Bi-feuillet (208 x 163 mm) rédigé à l’encre brune sur les 2 premières pages.
François Noël Babeuf, plus connu sous le nom de Gracchus Babeuf (1760-1797), autodidacte, ancien clerc de notaire et commissaire à terrier, Administrateur de district dans la Somme, est à l'origine d'une doctrine, le babouvisme, considérée comme une forme de communisme primitif mais si extrême dans son idée de partage égalitaire des richesses que le Directoire le considéra comme un danger. À la suite de l'échec de la Conjuration des Égaux, il fut guillotiné à Vendôme le 27 mai 1797. Il devait exposer ses opinions dans trois journaux principalement: LeCorrespondant Picard (1790), Le Journal de la liberté (1794) et Le Tribun du peuple (1794-1796). En 1790, date de rédaction de cette lettre, Babeuf était installé à Roye, entre Amiens et Noyon. Ils’était distingué dès 1789 comme un des animateurs en Picardie d’un mouvement opposé aux droits féodaux et perception des taxes de l’Ancien Régime, notamment des droits d’aides, impôts indirects sur les denrées et les transports. À la suite de la pétition rédigée contre ces contributions, signée par 800 communes de Picardie et adressée à l’Assemblée nationale, Babeuf fut arrêté le 19 mai 1790 sur la demande de la Cour des Aides et emprisonné à Paris jusqu’au début juillet. Un mois plus tard, il est de retour en Picardie. Première évocation du Correspondant Picard. C’est dans ce contexte que s’inscrit la lettre adressée à sa femme, Marie Anne Victoire née Langlet, demeurée à Paris. Il avait épousé en 1782 cette “fille de chambre” de la comtesse de Bracquemont, née en 1757, issue de parents pauvres et ayant peu d’instruction. Plus tard, Gracchus l’appellera “la femme de la nature” (V. Advielle, p.15). “Les lettres adressées par Babeuf à sa femme, au cours de l’été 1790, sont moins nombreuses […]. Huit d’entre elles ont été retrouvées” (R. Legrand, 1972, p. 22). Celle-ci, dont il existe une copie conservée aux Archives départementales de la Somme (ibid., p. 51, note 28) est datée de “Noyon le 14 août 1790 cinq heures du matin”. Babeuf partage avec sa fidèle compagne ses difficultés pour obtenir quelques secours financiers espérés ou une place promise et lui annonce la prochaine naissance du Correspondant Picard, dont il révèle pour la première fois le titre: “Monsieur Devin m’imprime le prospectus d’un journal intitulé Le Correspondant Picard, dont Monsieur Galoppe a répondu des frais. Je communiquerai le prospectus aussitôt qu’il sera fait, à Monsieur Auddifred”. Il se trouve alors à Noyon auprès de “son cher compère” l’imprimeur libraire Devin qui édite le prospectus du Correspondant Picard que Babeuf entend lancer pour élargir et intensifier son combat politique. Paraissant finalement avec retard en octobre, ce périodique hebdomadaire comptera en tout 40numéros. Il se composait de deux parties, la première consacrée aux matières politiques et la seconde aux pétitions, adresses, etc. destinées aux différents corps administratifs. “Ce journal eut un nombre prodigieux d’abonnés et amena à son cabinet d’affaires une foule de malheureux, mais l’obligea à plaider plus de deux cents causes en six mois” (V. Advielle, p.74). V.?Advielle, Histoire de Gracchus Babeuf et du Babouvisme, Paris 1884. -C. Jacquemin, “La misère de Babeuf”, Revue des Curiosités Révolutionnaires, 1910-1911, t. I, pp. 202-207 (lettre du 14 août publiée). - M. Dommanget, Pages choisies de Babeuf, Paris, 1935, pp. 98-103. - R.Legrand, Aspects de la Révolution en Picardie XIV, Babeuf en 1790 Correspondance inédite, Abbeville, 1972,pp. 50-51, Pièce X. - C. Mazauric, Babeuf Écrits, Pantin, 2009, pp. 233-239.
Paris 23 pluviôse an IX [12 février 1801] | 11 x 16.5 cm | Une feuille
Lettre autographe signée "ta merre famme Babeuf" de Marie-Anne Babeuf, adressée à son fils Emile (né Robert, et prénommé Emile par son père en hommage à Rousseau). 3 pages sur un bifeuillet. Rarissime et inédite lettre écrite de prison par une révolutionnaire à la biographie encore très lacunaire : la femme du célèbre chef la conjuration des Egaux Gracchus Babeuf. Cet appel désespéré de Marie-Anne Victoire Langlet, modeste femme de chambre devenue activiste date justement dune période de sa vie dont on ne sait quasiment rien car les biographes de Babeuf sarrêtent avec la mort de celui-ci. Aussi faute de sources, peu se sont intéressés au sort de cette quasi inconnue dont on na retenu que la qualité de 'femme de' puis de veuve. Cette lettre désenchantée à son fils est lune des seules que lon connaît après lexécution de son mari. * Fille dun humble marchand de clinquaille dAmiens, Marie-Anne épousa en 1782 le célèbre précurseur du communisme et "partagea tous les tourments de son mari dont elle fut parfois la plus proche collaboratrice" (Jean Risacher). Elle a joué un rôle dans ses activités révolutionnaires babouvistes en participant activement à la distribution et aux abonnements de son journalLe Tribun du Peuple aux côtés de son fils Emile, le destinataire de cette lettre : "Ils sont occupés jour et nuit chez Guffroy, mon imprimeur, au ployage, à la distribution, à l'expédition du journal. La maison est abandonnée. Deux autres jeunes enfants, dont l'un n'a que trois ans, restent tout le jour enfermés seuls durant un mois" écrivit Babeuf dans le Tribun. Dans un contexte de disette, de hausse des prix et de répression accrue contre les sans-culottes, Marie-Anne dénonçait sans relâche labandon des idéaux de 1793, en particulier légalité réelle et le droit à lexistence qui lui valut son premier séjour en prison pour complicité. Le gouvernement thermidorien ordonne son incarcération à la Petite Force, dans la prison des criminelles et filles de mauvaise vie, où elle est privée de nourriture et interrogée pendant deux jours. Elle partageait les convictions de son mari, dont lultime acte politique, la Conjuration des Egaux, concernait aussi légalité des genres : "Laissez vos femmes prendre part à l'intérêt de la patrie; elles peuvent plus que l'on ne pense pour sa prospérité" avait clamé Babeuf dans un plaidoyer pour les droits politiques des femmes (Opinion d'un citoyen..., 12 brumaire an III [2 novembre 1794]). L'engagement de cette femme se fera au prix dimmenses sacrifices : un enfant mort de faim, et de multiples emprisonnements de son mari pendant lesquels elle maintient des contacts clandestins avec les alliés babouvistes en se faisant passer pour une innocente mère de famille - famille qu'elle doit bien souvent nourrir seule. En 1796, le Directoire exécute Babeuf et démantèle sa conjuration des Egaux ; en 1801, Bonaparte tente désormais déliminer le reste des émules babouvistes. Laffaire de la "machine infernale", tentative royaliste dassassinat contre sa personne, lui donna un prétexte pour incriminer la gauche républicaine et néojacobine, qui n'avait pourtant pris aucune part à l'explosion de la rue Saint-Nicaise. Marie-Anne, devenue "marchande à toilette", colporteuse de vêtements et de babioles à Paris, fait toujours partie du mouvement et se voit interpellée ainsi que des dizaines d'autres compagnons de Babeuf. Cette lettre date de cette seconde détention, cette fois à la prison des Madelonettes, comme indiqué dans l'en-tête autographe. Son séjour est nettement plus long que le premier : "tu ne s[a]is donc pas que voilàs carante troi journe que je suis isis [sic] sans ete intorges [sans être interrogée]" écrit-elle d'une orthographe approximative, implorant son fils Emile, alors âgé de seize ans, de lui venir en aide. La faculté à lire et écrire de Marie-Anne Victoire est au cur du débat dhistoriens : plusieurs ont soutenu avec véhémence son illettrisme. Babeuf a laissé croire à son ignora
Vendôme, Imprimerie de la Haute-Cour, an V, (1797), in-8, 256-IV pp. de table des matières, un ff. n.ch. d'errata. Broché,non coupé et non rogné,couverture papier rose d'époque; le dos et un angle du premier plat manquent. Les marges inférieures ont été légèrement rongées, mais celà disparaitra à la rognure. Papier vergé fort bleu pâle en très bon état.
Edition originale rare. François Noël Babeuf est né en 1760 d’un père fermier du Roi. Après avoir travaillé très jeune chez un terrassier, il est employé comme apprenti dans une étude de notaire et devient un spécialiste du droit féodal. Il exerce ensuite à son compte comme géomètre. Il se marie en 1782, avec Marie Langlet, duquel il aura cinq enfants. En 1789, il participe à l’élaboration des cahiers de doléances de Roye où il réside. Il devient journaliste, correspondant du Courrier de L’Europe (édité à Londres) et oscille entre Roye et Paris. Il se bat contre les impôts indirects, organise pétitions et réunions, ce qui lui vaut une arrestation le 19 mai 1790. Il est libéré grâce à la pression de Marat. Il fonde en 1790 son propre journal le Correspondant Picard dans lequel il s’insurge contre le suffrage censitaire mis en place lors des élections de 1791. Son journal disparaît quelques mois plus tard mais Babeuf poursuit sa mobilisation aux côtés des paysans et des ouvriers picards. En août 1792, Babeuf est élu à l’assemblée électorale de la Somme. Mais mis en cause dans une affaire de droit commun alors qu’il est administrateur au district de Montdidier, il doit fuir à Paris en février 1793. Arrivé à Paris, il prend position pour les Jacobins contre les Girondins. Il entre en mai 1793 à la Commission des subsistances de Paris, où il soutient les revendications des sans-culottes et ose dénoncer un nouveau pacte de famine organisé par le procureur général de la Commune, ce qui suscite contre lui des violentes haines. À partir du 3 septembre 1794, Babeuf publie le Journal de la Liberté de la presse (devenu ensuite Le Tribun du peuple). Il combat violemment dans ce journal la réaction thermidorienne et acquiert ainsi une forte audience. Il adhère cette même année au Club électoral, club de discussion de sans-culottes, dans lequel il demande le 3 novembre que les femmes y soient admises. Accusé d’outrage envers la Convention nationale, il est une nouvelle fois arrêté et emprisonné. Il bénéficie de la loi d’amnistie du 18 octobre 1795 et retrouve sa liberté. Mais la politique de répression est de plus en plus forte : la fermeture du club du Panthéon dans lequel adhéraient de nombreux partisans et amis de Babeuf entraîne des tentatives d’arrestations, auxquelles il échappe. Il entre alors dans la clandestinité. Cette situation aboutit à la création de la « Conjuration des égaux » qu’il dirige, dans laquelle il préconise une changement radical de la société : l’abolition de la propriété privée doit rendre tous les Français égaux. Le but de cette « Conjuration » est d’aboutir à la collectivisation des terres et des moyens de production pour obtenir la parfaite égalité. Et l’action pour y arriver est de renverser le Directoire. Leur propagande se répand dans tous les faubourgs de Paris et dans de nombreuses villes de province. Grâce aux informations d’un indicateur, Babeuf et ses complices sont arrêtés en 1796 et une haute cour est constituée pour les juger le 20 février 1797. Le procès se déroule du 20 février au 26 mai 1797, en présence de deux ministres. Babeuf et l’un de ses complices Darthé sont condamnés à mort. Plusieurs autres sont condamnés à la déportation, et une majorité est acquittée. Auteur : Cindy Geraci, Directrice du Musée, juin 2021.
7 parties reliées en 5 volumes in-8 (195 x 122 mm), demi-basane marbrée de l'époque, dos lisses ornés de doubles filets dorés, pièces de titre et de tomaison de veau orange et brun.
Exceptionnel ensemble des sept parties constituant la source imprimée principale pour lhistoire de la "Conjuration des Égaux", considérée comme la première grande tentative de conspiration communiste organisée.1- Edition originale. Le premier tome contient la première publication du "Manifeste des Égaux" (p. 159 et suiv.), dont la rédaction est attribuée par Buonarroti à Sylvain Maréchal.Présenté comme la "première tentative pour faire entrer le communisme dans la réalité sociale", ce manifeste pose les fondements dune doctrine égalitaire et athée, basée sur la gestion communautaire des biens et des moyens de production. Il prône la prise du pouvoir par la révolution, suivie dune période transitoire de dictature populaire devant conduire à linstauration dune démocratie directe universelle.Cest essentiellement sur les documents et pièces réunis dans ces volumes que la Haute Cour de Justice fonda son accusation, laquelle aboutit à la condamnation à mort de Babeuf.2- Edition originale. La présence, parmi les prisonniers du Directoire, de Jean-Baptiste Drouet, député au Conseil des Cinq-Cents, imposait constitutionnellement le jugement des babouvistes et de leurs alliés devant une Haute Cour encore inexistante au moment des arrestations. Le procès ne souvrit à Vendôme que le 14 vendémiaire an V (5 octobre 1796).Le 7 prairial an V (26 mai 1797), Babeuf et Darthé, lequel avait prévu, dans le plan insurrectionnel, lexécution des membres du Directoire, tentèrent de se suicider à laide dun petit couteau remis clandestinement par le fils de Babeuf. Grièvement blessés, ils furent néanmoins guillotinés le lendemain.La première partie du tome quatrième est intitulée : "Discours des accusateurs nationaux, défenses des accusés, et de leurs défenseurs, faisant suite aux débats du procès instruit" (378 p.). La seconde partie porte le titre : "Résumé du président de la Haute-Cour de Justice, à la suite du débat, dans laffaire du représentant du peuple Drouet, de Baboeuf et autres" (134 p.).Lensemble constitue un témoignage capital sur le fonctionnement de la justice révolutionnaire sous le Directoire, ainsi que sur lélaboration précoce dune pensée communiste structurée, dont Babeuf apparaît comme la figure centrale.(Daline, Saitta et Soboul, "Inventaire des manuscrits et imprimés de Babeuf", p. 101, n° 55, et p. 102, n° 51 et 52. Dommanget, "Sylvain Maréchal", p. 459. Monglond, IV, 42 et 43).Rousseurs parfois soutenues. Quelques accrocs aux coiffes et aux mors. Ex-libris armorié gravé aux armes de Paris (Ancien Régime), écu écartelé chargé de lions, châteaux et épées, soutenu par un lion couronné, avec devise "Deo, Patria, Rege".Bon exemplaire en reliure uniforme de lépoque.
BABEUF (François-Noël, dit Gracchus) & Jean-Pierre Audiffred.
Reference : 44836
(1789)
Paris, Garnery & Volland ; Versailles, Blaizot, 1789. In-8 de XLVI-192 pp., 2 planches dépliantes gravées et coloriées et 2 tableaux dépliants, demi-basane verte, dos lisse orné (relié vers 1840).
Édition originale très rare. Commissaire à terrier à Roye dans la Somme en 1784, Gracchus Babeuf publia à Paris en 1790 le Cadastre perpétuel. En réalité, l'ouvrage paraît dès fin septembre 1789, dédié à l'Assemblée nationale, et cosigné avec le mathématicien Audiffred.Le titre complet est révélateur de son ambition technique. Babeuf y préconisait une réforme fiscale et une loi agraire combinant la propriété commune de la terre et l'exploitation individuelle. L'idée centrale était de créer un cadastre général et permanent du royaume, permettant d'établir une contribution fiscale unique, juste et stable, fondée sur une mesure exacte des terres grâce à la méthode d'arpentage par graphomètre trigonométrique mise au point par Audiffred — un instrument présenté comme bien plus rapide et fiable que les méthodes existantes.Dans l'avant-propos adressé aux députés, les auteurs présentent l'ouvrage comme une offrande à la Patrie destinée au bonheur de tous les citoyens, en des termes empreints d'une certaine solennité révolutionnaire.Ce texte de 1789 précède de plusieurs années la radicalisation politique de Babeuf, qui deviendra "Gracchus" Babeuf et l'inspirateur du communisme égalitaire avec la Conjuration des Égaux en 1796. Le Cadastre perpétuel témoigne cependant déjà de sa préoccupation centrale : la justice dans la répartition de la propriété foncière, qui annonce ses idées ultérieures plus radicales sur l'égalité économique.Bon exemplaire. Les deux tableaux sont des fac-similés sur papier ancien.On joint une lettre adressée à Babeuf datée du 8 avril 1789 (une page in-12), et une lettre signée d'Audiffred datée de Paris le 28 mai 1789 (une page in-8) au sujet de l'ouvrage : Si vous avez changé d'avis, ou si je puis encore compter sur vous. Mais le temps presse ; si vous êtes toujours dans l'intention de mettre au jour vos productions avec les miennes. Je vous prie de me le marquer de suite.Monglond, La France révolutionnaire et impériale, I, col. 197.
Association pour le Colloque international Babeuf
Reference : 88625
(1995)
ISBN : 2859442537
Publications de la Sorbonne, coll. « Histoire moderne », n° 28 1995 In-8 broché 24 cm sur 15,4. 334 pages. Bon état d’occasion.
actes du Colloque international Babeuf, Amiens, les 7, 8 et 9 décembre 1989 ; [organisé par l'] Association pour le Colloque international Babeuf, [l'Institut d'histoire de la Révolution française et l'Institut de recherche et de documentation en sciences sociales] ; sous la dir. de Alain Maillard, Claude Mazauric, Éric Walter ; préf. de Michel Vovelle Bon état d’occasion
, , 1796-1797. Ensemble 24 volumes.
Ensemble particulièrement riche, constitué de 4 volumes des Débats du procès instruit par la Haute-Cour de justice, de 2 volumes de la Copie des pièces saisies dans le local que Baboeuf occupoit lors de son arrestation et de 18 volumes de pièces diverses relatives à la conspiration, à l'affaire Drouet, à l'instruction et au procès. La collection réunit ainsi, sous leur forme imprimée originale, une documentation exceptionnelle sur l'une des affaires politiques les plus importantes du Directoire.Les Débats du procès instruit par la Haute-cour de justice, contre Drouet, Baboeuf et autres (Paris, Imprimerie nationale, Baudouin, 1797) forment une collection complète des 102 numéros des procès-verbaux des séances, suivis, dans le quatrième et dernier volume, des Discours des accusateurs nationaux, défenses des accusés et du Résumé du président de la Haute-Cour de justice. Sont reliés en tête l'Exposé de Viellart et les Pièces lues dans le cours de l'exposé fait par l'accusateur national à l'ouverture des débats. Daline, Saitta et Soboul recensent cet ensemble sous le n° 55 de leur Inventaire des manuscrits et imprimés de Babeuf.La Copie des pièces saisies dans le local que Baboeuf occupoit lors de son arrestation (Imprimerie nationale, 1796) est particulièrement précieuse par la présence, dans son premier volume, aux pages 159-163, du célèbre Manifeste des Égaux, attribué à Sylvain Maréchal. Ce texte, élaboré dans le cadre de la conjuration et étroitement associé à la pensée de Babeuf, réclame l'égalité réelle et la communauté des biens et des travaux. Sa conservation sous la forme même d'une pièce saisie au moment de l'arrestation lui confère ici un intérêt documentaire exceptionnel.Les 18 autres volumes réunissent notamment les pièces relatives à l'arrestation et à la procédure engagée contre Jean-Baptiste Drouet, les actes d'accusation, les messages du Directoire aux Conseils des Cinq-Cents et des Anciens, les rapports de police, les proclamations officielles, les discours prononcés au Corps législatif ainsi que diverses pièces concernant la conjuration de Grenelle.La Conjuration des Égaux, organisée autour de Babeuf et du Comité insurrecteur, visait à renverser le Directoire et à établir une société fondée sur l'égalité politique et économique. Après la dénonciation de Grisel, les principaux conjurés furent arrêtés le 21 floréal an IV (10 mai 1796). Le procès devant la Haute Cour de justice, transférée à Vendôme, s'ouvrit le 14 pluviôse an V (2 février 1797). Sur 65 accusés, Babeuf et Darthé furent condamnés à mort et exécutés le 27 mai 1797 ; les autres accusés furent acquittés ou condamnés à la déportation.Ancienne étiquette Bibli. coll. S.F. Xaverii Venetensis, bibliothèque du lycée Saint-François-Xavier de Vannes. Petites galeries de ver passim, quelques feuillets roussis ; pâles mouillures dans le premier volume de la Copie des pièces saisies.Daline, Saitta, Soboul, Inventaire des manuscrits et imprimés de Babeuf, Paris, Bibliothèque nationale, 1966, n° 55 ; Maurice Tourneux, Bibliographie de l'histoire de Paris pendant la Révolution française, nos 4624, 4628-4651, 4672-4677 et 4701-4702 ; Roland Desné, En français dans le texte, n° 197. Inventaire sur demande.
Paris, Imprimerie nationale [puis] Baudouin, 1797, in-8, 4 volumes: I. 472pp. + II. 514-(2) pp. + III. 631-(1bl.) pp. + IV. 378-(2)-134 pp, demi-basane havane de l'époque, dos lisses filetés ornés de petits fers dorés, pièces de titre et de tomaisons ocre, tranches mouchetées (reliure trés légèrement frottée), Rare ÉDITION ORIGINALE. Le procès de la conjuration des Égaux par la Haute Cour de Justice de Vendôme constitue une des sources les plus importantes pour comprendre Babeuf et ses théories égalitaires, pour comprendre en quoi cette conjuration représente la première tentative pour transformer en une force pratique l'idée d'un nouvel ordre du monde, pour comprendre comment et pourquoi, pour la première fois, l'idéal communiste souhaita phagocyter une république chancelante. Né à Saint-Quentin d'un père fermier du Roi en 1760, François Noël Babeuf s'engagea dans la Révolution dès la convocation des États-Généraux en revendiquant la communauté des biens et des travaux. Pour lui, le but de la Révolution était d'instaurer l'Égalité. C'est cette théorie qu'il développa dans ses journaux le Courrier picard ou le Tribun du peuple, ou bien encore dans ses livres comme le Cadastre perpétuel. Déçu par Thermidor puis par le Directoire, il rassembla des rosbespierristes, des hébertistes et des démocrates révolutionnaires, afin de renverser le régime pour instaurer la constitution de 1793 et l'Égalité. Grâce aux informations d'un indicateur, Babeuf et ses complices sont arrêtés le 21 floréal an IV [1796] et une haute cour est constituée pour les juger le 20 février 1797. Le procès se déroule du 20 février au 26 mai 1797, en présence de deux ministres. Sur les 65 accusés, seuls Babeuf et l'un de ses complices Darthé sont condamnés à mort. Plusieurs autres sont condamnés à la déportation, et une majorité est acquittée. Bel ensemble en 4 volumes bien conservés, quelques charnières légèrement frottées. Couverture rigide
Bon 4 volumes: I. 472pp. + II.
Paris, Armand Colin, 1935 in-8, XI pp., 330 pp., broché.
L'ouvrage fait suite à la monographie Babeuf et la Conjuration des Égaux, parue dès 1922. Le militant communiste Maurice Dommanget (1888-1976) s'était fait, en autodidacte, l'historien des grandes figures du socialisme révolutionnaire, dont évidemment ce bon Babeuf, dont la pensée et l'action forment comme le mythe d'origine du communisme révolutionnaire depuis la biographie de Buonarotti (vues que l'historiographie la plus récente s'attache à nuancer, voire à nier). Précieux exemplaire du célèbre historien de la maçonnerie Albert Lantoine (1869-1949), avec non seulement un envoi autographe de l'auteur, quelques annotations manuscrites de Lantoine sur les passages relatifs à la maçonnerie, mais surtout 6 L.A.S. de Dommanget, toutes envoyées de Morvillers (Oise), où il enseigna comme instituteur de 1911 à 1948 :1. Du 9 novembre 1935 : sur la réception de l'ouvrage de Lantoine, Histoire de La Franc-Maçonnerie française. La Franc-Maçonnerie dans L'État (1925). - 2. Du 20 novembre 1935 : annonce l'envoi de son Babeuf ainsi que de Blanqui à Belle-Île. - 3. Du 26 novembre 1935 : sur l'activité maçonnique d'Eugène Pottier. - 4. Du 11 décembre 1935 : incident postal dans l'expédition du Babeuf (déjà ..). - 5. Du 17 décembre 1935 : problème avec l'éditeur pour le Blanqui. - 6. Du 7 février 1936 : remercie pour la recension élogieuse des Pages choisies par Lantoine. - - VENTE PAR CORRESPONDANCE UNIQUEMENT - LIEN DE PAIEMENT, NOUS CONSULTER.
Coll. "Bibliothèque sociale" n° 16, Paris, éd. François Maspero, 1970, in-8, cartonnage souple à rabats, couv. ill. d'un portrait de Babeuf, 392 pp., sommaire, index, bibliographie, table des matières, L'histoire de François Noël Babeuf (1760 - 1797) dit Gracchus ou le tribun du peuple. L'initiateur du socialisme dans le Directoir et aprèss la Révolution française de 1789. Très bon état quelques très petites rousseurs
A Paris, de l'Imprimerie de Franklin, [1794]. In-8 de 1 portrait gravé, 194 pp., demi-percaline verte (reliure du XIXe siècle).
Édition originale rare, complète du feuillet d'errata,, « météore dans le ciel de Thermidor ».François-Noël Babeuf, dit Gracchus (1760 – 1797), publiciste et agitateur politique, fondateur du Tribun du Peuple, précurseur du communisme, publie cet ouvrage lors du procès de Jean-Baptiste Carrier, le représentant en mission responsable des noyades de Nantes, afin de démontrer que les atrocités de la Vendée ne sont pas l'acte isolé d'un agent déréglé mais l'expression d'une politique délibérée du gouvernement révolutionnaire. L'ouvrage « se distingue du reste de la production pamphlétaire thermidorienne par sa longueur, sa documentation, son innovation et son ambition » et « s'extrait d'emblée du cadre restreint du pamphlet pour s'imposer à la fois comme témoignage et analyse, objet politique et objet d'histoire ».La thèse centrale de Babeuf est d'une originalité et d'une audace remarquables : la guerre de Vendée et ses massacres, les colonnes infernales du général Turreau, les noyades de Carrier, ne résultent pas d'excès ou de circonstances mais d'un système de dépopulation volontairement organisé par le décemvirat, le Comité de salut public, dont Carrier n'est que le bras armé. C'est dans cet ouvrage que Babeuf forge le terme de populicide (« populicide » sous sa forme adjective) pour désigner une politique de masse criminelle. Que cette thèse ait été formulée par un précurseur du communisme, et qu'elle ait été reprise au XXe siècle par des historiens aux présupposés diamétralement opposés, constitue l'une des ironies les plus saisissantes de l'historiographie révolutionnaire.Bon exemplaire.Lemière, 17 ; Martin & Walter, I, 950 ; Dix-huitième siècle, 2011/1, pp. 447-462, « La République populicide : relire Du Système de dépopulation de Gracchus Babeuf ».
1794 Paris, Imprimerie de Franklin, An 3e de la République [1794]. In-8 (207 X 125 mm) demi-chagrin grenat, dos lisse cloisonné de filets dorés, titre doré (Reliure postérieure) ; portrait-frontispice, 194 pages [i. e. 192 pages, passage de la page 152 à 155 sans manque], dont faux-titre, titre, sommaire et errata. La marge inférieure n'a pas été rognée par le relieur. Cerne de mouillure en marge intérieure des premiers feuillets (faux-titre, titre, sommaire et errata), rousseurs, lettre "R" calligraphiée à l'encre noire en marge supérieure de la page de titre, restauration à un coin de la reliure.
ÉDITION ORIGINALE RARE de ce texte rédigé par Gracchus Babeuf dans lequel il condamne la politique des armées républicaines de Robespierre, et notamment la répression de la contre-Révolution menée en Vendée et à Nantes par Carrier qu'il qualifie de génocidaire. Gracchus BABEUF (1760-1797), protagoniste de la Révolution française est, selon Rosa Luxemburg, le premier précurseur des soulèvements révolutionnaires du prolétariat. Friedrich Engels et Karl Marx ont reconnu en lui un des précurseurs du communisme, et en la "Conjuration des Égaux" « la première apparition d'un parti communiste réellement agissant ». La tentative d'orientation démocratique de Babeuf contre le régime du Directoire lui valut sa condamnation à mort et son exécution par la guillotine. Cette édition est ornée en frontispice du PORTRAIT gravé de Jean-Baptiste CARRIER (1756-1794) avec un quatrain de Voltaire tiré de "La Henriade". (Martin & Walter, "Catalogue de l'histoire de France", I-950 - Lemière, "Bibliographie de la Contre-Révolution dans les provinces de l'Ouest ou des guerres de la Vendée et de la chouannerie : 1793-1815-1832", 17). BON EXEMPLAIRE, complet du portrait et de tous ses feuillets, conservé dans une reliure du début de la seconde moitié du XIXe siècle. GOOD COPY. PICTURES AND MORE DETAILS ON REQUEST.
Paris, Hier et Aujourd'hui, 1949 12 x 19, 255 pp., broché, bon état (pages jaunies)
n.d. Librairie Encyclopédique de Roret, Paris, n.d. (circa 1830), mention de seconde édition. Trois volumes in-12 reliés demi veau glacé vert, dos à quatre faux nerfs ornés de frise, fleurons à froid, pièces de titre et tomaison maroquin rouge, dentelles en tête et en queue, gardes et tranches marbrées, [1f.] blanc, [1f.], 1 portrait, page de titre, 344 pages, [1f.] blanc ; [1f.] blanc, [1f.], 1 portrait, page de titre, [1f.], XVI et 310 pages, [1f.], [1f.] blanc ; [1f.] blanc, [1f.], 1 portrait, page de titre, 290 pages [1f.] blanc. Bel exemplaire malgré quelques rousseurs et des dos uniformément insolés.
Ouvrage relatant le procès intenté aux ministres de Charles X après la Révolution de Juillet par Emile Babeuf, fils du révolutionnaire Gracchus Babeuf. La librairie est ouverte du mardi au samedi de 9h30 à 12h30 et de 13h30 à 19h00. Commandes par courriel ou téléphone. Envoi rapide, emballage soigné. La librairie est ouverte du mardi au samedi de 9h30 à 12h30 et de 13h30 à 19h00. Commandes par courriel ou téléphone. Envoi rapide, emballage soigné.
Librairie Marcel Rivière & Cie. 1911. In-8° broché. 88 pages. E.O.
Bon état.
Librairie de l'Humanité. " Histoire des doctrines socialistes ". 1922. In-8° broché. 102 pages. E.O.
Bon état.
Réunion de deux articles de Maurice Dommanget publiés dans les actes du Colloque de Stockholm sur le Babouvisme (1966). In-8° broché. 53 + 32 pages. Envoi autographe de Maurice Dommanget.
Bon état.
René Lefeuvre, éditeur. " Spartacus ". 1972. In-8° broché. 91 & 80 pages. Envoi autographe de Maurice Dommanget. Bon état.
Ce recueil réunit, dans une édition commentée, le " Manifeste des Enragés " de Jacques Roux, et le " Manifeste des Egaux ", de Gracchus Babeuf.
Abbeville. Imprimerie Lafosse. 1970. Plaquette in-8° agrafée. 40 pages.
Bon état.
Abbeville. Imprimerie Lafosse. 1970. Plaquette in-8° agrafée. 56 pages.
Bon état.
BROCHE BON ETAT . EX NUMEROTE 1/13 . TAMPON NOMINATIF PAGE DE FAUX TITRE . NOM + PRENOM PAGE DE TITRE . TEXTE PROPRE . Babeuf. grandes figures.
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Babeuf Franºois-Nol Willard Claude Willard Germaine
Reference : 015178VPSH
ISBN : B0018JD4N2
Gnrique Broch D'occasion bon tat 01/01/1951 150 pages
Presses universitaires de France, coll. « Publications de la Faculté des lettres et sciences humaines de Paris. Série Textes », n° 1 1961 Edité par Marcel Reinhard
Très bon état d’occasion
Messidor/Editions Sociales, 1988, in-8°, 327 pp, broché, couv. illustrée, bon état
Textes choisis de Gracchus Babeuf. Introduction nouvelle, annotations, sources et travaux, nouvelle édition revue, augmentée et corrigée. — "Claude Mazauric présente ici en introduction Babeuf et ses idées en tenant compte des recherches les plus récentes (p. 9-86). Une chronologie succincte et un bon choix de textes font de ce livre un excellent instrument de référence." (Revue française de science politique) Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Lille,DANIEL;Chemin de fer du Nord. 1931,IN 4 broché toilé,19p.
Remise de 20% pour toutes commandes supérieures à 200 €