volume s'achève par la Pancharis de Jean Bonefons. M-12A
Paris Librairie de Charles Gosselin 1842 in 12 (18x11,5) 1 volume reliure demi chagrin brun de l'époque, dos à nerfs (petite usure sur un nerf et sur le mors du plat supérieur), XI et 352 pages, quelques rousseurs éparses sur les premières et les dernières pages. Bon exemplaire ( Photographies sur demande / We can send pictures of this book on simple request )
Bon Reliure
1663 Paris. Iouxte la copie imprimée. 1663. 1 volume in-16, demi-percaline XIXème, dos lisse, pièce de titre de maroquin rouge. 113 pp. ; (1) p. bl.
Violent pamphlet sur Catherine de Médicis attribué à Henri Estienne et publié pour la première fois en 1575 sous le titre : «…de Catherine de Médicis, reyne mère, déclarant les moyens qu’elle a tenus pour usurper le gouvernement du royaume, et ruine de l’estat d’iceluy. »On peut cependant émettre un doute sur son auteur « qui n’avait pas eu personnellement à se plaindre de Catherine ». Il a également pu être attribué à Théodore de Beze ou Jean de Serre. Ecrit pendant la Régence de 1575, ce pamphlet pointe la tyrannie et les vices de Catherine de Médicis au travers des guerres de religion. Ex-libris Baron de Fleury, bibliothèque Grace Whitney Hoff, Jules Bobin (manuscrit).Barbier I, 1020. Brunet II, 750.