Peter Lang GmbH Internationaler Verlag der Wissenschaften 2026 358 pages 2x23x16cm. 2026. Broché. 358 pages. Le livre 'Saints' de Manfred Kropp explore le concept de sainteté dans les sociétés africaines en l'étendant au-delà des religions monothéistes traditionnelles pour inclure toute personne considérée comme sainte. L'ouvrage s'inscrit dans les recherches académiques de l'auteur spécialiste des études sémitiques et islamiques sur les biographies et l'histoire religieuse en Afrique
Bon Etat intérieur propre couverture un peu défraîchie
ROBERT LAFFONT 1979 in8. 1979. Broché. Mémoires de Bertrand de Jouvenel couvrant la période 1903-1945 où l'auteur journaliste bien informé relate ses expériences et rencontres avec des figures politiques majeures comme Hitler et Laval offrant un témoignage sur la politique européenne de l'avant-guerre à la Libération
Bon Etat couverture frottée intérieur propre
Arthus-Bertrand Yann Arthus-Bertrand Yann
Reference : 284228
(2026)
ISBN : 2732427985
Editions de La Martinière 2026 730 pages 25x17x6cm. 2026. Relié. 730 pages.
comme neuf
Camdessus Michel Artus Patrick Badré Bertrand Collomb Bertrand Collectif
Reference : 100059145
(2026)
ISBN : 2110057793
La Documentation Française 2026 202 pages 16x24x2cm. 2026. Broché. 202 pages.
premier plat un peu marqué intérieur très frais
Gallimard 1970 in8. 1970. Broché. La Folle de Lituanie est un roman de Bertrand Poirot-Delpech publié en 1970 chez Gallimard qui a reçu le Grand prix du roman de l'Académie française la même année. L'ouvrage explore des questions existentielles sur la jeunesse les rêves et la folie dans un cadre réaliste évoquant un milieu social bien dessiné avec une progression dramatique
Bon état Couverture tachée de poussière pages neuves intérieur propre
Spes / Des fleurs et des fruits 2026 205 pages in8. 2026. broché. 205 pages. Illustrations de Marret Henri
couverture tachée de rousseurs charnière du premier plat à demi fendue bords frottés intérieur uniformément jauni propre - étiquettes collées sur la couverture
Gallimard 2026 111 pages 20 2x12x1 4cm. 2026. Broché. 111 pages. "J'attends des autres qu'ils m'expliquent mon livre" a Ãcrit Gide en tête de Paludes. En Ãcho à cet exergue provocateur l'acadÃmicien Bertrand Poirot-Delpelch (Le Grand Dadais Les Grands de ce mondeâ€) entreprend ici d'Ãtudier la sotie du Nobel de littÃrature parue en 1895 et qui a marquà plusieurs gÃnÃrations d'Ãcrivains. Son ambition avouÃe est de justifier et d'amplifier la fortune de cette Å“uvre aussi mystÃrieuse qu'exaltanteÂ: satire des salons symbolistesÂ? prÃmonition de la future contestation du roman traditionnelÂ? reflet du moi profond de son auteurÂ? Autant de questions auxquelles B.ÂPoirot-Delpech tente de rÃpondre par le biais combinà d'une Ãrudition aussi rigoureuse que discrÃte et du recours à ses propres souvenirs du temps oà khâgneux il a eu la rÃvÃlation euphorique de ce "traità narquois de la vellÃità et du fiasco" qui ne l'a plus quittà depuis. Un livre en forme d'hommage donc lucide et sincÃre et qui rÃsonne comme une invitation à se laisser contaminer par le "paludisme". --Nathalie GouiffÃs
intérieur très frais
La maison rustique 2026 279 pages in12. 2026. Cartonné. 279 pages. photographies en couleurs et en noir de a. bertrand
légèrement défraîchie
B. Le Barillec 2026 223 pages in8. 2026. Broché. 223 pages. Signé par l'auteur. Etat correct général Couverture abîmée tampon d'un ancien propriétaire. Très bon état des pages général. Des articles sur Bertrand Le Barillec ont été découpés et ajoutés aux première pages du livre par un ancien propriétaire vous pourrez les garder ou les jeter à votre convenance
Etat Correct
Pascal Bruckner Loïc Révillon Yves Prigent Nathalie Woog de Cacqueray Bertrand Vergely
Reference : 516765
(2026)
Institution "La providence" Saint-Malo 2026 125 pages in-8. 2026. Broché. 125 pages.
Etat correct quelques petites tâches sur couverture un paragraphe au stylo sur page de garde blanche
Imprimerie L. Danel 2026 40+29 pages Envoi de l'auteur Paul Bertrand à M le Baron F. de Dorlodot - 60 planches pagination 67-107 Planches XXXI à LX. in-4. 2026. Broché. 40+29 pages.
Bon état légère usure de la couverture intérieur très bon non coupé
Bibliothèque des curieux 2026 in8. 2026. Broché. Réimprimée Pour La Première Fois Sur L'Edition De 1623 D'Apres L'Unique Exemplaire Connu
dos recollé couverture salie frottée tranche ternie intérieur propre
Hachette 1972 in8. 1972. Broché. Écrit pendant la Seconde Guerre mondiale cet essai analyse la nature et la croissance historique du pouvoir politique comparé à un Minotaure. L'auteur fasciné par l'expansion du pouvoir qui a rendu possible la guerre totale étudie ses origines sa métaphysique et son renforcement constant à travers les âges notamment via le besoin de sécurité et le protectorat social de l'État moderne
Bon état Taches sur la première et la dernière page rousseurs minimes intérieur propre
Routledge 1993 224 pages 13 64x1 73x21 34cm. 1993. Broché. 224 pages.
Très bon état proches du neuf intérieurs propres bonne tenue
Fleuve noir 1989 192 pages 18x11x1cm. 1989. Broché. 192 pages. FLEUVE NOIR Anticipation 6 (SF) n° 1677 (1989) - Bertrand PASSEGUÉ Argyll - Bêta IV Hydri - 2
Bon Etat
Bayard 1996 in8. 1996. broché.
Très Bon Etat une petite tâche sur la tranche
Le révérend (imp.) 1997 in4. 1997. Cartonné. belle iconographie couleur
Très bon état avec jaquette marges gondolées intérieur frais par ailleurs
Hambourg, Imprimé par Bertrand libraire ordinaire de l’Académie de Bertrand, 1674-1676. In-8 de (36) pp. 1 f.bl., 75 pp., 3 planches hors texte.BERTRAND DE LA COSTE. Ne trompez plus personne ou Suite du Reveil-matin des pretendus savans Matematiciens de l’Academie royale de Paris. Hambourg. Bertrand, 1675. In-8 de (24)-69-(1) ppBERTRAND DE LA COSTE. Le monde désabusé ou la Demonstration des deux lignes moyennes proportionnelles. Hambourg, 1675. In-8 de 40 pp.BERTRAND DE LA COSTE. Ce n’est pas la mort aux rats ny aux souris, mais c’est la mort des mathématiciens de Paris et la démonstration de la trisection de tous triangles. Hambourg, 1676. In-8 de (28)-14-(6) pp.4 pièces reliées en 1 vol. petit in-8 (16,5 x 10 cm), vélin rigide, dos lisse, pièce de titre en maroquin rouge (reliure moderne).
Édition originale de la plus grande rareté des quatre pamphlets de l’artilleur-mathématicien Bertrand de La Coste adressés à l’Académie royale des sciences qui rejeta sa Machine d’Archimède présentée en 1671.Colonel d’artillerie à Hambourg, Bertrand de la Coste retourna dans sa ville de garnison où il reçut en 1674 l’approbation de Frédéric Wilhem, électeur de Brandebourg qui accueillit favorablement cette découverte, et fit délivrer à l’auteur un certificat qu’on peut lire parmi les pièces liminaires avec l’« Extrait du Privilège et le Passeport de l’Académie de Bertrand », société fictive et satirique créée pour venger Bertrand de La Coste de l’académie parisienne.3 planches hors texte illustrent le premier des quatre opuscules (le Réveil matin), dont le portrait de l’auteur, une épigraphe gravée et une grande planche repliée qui représente les armoiries de l’Académie : un écusson chargé d’une botte de foin supporté par deux ânes dont l’un porte des grelots attachés aux oreilles avec des rubans (le directeur Caricavy) et l’autre une devise, Le premier professeur de mathématiques de sa Société (Roberval) ; un troisième âne est posé en cimier avec Niquet gravé au-dessus de sa tête et ce titre : Voilà trois renommés mathématiciens. Pierre de Carcavy (1603-1684) était directeur de l'Académie royale des sciences, Antoine de Niquet (1641-1726), ingénieur du Roi protégé de Colbert et Vauban, et Gilles Personne de Roberval (1602-1675) l’inventeur de la balance à deux fléaux. Les trois autres opuscules sont illustrés de nombreux diagrammes dans le texte.« On peut rapprocher du cas Abraham Bosse un autre exemple de marginalisation académique, touchant dix ans plus tard un autre protestant, persuadé lui aussi de détenir, seul contre tous, une vérité géométrique universelle, et ayant lui aussi voué son existence à la démonstration d’une question au moins aussi problématique, pour les siècles passés et à venir, que ne l’était celle des fondements objectifs de la perspective. Il s’agit de Bertrand de La Coste, auteur de quatre opuscules publiés à Hambourg en 1674, 1675, 1676 dont le rejet par l’Académie des Sciences en 1671 n’est pas moins révélateur des normes implicites nouvellement engendrées par cette institution que l’exclusion de Bosse pour l’Académie de peinture et de sculpture. Militaire autodidacte et précédemment auteur, en 1663 d’un ouvrage consacré à la résolution de la quadrature du cercle, Bertrand de La Coste avait envoyé à Colbert en 1671 les plans d’une machine d’Archimède, machine dite à mouvement perpétuel. Colbert l’ayant adressé à l’Académie des Sciences pour expertise, il s’y présenta la même année avec une maquette exécutée à ses frais par un ébéniste. Mais après avoir été soumis par les Académiciens à un rapide examen oral de ses connaissances mathématiques, il fut renvoyé sans qu’on lui eût même laissé présenter son invention (…) C’est bien de cette classe de “visionnaires mystiques” (Montucla) que La Coste eut le douloureux privilège d’être le premier représentant avant que le phénomène ne se généralisât au 18e siècle (…) c’est d’une fictive “Académie Bertrand“ que La Coste se réclame pour admonester la même académie décrivant ainsi un processus de mise à l’écart du monde scientifique qui illustre parfaitement la frontière qui commençait alors à s’établir entre professionnels et amateurs. Car c’est bien dans cette dernière catégorie que se voit impitoyablement rejeté l’artilleur-mathématicien, de manière d’autant plus radicale que - plus que son invention pas même examinée - c’est sa personne même qui se voit disqualifiée et rejetée, du fait que l’examen préalable qu’on lui fait, contre toute attente, subir est destiné à évaluer sa compétence scientifique bien plutôt que son produit. Cette expérience va plonger La Coste dans une véritable crise d’identité qu’il va tenter de résoudre en se livrant, à travers ses quatre pamphlets à une dénonciation en règle » (Nathalie Heinich). Salissures marginales sur le premier feuillet de titre, petit manque de papier sur la planche repliée sans atteinte à la gravure.2 exemplaires complets des 4 parties au Catalogue collectif de France (BnF, BM La Rochelle).Caillet, II, 5915bis : « Ouvrage extrêmement rare » ; Brunet, VI, 7756 ; Arthur Dinaux, Les Sociétés badines, bachiques, chantantes et littéraires (1867) I, p. 84 ; Blavier, Les Fous littéraires, p. 354 ; Nathalie Heinich, Arts et sciences à l'âge classique. In: Actes de la recherche en sciences sociales. Vol. 66-67, mars 1987. Histoires d’art. pp. 47-78.
Paris, Ambroise Vollard, 1904. Un vol. au format pt in-4 (254 x 188 mm) de xxiii - 310 pp., en feuilles, sous couverture titrée.
Un des 100 exemplaires numérotés du tirage sur Chine (deuxième papier après les 20 de tête sur Japon) de cette ''in téressante publication''. (in Carteret). Il s'agrémente - ici en premier tirage - de délicates compositions par Armand Séguin (213 dessins gravés par Tony, Jacques et Camille Beltrand). ''Cet artiste, épigone de Gauguin, ne connut pas durant sa brève existence, le succès ou, tout du moins, l'attention des amateurs qu'il pouvait espérer. Son activité artistique s'accomplit surtout dans la région de Pont-Aven. Gauguin l'encouragea, allant jusqu'à écrire la préface de son exposition en 1895. Il participa à la fondation et aux premières manifestations du groupe des Nabis. Il illustra Gaspard de la nuit et Manfred de Byron''. (in Bénézit). Considéré comme l'inventeur du poème en prose, Gaspard de la nuit demeure l'oeuvre qui fit passer Bertrand à la postérité.Avec Sainte-Beuve, auteur d'une notice, David d'Angers se chargea de la publication de Gaspard de la nuit, qui aboutit enfin en novembre1842. Le 15janvier1843, la Revue des Deux Mondes fit paraître une critique de Paul de Molènes qui signalait un certain charme et de la nouveauté, mais laissait transparaître le scepticisme de son auteur, au contraire d'Émile Deschamps, qui, dans La France littéraire, évoqua l'ouvrage avec enthousiasme. Cependant, cette édition originale, établie à partir d'une copie plus ou moins fautive du manuscrit original déposé par Bertrand chez Renduel et réalisée par l'épouse du sculpteur, comportait de nombreuses erreurs. En 1925, une nouvelle édition, de Bertrand Guégan, établie sur une copie réalisée par ses soins sur un manuscrit original - peut-être celui qu'Élisabeth Bertrand vendit à Jules Claretie -, corrigea les erreurs les plus flagrantes. En 1980, Max Milner reprit le texte de l'édition Guéguan, enrichi de «pièces détachées», d'«appendices» et d'un solide appareil critique. Ce n'est qu'à partir de 1992, avec l'acquisition par la Bibliothèque nationale d'un manuscrit calligraphié par l'auteur, qu'il fut permis de publier un volume conforme aux vœux du poète, tant du point de vue de la mise en page que de l’illustration de l’œuvre, et, par ses variantes, qu'il s'agisse de ratures ou d'ajouts, d'apprécier son travail de création. «D'un caractère formel novateur, d'une esthétique remarquable, et d'une valeur littéraire inestimable, ce manuscrit peut être à juste titre considéré comme une véritable œuvre d'art, influencée par les motifs religieux du Moyen Âge et sa mystique». En 1862, Charles Baudelaire expliqua, dans sa lettre-dédicace à Arsène Houssaye du Spleen de Paris:«J'ai une petite confession à vous faire. C'est en feuilletant, pour la vingtième fois au moins, le fameux Gaspard de la Nuit, d'Aloysius Bertrand (un livre connu de vous, de moi et de quelques-uns de nos amis, n'a-t-il pas tous les droits à être appelé fameux?) que l'idée m'est venue de tenter quelque chose d'analogue, et d'appliquer à la description de la vie moderne, ou plutôt d'une vie moderne et plus abstraite, le procédé qu'il avait appliqué à la peinture de la vie ancienne, si étrangement pittoresque.» Par ces lignes, Baudelaire a contribué à attribuer la paternité du poème en prose à Bertrand, que d'autres auteurs donnent plutôt à Maurice de Guérin. C'est lui, de même, qui décida Charles Asselineau à réimprimer, avec Poulet-Malassis, Gaspard de la Nuit en 1868.Les Symbolistes achevèrent de faire passer Bertrand du statut de «petit romantique» à celui d'auteur culte: Auguste Villiers de l'Isle-Adam publia dès 1867 plusieurs pièces de Gaspard dans sa Revue des lettres et des arts ; Stéphane Mallarmé témoigna toute sa vie d'une grande révérence à l'égard de cet auteur, qu'il avait découvert à vingt ans; Jean Moréas poussa son admiration jusqu'à regretter que Verlaine ne l'ait pas inclus parmi ses «poètes maudits». Autre figure du monde poétique français de la seconde moitié du xixesiècle, Théodore de Banville cita, dans sa préface de La Lanterne magique (1883), Bertrand et Baudelaire comme ses modèles. Toutefois, la reconnaissance de son œuvre n'intervint qu'au xxesiècle. C'est Max Jacob qui, après Baudelaire, contribua le plus à attirer l'attention sur Bertrand, qu'il présenta comme l'inventeur du poème en prose. Par la suite, les surréalistes contribuèrent largement à la popularité de Bertrand, décrit comme un «poète cabalistique». André Breton le qualifia ainsi dans son Manifeste du Surréalisme (1924) de «surréaliste dans le passé».Maurice Ravel mit en musique, pour le piano, les poèmes Ondine, Le gibet et surtout Scarbo, pièce de virtuosité unique (Gaspard de la nuit, 1908). Carteret IV, Le Trésor du bibliophile / Illustrés modernes, p. 71 - Bénézit IX, Dictionnaire des peintres, p. 506 - Bailly-Herzberg, Dictionnaire de l'estampe en France, p. 297. Dos légerement ridé. Rousseurs sur les plats ; très rares dans le texte. Nonobstant, très belle condition. Exemplaire non coupé. Bulletin de souscription conservé.
Pierre Lavedan . R Lizop . B Sapène . Commission des fouilles de St Bertrand de Comminges
Reference : 9631
E Privat . Toulouse 1929 à 1945
Très bon état Ensemble de 7 plaquettes différentes brochées et reliées dans un fort volume toilé , dos lisse avec pièce de titre .1er : les fouilles de saint bertrand de comminges 1920 -1929 . 62 pages illustrées de 7 fig in texte et 20 planches hors texte (1929) 2ème : rapport sur les fouilles de saint bertrand de comminges . 1929-1930 . 37 pages illustrées de 5 fig et 12 planches hors texte (1931) 3ème : rapport sur les fouilles de saint bertrand de comminges en 1931 . 62 pages illustrées de 9 fig et 13 planches hors texte (1932) 4ème: rapport sur les fouilles de saint bertrand de comminges en 1932 , 75 pages illustrées de 11 fig et 9 planches (1933) 5ème : rapport sur les fouilles de saint bertrand de comminges de 1933 à 1938 , première partie , 99 pages illustrées de 1 fig et 12 planches ( 1940) 6 ème , deuxième partie , 41 pages illustrées de 14 planches (1943) 7ème : troisième , quatrième et cinquième parties , 85 pages illustrées de 23 planches (1945) les planches sont parfois dépliantes . histoire archéologie saint-bertrand-de-comminges pyrénées haute-garonne - largeur/hauteur : 23x28 cm - poids : 2570 g - nombre de pages : p. - langue : Français
Manuscrit autographe complet d'un texte capital S.l., 1916. 1 vol. (230 x 275 mm) de 226 f. dont 210 ch., 16 n. ch (chapitres + table des matières) et 2 f. bl. Chagrin marron, dos à nerfs orné, fleuron au centre des caissons, filets dorés sur les plats, roulette intérieure, tranches dorées. Manuscrit autographe complet. Il comporte d'abondantes corrections, avec plusieurs passages inédits. Signé et daté du « 4 mai 1916 » par son auteur, c'est une pièce unique directement liée à la parution du roman en feuilleton dans la Revue des Deux Mondes (à partir d’août 1916), puis en volume (octobre 1916). Deux mois plus tard, il sera couronné par le prix Goncourt 1914, exceptionnellement attribué en décembre 1916, face au Sous Verdun de Maurice Genevoix.
Né le 4 août 1888 à Nyons (Drôme), élève de l'École alsacienne puis du lycée Louis-le-Grand, admis à l'École normale supérieure deux ans avant que Maurice Genevoix n'y soit reçu, Adrien Bertrand se lance très tôt dans le journalisme (Gil Blas, Le Siècle, L'Homme libre de Clemenceau, etc.). Antimilitariste de tempérament mais sans faiblesse au moment d'agir, il rejoint en août 1914 le 2ᵉ régiment de dragons. Le 7 septembre, une audacieuse reconnaissance « vers Clairefontaine et Héméril » lui vaut citation et promotion au feu : « Le Général est heureux de signaler à la Division la très audacieuse et très fructueuse reconnaissance exécutée le 7 septembre [...] sous les ordres du Maréchal des logis Bertrand (Adrien) du 2ᵉ régiment de dragons. [...] Le Maréchal des logis Bertrand est nommé sous-lieutenant » (Croix de guerre, étoile d'argent). Roland Dorgelès fixera, dans l'Anthologie des écrivains morts à la guerre, la légende : reconnaissances téméraires, un groupe d'Allemands surpris, six ennemis tués dont un capitaine, et ces trophées rapportés - casque et sabre « à la poignée enrichie de pierreries ». Aux derniers jours d'octobre 1914, près d'Hénaménil (Lorraine), un éclat d'obus le frappe à la poitrine ; la blessure s'infecte, une tuberculose pulmonaire s'installe. De sanatorium en hôpital, il écrit couché, au crayon, « se sachant perdu » mais décidé à laisser une oeuvre : La Victoire de Lorraine, des vers, des contes, puis L'Appel du sol. Roman d'une guerre de mouvement saisi au ras du sol, le récit suit Vaissette, sergent promu officier, jusqu'à sa mort sur la ligne, au sein d'un groupe de chasseurs alpins luttant en Lorraine et dans la Marne contre la percée allemande. Chaque épisode y est marqué par la mort et l'esprit de sacrifice, sans emphase ni rhétorique de l'arrière. L'ouvrage, dédié à son frère Georges Bertrand (Saint-Cyr 1911, promotion Moskowa ; plusieurs fois blessé, oeil gauche perdu ; cinq citations ; carrière poursuivie comme instructeur puis attaché militaire à Washington, finissant colonel), paraît en feuilleton dans la Revue des Deux Mondes dès août 1916, puis en volume en novembre. La double délibération de décembre permet de le consacrer du prix Goncourt 1914, lequel n'avait pas été décerné. Rappelons le contexte : la guerre déroute l'Académie Goncourt qui, réunie pour la première fois au restaurant Drouant le 31 octobre 1914 (on déjeunait jusque-là au Café de Paris, avenue de l'Opéra), publie le 19 décembre 1914 le communiqué suivant : « L'Académie Goncourt ne pouvant, sans infraction à ses statuts, affecter à une oeuvre de secours, nationale ou particulière aux Lettres, le montant de son prix annuel a décidé de ne point le décerner en 1914. Elle a considéré d'autre part l'injustice qu'il y aurait à ne se prononcer que sur les ouvrages publiés jusqu'au mois d'août, beaucoup de volumes annoncés et prêts à paraître étant restés chez l'imprimeur, par suite de la mobilisation des auteurs et des éditeurs. Mais ce qui est différé n'est pas perdu et le prix Goncourt réservé ne se confondra pas avec celui de l'année prochaine. Il en sera donné deux en 1915. » En réalité, un seul prix sera décerné en 1915 (à René Benjamin pour Gaspard), et le rattrapage n'interviendra donc qu'en décembre 1916 : Henri Barbusse obtient le Goncourt de l'année pour Le Feu (huit voix contre deux) et Adrien Bertrand reçoit le Goncourt réservé de 1914 pour L'Appel du sol (neuf voix contre une), Octave Mirbeau apportant sa voix au Sous Verdun de Maurice Genevoix : « le favori d'avril s'était fait doubler par une étoile filante et un mourant », résumera Jean-Yves Le Naour. Jean Norton Cru, dans Témoins, salue les dons littéraires remarquables d'Adrien Bertrand, et range le livre « parmi les meilleures oeuvres » du genre et compte la mort à vingt-neuf ans d'Adrien Bertrand parmi « les pertes les plus cruelles que la littérature ait subies du fait de la guerre » ; André Billy louera ce « très noble et très fier ouvrage » dont les pages descriptives sont « parmi les plus poignantes que les combattants aient produites ». Malgré l'ombre portée du Feu et la montée rapide de la renommée de Genevoix, L'Appel du sol garde une place capitale dans la littérature de 14-18, que la critique redécouvre périodiquement. La vie foudroyée d'Adrien Bertrand ajoute à l'aura de ce manuscrit. Réformé en mars 1917, il meurt à Grasse le 18 novembre 1917. Sa veuve, Suzanne Périn, a magnifiquement prolongé sa mémoire en dotant l'Académie Goncourt d'un capital destiné à récompenser des poètes pour l'ensemble de leur oeuvre : la Bourse Goncourt | Adrien Bertrand. Le Goncourt de la poésie, créée en 1985, a ainsi distingué des auteurs comme Yves Bonnefoy, Andrée Chedid, Philippe Jaccottet et Christian Bobin. Un seul auteur à l'honneur d'avoir été primé des deux Goncourt - roman et poésie : Jacques Chessex (1973 et 2004). Pièce-pivot pour une collection Goncourt ou un ensemble consacré aux écrivains combattants, ce manuscrit résume et justifie les circonstances hors norme du prix Goncourt 1914, d'abord réservé puis attribué deux ans plus tard : la volonté d'écrire contre la mort, la volonté d'honorer les combattants, et la naissance d'un livre que Dorgelès tenait pour un « magnifique témoignage de soldat ». Une tache d'encre noire touche la partie haute du second plat ainsi que la tranche supérieure, sans atteinte au texte. Jean Norton Cru, Témoins, p. 88-90 et 578-580 ; Anthologie des écrivains morts à la guerre, I, 72 ; Talvart, I, 419 ; Feuilleton de la Revue des Deux Mondes (août 1916) ; Jean-Yves Le Naour, La Gloire et l'Oubli. Maurice Genevoix et Henri Barbusse, Michalon, 2020.
Bertrand Denis Bertrand Perrine Bertrand Anne-Jeanne
Reference : 24492VPPG
ISBN : 9782913288010
PONTALIS (Jean-François et Jean-Bertrand). 12 L.A.S. à Marc Barbezat. 26 p. dune fine écriture format in-8. Neuilly sur Seine (le plus souvent), octobre 1942 5 mars 1949, enveloppes cons. « L ancien enfant prodige, qua-t-il fait de ses dons? Quel parti a-t-il tiré de ses lectures, de sa proximité avec des écrivains et des poètes Cocteau, Genet, Olivier Larronde, Violette Leduc, Louise de Vilmorin, bien dautres , de ses rêveries prolongées que, pendant tout un temps, suscitaient les fumées de lopium ? Quest devenu son « journal » où, j imagine, il népargnait personne, ni ses amis ni lui-même, lui qui sétait exclamé à mon adresse : Publier de son vivant, cest dun vulgaire ! Posthume, mon bon Jean-Bertrand, posthume ! De lui, à part quelques pages inachevées, il ne reste rien. Même le posthume, il la refusé ». Une rare et très intéressante correspondance par le frère «maudit» du célèbre psychanalyste. Jean-Bertrand Pontalis fut lélève de Jean-Paul Sartre, il collabora à la revue Les Temps modernes et fut en analyse avec Jacques Lacan. Il deviendra une sommité du monde psychanalytique à partir des années soixante. Il est co-auteur du célèbre Vocabulaire de la psychanalyse que lon désigne toujours comme le Laplanche et Pontalis. Écrivain et éditeur, on lui doit davoir créé les collections L un et lautre, chez Gallimard, après Connaissance de linconscient. Au terme dune existence bien remplie, Jean-Bertrand, Jibé, publiera un troublant récit autobiographique intitulé Frère du précédent (Gallimard, 2006, Prix Médicis essai) quil consacre aux rapports avec son ainé, Jean-François. Il brosse par petites touches lhistoire dune complicité devenue jalousie puis haine farouche& « Même sil est mort depuis quelques années, je narrive toujours pas à savoir sil me détestait ou sil maimait. Mais, ne serait-ce que par pudeur, je ne voulais pas men tenir à une simple description de cette relation. J ai donc choisi de mintéresser, par le moyen dune série de jeux de miroirs, à dautres couples de frères, réels ou de fiction : Marcel et Robert Proust, Vincent et Théo Van Gogh, les frères Champollion. Ou encore les Goncourt : à la mort du cadet, Jules, on surnomma le survivant la veuve le mot couple prend là toute sa force ». Dans ces lettres il est question de différents projets de publications que Jean-François Lefèvre-Pontalis destine à L Arbalète, la revue dirigée par Marc Barbezat, en premier lieu dun cahier consacré à Raymond Radiguet avec textes, documents inédits, études et hommages. Ses lettres, assez vibrionnantes, témoignent dune belle maîtrise du langage ainsi que dune solide connaissance du monde des écrivains et de lédition. Rappelons quà cette époque on attend que Jean-François Lefèvre-Pontalis prenne une place de premier choix parmi les écrivains de la nouvelle génération. On parle de lui, ni plus ni moins, comme dun nouveau Marcel Proust. Il est souvent question de Max Jacob, de Jean Cocteau ou de Jean Hugo avec lesquels il est en intimité. Deux lettres concernent le numéro spécial de lArbalète sur les romanciers américains, Eugene ONeil, Erskine Caldwel ou Djuna Barnes. Il est aussi question de Jean Genet, Georges Auric, Christian Bérard, Olivier Larronde ou Michel Cournot (un jeune grand ami à moi, il tient ses travaux très secrets, mais il écrit on ne peut mieux, j espère lui soutirer un jour une petite pièce, et vous la faire parvenir&). Son frère cadet, Jean-Bertrand, est le plus souvent associé à ses projets. Jean-François évoque même un numéro de notre façon ; The Waste-paperbasket « La Corbeille à papier », un recueil de poèmes et de proses à quatre mains, que nous voulions présenter chez vous, et signer les frères Pontalis& Suivent ces lignes : Nous avons compris que notre imagination verbale nest pas lImagination, Reine du vrai. Nous vous donnerons peut-être quelque chose dautre un jour ; en attendant vous aurez mon travail de commis sur Radiguet. (&) Mon frère vous a envoyé un début dun roman de jeunesse (Les Dimanches Illustrés) sur le conseil de Sartre. Je vous recommande mon frère. En rêve lautre nuit on ma dit que : non content davoir du talent il voulait avoir du génie. Et cest ça même. (&) J espère que vous le rencontrerez en venant à Paris. Il habite St. Germain des Prés, et vous pourriez prendre rendez-vous. Il ne me ressemble pas du tout, heureusement pour lui. À partir de la fin 1944 les rapports commencent à se désagréger entre J.-F. L.-P. et Marc Barbezat. Cest tout naturellement que Jean-Bertrand va prendre la relève. Ce sont les dernières lettres de cette précieuse correspondance.
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Perrin, 1910, in-12, xii-455 pp, reliure demi-basane aubergine, dos à 5 nerfs soulignés à froid et fleurons dorés, pièce de titre basane havane, couvertures conservées (rel. de l'époque), bon état
La débâcle de la couleur locale. – Mirage et réalité. – L'Orient qui bouge : la plèbe, la misère, le travail. – Jeunes-Turcs. Jeunes-Egyptiens. Chrétiens et Juifs. – Nationalisme, séparatisme et révolution. – Les Ecoles. – La mêlée des Religions. – L'Orient contre l'Europe. — Par Louis Bertrand (1866-1941), romancier et essayiste, une figure de proue du nationalisme français de l’entre-deux-guerres, qui, par son radicalisme, rappelle Maurice Barrès et Charles Maurras. Professeur agrégé à Alger de 1891 à 1900. Il effectue son premier voyage en Égypte et en Grèce en 1906. Ce voyage d'une année fut entrepris pour la Revue des Deux Mondes à l'initiative de Brunetière. Louis Bertrand en rapporta ce livre où il dénonce le Mirage oriental ; dans cette « enquête au pays du Levant », il rejette l’idée de « fraternité universelle » et, au nom de la Nation, appelle à « se rebarbariser » pour pouvoir « [s’adapter] aux conditions du monde moderne, qui est, en grande partie, un monde barbare ». Une conception colonialiste associant l’altérité à une menace permanente. Voir par exemple comment il représente la ville orientale du Caire : « Nulle part au monde, pas même à Jérusalem, je n’ai respiré un pareil bouquet de puanteurs. Des effluves asphyxiants se dégagent du fleuve obstrué d’immondices et de charognes d’animaux ; le sol où l’on marche n’est qu’un dépotoir, un entassement de débris innommables que la chaleur recuit et liquéfie en des chimies invraisemblables. C’est d’une telle véhémence, d’une concentration d’arômes si nuancée, que l’odorat se pervertit et qu’à la longue on croit humer, en un prodigieux élixir, tous les fumets troublants de l’exotisme » (p. 59). — "M. Louis Bertrand, qui aime, comme on sait, à bousculer nos illusions et ne s'embarrasse pas des traditions ni des légendes, même dans les sujets les plus traditionnels et les plus légendaires, nous offre un livre tout bouillant d'images et d'idées sur le Mirage oriental. « Il y a cent ans, nous dit l'auteur, à l'époque tumultueuse et trouble du romantisme, alors que Turcs, Arabes et Japonais n'étaient guère pour nous que des sujets de pendules ou de paravents, des prétextes à poèmes byroniens et à romans exotiques, on pouvait s'amuser à décrire leurs vestiaires et ignorer leurs âmes : cela ne tirait pas à conséquence. Aujourd'hui, ces gentillesses ne sont plus de saison. On ne saurait trop connaître des gens qui, demain, peuvent être nos adversaires et qui se souviennent toujours d'avoir été nos vainqueurs »." (Ph.-Emmanuel Glaser, Le Mouvement littéraire, 1909) — "Avec un merveilleux talent d'exposition, en une langue, modèle d'élégance et de clarté françaises, M. L. Bertrand s'attache à dissiper les illusions des « lecteurs éblouis des Orientales », à dénoncer tous les mirages : mirage de la couleur locale, mirage des élites intellectuelles, mirage de la rénovation turque, mirage de la régénération islamique, mirage de la pénétration occidentale, mirage de la mission laïque ; rien n'est oublié ! Son enquête comprend tout l'Orient classique, depuis l'Égypte jusqu'à la péninsule des Balkans. L'auteur a visité le Levant à un moment particulièrement intéressant. « L'Orient se transforme et la mentalité musulmane avec lui, mais dans un sens qui n'est peut-être pas celui que nous souhaitons... période de crise, où les moeurs anciennes, entamées par les mœurs nouvelles, composent un spectacle hybride et déconcertant (p. 39) », mais la fréquentation des élites orientales ne l'a pas empêché de découvrir le fanatisme sommeillant au fond des masses populaires (p. 82) (...) Dans l'ordre intellectuel, il faut placer « les Syriens et les Grecs à peu près ex aequo. et, enfin, bon dernier, le gros Turc d'Asie » (p. 413-414)- Dans la masse musulmane, M. L. Bertrand distingue fort à propos ce qu'il appelle les élites Jeunes-Turcs et Jeunes-Egyptiens. « Il y a lutte chez eux entre la culture européenne et toute leur hérédité mentale. Quand cette culture ne leur est pas une gêne, ils s'en servent comme d'un trompe-l'œil. Leur éducation les a doués d'une double face : ils présentent l'une ou l'autre, selon qu'ils s'adressent à un coreligionnaire ou à un Occidental. Ils possèdent deux claviers intellectuels. ils changent de clavier en changeant d'auditoire. » (p. 220.) Nous demeurons en plein mirage oriental ! « Ce livre risque de mécontenter beaucoup de monde. » L'esquisse psychologique de l'âme levantine, impossible de le nier, n'est pas flatteuse pour les chrétientés orientales. Le livre ne satisfera pas davantage les musulmans. Moins que jamais les Jeunes-Turcs se montrent disposés à accueillir la critique ; les conseils les plus désintéressés leur paraissent du dénigrement, des dénis de justice. Au lieu de nous arrêter à ces récriminations, recueillons plutôt les leçons se dégageant de cette longue et fructueuse enquête. Commençons par une douloureuse constatation après un siècle de diplomatie, d'intervention en faveur des réformes et des opprimés, après les sacrifices de nos missions, en dépit de leurs œuvres de bienfaisance et d'instruction, malgré la pluie d'or déversée sur le Levant par l'épargne et la philanthropie occidentales, l'Europe, à l'heure présente, y trouverait difficilement des amis désintéressés. Avec des nuances dans la désaffection, au gré des affinités ethnographiques et religieuses, toutes ces races reconnaissent un ennemi commun « Cet ennemi, c'est nous-mêmes, nous Européens, qui, par nos entreprises industrielles, nos opérations financières, nos agiotages effrénés (auxquels d'ailleurs les Orientaux s'associent avec empressement), bouleversons sans cesse les conditions économiques de ces pays. » (p. 144-) Jeunes-Turcs et Jeunes-Égyptiens essayent de s'organiser une patrie. « Or, une patrie se fonde toujours contre quelqu'un. » (p. 166.) Cette patrie sera turque et islamique au dedans, xénophobe a l'extérieur ou elle ne sera pas ! Voici la conclusion du “Mirage oriental” : Là-bas au Levant, on est « las de notre tutelle et de notre ingérence... le monde asiatique est en proie aune sourde effervescence. Les tendances de la masse en Égypte, comme en Turquie, sont au fond plus réactionnaires que révolutionnaires. » (p. 441). Dans ces tendances réactionnaires, faites de fatalisme, de résignation confiante en la volonté de Dieu, il est permis, à la suite de M. L. Bertrand, de reconnaître un des atouts de l'Orient islamite. « Avec une pareille force de résistance, on vient à bout de toutes les épreuves, on défie les hommes et la durée. » (p. 444.) On peut attendre l'heure. « Allah est avec les patients » répète le Qoran. Et les musulmans attendent « Plus prolifiques que les Européens, ils ont une religion et une armée. Les Turcs sont, par excellence, une nation militaire. » A cette nation militaire, il manque encore un corps d'officiers. Cette lacune, nous travaillons à la combler : Nous recommençons toutes les folies de l'Empire romain à la veille des invasions. Nous initions les Barbares à notre tactique, nous leurs vendons nos armes, nous leur montrons à s'en servir. Ces gens qui ne connaissent ni nos scrupules, ni nos lassitudes, ni nos névroses, dont les âmes nous sont fermées, dont les pensées sont à mille lieues des nôtres, ces apprentis de la guerre moderne se chargent de nous enseigner un peu de psychologie. Il faut que nous-mêmes, tout en restant des intellectuels, nous redevenions capables d'agir comme des Barbares, si nous ne voulons pas être mangés par les Barbares. (p. 448). Si, après ces avertissements, le mirage oriental continue à nous amuser, on n'en pourra rendre responsable le courageux écrivain. Son livre nous paraît un des plus méritants consacrés à la matière en cette dernière décade." (Henri Lammens, Revue Etudes, 1910) Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.