, , 1796-1797. Ensemble 24 volumes.
Exceptionnel et rare ensemble de pièces relatives au procès de la conjuration des Égaux par la Haute Cour de Justice de Vendôme, source fondamentale pour comprendre Babeuf et ses théories égalitaires. Né à Saint-Quentin en 1760, Babeuf s'engagea dans la Révolution dès la convocation des États-Généraux en revendiquant la communauté des biens et des travaux. Pour lui, le but de la Révolution était d'instaurer l'Égalité. C'est cette théorie qu'il développa dans ses journaux le Courrier picard ou le Tribun du peuple, ou bien encore dans ses livres comme le Cadastre perpétuel. Déçu par Thermidore puis par le Directoire, il rassembla des robespierristes, des hébertistes et des démocrates révolutionnaires, afin de renverser le régime pour instaurer la constitution de 1793 et l'Égalité. Un traître (Grisel) dénonça le complot à Carnot qui le réprima et fit opérer les arrestations le 21 floréal an IV. Le procès s'ouvrit le 14 Vendémiaire an V (5 octobre 1796). Sur les 65 accusés, seuls Babeuf et Darthé furent condamnés à mort. Contient : • Débats du procès instruit par la Haute-cour de justice, contre Drouet et Baboeuf et autres. Paris, Imprimerie nationale, Baudouin, 1797. 4 vol. in-8 de 472 pp. ; 514 pp. ; 631 pp. ; 378-134 pp., demi-basane marbrée, dos lisse orné, pièces de titre rouges et de tomaison bleues (reliure de l’époque). Édition originale très rare. Collection complète des 102 numéros de procès-verbal des séances suivis au tome IV et dernier du Discours des Accusateurs nationaux, défense des accusés, et de leurs défenseurs et du Résumé du Président de la Haute-Cour de Justice, à la suite du débat. Reliés en tête : - Viellart (René-Louis-Marie). Haute-cour de justice. Exposé fait par les accusateurs nationaux près la Haute-cour de justice, Viellart portant la parole dans la séance du 6 ventôse de l'an V, au sujet des accusations portées tant contre le représentant du peuple Drouet que contre Baboeuf et autres. Paris, Baudouin, (1797). In-8 de 71 pp. Tourneux, 4674.- Haute Cour de Justice. Pièces lues dans le cours de l'exposé fait par l'accusateur national à l'ouverture des débats. Séance du 6 ventôse, Haute cour de justice. Paris, Baudouin, (1797). In-8 de 80 pp. Tourneux, 4675.Étiquette ancienne "Bibli. coll. S.F. Xaverii Venetensis" du lycée Saint François-Xavier de Vannes. Petites galeries de ver passim, des feuillets roussis. Daline, Saitta, Soboul, Inventaire de Babeuf, 55. • [MARÉCHAL (Sylvain). Manifeste des Égaux]. Haute cour de justice. Copie des pièces saisies dans le local que Baboeuf occupoit lors de son arrestation. Paris, Imprimerie Nationale, (1796). 2 vol. in-8 de 334 pp. ; 352 pp., table, demi-basane brune, dos lisse orné, pièces de titre et de tomaison en maroquin rouge (reliure moderne).Édition originale. La Copie des pièces saisies contient le précieux Manifeste des Égaux, de Sylvain Maréchal (tome I, pages 159-163). « Sylvain Maréchal, qui a rencontré Babeuf en 1793, a fait partie du "Comité insurrecteur" chargé de diriger la conspiration. C'est lui qui a dirigé le Manifeste des Égaux, en grande partie sous l'inspiration de Babeuf... Le Manifeste des Égaux exprime le sens profond de la conjuration babouviste: surmonter la contradiction entre le droit à l'existence et le maintien de la propriété privée et de la liberté économique. Revendiquant l'égalité de fait et appelant à l'instauration d'une société fondée sur la communauté des biens et des travaux, les conjurés érigeaient le communisme - jusqu'alors rêverie utopique - en système idéologique et l'inscrivaient dans l'histoire politique. Mais cette nouveauté n'a été appréciée qu'au XIXe siècle. Les babouvistes n'ont certainement pas fait imprimer le texte rédigé par Maréchal; ils en désapprouvaient deux phrases, l'une envisageant l'anéantissement des arts, l'autre condamnant la "révoltante distinction des gouvernants et des gouvernés"... C'est l'édition du texte par Buonarroti, ancien babouviste, dans sa Conspiration pour l'Égalité, dite de Babeuf (Bruxelles, 1828) qui a eu valeur de référence et fait entrer le babouvisme dans le patrimoine du mouvement ouvrier » (Roland Desné). Pâles mouillures (tome 1).Tourneux, 4672 ; Roland Desné, En français dans le texte, 197.• [Conspiration, Procès et Exécution de Babeuf (23 floréal an IV - 6 prairial an V - 12 mai 1796 - 25 mars 1797)]. 18 vol. in-8, demi-maroquin prune, titre doré en long (reliure moderne)]. Toutes les pièces sont en édition originale. Pâles rousseurs et mouillures, galeries de ver passim. - Pièces relatives à la conspiration, trouvées chez Baboeuf, reconnues et paraphées par lui. Paris, Imprimerie du directoire exécutif, 1797. In-8 à pagination multiple. Contient :Instruction principale sur ce qu’il faut faire ; 15e pièce. Septième lasse. 16e pièce. Deuxième liasse. 18e pièce. Deuxième liasse. 47e pièce. Septième liasse. 61e pièce. Septième liasse. Bonheur commun. Tourneux, 4677- DROUET (Jean-Baptiste). Lettre du représentant du peuple Drouet, écrite au Directoire exécutif la veille de son arrestation. Sur la visite nocturne faite chez lui par la force armée. Paris, De l'imprimerie du "Journal des hommes libres", (1796). In-8 de 7 pp. Lettre adressée à Carnot, président du Directoire exécutif, le 9 mai 1796. Drouet était entré en relation avec Babeuf en avril et fut arrêté le 10 mai, avec Darthé et cinq autres, sous l'accusation de complot contre le Directoire. Tourneux, 4643.- Protestation motivée des citoyens accusés d'avoir pris part à la prétendue conspiration du 21 floréal, par laquelle ils récusent et déclinent la haute cour de justice, comme incompétente pour procéder contre eux dans cette affaire. Paris, Imprimerie de Vatar, s.d. In-8 de 107 pp. Tourneux, 4638. - Acte d'accusation, dressé par le jury d'accusation du département de la Seine, contre Gracchus Baboeuf et les 59 prévenus de la conspiration du 22 floréal ; suivi de l'Acte du corps législatif, portant accusation contre le représentant du peuple Drouet. Paris, Vatar, fructidor an IV. In-8 de (2)-76-(1) pp. Tourneux, 4637.- Corps législatif. Conseil des Anciens. Extrait du procès-verbal des séances du Conseil des Anciens. Du 29 floréal, an 4, de la République française, une et indivisible (18 mai 1796). Paris, de l'Imprimerie nationale. Floréal, an 4. In-8 de (2)-34 pp. Faux titre : "Extrait du procès-verbal des séances du Conseil des Anciens. Message". Pièces concernant la conjuration de Babeuf : lettre de ce dernier au Directoire, création d'un Directoire insurrecteur, organisation du complot. Tourneux, 4628.- DROUET (Jean-Baptiste). Discours du représentant du peuple Drouet, prononcé par lui au Conseil des Anciens, le 7 messidor en réponse au lieu à l'examen prononcé par le Conseil des Cinq-cens... lu le 7 messidor. Paris, Vatar, (1796). In-8 de 15 pp. Tourneux, 4651.- THIBAUDEAU (Antoine-Clair). Discours prononcé le 2 messidor, sur la question de savoir s'il y a lieu à examen de la conduite du représentant Drouet, inculpé dans la conspiration de Baboeuf ? Paris, Maret, an IV. In-8 de 38 pp. Tourneux 4650.- Directoire exécutif. Le Directoire exécutif, aux Français. Du 2 prairial, l'an 4 de la République française, une et indivisible. Paris, De l'imprimerie du Directoire exécutif, (1796). In-8 de 7 pp. Lettre signée par Carnot, président du Directoire exécutif, et son secrétaire général, dénonçant la conspiration de Babeuf contre le Directoire et se félicitant de l'arrestation des conjurés. Tourneux, 4629.- COCHON DE LAPPARENT (Charles). Rapport au Directoire exécutif. Du 12 fructidor, l'an 4 de la République française, une et indivisible. Paris, De l'Imprimerie du Directoire exécutif (1796). In-8 de 11 pp. Sur la découverte d'un nouveau complot. Signé le ministre de la Police, Cochon le 12 fructidor an IV (29 août 1796). Tourneux, 4634.- FOISSAC-LATOUR (François-Philippe de). Directoire exécutif. Ministère de la police générale de la République. Au quartier général à Issy, le 24 fructidor an quatrième, 6 heures du matin. Foissac-La-Tour, général de division, commandant la première division de l'armée de l'intérieur, au général en chef. Paris, de l'Imprimerie du Directoire-exécutif (1796). In-8 de 7 pp. Conspiration de Grenelle. Tourneux, 4701.- COCHON DE LAPPARENT (Charles). Directoire exécutif. Rapport au Directoire exécutif, du 24 fructidor l'an 4 de la République française, une et indivisible. Paris, de l'Imprimerie du Directoire exécutif], (1796). 7 pp. Tourneux, 4702.- DROUET (Jean-Baptiste). Drouet, représentant du peuple, au Corps législatif. Paris, Imprimerie de R. Vatar, (1796). In-8 de 15 pp. Daté de la Prison de l'Abbaye, le 25 floréal an IV (14 mai 1796). Tourneux, 4645. - Directoire exécutif. Proclamation du directoire exécutif aux citoyens de Paris. Du 25 germinal, l'an IV. Paris, Imprimerie du directoire exécutif, (s. d.). In-8 de 6 pp. Tourneux, 4624.- Corps législatif. Conseil des Cinq-Cents. Messages du Directoire exécutif, et pièces envoyées par lui au Conseil des Cinq-Cents, relativement au représentant du peuple Drouet. Paris, de l'Imprimerie nationale. Floréal, an 4 (avril-mai 1796). In-8 de 83 pp. Jean-Baptiste Drouet était entré en relation avec Babeuf en avril 1796 et fut arrêté le 10 mai, avec Darthé et cinq autres, sous l'accusation de complot contre le Directoire. Il s'agit de 48 messages de floréal an 4 relatant les origines du complot et l'implication de Drouet dans l'affaire : s'appuient sur des rapports de police, des interrogatoires, des procès-verbaux et pièces à conviction divers. Tourneux 4644.- Corps législatif. Conseil des Cinq-Cents. Egalité. Liberté. Paris, le 12 prairial, l'an 4e de la République française une et indivisible.[31 mai 1796] Le Directoire exécutif a la commission du Conseil des Cinq-Cents chargée de l'examen de l'affaire du représentant Drouet. Paris, de l'Imprimerie nationale. Prairial, an IV [mai-juin 1796]. In-8 de 74 pp. Titre de départ. - Jean-Baptiste Drouet était entré en relation avec Babeuf en avril 1796 et fut arrêté le 10 mai, avec Darthé et cinq autres, sous l'accusation de complot contre le Directoire. - Pièces concernant la conjuration de Babeuf : placards séditieux, lettres compromettantes, dépositions de témoins, interrogatoires des accusés,... Tourneux, 4646- DROUET (Jean-Baptiste). Corps législatif. Conseil des Anciens. Pièces relatives à l'affaire du représentant du peuple Drouet, adressées par le Directoire exécutif. Paris, de l'Imprimerie nationale. Messidor, an IV (juin-juillet 1796). In-8 de 66 pp. Jean-Baptiste Drouet était entré en relation avec Babeuf en avril 1796 et fut arrêté le 10 mai, avec Darthé et cinq autres, sous l'accusation de complot contre le Directoire. Il s'agit de messages, lettres, rapports et procès-verbaux de dépositions de témoins révélant l'implication de Drouet dans la conjuration. Tourneux, 4647.- DROUET (Jean-Baptiste). Mémoire justificatif de Drouet,... en réponse à la dénonciation faite contre lui par le Directoire exécutif de la République française le 21 floréal an 4... Lu dans la séance du 28 prairial. Paris, Imprimerie de R. Vatar, (1796). In-8 de (2)-81 pp. Tourneux, 4648.- LAMARQUE (François). Discours prononcé au Conseil des Cinq-Cents sur la question de savoir : s'il y a lieu à examen de la conduite du représentant Drouet. Lu le 2 messidor an IV. Paris, R. Vatar, (1796). In-8 de 39 pp. Tourneux, 4649.
8 Pluviôse [an II] (1794) | - | 2 pages 1/2 sur un bifeuillet
Lettre autographe signée de Gracchus Babeuf, datée du 8 Pluviôse [an II] (27 janvier 1794). 2 pages et demi sur un bifeuillet de réemploi, la lettre a été écrite autour d'une ancienne inscription de Babeuf : "Histoire des Conspirations et des Conspirateurs du Département de la Somme ; Qui comprend celle des Persécutions et des quatre Procès criminels intentés, depuis 89, à un second Marat, son émule dans le Département". Publiée à lexception du titreHistoire des Conspirations qui na pas été mentionné dans la description de la lettre dans Victor Advielle,Histoire de Gracchus Babeuf et du babouvisme d'apre?s de nombreux documents ine?dits, vol. I, 1884, p. 101-102. Extraordinaire chapelet de grossièretés de la main du révolutionnaire et précurseur du communisme Gracchus Babeuf, adressé à son fils aîné, qui contribuera à la diffusion du babouvisme.Babeuf écrit la lettre sur un feuillet de réemploi, qui porte le titre intégral dun de ses écrits disparus dont on ne connaissait jusqualors quune partie : « Histoire des Conspirations et des Conspirateurs du Département de la Somme ; Qui comprend celle des Persécutions et des quatre Procès criminels intentés, depuis 89, à un second Marat, son émule dans le Département ». * « 8 pluviôse [an II]. La grande joie du papa d'Emile. De voir que la bougre de vérole fout le camp plus vite qu'elle n'est venue, et qu'elle laisse tranquille mon enfant. Ses bons avis au petit rechapé pourquoi ne fasse pas revenir la bougresse en s'étouffant de manger, et pour qu'il ne foute pas tant ses doigts dans les sacrés boutons, pour se faire venir plus laid qu'un cul plein de merde. Ah! foutre j'avais bien dit que la bougresse de petite vérole n'avait plus que pour quelques jours à te tourmenter. Cette foutue maladie comptait bien t'emporter dans la terre. Quel sacrée bête de figure tu aurais fait là. Mais nous avons bien attrapé cette sacredieu de dégoûtante d'aristocrate. Nous lui avons résisté, nous lui avons fait voir que nous étions assez forts pour nous foutre d'elle, nous avons gobé le sureau et les autres drogues qu'il fallait, et la canaille a été obligée de sortir de notre corps, où elle voulait nous étouffer. Ah, maudite coquine, nous nous contre-foutons de toi, à présent. Tu crois peut être nous faire encore quelque chose en imaginant que nous allons manger comme des gloutons, avant que tu sois tout à fait au diable, ou bien tu pense [sic] que nous allons nous gratter pour être plus laid qu'un jean foutre de cul. Tu en auras menti, bougre de méchante. Nous ferons tout ce qu'il faudra pour que tu ne nous joue aucun mauvais tour, et que le diable t'emporte à jamais, foutre Babeuf » Robert Babeuf appelé Emile en hommage à louvrage fondateur de Rousseau a huit ans et demi lorsquil reçoit de son père cette missive graveleuse. Babeuf avait compris limportance sociale de léducation et fut le précepteur attentif de son fils aîné, qui devait faire partie dune toute nouvelle génération de citoyens. Il aspirait même à enseigner officiellement à son fils en prenant le poste dinstituteur dans la ville de Montmorency « ce lieu sanctifié par Rousseau » écrira-t-il à Anaxagore Chaumette. Au début de lannée 1794, Emile reçoit de son père alors emprisonné à Paris des leçons de pédagogie, de morale, dorthographe d'un ton empreint de tendresse. Notre lettre est seule à arborer ce style absolument unique dans les écrits de Babeuf, criblé dinsultes, qui fait ouvertement lanalogie entre la noblesse et la petite vérole dont souffrait son fils. Elle est aussi lune des seules de cette correspondance à son fils qui ne soit pas conservée à Moscou ou aux archives de la Somme. Cette incroyable logorrhée a été souvent comparée au style du Père Duchesne, journal du sans-culotte Jacques-René Hébert, dont Babeuf se rapproche à cette époque. Nous sommes quelques semaines avant la disgrâce dHébert qui le conduira à la guillotine le 4 germinal an II (24 mars 1794). Emprisonné, Babeuf réchap
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[août] 1791 | 18.1 x 23 cm | 3 pages 1/4 sur trois feuillets
Manuscrit autographe signé de trois pages sur trois feuillets et neuf lignes(au verso du premier feuillet)de Gracchus Babeuf, nom quil adopte en 1794. Il écrit encore sous le nom de François-Noël Camille dans len-tête manuscrit autographe sur le premier feuillet («F.N. Cam. Babeuf citoyen français»).Pagination autographe en partie supérieure gauche de chaque feuillet. Infimes déchirures marginales sans atteinte au texte, rares rousseurs, infime pli central horizontal. Ce long discours est lun des premiers documents dimportance où Babeuf, le Marat de Picardie et précurseur du communisme, parle de lui-même après avoir consacré sa plume à défendre les droits de paysans et ouvriers depuis les débuts de la Révolution. Dans ce véritable credo du révolutionnaire, Babeuf remplace le rejet de Satan par celui de laristocratie et ses uvres. Il entend prouver que son passé de feudiste (consistant à refaire ou à retrouver les titres en vertu desquels les seigneurs pouvaient prétendre percevoir sur les paysans des droits tombés en désuétude) fait paradoxalement de lui le plus apte à abolir le régime féodal et ses privilèges de propriété - pour arriver à la communauté de biens tant désirée. «La féodalité n'est qu'un système d'esclavage et de tyrannie ; ma patrie veut être libre, elle ne doit rien conserver, de ce qui se rattache à un pareil régime. Naguère, en me parlant des ex-seigneurs, on m'adressait très sérieusement cette question : - y renoncez-vous? -oui, ai-je répondu, j'y renonce et pour toujours. » * Babeuf fait le récit de sa conversion révolutionnaire dans ce mémoire biographique. On en connaît une autre version dont son biographe Advielle avait seulement cité des extraits ou paraphrasé des passages (Histoire de Gracchus Babeuf et du babouvisme, I, p. 92-94). Le présent manuscrit, peut-être un brouillon, est selon toute vraisemblance inédit et ne figure pas dans lInventaire des manuscrits et imprimés de Babeufde Daline, Saitta et Soboul qui cite un manuscrit portant le même titre mais à la collation différente (probablement celui cité par Advielle). Ce dernier fait partie de la collection de lInstitut du marxisme-léninisme, aujourdhui versée dans les archives de la Fédération de Russie. Ce papier est écrit en réponse à lattaque dun membre du clergé, labbé Pierre Tournier, qui avait dénoncé Babeuf pour avoir mené une campagne de défense et de soutien à la révolte paysanne de Davenescourt. Le château de Davenescourt, propriété de la comtesse de la Myre avait été envahi par des villageois : « lexplosion soudaine dune colère paysanne poussée à bout par les excès manifestes dune réaction seigneuriale très marquée, jointe au dédain nobiliaire : « Je vous ferai manger la paille de vos souliers » osait dire la comtesse à ses manants » (Jacques Foucart-Borville). Babeuf, qui sétait dès les Etats généraux chargé de la rédaction des cahiers de doléances, a rédigé de nombreuses pétitions, en défense des droits des paysans, notamment en faveur de ceux présents lors de lémeute de Davenescourt. Excédé par ce républicain perturbateur, Tournier, proche de la comtesse, sétait fendu dun libelle daté de juillet 1791 signé Gouy de la Myre, un « pamphlet ordurier [qui] me prodigue toutes les injures de la langue ; il n'y a que la vérité qui offense, me suis-je borné à lui répliquer de vive voix» commence Babeuf dans le manuscrit. Labbé « s'est montré fort courroucé de ce qu'après avoir passé dans l'état de feudiste et d'agent seigneurial les premières années de ma jeunesse, je suis devenu le plus ardent adversaire de tout ce qui nous reste du système féodal, à l'entendre je suis la vipère qui déchire le sein qui l'a nourri ». Babeuf a donc pratiqué une sorte d « entrisme » avant lheure, en ayant fait partie des institutions mêmes quil sappliquera à démanteler. Bien que complice de lexploitation féodo-seigneuriale en Picardie, cest par cette position même qu'il put connaître et comprendre la réalité sociale de ces c
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Vendôme, Imprimerie de la Haute-Cour, an V, (1797), in-8, 256-IV pp. de table des matières, un ff. n.ch. d'errata. Broché,non coupé et non rogné,couverture papier rose d'époque; le dos et un angle du premier plat manquent. Les marges inférieures ont été légèrement rongées, mais celà disparaitra à la rognure. Papier vergé fort bleu pâle en très bon état.
Edition originale rare. François Noël Babeuf est né en 1760 d’un père fermier du Roi. Après avoir travaillé très jeune chez un terrassier, il est employé comme apprenti dans une étude de notaire et devient un spécialiste du droit féodal. Il exerce ensuite à son compte comme géomètre. Il se marie en 1782, avec Marie Langlet, duquel il aura cinq enfants. En 1789, il participe à l’élaboration des cahiers de doléances de Roye où il réside. Il devient journaliste, correspondant du Courrier de L’Europe (édité à Londres) et oscille entre Roye et Paris. Il se bat contre les impôts indirects, organise pétitions et réunions, ce qui lui vaut une arrestation le 19 mai 1790. Il est libéré grâce à la pression de Marat. Il fonde en 1790 son propre journal le Correspondant Picard dans lequel il s’insurge contre le suffrage censitaire mis en place lors des élections de 1791. Son journal disparaît quelques mois plus tard mais Babeuf poursuit sa mobilisation aux côtés des paysans et des ouvriers picards. En août 1792, Babeuf est élu à l’assemblée électorale de la Somme. Mais mis en cause dans une affaire de droit commun alors qu’il est administrateur au district de Montdidier, il doit fuir à Paris en février 1793. Arrivé à Paris, il prend position pour les Jacobins contre les Girondins. Il entre en mai 1793 à la Commission des subsistances de Paris, où il soutient les revendications des sans-culottes et ose dénoncer un nouveau pacte de famine organisé par le procureur général de la Commune, ce qui suscite contre lui des violentes haines. À partir du 3 septembre 1794, Babeuf publie le Journal de la Liberté de la presse (devenu ensuite Le Tribun du peuple). Il combat violemment dans ce journal la réaction thermidorienne et acquiert ainsi une forte audience. Il adhère cette même année au Club électoral, club de discussion de sans-culottes, dans lequel il demande le 3 novembre que les femmes y soient admises. Accusé d’outrage envers la Convention nationale, il est une nouvelle fois arrêté et emprisonné. Il bénéficie de la loi d’amnistie du 18 octobre 1795 et retrouve sa liberté. Mais la politique de répression est de plus en plus forte : la fermeture du club du Panthéon dans lequel adhéraient de nombreux partisans et amis de Babeuf entraîne des tentatives d’arrestations, auxquelles il échappe. Il entre alors dans la clandestinité. Cette situation aboutit à la création de la « Conjuration des égaux » qu’il dirige, dans laquelle il préconise une changement radical de la société : l’abolition de la propriété privée doit rendre tous les Français égaux. Le but de cette « Conjuration » est d’aboutir à la collectivisation des terres et des moyens de production pour obtenir la parfaite égalité. Et l’action pour y arriver est de renverser le Directoire. Leur propagande se répand dans tous les faubourgs de Paris et dans de nombreuses villes de province. Grâce aux informations d’un indicateur, Babeuf et ses complices sont arrêtés en 1796 et une haute cour est constituée pour les juger le 20 février 1797. Le procès se déroule du 20 février au 26 mai 1797, en présence de deux ministres. Babeuf et l’un de ses complices Darthé sont condamnés à mort. Plusieurs autres sont condamnés à la déportation, et une majorité est acquittée. Auteur : Cindy Geraci, Directrice du Musée, juin 2021.
Ensemble de 7 parties en 5 volumes in-8, demi-basane marbrée de l'époque, dos lisses ornés de doubles filets dorés, pièces de titre et de tomaison de veau orange et brun.
Exceptionnel ensemble des sept parties de la source principale pour l'histoire de la "Conjuration des Égaux", première grande conjuration communiste de l'histoire.1- Edition originale. Le premier tome contient la première édition du "Manifeste des Egaux" (p. 159 et s.), dont la rédaction a été attribuée par Buonarroti à Sylvain Maréchal. "Première tentative pour faire entrer le communisme dans la réalité sociale", le manifeste jette les principes d'une doctrine égalitaire et athée fondée sur la gestion communautaire des biens et des moyens de production en prônant la prise du pouvoir par la révolution; une période transitoire de dictature populaire devant conduire à l'instauration d'une démocratie directe universelle.C'est sur les documents et les pièces contenus dans ces volumes que la Haute Cour de Justice appuya son accusation qui aboutit à la condamnation à mort de Babeuf. 2- Édition originale. La présence, parmi les prisonniers du Directoire, de Drouet député aux Cinq-Cents, obligeait constitutionnellement à juger les babouvistes et leurs alliés devant une Haute Cour qui n'était pas encore formée. Le procès ne commença à Vendôme que le 14 vendémiaire an V (5 octobre 1796). Le 7 prairial an V (26 mai 1797), Babeuf et Darthé -- qui avait prévu, dans le plan insurrectionnel, l'exécution des membres du Directoire, se poignardèrent avec un petit couteau que le fils de Babeuf leur avait remis discrètement. Ils n'en furent pas moins guillotinés le lendemain.La première partie du tome quatrième est intitulée : "Discours des accusateurs nationaux, défenses des accusés, et de leurs défenseurs, faisant suite aux débats du procès instruit" (...) (378 p.). La seconde partie "Résumé du président de la Haute-Cour de Justice, à la suite du débat, dans l'affaire du représentant du peuple Drouet, de Baboeuf et autres" (134 p.). (Daline, Saitta et Soboul, 'Inventaire des manuscrits et imprimés de Babeuf', p. 101, n° 55 et p. 102, n°51 et 52. Dommanget, 'Sylvain Maréchal', p. 459. Monglond, IV, 42 et 43).Rousseurs parfois soutenues. Quelques accrocs aux coiffes et aux mors Ex-libris armorié à la légende "Deo patri rege".Bon exemplaire en reliure uniforme de lépoque.
Phone number : 33 01 47 07 40 60
Association pour le Colloque international Babeuf
Reference : 88625
(1995)
ISBN : 2859442537
Publications de la Sorbonne, coll. « Histoire moderne », n° 28 1995 In-8 broché 24 cm sur 15,4. 334 pages. Bon état d’occasion.
actes du Colloque international Babeuf, Amiens, les 7, 8 et 9 décembre 1989 ; [organisé par l'] Association pour le Colloque international Babeuf, [l'Institut d'histoire de la Révolution française et l'Institut de recherche et de documentation en sciences sociales] ; sous la dir. de Alain Maillard, Claude Mazauric, Éric Walter ; préf. de Michel Vovelle Bon état d’occasion
Paris, Imprimerie nationale [puis] Baudouin, 1797, in-8, 4 volumes: I. 472pp. + II. 514-(2) pp. + III. 631-(1bl.) pp. + IV. 378-(2)-134 pp, demi-basane havane de l'époque, dos lisses filetés ornés de petits fers dorés, pièces de titre et de tomaisons ocre, tranches mouchetées (reliure trés légèrement frottée), Rare ÉDITION ORIGINALE. Le procès de la conjuration des Égaux par la Haute Cour de Justice de Vendôme constitue une des sources les plus importantes pour comprendre Babeuf et ses théories égalitaires, pour comprendre en quoi cette conjuration représente la première tentative pour transformer en une force pratique l'idée d'un nouvel ordre du monde, pour comprendre comment et pourquoi, pour la première fois, l'idéal communiste souhaita phagocyter une république chancelante. Né à Saint-Quentin d'un père fermier du Roi en 1760, François Noël Babeuf s'engagea dans la Révolution dès la convocation des États-Généraux en revendiquant la communauté des biens et des travaux. Pour lui, le but de la Révolution était d'instaurer l'Égalité. C'est cette théorie qu'il développa dans ses journaux le Courrier picard ou le Tribun du peuple, ou bien encore dans ses livres comme le Cadastre perpétuel. Déçu par Thermidor puis par le Directoire, il rassembla des rosbespierristes, des hébertistes et des démocrates révolutionnaires, afin de renverser le régime pour instaurer la constitution de 1793 et l'Égalité. Grâce aux informations d'un indicateur, Babeuf et ses complices sont arrêtés le 21 floréal an IV [1796] et une haute cour est constituée pour les juger le 20 février 1797. Le procès se déroule du 20 février au 26 mai 1797, en présence de deux ministres. Sur les 65 accusés, seuls Babeuf et l'un de ses complices Darthé sont condamnés à mort. Plusieurs autres sont condamnés à la déportation, et une majorité est acquittée. Bel ensemble en 4 volumes bien conservés, quelques charnières légèrement frottées. Couverture rigide
Bon 4 volumes: I. 472pp. + II.
Paris, Armand Colin, 1935 in-8, XI pp., 330 pp., broché.
L'ouvrage fait suite à la monographie Babeuf et la Conjuration des Égaux, parue dès 1922. Le militant communiste Maurice Dommanget (1888-1976) s'était fait, en autodidacte, l'historien des grandes figures du socialisme révolutionnaire, dont évidemment ce bon Babeuf, dont la pensée et l'action forment comme le mythe d'origine du communisme révolutionnaire depuis la biographie de Buonarotti (vues que l'historiographie la plus récente s'attache à nuancer, voire à nier). Précieux exemplaire du célèbre historien de la maçonnerie Albert Lantoine (1869-1949), avec non seulement un envoi autographe de l'auteur, quelques annotations manuscrites de Lantoine sur les passages relatifs à la maçonnerie, mais surtout 6 L.A.S. de Dommanget, toutes envoyées de Morvillers (Oise), où il enseigna comme instituteur de 1911 à 1948 :1. Du 9 novembre 1935 : sur la réception de l'ouvrage de Lantoine, Histoire de La Franc-Maçonnerie française. La Franc-Maçonnerie dans L'État (1925). - 2. Du 20 novembre 1935 : annonce l'envoi de son Babeuf ainsi que de Blanqui à Belle-Île. - 3. Du 26 novembre 1935 : sur l'activité maçonnique d'Eugène Pottier. - 4. Du 11 décembre 1935 : incident postal dans l'expédition du Babeuf (déjà ..). - 5. Du 17 décembre 1935 : problème avec l'éditeur pour le Blanqui. - 6. Du 7 février 1936 : remercie pour la recension élogieuse des Pages choisies par Lantoine. - - VENTE PAR CORRESPONDANCE UNIQUEMENT - LIEN DE PAIEMENT, NOUS CONSULTER.
Coll. "Bibliothèque sociale" n° 16, Paris, éd. François Maspero, 1970, in-8, cartonnage souple à rabats, couv. ill. d'un portrait de Babeuf, 392 pp., sommaire, index, bibliographie, table des matières, L'histoire de François Noël Babeuf (1760 - 1797) dit Gracchus ou le tribun du peuple. L'initiateur du socialisme dans le Directoir et aprèss la Révolution française de 1789. Très bon état quelques très petites rousseurs
Paris, Hier et Aujourd'hui, 1949 12 x 19, 255 pp., broché, bon état (pages jaunies)
n.d. Librairie Encyclopédique de Roret, Paris, n.d. (circa 1830), mention de seconde édition. Trois volumes in-12 reliés demi veau glacé vert, dos à quatre faux nerfs ornés de frise, fleurons à froid, pièces de titre et tomaison maroquin rouge, dentelles en tête et en queue, gardes et tranches marbrées, [1f.] blanc, [1f.], 1 portrait, page de titre, 344 pages, [1f.] blanc ; [1f.] blanc, [1f.], 1 portrait, page de titre, [1f.], XVI et 310 pages, [1f.], [1f.] blanc ; [1f.] blanc, [1f.], 1 portrait, page de titre, 290 pages [1f.] blanc. Bel exemplaire malgré quelques rousseurs et des dos uniformément insolés.
Ouvrage relatant le procès intenté aux ministres de Charles X après la Révolution de Juillet par Emile Babeuf, fils du révolutionnaire Gracchus Babeuf. La librairie est ouverte du mardi au samedi de 9h30 à 12h30 et de 13h30 à 19h00. Commandes par courriel ou téléphone. Envoi rapide, emballage soigné. La librairie est ouverte du mardi au samedi de 9h30 à 12h30 et de 13h30 à 19h00. Commandes par courriel ou téléphone. Envoi rapide, emballage soigné.
BROCHE BON ETAT . EX NUMEROTE 1/13 . TAMPON NOMINATIF PAGE DE FAUX TITRE . NOM + PRENOM PAGE DE TITRE . TEXTE PROPRE . Babeuf. grandes figures.
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Babeuf Franºois-Nol Willard Claude Willard Germaine
Reference : 015178VPSH
ISBN : B0018JD4N2
Gnrique Broch D'occasion bon tat 01/01/1951 150 pages
Presses universitaires de France, coll. « Publications de la Faculté des lettres et sciences humaines de Paris. Série Textes », n° 1 1961 Edité par Marcel Reinhard
Très bon état d’occasion
Librairie Marcel Rivière & Cie. 1911. In-8° broché. 88 pages. E.O.
Bon état.
Librairie de l'Humanité. " Histoire des doctrines socialistes ". 1922. In-8° broché. 102 pages. E.O.
Bon état.
Réunion de deux articles de Maurice Dommanget publiés dans les actes du Colloque de Stockholm sur le Babouvisme (1966). In-8° broché. 53 + 32 pages. Envoi autographe de Maurice Dommanget.
Bon état.
René Lefeuvre, éditeur. " Spartacus ". 1972. In-8° broché. 91 & 80 pages. Envoi autographe de Maurice Dommanget. Bon état.
Ce recueil réunit, dans une édition commentée, le " Manifeste des Enragés " de Jacques Roux, et le " Manifeste des Egaux ", de Gracchus Babeuf.
Abbeville. Imprimerie Lafosse. 1970. Plaquette in-8° agrafée. 40 pages.
Bon état.
Abbeville. Imprimerie Lafosse. 1970. Plaquette in-8° agrafée. 56 pages.
Bon état.
Messidor/Editions Sociales, 1988, in-8°, 327 pp, broché, couv. illustrée, bon état
Textes choisis de Gracchus Babeuf. Introduction nouvelle, annotations, sources et travaux, nouvelle édition revue, augmentée et corrigée. — "Claude Mazauric présente ici en introduction Babeuf et ses idées en tenant compte des recherches les plus récentes (p. 9-86). Une chronologie succincte et un bon choix de textes font de ce livre un excellent instrument de référence." (Revue française de science politique)
Lille,DANIEL;Chemin de fer du Nord. 1931,IN 4 broché toilé,19p.
Remise de 20% pour toutes commandes supérieures à 200 €
P., Librairie encyclopédique de Roret, s.d. (1830), 3 vol. in-12, (4)-344,(6)-xvi-309 et (4)-290 pp, mention de seconde édition, portraits gravés en frontispices des tomes 1 et 2 (Polignac et Peyronnet), 2 portraits gravés au tome 3 (Chantelauze et Guernon-Ranville), planches qui n'ont été livrées aux souscripteurs que le 10 janvier 1831 comme annoncé en fin du tome 3, ce qui explique qu'elle manquent souvent, reliures demi veau glacé rouge, dos à quatre nerfs pointillés et caissons dorés (rel. de l'époque), qqs rousseurs éparses, bel état
Le procès de quatre anciens ministres de Charles X, accusés d'avoir participé au coup de force constitutionnel du 25 juillet 1830 qui a déclenché la révolution de Juillet, se tient devant la Chambre des pairs du 15 au 21 décembre 1830. Il constitue la première grande épreuve politique que doit affronter la monarchie de Juillet, qui en sort victorieuse et affermie. En août 1830, quatre ministres du dernier ministère du règne de Charles X, sont arrêtés alors qu'ils tentaient de fuir à l'étranger. Il s'agit du président du conseil, le prince de Polignac, du garde des sceaux, Jean de Chantelauze, du ministre de l'Intérieur, le comte de Peyronnet, et du ministre de l'Instruction publique, le comte de Guernon-Ranville. Dans la nuit du 26 au 27 août, ils sont internés au fort de Vincennes. Ouvrage écrit par Emile Babeuf, fils du révolutionnaire Gracchus Babeuf.
À Paris, Se trouve à l'Imprimerie de Franklin, an III (1794) in-8, 192 pp. (chiff. 194, saut de page, de 152 à 155, sans manque), portrait de Carrier en frontispice, demi-basane brune, dos lisse, filets dorés (reliure postérieure). Pages 159 à 162 répétées. Exemplaire rogné un peu court, coupes usées avec manque de papier sur les plats.
Édition originale de toute rareté.Babeuf expose dans cet ouvrage un point de vue original : la guerre de Vendée est le résultat d'une politique volontaire qui doit mener à une extermination à grande échelle organisée par le gouvernement révolutionnaire dont Carrier n'est que le bras armé. Cette idée, reprise par les historiens actuels qu'on taxerait volontiers de "réactionnaires", a donc été soulevée par un précurseur du communisme, ironie de l'histoire.Lemière, 17. Martin et Walter, I, 950. Inconnu à Tourneux et à Monglond. - - VENTE PAR CORRESPONDANCE UNIQUEMENT - LIEN DE PAIEMENT, NOUS CONSULTER.
Phone number : 06 46 54 64 48
Paris, EDHIS, 1966 2 vol. in-8, pagination multiple, avec un dépliant au volume I (le numéro 28 bis, reproduit d'après l'exemplaire des Archives Nationales, seul subsistant), brochés.
Réimpression anastatique du troisième périodique de Gracchus Babeuf (après le Journal de la Confédération et Le Correspondant picard), aussi rarissime que les deux autres : paru à partir du 3 septembre 1794, il changea de titre le 14 vendémiaire an III [5 octobre 1794] et sa vocation était de combattre avec la dernière énergie la réaction thermidorienne, ce qui valut au tribun une incarcération pour outrage à la Convention nationale, à la demande de Tallien. Il fut emprisonné à Arras le 19 pluviôse an III [7 février 1795].Martin & Walter, Journaux, 645 (pour l'originale). - - VENTE PAR CORRESPONDANCE UNIQUEMENT - LIEN DE PAIEMENT, NOUS CONSULTER.