15263 books for « antoine h »Edit

Sort by
1 2 3 4 ... 155 306 457 608 ... 611 Next Exact page number ? OK

‎[GORSAS (Antoine-Joseph)].‎

Reference : 42033

(1785)

‎Promenades de Critès au sallon de l'année 1785.‎

‎Londres, Paris, chez les Marchands de nouveautés, 1785. In-8 de 22 pp.[GORSAS (Antoine-Joseph)]. Deuxième promenade de Critès au sallon. Londres, Paris, chez les Marchands de nouveautés, 1785. 39 pp.[GORSAS (Antoine-Joseph)]. Troisième promenade de Critès au sallon. Londres, Paris, Hardouin et Gattey, chez les Marchands de nouveautés, 1785. 60 pp.[GORSAS (Antoine-Joseph)]. L'âne promeneur, ou Critès promené par son âne ; Chef-d'oeuvre pour servir d'Apologie au goût, aux mœurs, à l'esprit, et aux découvertes du siècle. Première édition revue, corrigée, et précédée d'une préface à la mosaïque, dans le plus nouveau goût. Pampelune, chez Démocrite, imprimeur-libraire de son Allégresse Sereinissime Falot Momus, au Grelot de la Folie, et Paris, chez l'auteur, Mde. veuve Duchesne, Hardouin et Gatey, Voland, Royez, Versailles, chez l'auteur et aux quatre coins du monde, 1786. (2)-302-(2) pp. [GORSAS (Antoine-Joseph)]. La Plume du coq de Micille, ou aventures de Critès au Sallon, Pour servir de suite aux Promenades de 1785. Premiere journée. Londres, Paris, Hardouin & Gattey, 1787. 46 pp.[GORSAS (Antoine-Joseph)]. La Plume du coq de Micylle, ou aventures de Critès au Sallon , Pour servir de suite aux Promenades de 1785. Seconde journée. Londres, Paris, Hardouin & Gattey, 1787. 39 pp.6 pièces reliées en 1 vol. in-8, basane marbrée, dos lisse orné, pièce de titre en maroquin vert (reliure de l'époque). ‎


‎Recueil très rare de l'ensemble des pièces en édition originale consacrées au Salon de 1785 sous le pseudonyme de Critès par Antoine-Joseph Gorsas (1751-1793) dont l’Âne promeneur illustré du portrait de l'auteur dans le texte (page 277) : « L’Âne promeneur, ou Critès promené par son âne d’Antoine-Joseph Gorsas, imprimé semi clandestinement en 1786, flétrit sans retenue par l’entremise de l’insolent Critès et de son âne ratiocineur, les mœurs, les lubies et « l’ingoût » de ce « siècle des singularités », réservant à Beaumarchais un traitement particulièrement ravageur. Un joyau de fronde littéraire publié trois ans avant le grand chambardement de 1789 qui fera de son auteur un journaliste reconnu puis une des premières victimes de la Terreur » (Philippe Hoyau). Les trois Promenades de Critès publiées un an auparavant (1785) furent suivies deux ans plus tard par la Plume du coq de Micille « superbe compte rendu publié en 1787, salué pour son originalité [dans lequel] Critès qui avoue d'emblée son naturel « curieux, bavard, indiscret et médisant » se rend au Salon muni d'une plume qui lui donne le pouvoir d'apparaître ou de disparaître à sa guise. En note, Gorsas reconnaît sa dette à l'égard de Lucien et du dialogue qu'il « fait faire entre Micille et ce coq », « un badinage vif et léger, sous lequel l'auteur déguise la morale la plus pure, et donne les leçons les plus sérieuses » [Ferran Florence. Mettre les rieurs de son côté : un enjeu des salons de peinture dans la seconde moitié du siècle. In: Dix-huitième Siècle, n°32, 2000. pp. 181-196].Antoine-Joseph Gorsas (1751-1793) imprimeur-libraire, était l'auteur de nombreux pamhlets avant la Révolution dont celui dirigé contre Loménie de Brienne en 1788 le conduisit à la prison de Bicêtre. En 1789, il fonda le Courrier de Paris devenu Courrier des (83) départemens (1790-1793) et rédigea plusieurs périodiques dont Le Courrier de Versailles à Paris et de Paris à Versailles. Député à la Convention proche des Girondins, son imprimerie fut saccagée le 9 mars 1793. Condamné à mort par le Tribunal révolutionnaire, il fut exécuté à Paris le 7 octobre suivant. Monogramme en clé de sol (G?) sur le titre de la Deuxième promenade et correction manuscrite en marge de la page 13. Discrètes restaurations. Très bon exemplaire.Quérard III, 411 ; Sgard, Journalistes, n°350 ; McWilliam, A Bibliography of Salon criticism in Paris from the «Ancien Régime» to the Restoration, 1699-1827, (1991), n°399-440 ; Collection Deloynes, 333-334-335, 382-383. ‎

Logo SLAM Logo ILAB

Phone number : 33 01 46 33 57 22

EUR2,000.00 (€2,000.00 )

‎ETIENNE DE LA BOETIE (1530-1563). BAIF, Ian-Antoine de.‎

Reference : LCS-17815

‎Œuvres en rime de Jan Antoine de Baïf secrétaire de la chambre du Roy. Rarissime première édition collective, en très grande partie originale, l’une des plus recherchées de la Pléiade présentant les Œuvres poétiques d’Antoine de Baïf, imprimées en 1572 et 1573.‎

‎Édition originale des œuvres en rimes, des jeux et des passe-temps de Baïf et première originale collective de l’ensemble de son œuvre. A Paris Pour Lucas Breyer Marchant libraire, 1573. Avec privilège du Roy. In-8. Les Amours de Ian Antoine de Baif. A Monseigneur le duc d’Anjou fils et frere de Roy. A Paris, Pour Lucas Breyer, 1572. In-8. Les Jeux. De Ian Antoine de Baïf. A Monseigneur le duc d’Alençon. A Paris, Pour Lucas Breyer, 1572. Avec privilège du Roy. In-8. Les Passe-temps de Ian Antoine de Baïf. A Monseigneur le Grand Prieur. A Paris, Pour Lucien Breyer, 1573. Avec privilège du Roi. In-8. Ensemble 4 volumes in-8. Maroquin bleu orné d’un médaillon fleuri au centre des plats, dos à nerfs ornés d’un fleuron répété, large dentelle intérieure, double filet sur les coupes, tranches dorées sur marbrure. Trautz‑Bauzonnet. 162 x 98 mm.‎


‎Édition originale des œuvres en rimes, des jeux et des passe-temps de Baïf et première originale collective de l’ensemble de son œuvre. Baïf fut choisi par Ronsard parmi les six meilleurs poètes de la célèbre « Brigade » pour constituer la Pléiade. « Ces poésies sont fort recherchées et ne se trouvent pas facilement complètes » notait déjà Brunet en 1863. D’origine angevine, né en 1532 à Venise où son père était ambassadeur, Jean-Antoine de Baïf suivit les leçons de Dorat avec Ronsard. Après avoir chanté l’amour en pur pétrarquiste, il le rencontra à Poitiers et le célébra avec ferveur dans les Amours de Francine (1555). Il fonda en 1570 une académie de musique et de poésie et imagina alors de faciliter la collaboration entre poètes et musiciens en adoptant la métrique gréco-latine, comme dans ces vers légers : Amour, amiables fillettes, Amour à la pénible chasse Ne se trouve point au marché Ne s’attrape pas à quester, Pour qui le voudroit acheter : Toyles ny rez rien ne lui font : - Aimer il faut pour estre aymé. - Aymer il faut pour estre aymé Mises en musique, les Chansonnettes mesurées charmèrent la cour et la ville. Mais le meilleur de Baïf est dans son adaptation des Psaumes et dans certains sonnets des Amours de Francine. « N’y m’esloigner du long des plus lointains rivages, Ny par les monts déserts, tout seulet, m’escarter, Ny dans les bois obscurs tout le jour m’arrester, Ny entrer dans le creux des antres plus sauvages, Ne m’ostent tant à moy, que de toy mille images Ne viennent à mes yeux par tout se présenter, Où que je sois caché, me venant tourmenter, Navrans mes yeux de peur, mon cuer de mille outrages. Si l’œil se jette en l’eau dedans l’eau je te voy ; Tout arbre par le bois me semble que c’est toy, Dans les antres, au mont, me recourt ton image. Or il faut bien qu’Amour soit aislé comme on bruit, Quand par tout où je fuy, léger, il me poursuit, Toujours devant mes yeux remettant ton visage. » L'œuvre de Baïf se distingue par son abondance, sa variété, et son caractère expérimental souvent audacieux. Esprit éclectique, « inventif et laborieux » selon ses propres termes, ce poète humaniste a passé sa vie à étudier et à écrire, et s'est essayé à tous les genres et à tous les styles avec une inégale persévérance : sonnet et chanson pétrarquiste, mignardise anacréontique, épigramme facétieuse et gauloise, narration mythologique, tragédie, comédie, églogue satire morale ou politique, poésie gnomique à base de proverbes et de sentences versifiées, fable ésopique, lyrisme religieux... Sa réputation d'érudition, d'abord flatteuse, semble ensuite s'être retournée contre lui, quand la postérité s'est plu à faire du « docte, doctieur et doctime Baïf » célébré par Du Bellay une caricature du pédant, lui reprochant son « érudition effréné e» (Chamard). Parce qu'il a beaucoup traduit et paraphrasé, en français et en latin, en prose et surtout en vers, rimés ou mesurés, parce qu'il a considéré la poésie comme un art de la mémoire et de la réécriture, « déversant dans ses œuvres, par imitation volontaire ou par simple réminiscence, tous les souvenirs de son humanisme » (Chamard), on a parfois douté de l'originalité de son talent. Il est juste de souligner sa parenté avec les poètes alexandrins de l'Antiquité, auxquels Dorat l'avait initié. Sa prédilection pour la mythologie et pour un certain réalisme rustique, ses procédés de composition maniéristes, son goût du mot populaire ou archaïque, ses recherches rythmiques sont autant de traits qui l'apparentent aux poètes des Ptolémées. Mais on retient surtout l'audace de ses recherches formelles et l'importance de sa contribution au renouveau musical de son temps. Après avoir expérimenté dans ses vers rimés nombre de combinaisons rythmiques inédites, cet esprit sociable, actif, curieux et entreprenant a orchestré au sein de son Académie une véritable métamorphose de la musique vocale. Peut-être trop dispersé dans ses intérêts, sans doute n'a-t-il jamais produit de véritable chef-d’œuvre ; son œuvre immense n'en incarne pas moins les hautes ambitions morales, intellectuelles et artistiques de la Pléiade. La recherche actuelle tend à lui restituer un rôle de premier plan dans le renouveau esthétique issu de l'humanisme. Rarissime première édition collective, en très grande partie originale, l’une des plus recherchées de la pléiade. Superbe impression homogène pour les quatre volumes, en caractères fins italiques. Les bois typographiques sont également utilisés de manière harmonieuse au travers des volumes. Elle réunit : - Les Amours. A Paris, Pour Lucas Breyer, 1572. (8) ff. et 232 ff. En partie originale. Contient 6 poèmes d'Etienne de la Boetie. - Les Jeux. A Paris, Pour Lucas Breyer, 1572. (4) ff. et 232 ff., le dernier chiffré par erreur 230. La date du titre, comme souvent, a été modifiée par l’adjonction manuscrite d'un I au chiffre mdlxxii. Edition originale. - Œuvres en Rime. A Paris, Pour Lucas Breyer, 1573. (10) ff. et 272 ff. Bien complet de l'extrait du privilège, et du rarissime feuillet a10, blanc avec fleuron typographique. En grande partie originale. - Les Passetems. A Paris, Pour Lucas Breyer, 1573. (4) ff. et 128 ff. chiffrés par erreur 126. Edition Originale. Tchemerzine, pp. 268-279 ; Jean Vignes, « Henri III et Jean-Antoine de Baïf, mécénat rêvé, mécénat réel », in Henri III mécène des arts, des sciences et des lettres, 2006, pp. 144 et suiv. Superbe exemplaire à très belles marges (hauteur 162 mm contre 157 mm pour l’exemplaire relié par Lortic vendu 245 000 FF (37 000 €) le 17 mai 1991, il y a 29 ans et 156 mm pour l’exemplaire H. Drury vendu 45 000 € le 15 décembre 2006, il y a 14 ans). Brunet souligne que ces quatre volumes sont très recherchés et ne se rencontrent pas facilement réunis et Deschamps, dans le supplément à Brunet, cite deux exemplaires en 4 volumes en reliure identique à celui-ci au prix de 1 500 F Or (en 1873) et 1 640 F Or (en 1876) sachant qu’un livre de bibliophilie pouvait alors s’acquérir à compter de 10 F Or. Des bibliothèques Robert Hoe et John Whipple Frothingham avec ex-libris.‎

Logo SLAM Logo ILAB

Phone number : 01 42 84 16 68

EUR25,000.00 (€25,000.00 )

‎WATTEAU, Antoine.‎

Reference : LCS-17943

‎L’Œuvre d’Antoine Watteau, Peintre du Roy. En son Académie Roïale de Peinture et Sculpture Gravé d’après ses tableaux & Desseins originaux tirez du Cabinet du Roy & des plus curieux de l’Europe. Par les Soins de M. de Julienne. « Ce somptueux recueil imprimé en 1735 est un des livres les plus beaux et les plus rares du XVIIIe siècle. Des 100 exemplaires qui furent tirés il y a près de trois siècles, à peine une trentaine existe encore aujourd’hui » (Cohen, en 1910, il y a 109 ans).‎

‎Selon Cohen, ce recueil vaut 30 fois le prix des Fables de la Fontaine illustrées par Oudry en 4 volumes in-folio, Paris, 1755-1759. A Paris, Fixé à cent exemplaires de pres épreuves. Imprimez sur grand papier. 2 volumes grand in-folio, vers 1735. 261 planches gravées. - Vol. 1 : 1 titre gravé, 1 f. de texte gravé, 1 frontispice gravé. 38 planches ; Figures de mode, dessinées et gravées à l’eau forte par Vatteau (sic). Paris : Duchange et Jeaurat, s.d. : 1 titre gravé, 11 planches ; Figures Françaises et comiques, nouvellement inventées par M. Watteau. Paris, Duchange et Jeaurat, s.d. : 1 titre gravé, 7 planches. Autres vues. Paris Duchange, Gautrot et Joullain, s.d : 52 planches dont 8 doubles. - Vol. II : Œuvres des estampes gravées, d’après les tableaux et dessins de feu Antoine Watteau. Quatrième et dernière partie. Paris, Gersaint, s.d. : 1 titre gravé et 153 planches. Soit un total de 261 gravures. Reliure en veau marbré, triple filet doré en encadrement sur les plats, dos à nerfs et caissons ornés, pièce de titre rouge et tomaison citron. Reliure de l’époque. Provenances : Comte Henry Greffulhe (1848-1932) (ex-libris gravés à ses armes) ; André Langlois (ex-libris). 637 x 468 mm.‎


‎Edition originale. « Ce somptueux recueil en deux volumes est un des livres les plus beaux et les plus rares du XVIIIe siècle. Des cent exemplaires qui furent tirés, à peine une trentaine existe encore aujourd’hui (en 1910, il y a 109 ans) les autres ayant été cassés par les marchands d’estampes. » (Cohen). Il est à observer que le Tome I contient uniquement des pièces à regarder en hauteur et le tome II des pièces à regarder en largeur. Quand il y a deux pièces sur la même planche, au tome I, ce sont donc des pièces en largeur au tome II, des pièces en hauteur. - [Avec] : WATTEAU, Antoine. Figures de différents caractères de Paysages & d’Etudes dessinées d’après nature, par Antoine Watteau. Peintre du Roy en son Académie Royale de peinture et Sculpture, Gravées à l’Eau-forte par des plus habiles Peintres et Graveurs du temps, tirées des plus beaux cabinets de Paris. A Paris, chez Audran, graveur du Roy en son Hôtel royal des Goblins et chez F. Chereau, graveur du Roy, rue Saint-Jacques, aux deux pilliers d’or, Roland scrips. F. Baillieul l’aisné sculpsit, s.d. (vers 1735). 2 tomes reliés en 1 volume grand in-folio. Tome I : (7) ff. gravés (titre, portrait de Watteau par lui-même gravé par Boucher, Vie, 2 ff. ; épitaphe, 2 ff., préface 1 f. et 132 sujets sur 101 planches. Tome II : (3) ff. (titre, avertissement, frontispice par Boucher) et 120 (ou parfois 121) ff. contenant les sujets 133 à 350. Reliure en veau marbré, aux armes de Samuel Bernard (OHR, 1043), triple filet doré en encadrement sur les plats, dos à nerfs, caissons ornés, pièce de titre et de tomaison en maroquin rouge, roulette sur les chasses, tranches rouges. Provenance : Samuel Bernard, comte Coubert (1651-1739). Reliure armoriée de l’époque. 509 x 337 mm. Edition originale de ce précieux recueil publié par les ordres de M. de Julienne qui, selon Mariette, grava lui-même les n°221 et 222. Les aquafortistes des autres planches sont Jean et Benoît Audran, Boucher, Cars, Caylus, Cochin, Desplaces, Lépicié, Sylvestre et Carle Vanloo. Cette édition, la seule bonne est fort rare. Cartonné, non rogné, 1 500 fr. OR, catalogue Fontaine 1874, n°2493. En veau ancien, 2 500 frs Or Bulletin Morgand (1891), n°20348. En demi-reliure de Pagnant 3 000 frs Or, Bulletin Morgand (1899), n° 35457 ; en feuilles, 3 500 frs Or ibid. n°36821. Soit de 18 000 à 23 000 F Or pour les deux œuvres en 1912 selon Cohen soit 30 fois la valeur de la grande édition des Fables de La Fontaine illustrées par Oudry en 4 volumes in-folio, Paris 1755-1759 dont un bel exemplaire de premier tirage en maroquin se vend aujourd’hui 30 000 €. L’œuvre de Watteau est le plus rare des recueils de gravures du XVIIIe siècle. Il a été formé par les soins de Jean de Jullienne, ami et protecteur de Watteau, et tiré chez lui, à la manufacture des Gobelins, à cent exemplaires. Nous résumons brièvement, d'après les précieuses recherches de MM. Dacier et Vuaflart (Jean de Jullienne et les graveurs de Watteau), l'historique de cette magnifique entreprise. Le travail de gravure débuta en 1717, soit quatre ans avant la mort d'Antoine Watteau, et se continua jusqu'en 1735. Pour ces gravures, M. de Jullienne sut faire appel aux meilleurs artistes du moment : Jean Audran, Desplaces, Dupuy, Cochin père, Edme Jeaurat, Benoît Audran, fils de Jean, Siivestre, Laurent Cars, Bernard Lépicié, Carle Vanloo, Trémolières, François Boucher, alors âgé de dix-neuf ans, Jean de Jullienne lui-même, son ami le comte de Caylus et un anonyme qui signe M et pourrait être M. de Montullé, cousin germain de Jullienne, Tardieu, Maurice Baquoy, Louis Crépy, Nicolas de Larmessin, Thomassin, Jean Moyreau, Gabriel Huquier, spécialiste des arabesques, Bernard Baron, François Joullain, les frères Liotard, de Genève, Aveline, François Chédel, Jacques Ph. Le Bas, Marie-Jeanne Renard du Bos, Louis Jacob, Etienne Fessard, soit en tout trente-six artistes. Watteau lui-même a gravé dix pièces qui furent retouchées par les graveurs professionnels. « En 1716 Watteau céda aux instances de Crozat et vint s'installer chez le célèbre collectionneur. Crozat possédait, rue de Richelieu, au coin des boulevards un magnifique hôtel avec parc. Il avait à Montmorency un château somptueux. Watteau bénéficia de ce luxe, mais pas longtemps. La brillante société qui fréquentait chez le financier lui prenait beaucoup trop d'instants qu'il eut préféré consacrer aux commandes dont il était surchargé. Il quitta Crozat pour aller chez Sirois dont il accepta l'hospitalité, défendant qu'on fit connaître sa demeure à ceux qui la demanderaient. » « C'est à partir de cette époque que Watteau se libéra des manières et des influences précédentes et trouva définitivement et l'esprit et la technique qui allaient constituer cette poésie qui est si particulière à son œuvre. Quant à l'esprit, il abandonne les scènes de mascarades du répertoire de Gillot, et se consacre désormais aux manèges de l'amour, depuis les jeux retenus des premières rencontres : « La proposition embarrassante », jusqu'aux ultimes passes d'armes : « La surprise ». Il aime aussi à décrire les plaisirs de la musique : « Les Charmes de la vie ». Il isole parfois des personnages dans le but d'approfondir leur portrait psychologique : « La Finette » et « L'indifférent », tous deux au Louvre, « Le donneur de sérénades » de Chantilly. Mais c'est peut-être encore plus la technique picturale nouvelle qui constitue la grande originalité de l'art de Watteau dans sa brève maturité : d'une part il ne met plus en scène des personnages détachés devant un fond de décor, au contraire, par une touche hachurée, il fait un tout des personnages et de l'espace dans lequel il se meuvent ou se situent, s'imbriquant dans les herbes, les branchages, la brume légère. S'il avait été auparavant sensible aux exemples des peintres de genre flamands, la pratique des collections de Crozat lui permet de découvrir ses véritables sources avec le sens de la grande décoration, l'aisance du dessin, des raccourcis, des arabesques élégantes, chez Véronèse, et le sens de la pâte picturale généreuse et sensuelle, la traduction voluptueuse de la lumière dorée enveloppant les beaux corps chez Titien. Cependant, il n'avait toujours pas peint son morceau de réception pour l'Académie, qui l'avait accueilli en quelque sorte sur parole, et qui commençait à s'impatienter. Ce fut en 1717 que Watteau lui présenta enfin « L'embarquement pour Cythère », qui lui valut aussitôt le titre de « peintre des fêtes galantes ». Ce titre bien que justifié ne traduit que le côté le plus anecdotique du talent de Watteau. En fait on aurait pu mieux le dire « peintre de la nostalgie des fêtes galantes », ce qui aurait traduit plus justement le climat poétique propre aux prétendues fêtes de Watteau. En outre, par-delà le sujet, si prenant soit-il, c'est bien plus le rythme de la composition, la gamme colorée, chaude et dorée, la technique, légère et nerveuse, par petites touches spirituelles, entrecroisant les tons, le dessin, alerte, éblouissant, des personnages et du paysage, l'accord, la fusion, entre êtres et choses, acteurs et décor, personnages et nature, qui créent la poésie chez Watteau. » Précieux exemplaire de l’un des plus beaux livres illustrés par un peintre au XVIIIe siècle. Les exemplaires complets de toutes leurs planches, comme celui-ci, sont rarissimes : du tirage originel à cent exemplaires en 1735, un nombre infime a échappé aux marchands d'estampes qui ont souvent préféré vendre les gravures à part. (Cohen-de Ricci, col. 1053-1065).‎

Logo SLAM Logo ILAB

Phone number : 01 42 84 16 68

EUR185,000.00 (€185,000.00 )

‎GODEAU (Antoine), Gouy (Jacques de).‎

Reference : 44386

(1650)

‎Airs à quatre parties, sur la paraphrase des pseaumes de Messire Antoine Godeau, évesque de Grasse. Composez par Jacques de Goüy. Première partie. Dessus.‎

‎Paris, Robert Ballard, 1650. In-12 oblong de (16)-50-(6) ff., musique notée, préface et table, veau brun, dos lisse orné à petit fer doré, double filet doré d'encadrement sur les plats (reliure de l'époque). ‎


‎Édition originale très rare et la première où les vers d'Antoine Godeau publiés en 1648 ont été mis en musique. Cette première partie comprenant les Psaumes 1 à 50 est la seule qui ait été publiée avec la musique de Jacques de Gouy, ecclésiastique, musicien et compositeur actif à Paris dans le second quart du XVIIe siècle, qui rédigea la préface en guise d'historique de cette publication.Chaque psaume est précédé de son incipit latin. La suite du psautier fut mis en musique successivement par Antoine Lardenois (1655) et Artus Aux-Cousteaux (1656), parachevée par Thomas Gobert (1659). Prélat, poète et orateur sacré, évêque de Grasse puis Vence, habitué de l'hôtel de Rambouillet et membre de l'Académie française dès sa fondation, Antoine Godeau (1605-1672) fut, au dire de Mme de Sévigné « le plus bel esprit de son temps ». Exemplaire conservé dans sa reliure de l'époque sans le frontispice qui manque le plus souvent (Catalogue des livres précieux, manuscrits et imprimés faisant partie de la bibliothèque de M. Ambroise Firmin-Didot, 1881, n°294).Dessin anonyme colorié représentant un Méphisto « faustien » au feuillet 12 (XIXe siècle).Édition non citée par Brunet (II, 1635). ‎

Logo SLAM Logo ILAB

Phone number : 33 01 46 33 57 22

EUR1,500.00 (€1,500.00 )

‎Fuzy (Antoine).‎

Reference : 43422

(1619)

‎Le Franc-archer de la vraye Eglise, contre les abus et enormités de la fausse.‎

‎Sans lieu, Aux despens de l'Autheur, 1619. In-8 de (4)-392 (mal chiffrée 932) pp., vélin dur à recouvrement, dos lisse, titre manuscrit (reliure de l'époque). ‎


‎Édition originale rare. Pamphlet contre l'Église catholique du controversiste jésuite devenu pasteur protestant Antoine Fuzy (1565-1628), rédigé dans un langage cru et populaire : « Le Pape, les Cardinaux qui representent Christ & son Senat Apostolique, & qui disent avoir succedé au pouvoir & à l'office d'iceux font un Evangile musqué, de velours, montés à l'imperiale, ils portent une croix de satin, sucrine, friande, lascive: ils devroient rompre la chair avec l'esprit, & ils avachissent & rompent l'esprit de Dieu avec leurs charnalités. Ceux qui ne les approuvent, & ne les adorent sont heretiques » (pp. 5 et 6). En-tête de sa longue épître apologétique adressée à Jacques Ier d'Angleterre, l'auteur ajoute: Remonstrance apologetique sur les enormités & abus demesurés, attentats, & inhumanités du chef de la fausse & de ses suppots, contre les vrays & légitimes enfans de la vraye (p. 11). « Antoine Fuzy est un de ces minores qui n'ont jamais fait figure d'autorités littéraires ; il est sans doute un de ses « auteurs inutiles » issu du grand courant d'« escrivaillerie » dont parle Montaigne, et qui caractérise les époques troublées et les siècles « débordés ». Il écrit en effet deux pamphlets au début du XVIIe siècle : Le Magistophore (1609) et Le Franc Archer de la Vraye Église (1619) étonnent par leur abondance rhétorique et se réclament d'une tradition polémique qui n'est plus de mise au moment de leur parution. (…) Le Franc Archer de la Vraye Église contre les abus et enormitez de la fausse est un pamphlet réformé : or ce texte très codifié joue en fait avec d'autres codes qui devaient a priori lui être étrangers. (…) Passé du catholicisme à la religion réformée, Antoine Fuzy fit avec son Franc Archer une oeuvre de transfuge, où la parole, si elle n'est pas libérée de certaines contraintes, s'est en tout cas affranchie d'une autorité rejetée. Chez Fuzy, le franc-parler pourrait être l'un des avatars de cette parole libérée. » (Agathe Moroval, Le franc-parler du Franc Archer (Antoine Fuzy, 1619) : l'auteur transfuge et l'auctoritas).Provenance : bibliothèque de Jean-Baptiste Colbert avec la mention « Bibliotheca Colbertina » sur le titre. Comme l'on sait, si les manuscrits composant cette immense collection entrèrent à la Bibliothèque du Roi en 1732 pour la somme de 300.000 livres, les imprimés au nombre de 50.000 volumes, furent dispersés en 1728 par l'abbé Charles-Eléonor Colbert de Seignelay (Bibliothecæ Colbertinæ, pars tertia, 1728, III n° 13191). Bon exemplaire en reliure de l'époque. Infimes galeries de vers dans la marge inférieure de dix feuillets, sans atteinte au texte. Rousseurs éparses.Brunet, II, 1428. ‎

Logo SLAM Logo ILAB

Phone number : 33 01 46 33 57 22

EUR2,500.00 (€2,500.00 )

‎ROUX (Matthieu-Antoine).‎

Reference : 5884

(1830)

‎[RECUEIL DE 25 AQUARELLES ORIGINALES / COLLECTION OF 25 ORIGINAL WATERCOLORS]‎

‎[Marseille, ca. 1830]. 1830 1 vol. in-4° oblong (383 x 274 mm.) de : 25 aquarelles originales contrecollées (ca. 210 x 295 mm.), légendées au crayon gris. (Légéres taches angulaires dues au collage, coloris trés vifs.) Plein maroquin lie-de-vin 19ème, dos lisse orné dun décor estampé à froid, plats ornés de décor végétal estampé à froid avec une divinité grecque sur un radeau au centre. (Dobson, London). (Quelques unes des aquarelles sont légèrement jaunies, quelques bavures et traces de colle).‎


‎Somptueux recueil de 25 aquarelles originales de Mathieu Antoine Roux (1799-1872), reconnu comme le grand peintre de la dynastie Roux, dont les uvres figurent dans les collections des plus grands musées internationaux (Peabody Essex Museum aux Etats-Unis, musée de la Marine à Paris par exemple). Cette célèbre dynastie de peintres de marine français donna ses lettres de noblesse au portrait de navire. Cest au début du 18ème siècle que Joseph Roux lAncien sinstalla à Marseille pour fonder une boutique dhydrographie, à lenseigne « A la boussole couronnée », mais cest son fils, Joseph Roux le Jeune (1725-1793), qui savisa le premier quon pouvait, avec la même technique et la même imagination, dessiner autre chose que des cartes marines. Des bateaux par exemple. Travaillant jour et nuit à peindre et à dessiner pour le Duc de Choiseul, ministre de la Marine, les plans et les ports de Méditerranée, il nen négligea pas pour autant la vie de famille et fit à sa femme huit enfants, qui naquirent, pour ainsi dire avec une carte marine et un pinceau à la main. Laventure individuelle se transformait en entreprise. Son fils, Ange-Joseph Antoine Roux (1765-1835) est connu pour être le créateur du genre du « portrait de navire » français, car auparavant, la peinture de marine consistait essentiellement dans des représentations de grandes scènes de bataille ou de tempêtes, sans que les peintres aient de réelles connaissances en architecture navale, ni le désir de laisser une image dun navire en particulier. Antoine Roux, imprégné dès son enfance de lambiance du port de Marseille et familier des marins, sait parfaitement différencier les différents types de navires. Il reçoit parallèlement une formation poussée en dessin et peinture, formation quil parachèvera en Italie où la famille sexile pendant la Révolution, et où le peintre bénéficie davis précieux sur la technique de laquarelle : « qui lui permirent de conférer à ses tableaux un caractère nettement plus artistique, sans perdre pour autant toute ses qualités de précision. A son retour en France sous le Directoire, il acquiert une renommée importante dans ce genre nouveau quest le « portrait de navire », les commandes affluent venant darmateurs, capitaines français et étrangers et matelots qui souhaitent une représentation de leur navire, le plus souvent dans la rade de Marseille. Lors du blocus de 1806, les corsaires marseillais lui commandent les représentations de leurs exploits, de même que les capitaines américains à loccasion de la guerre anglo-américaine de 1812 (ce qui explique la renommée et la présence de luvre de Roux dans les musées américains, comme ceux de Salem ou de Seaport). Son fils aîné, Mathieu Antoine (1799-1872), à qui lon doit le présent carnet, apprend tout de son père, et leurs styles sont très proches : même qualité de dessin et de colorisation, même soin apporté à la précision de la représentation du navire. On retrouve également dans le luvre du fils, une caractéristique de composition présente dans celle du père : dans un portrait, le navire est représenté sous deux allures, au premier plan par le travers bâbord ou tribord, et au second, navigant au près, selon un cap différent. Cest lui qui reprend la boutique à la mort de son père en 1835, avec son plus jeune frère François Geoffroy, alors que le second des enfants (Frédéric) est parti pour sinstaller plus au Nord. Il jouit dune réputation aussi grande que celle de son père auprès des armateurs et des marins, et ceci se trouve pleinement justifié par le présent carnet qui se compose portraits de différents types de navires, des vaisseaux de 74 canons, un trois ponts, des frégates, brigs ou autres felouques, polacres et pinques de différentes nationalités. On trouve également des représentations de Marseille, sa rade, son port et la canebière. Dautres dessins mettent en scène des pêcheurs et marins de la méditerranée (Grecs, Catalans, Algériens, Majorquin, etc.) ou des paysans de Provence plus à lintérieur des terres. Provenance : Mention dans une ancienne fiche dune lettre manuscrite jointe (aujourdhui absente de lalbum) portant l'en-tête du Musée de la Marine, signée V. Chot, alors directeur dudit musée, et datée du 2 juin 1971, attestant de l'attribution à Antoine Roux : "L'examen de ces originaux m'a convaincu de l'exactitude de l'attribution à Antoine Roux et j'ai eu grand plaisir à étudier ces sujets si variés et si curieux ». Les aquarelles dAntoine Roux de ce format passent régulièrement sur le marché, avec des résultats individuels se situant entre 1 000 et 5 000 . Cependant, un tel album réunissant 25 uvres, avec des sujets aussi variés, est très rare sur le marché. Ensemble dune qualité exceptionnelle et en parfaite condition. Liste des uvres : 1. Vue des trois Isles de la rade. Marseille. 2. Vue de lentrée du port de Marseille prise de dehors. 3. Vaisseau de 74 canons. Au plus prêt. 4. Vue de la rue de la Canebière prise de dessus leau. 5. Frégate au plus prêt. Révolutionnaire. Brig en pane. Satellite. 6. Vaisseau de canons. Visitant ses agrès. [Pavillon anglais]. 7. Vue de la rue de la Canebière. Marseille. 8. Frégates courant vent largue. 9. Pêcheurs catalans parant leur palangres. 10. Canare. Bâtiment de lIsle Mayorque en quarantaine à lentrée du Port de Marseille. 11. Les voiles au sec. Frégate idem. En armement. 12. Algériens et Grecs marins. 13. Bateau de commerce catalan. 14. Bergère et berger de Provence en vue du Fort Notre Dame de la Garde. 15. Pinque savoyard. Bateau pêcheur catalan. Bombarde espagnole. 16. Polacre autrichienne. Pinque savoyard. 17. Pêcheur palangrier provençal. Catane et catalan pêcheur. 18. Felouque courant largue. Goélette américaine. Largue. 19. Paysan de Provence. Pêcheur catalan. 20. Marins de Mayorque et Catalogne. Marin de lisle de Corte. 21. Restaurant dit le Château Vert aux environs de Marseille. 22. Paysans de Provence. 23. Femmes du Dept des Hautes Alpes. Paysan de Provence. 24. [Poste-Service Delyon à Marseille]. 25. Femmes dArles en Provence. Sur le Rhône. 1 vol. 4to oblong (383 x 274 mm.) with : 25 original watercolors (ca. 210 x 295 mm.) pasted down, captioned in gray pencil (slight angular stains due to pasting, very vivid colors). 19th century full wine-leather morocco, smooth spine decorated with cold-stamped decoration, boards decorated with cold-stamped vegetal decoration with a Greek divinity on a raft in the center. (Dobson, London). (Some of the watercolors are slightly yellowed, a few smudges and traces of glue). A sumptuous collection of 25 original watercolors by Mathieu Antoine Roux (1799-1872), recognized as the great painter of the Roux dynasty, whose works can be found in the collections of the greatest international museums (Peabody Essex Museum in the USA, Musée de la Marine in Paris, for example). This famous dynasty of French marine painters gave ship portraits their letters of nobility. It was in the early 18th century that Joseph Roux l'Ancien settled in Marseille to set up a hydrography store, under the sign A la boussole couronnée, but it was his son, Joseph Roux le Jeune (1725-1793), who first realized that, with the same technique and imagination, it was possible to draw something other than nautical charts. Boats, for example. Working day and night to paint and draw the plans and harbors of the Mediterranean for the Duc de Choiseul, Minister of the Navy, he did not neglect family life, however, and bore his wife eight children, all of whom were born, so to speak, with a nautical chart and a paintbrush in their hands. Individual adventure turned into enterprise. His son, Ange-Joseph Antoine Roux (1765-1835), is known as the creator of the French ship portrait genre, as marine painting had previously consisted mainly of depictions of large battle scenes or storms, without any real knowledge of naval architecture or desire to leave an image of a particular ship. Antoine Roux, immersed from childhood in the atmosphere of the port of Marseille and familiar with sailors, knew perfectly well how to differentiate between the different types of ships. At the same time, he received advanced training in drawing and painting, which he completed in Italy, where the family went into exile during the Revolution, and where the painter benefited from invaluable advice on watercolor technique: which enabled him to give his paintings a distinctly more artistic character, without losing any of his precision. On his return to France under the Directoire, he gained considerable renown in this new genre of ship's portrait, with orders pouring in from shipowners, French and foreign captains and sailors who wanted a representation of their ship, usually in the harbor of Marseille. During the blockade of 1806, Marseille privateers commissioned him to depict their exploits, as did American captains during the Anglo-American War of 1812 (which explains the fame and presence of Roux's work in American museums, such as those in Salem and Seaport). His eldest son, Mathieu Antoine (1799-1872), to whom we owe this notebook, learned everything from his father, and their styles are very similar: the same quality of drawing and colorization, the same attention to detail in the depiction of the ship. We also find in the son's work a compositional characteristic present in the father's: in a portrait, the ship is represented in two gaits, in the foreground on the port or starboard beam, and in the background, sailing close-hauled on a different course. After his father's death in 1835, he took over the store with his younger brother François Geoffroy, while the second of the children (Frédéric) moved further north. His reputation among shipowners and sailors was as high as that of his father's, and this is fully justified by the present notebook, which consists of portraits of different types of ships, 74-gun vessels, a three-decker, frigates, brigs and other feluccas, polacres and pinques of various nationalities. There are also depictions of Marseille, its harbor, port and canebière. Other drawings depict fishermen and sailors from the Mediterranean (Greeks, Catalans, Algerians, Majorcan, etc.) or farmers from Provence further inland. Provenance: Mention in an old card of an attached handwritten letter (now missing from the album) on the letterhead of the Musée de la Marine, signed V. Chot, then director of the said museum, dated June 2, 1971, attesting to the attribution to Antoine Roux: Examination of these originals has convinced me of the accuracy of the attribution to Antoine Roux, and I have taken great pleasure in studying these varied and curious subjects. Watercolors by Antoine Roux in this format regularly come to market, with individual results ranging from 1,000 to 5,000. However, such an album of 25 works, with such varied subjects, is very rare on the market. Set of exceptional quality and in perfect condition. List of works : 1. View of the three islands in the harbor. Marseille. 2. View of the entrance to the port of Marseille taken from outside. 3. 74-gun vessel. As close as possible. 4. View of rue de la Canebière from above the water. 5. Frigate in close-up. Revolutionary. Brig en pane. Satellite. 6. Gun ship. Visiting its rigging. [English flag]. 7. View of the rue de la Canebière. Marseille. 8. Frigates running downwind. 9. Catalan fishermen setting their longlines. 10. Canare. Isle Mayorque ship in quarantine at the entrance to the Port of Marseille. 11. Sails dry. Frigate idem. Fitting out. 12. Algerian and Greek sailors. 13. Catalan merchant ship. 14. Shepherdess and shepherd from Provence in view of Fort Notre Dame de la Garde. 15. Savoyard pinque. Catalan fishing boat. Spanish bombard. 16. Austrian polacre. Savoyard pinque. 17. Provençal longline fisherman. Catania and Catalan fisherman. 18. Felucca with wide current. American schooner. Largue. 19. Provence peasant. Catalan fisherman. 20. Sailors from Mayorque and Catalonia. Sailor from the isle of Corte. 21. Restaurant known as the Château Vert near Marseille. 22. Peasants of Provence. 23. Women of the Hautes Alpes Dept. Peasant of Provence. 24. [Poste-Service Delyon in Marseille]. 25. Women of Arles en Provence. On the Rhône.‎

J-F Letenneur Livres Rares - Saint Briac sur Mer
Logo SLAM Logo ILAB

Phone number : 06 81 35 73 35

EUR35,000.00 (€35,000.00 )

‎Aux sources du Capitalisme DEPARCIEUX (Antoine).‎

Reference : 14878

(1746)

‎Essai sur les probabilités de la durée de la vie humaine ; d'où l'on déduit la manière de déterminer les rentes viagères, tant simples qu'en tontines : précédé d'une courte explication sur les rentes à terme, ou annuités ; et accompagné d'un grand nombre de tables.‎

‎A Paris, Chez les Frères Guerin, 1746. In-4 de VI-(2)-132-XXII-(1) pp.[DEPARCIEUX (Antoine) - THOMAS]. Objections faites a M. Deparcieux, des Académies Royales des Sciences de Paris et de Berlin, sur son livre des probabilités de la durée et de la vie humaine ; avec les réponses à ces objections. [Paris, 1746]. In-4 de 6 pp.DEPARCIEUX (Antoine). Addition a l'Essai sur les probabilites de la durée de la vie humaine. Paris, H. L. Guerin & L. F. Delatour, 1760. In-4 de 32-(3) pp.SAINT-CYRAN (Paul Edme Crubier de). Calcul des rentes viagères sur une et sur plusieurs têtes : contenant la théorie complète de ces sortes de rentes, & des tables par lesquelles tout le monde peut voir ce qu'on doit donner de rente viagere, & combien une rente viagère doit être estimée, suivant les différens cas. Paris, Cellot & Jombert, Fils jeune, 1779. 2 parties in-4 de VIII-44 et 58-(1) pp.DUVILLARD DE DURAND (J.-H.-T. Emmanuel - Etienne). Recherches sur les rentes, les emprunts et les remboursemens. D'où résultent, I°. des formes d'emprunts, moins onéreuses à l'emprunteur, & en même temps plus avantageuses aux créanciers accumulateurs , que ne le sont les différentes formes d'emprunts publics employées jusqu'à présent. 2°. Des conversions de remboursements qui réunissent ces deux avantages, surtout, lorsque le débiteur renonce à emprunter de nouveaux capitaux. A Paris, chez l'auteur, rue Poupée, n° 6, & chez les principaux libraires., A Genèe, Chez Franç. Dufart, 1787. In-4 de (8)-128 pp.DUVILLARD DE DURAND (J.-H.-T. Emmanuel - Etienne). Plan d'une association de prévoyance, dans laquelle ses membres feront entr'eux, et pour eux, de la manière la plus avantageuses possible, tous les arrangemens connu sous la dénomination d'Assurances sur la vie. Arrangemens au moyen desquels de petites épargnes annuelles, une modique somme une fois payée, ou l'abandon d'une propriété future, même éventuelle, peuvent assurer, dès-à-présent, l'existence, fonder des ressources pour l'âge avancé, ou un héritage à des survivans. Le Bureau de cette Association est établi à Paris, quai des Augustins, n°42. De l'Imprimerie de Clixte Volland, (1790). In-4 de 28-(2) pp.Ensemble 1 vol. in-4, demi-veau havane marbré, dos lisse orné, pièce de titre en veau vert, tranches jaune, dos restauré (reliure de l'époque). ‎


‎1 - Édition originale. 22 tables, dont 8 sur double-page. Armoiries du dédicataire, l'intendant des finances de Boullongne, gravées par Cochin en tête de la dédicace. Ouvrage d'une particulière importance dans l'histoire de la statistique démographique. Outil scientifique sans équivalent, le mathématicien français Antoine Deparcieux (1703-1768) construit la première table de mortalité française (utilisée après lui par tous les auteurs de la seconde moitié du 18e siècle) basées sur les états de mortalité des souscripteurs des deux premières tontines de 1689 et 1696 et en donne la théorie, réinventant notamment (après les frères Huygens et Leibniz, qu'il ne pouvait connaître) le concept de « vie moyenne » ou d'espérance de vie dont il donne une méthode de calcul encore en usage aujourd'hui. (Colas Duflo). L'ouvrage valut à son auteur d'entrer à l'Académie des Sciences. Deparcieux a servi de modèle au personnage du géomètre philosophe du conte de Voltaire L'Homme aux quarante écus. Coquelin et Guillaumin, I, p. 550 ; Einaudi, 1529 ; Kress, 4801; Garrison-Morton, 1691.1, Smith, History of Mathematics, II, p. 530 ; INED, 1346.2 - Édition originale. 4 tables, dont une sur double-page. « L'Essai sur les probabilité que j'ai fait imprimer il y a 1 an, a été si favorablement reçu du publique, que j'aurai cru manquer à ce que je lui doit pour un accueil si flatteur, si je n'avais répondu à deux écrits qui ont paru à ce sujet. Pour mettre les lecteurs mieux en état de juger du fond et du vrai de cette dispute l'on m'a conseillé de faire imprimer ensemble les deux écrits de M. Thomas, mon agresseur, avec mes deux réponses ». (Avant propos). L'ouvrage fut distribué par l'éditeur pour l'achat d'un volume de l'Essai sur les probabilités.3 - Édition originale. 17 tables dépliantes. Important supplément publié quatorze ans plus tard, Ordres de mortalité humaine et manière de s'en servir pour le calcul des rentes viagères INED, 4040 ; kress, 4801a.4 - Édition originale. Saint-Cyran (1738-1793), mathématicien, capitaine du génie, dans les caraïbe, donne ici un énoncé très pédagogiques sur les calculs des rentes viagères sur une, deux, ou plus de têtes, répondant ainsi à un besoin d'application concrète. Les trois premiers chapitres expliquent le calcul des rentes générales, alors que les six chapitres de la deuxième partie contient la théorie des rentes. Saint-Cyran est également l'auteur de Réfutation du projet des amis des noirs sur la suppression de la traite des Nègres et sur l'abolition de l'esclavage. INED, 1714.5 - Édition originale. Duvillard de Durand (1755-1832). 2 planches dépliantes, 2 tableaux dépliants dont 1 sur papier fort (44 X 60 cm) : Calcul qui prouve q'on pourra libérer l'Etat d'une partie des Rentes viagères à 10 pour 100, sur une tête âgée de dix ans…In fine le Prospectus dans lequel Duvillard annonçait un projet de publication par souscription d’un cours de mathématiques à l’usage du commerce et de l’industrie (publié à Genève, 1784) dans lequel il va donner pour la première fois l'idée du maximum, qui constitue le cœur de ses Recherches sur les rentes. INED, 1715 ; Kress, B.1204.6 - Édition originale. INED, 1714 ; Kress, 1838.Précieux recueil pour l'appréhension de la double notion moderne d'épargne et de prévoyance. Dix ans avant la Révolution française, la philosophie et la mathématique s'unissent pour promouvoir l'idée force de la prévoyance en forme de vertu politique et tous les projets de l'époque s'accordent pour associer le développement de l'épargne au financement de l'Etat, à la dette publique. Les Recherches sur les rentes de Duvillard se situent pleinement dans le débat autour des rentes viagères émises par le gouvernement français et de leur difficile remboursement. Plusieurs savants discutaient de ce problème et essayaient de trouver des solutions plus ou moins équitables. Pour résumer l’idée principale, il s’agissait de trouver un équivalent d’une rente viagère à l’aide d’un calcul d’actualisation visant à ramener toutes les sommes d’argent à une même époque, et, par ailleurs, des probabilités de décès fournies par des tables de mortalité. L’auteur français de référence était alors Antoine Deparcieux. ‎

Logo SLAM Logo ILAB

Phone number : 33 01 46 33 57 22

EUR3,000.00 (€3,000.00 )

‎MIZAULD (Antoine).‎

Reference : 7971

(1554)

‎Les Ephemerides perpétuelles de l'air : autrement l'Astrologie des Rustiques.‎

‎Paris, Jacques Kerver, 1554. In-16 de 287-(1) ff. basane fauve, filet à froid, dos lisse orné, pièce de titre en maroquin rouge, tranches jaspées (reliure du XVIIIe siècle). ‎


‎Deuxième édition française publiée chez Jacques Kerver en novembre 1554, dédiée à Antoinette de Cerisay, épouse de François Olivier, Chevallier et Chancellier de France.L'édition originale latine a paru en 1546 sous le titre Phaenomena, sive aeria Ephemerides, suivie de la première version française en 1547 publiée sous le titre Le Miroir du temps. Une édition latine révisée parut au mois d'août 1554 sur laquelle fut établie cette deuxième édition française sous le titre Les Ephemerides perpetuelles de l'air : autreme[n]t l'astrologie des rustiques. Antoine Mizauld (Montluçon, 1510-Paris, 1578) était le médecin et astrologue de Marguerite de Navarre. Il occupa une place importante dans la littérature scientifique de la Renaissance, notamment grâce à ce traité de météorologie dans lequel il évoque la possibilité de prévoir le temps. Quirielle : « Il fit ses études classiques à Bourges, et ses études médicales à Paris où il reçut les leçons des meilleurs maaîtres du temps. Mizault trouva dans l'astrologie, dont il avait étudié les pratiques, en compagnie de son ami Oronce Finé, une spécialité supérieurement choisie à un époque où cette science chimérique était en grande faveur et comptait des fanatiques jusque sur les marches du trone. Aussi, sa vogue, comme médecin-mage, fut-elle extraordinaire. » Traité en quatre parties, Les ephemerides perpetuelles de l'air permettent de connaître, interpréter et prévoir les phénomènes atmosphériques comme a pluie, de la rosée, du frimas, de la neige, des vents et de leur connaissance chez les marins, du tonnerre, de l'éclair, de la foudre, du gel, des tempêtes. La dernière partie contient aussi une section sur la prédiction d'arrivée des comètes, tremblements de terre. « L'année 1524 marque en France le début de l'immense succès de l'astrométéorologie. (…) Dès lors, de la La grande pronostication des laboureurs à la Révélation du Saint prophète Edras jusqu'aux travaux d'Oronce Fine ou d'Antoine Mizauld, l'astrométéorologie développe ses thèmes dans les almanachs, les éphémerides et pronostications annuelles avec un succès croissant dont il est possible d'avoir une idée par la lecture des journaux et des livres de raison qui se font l'écho de l'imprégnation des esprits par les prévisions astrométéorologiques. (…) En effet, l'astrométéorologie participe à la diffusion d'un modèle d'explication des événements météorologiques qui permet non seulement leur compréhension partielle mais aussi leur prévison scientifique. (…) Comme l'héritage aristotélicien, l'astrologie apporte à la compréhension des phénomènes atmosphériques, non seulement des sources dignes de considération, mais aussi une véritable méthode de prévision ; le mot est d'Antoine Mizauld, qui en donne l'un des meilleurs exemples avec le Mirouer du temps (…) De cet héritage émergent un certain nombre de principes qui délimitent le champ d'investigations de l'astrométéorologie et organisent sa démarche : l'air d'une nature insaisissable traverse toutes choses et les altère. Cette transmuance, encore un mot de Mizauld, en fait un instrument sensible aux influences astrales comme aux messages divins. (…) Certains textes à l'exemple du Mirouer du temps encouragent l'observation individuelle comme un certain esprit critique : ainsi dans l'introduction de son ouvrage, Antoine Mizauld incite-t-il son lecteur à fonder ses déductions sur des relevés quotidiens des nuées et des vents et sur leur confrontation tandis qu'il le met en garde contre toute généralisation abusive en insistant sur le caractère très localisé de toute prévision météorologique viable. (…) Mais si l'auteur du Miroir du Temps dissocie clairement la possibilité de prévoir le temps à venir et celle d'interpréter les événements climatiques en fonction de l'histoire humaine, il ne craint pas pourtant d'affirmer sa vive croyance en les capacités de l'esprit humain à lire l'avenir dans le changeant Tableau des merveilles que constitue pour lui l'atmosphère. » [Le Prado-Madaule Danielle. L'astrométéorologie : influence et évolution en France. In: Histoire, économie et société. 1996, 15e année, n°2. pp. 179-201].Double ex-libris manuscrit à l'encre du temps, biffé sur le titre et après le colophon. Exemplaire rogné un peu court en tête, menues restaurations ; un cachet estompé sur la garde supérieure ; rares rousseurs.Brunet, III, 1779 ; Caillet, II, 7614 ; Poggendorff, II, 163 (édition latine de 1547) ; Quirielle, p. 158, n° II. ‎

Logo SLAM Logo ILAB

Phone number : 33 01 46 33 57 22

EUR2,300.00 (€2,300.00 )

‎NERVÈZE (Antoine de).‎

Reference : 15079

(1611)

‎Flambeau royal. Par lequel le Prince est esclairé de Dieu, pour esclairer à ses peuples. Paris, Toussainct Du Bray, 1615. Petit in-8 de (8)-118 ff.NERVÈZE (Antoine de). Anniversaire, de Souspirs et Regrets, sur le trespas, de Henry Le Grand.‎

‎Paris, Anthoine du Brueil, 1611. Petit in-8 de (8)-60-(2) pp.2 pièces reliées en 1 vol. petit in-8, maroquin olive, dos lisse orné, cartouche lauré dans un double filet doré d'encadrement sur les plats (reliure de l'époque). ‎


‎Deux pièces très rares en édition originale du poète poitevin Antoine de Nervèze dont le Flambeau Royal dédié à Marie de Médicis mais destiné au jeune Louis XIII pour son instruction militaire et spirituelle reliées avec les lamentations de l'ancien secrétaire du roi Henri IV un an après la mort de son héros.Courtisan accompli aux multiples talents, Antoine de Nervèze (1570-1625) fut l'un des poètes importants de son temps au style précieux d'un esthétisme recherché.Provenance : bibliothèque du juriste Victor Foucher (1802-1866) avec son ex-libris armorié ; nommé maître des requêtes en service extraordinaire en 1840, ce proche de Napoléon III s'attira les foudres de son illustre beau-frère, Victor Hugo.Ex-libris manuscrits anciens sur le titre "Claude Gaillardon", "B. Maria de Capia" accompagnés d'une note bibliographique en regard ; cachet "Pierre Lajarrige", ex-libris héraldique "G. de C. Viva l'ora del leggere".Bon exemplaire. Coins légèrement usés et quelques traces de mouillures.2 exemplaires au CCFr. Poitiers, Aix-en Provence ; Cioranescu, 51000 et 51014 ; La Bouralière, 410-411. ‎

Logo SLAM Logo ILAB

Phone number : 33 01 46 33 57 22

EUR2,500.00 (€2,500.00 )

‎[VARILLAS (Antoine).‎

Reference : 43272

(1684)

‎Histoire de François I. Manuscrit].‎

‎S.l.n.d., , (vers 1684). In-folio manuscrit de (401) ff. veau fauve, dos orné à nerfs, pièce de titre en maroquin rouge, tranches mouchetées (reliure de l'époque). ‎


‎Belle copie manuscrite et anonyme de la première version des livres I à VI de l'Histoire de François composée par Antoine Varillas, probablement établie avant l'édition originale désavouée par l'auteur - imprimée à La Haye chez Arnout Leers en 1684.Pierre Bayle notait en 1675 : « On souhaiterait fort que Mr. de Varillas historiographe de France, pût avoir permission de faire imprimer la vie de François I qu'il a composée et qui est belle par excellence ; mais il a trop agi en fidèle et désintéressé historien pour que M. Colbert en veuille permettre la publication. L'Histoire de François I par Varillas fut imprimée à La Haye en 1684 ; mais Varillas désavoua cette édition, comme ayant été faite sur une copie défectueuse et publia cet ouvrage à Paris avec privilège en 1685. On contrefit cette édition à La Haye l'année suivante et on remit à leur place les endroits de la première qui avaient été retranchés à Paris (Ndlr) ». [Lettres de Mr Bayle, Amsterdam, 1729, tome I, Année 1675, page 77].Le texte manuscrit - tandis qu'il fut remanié en 1685 pour l'édition avec privilège - est entièrement conforme à l'édition originale de 1684 publiée sous le titre Histoire de François I, par le sieur de Varillas, à laquelle est jointe la comparaison de François I. avec Charles-Quint, par le même auteur. Cette histoire des événements du règne de François Ier de 1515 à 1543 comprenait en 1684 neuf livres et un chapitre comparant Charles Quint à François Ier, puis treize livres l'année suivante pour l'édition définitive. Antoine Varillas (1624-1696) obtint en 1648 la charge d’historiographe de Gaston, duc d’Orléans. Travaillant à la bibliothèque du roi, il fut remercié par Colbert. Mme de Sévigné et Pierre Bayle estimaient grandement l’écrivain. Voltaire, qui le trouvait « d’une lecture agréable » l’exploita dans ses travaux historiques. Ses ouvrages, jugés subversifs et considérés plus tard comme le facteur d’éclosion de la pensée républicaine furent mis à l’index par Colbert.Provenance : Desvignes de La Cerve, seigneurs de Davayé (ex-libris armorié) dynastie qui compta Pierre Desvignes de Davayé premier maire de Mâcon de 1695 à sa mort en 1727 et Abel-Jean-Baptiste Desvignes de Davayé maire de Mâcon de 1815 à 1830, mais aussi Antoine-Louis Desvignes de La Cerve, dernier abbé de Notre Dame de La Ferté-sur-Grosne qui établit en 1790 le catalogue de la bibliothèque de l'abbaye considérée comme la plus grande bibliothèque cistercienne de Bourgogne après celle de Cîteaux. Cachet noir orné d'un bonnet phrygien sur le second contreplat.Bel exemplaire en reliure d'époque. Rares rousseurs, légères épidermures sur les plats.Livres saisis à Paris entre 1678 et 1701, A. Sauvy, n°521. ‎

Logo SLAM Logo ILAB

Phone number : 33 01 46 33 57 22

EUR1,500.00 (€1,500.00 )

‎LA SALE, Antoine de.‎

Reference : LCS-18422

‎Histoire et Cronicque du Petit Jehan de Saintré et de la Jeune Dame des Belles Cousines, sans aultre nom nommer ; Collationnée sur les manuscrits de la Bibliothèque Royale et sur les éditions du XVIe siècle. Superbe édition illustrée du Petit Jehan de Saintré, l’un des 200 exemplaires finement coloriés‎

‎L’illustration se compose de 5 gravures enluminées dont une à pleine page et de nombreuses lettrines, ornements et fleurons enluminés et rehaussés à l’or. Paris, Firmin Didot frères, 1830. In-4 de (2) ff., 7 pp. d’Avertissement, (1) f. de titre enluminé, ccclxix pp., (7) ff. de table, 36 pp., (1)f.hors texte avec une gravure enluminée à pleine page et 3 gravures peintes et enluminées dans le texte. Plein maroquin rouge, triple filet doré autour des plats, dos à nerfs richement orné, double filet doré sur les coupes, large roulette intérieure dorée, tranches dorées. Étui. Reliure signée Cuzin. 237 x 145 mm.‎


‎[embed]https://youtu.be/hKwWCcf7rmg[/embed] Premier tirage, limité à 250 exemplaires, de cette superbe édition illustrée du Petit Jehan de Saintré. Morgand et Fatout, n°8934; Carteret, III, 292; Graesse, III, p.459. Ces 250 exemplaires ont été «imprimés sur un papier façon parchemin, fabriqué exprès pour une collection des anciens romanciers dont le Petit Jehan de Saintré sera le spécimen.» (Avertissement). «Texte imprimé en caractères gothiques avec vignettes, lettres ornées, fleurons d’après une édition du XVIe siècle; environ 250 gravures. Tirage en noir et 200 exemplaires coloriés. Livre très caractéristique de l'époque romantique, illustré de façon charmante par Eugene Lami...» (Carteret). «Il y a des ex. sur pap. parcheminé, avec les vignettes et les fleurons coloriés (60 fr. – 40 fr. Asher)» Graesse, III, p.459. «Récit d’Antoine de La Salle (1388-1469 environ) intitulé: Histoire et plaisante chronique du petit Jehan de Saintré et de la jeune dame des Belles Cousines. Composée en 1456, cette œuvre fut publiée pour la première fois en 1517 et réimprimée à différentes reprises. Un jeune page, Jehan de Saintré, est attaché à la Maison du roi de France Jean II le Bon et se prend d’amitié pour une jeune femme, la Dame des Belles Cousines. Sachant que le page n’a d’attachement pour personne, sinon pour une enfant d’une dizaine d’années, la Dame songe à faire son éducation afin qu’il devienne un vrai chevalier. Pour ce faire, elle lui donne quelques conseils et le pousse à tenter de grandes entreprises. En attendant, elle veille à ce qu’il soit vêtu comme l’exige sa condition et le pourvoit du nécessaire. Puis elle le fait nommer écuyer du roi et l’engage à partir pour des terres lointaines. Assez vite, d’aventure en aventure et de tournoi en tournoi, Jehan devient célèbre. La dame lui assignant des tâches toujours plus difficiles, le valeureux jeune homme se voit récompensé par des honneurs et des charges. Mais la dame entre en galantes relations avec un riche abbé. Très affecté par cette découverte, le beau chevalier tente de reprendre la première place dans le cœur de la Dame. Et il luttera jusqu’à ce qu’il ait démasqué l’impudent séducteur et réduit la Dame au repentir. Le contraste que forment les amours paillardes de l’abbé et les sentiments de Jehan, éclate de la manière la plus brillante, tandis que la narration garde un cours extrêmement rapide, en dépit des considérations, des dialogues et des descriptions variées. L’œuvre est celle d’un homme qui admire ce monde harmonieux du XVe siècle français, fatalement destiné à la décadence. Le style est toujours clair, mais il manifeste certaine complaisance pour une prolixité, qui s’alimente moins aux sources d’une première Renaissance qu’aux thèmes traditionnels. En effet, le Petit Jehan de Saintré s’apparente encore à la littérature du Moyen Age, bien que l’auteur, sous couleur d’exalter la chevalerie finissante, s’en moque avec une délicieuse et impitoyable ironie.» (Dictionnaire des œuvres, V, p.237). «Antoine de La Sale (ou La Salle), écrivain français, né vers 1398, mort après 1461. On a peu de détails sur sa vie. Il fit, jeune encore, le voyage d’Italie. Lui-même nous apprend qu’en 1422 il se trouvait à Rome. Là vivait toute une génération de littérateurs spirituels et sceptiques, qualités qui se reflètent sensiblement dans les écrits de La Sale. Parmi ces écrivains, nous signalerons surtout le Pogge, auteur des ‘Facéties’, imité par La Sale dans la cinquantième des ‘Cent Nouvelles nouvelles’, et si souvent mis à contribution dans l’ensemble de ce recueil. En 1424, après son retour en France, La Sale remplissait dans les états de Louis III, duc d’Anjou, roi de Sicile et comte de Provence, l’office de viguier d’Arles. Il était en outre attaché à ce prince à titre de secrétaire. En 1425 il accompagnait de nouveau le roi de Sicile à Naples. Louis III étant mort en 1434, La Sale continua ses services auprès de René d’Anjou, frère et successeur de Louis. Il devint écuyer, chambellan de ce prince, et précepteur de Jean d’Anjou, duc de Calabre (fils ainé de René), qui vit le jour en 1427. [...] La Sale composa, dans le même lieu et vers le même temps (1456), un autre livre dont le mérite littéraire ne le cède à aucun des précédents. L’Hystoire et plaisante Cronicque du petit Jehan de Saintré et de la jeune dame des Belles-Cousines, sans autre nom nommer, s’ouvre, dans les manuscrits, par une épître dédicatoire. Cette épître est signée Antoine de La Sale et datée de Geneppe, le 25 septembre 1459. L’auteur, dans ce préliminaire, dédie son œuvre, qui est son chef-d’œuvre, à ce même Jean d’Anjou, duc de Calabre et de Lorraine, dont il avait été le précepteur. » Nouvelle biographie générale, XXIX, pp.711-712. L’illustration se compose de 5 gravures enluminées dont une à pleine page et de nombreuses lettrines, ornements et fleurons enluminés et rehaussés à l’or. «Nous nous plaisons à croire que les bibliophiles nous sauront gré du soin que nous avons mis à la publication de ce volume, quand ils remarqueront que les ornements se composent de cinq vignettes principales, de quatre-vingt-seize initiales, de dix-sept fleurons et de dix marges de pages ornées, dont une entr’autres est formée de sept cents petites fleurs en or, outre les fleurs de couleur et les ornements...» (Avertissement). Superbe exemplaire, l’un des 200 coloriés, conservé dans sa reliure en maroquin rouge signée de Cuzin. Provenance: Léon Rattier et Jean Jacobs avec ex-libris.‎

Logo SLAM Logo ILAB

Phone number : 01 42 84 16 68

EUR3,500.00 (€3,500.00 )

‎WATTEAU, Antoine.‎

Reference : LCS-18268

‎Figures de différents caractères de Paysages & d'Etudes dessinées d'après nature, par Antoine Watteau, Peintre du Roy en son Académie Royale de Peinture et Sculpture, Gravées à l’Eau-forte par les plus habiles Peintres et Graveurs du Temps, tirées des plus beaux cabinets de Paris. Édition originale « fort rare » (Cohen) des Figures de Différents caractères d’Antoine Watteau, l’un des plus beaux livres de l’histoire de la bibliophilie française.‎

‎Précieux exemplaire, conservé dans ses belles reliures de l’époque, cité par Cohen (col. 1056) provenant des bibliothèques du Comte Greffulhe et d’André Langlois avec ex-libris. Paris, Audran et Chereau, [1726-1728]. 2 volumes in-folio de : T. I / (4) ff. gravés (frontispice dessiné et gravé par Boucher, épitaphe, et autoportrait de Watteau gravé par Boucher), et 101 planches portant 132 sujets numérotés. Sans le titre, la Vie (2 ff.) et la préface (un f.), gravés, jamais reliés dans l'exemplaire (voir ci-après) ; T. II / 121 planches portant les sujets numérotés de 133 à 350 et 1 gravure non numérotée entre la 270 et 271. Sans le titre et le f. d’Avertissement. Veau marbré, triple filet à froid encadrant les plats, dos ornés de filets, fleurons, et étoiles, pièces de titre et tomaison de maroquin rouge et noir, tranches dorées. Reliure de l'époque. 495 x 325 mm.‎


‎Edition originale et premier tirage « de ce précieux recueil » (Cohen, col. 1064), l’un des plus beaux et des plus rares livres illustrés français de tous les temps. « Cette édition, la seule bonne, est fort rare ». (Cohen, col. 1064). Sander, Illustrierten franz ö sischen Bücher des 18. Jahrhunderts, 2042 ; Berny, Livres anciens, romantiques et modernes, III, …, 90 ; Esmerian, XVIIIe siècle, livres illustrés, 107. Précieux et célèbre exemplaire cité par Cohen (col. 1056) provenant des bibliothèques du Comte Greffulhe et Jacques Langlois. Le « recueil Julienne », le plus beau et le plus rare des recueils de gravures du XVIIIe siècle, fut composé par les soins de l’ami et protecteur de Watteau, Jean de Julienne, lequel s’entoura peu de temps après la mort de Watteau d’une trentaine d’artistes reconnus dans le but de propager l’œuvre de son ami. L’entreprise de publication s’étendit sur une douzaine d’années. Les quatre volumes (dont les Figures de différents caractères sont consacrés aux dessins et l’Œuvre à ses peintures et ornements) furent imprimés chez lui, à la manufacture des Gobelins. Le travail de gravure débuta en 1717, soit quatre ans avant la mort d'Antoine Watteau. Les Figures de différents caractères furent mises en vente en 1726 et 1728 (et l’Œuvre en 1735). Julienne fit appel aux plus grands artistes du temps : quinze graveurs travaillèrent aux Figures de différents caractères, dont Jean Audran (131 pièces), Cochin père, Nicolas Silvestre, Laurent Cars et François Boucher alors âgé de dix-neuf ans, qui grava 105 pièces. Jean de Julienne lui-même, son ami le comte de Caylus et peut-être Montullé, cousin germain de Julienne, ont enfin gravé une quinzaine de pièces. Au total, 352 gravures immortalisant les dessins de Watteau : outre son autoportrait, la plupart sont des études de personnages pour ses tableaux de scènes galantes ou de comédie italienne, mais aussi d’artisans de petits métiers, de femmes dans leur vie quotidienne, et de personnages exotiques. Le goût personnel de Julienne, aquafortiste amateur, influe sur la technique des graveurs. C'est à l'eau-forte qu’eurent recours ces derniers pour obtenir une atmosphère aux valeurs claires, évanescentes que ne pouvait traduire le burin. Le succès de l’ouvrage fut considérable et les gravures accrochées dans tous les intérieurs français, ainsi qu’en Angleterre et en Allemagne. Quelques années après la parution des Figures de différents caractères en 1726-1728, les deux volumes de l’Œuvre de Watteau virent le jour en 1735 ; le Comte Greffulhe possédait initialement ces quatre volumes : Les Figures en 2 volumes in-folio, et L’Œuvre en 2 volumes grand in-folio. Il est cité par Cohen dans sa description de L’Œuvre parmi les rarissimes exemplaires connus (col. 1056). L’ensemble des volumes fut titré L’Œuvre au dos, raison pour laquelle les deux volumes des Figures portent ici ce titrage, et explique l’absence (d’origine) des titres, de la préface et de la Vie de Watteau, lesquels furent remplacés par le frontispice de Boucher, relié ici en tête du T. I mais habituellement en tête du T. II. Ce superbe exemplaire du Comte Greffulhe compte parmi les rares conservés dans leur élégante reliure de l’époque bien conservée. L’exemplaire passa ensuite dans la bibliothèque André Langlois, une des provenances les plus distinguées pour les beaux livres du dix-huitième siècle. En mai 2000, il y a 16 ans un exemplaire de ces deux volumes de Figures de différents caractères en reliure anglaise restaurée était vendu 350 000 F (environ 53 300 €) (Réf : Livres précieux – mai 2000, n° 140).‎

Logo SLAM Logo ILAB

Phone number : 01 42 84 16 68

EUR29,000.00 (€29,000.00 )

‎GUIBERT, Jacques-Antoine-Hippolyte.‎

Reference : LCS-18002

‎Eloge du roi de Prusse. Par l’Auteur de l’Essai Général de Tactique... « L’œuvre de Guibert a eu une grande influence sur les conceptions militaires de Napoléon, qui avait lu et médité ses écrits ».‎

‎Edition originale rare de cette analyse des campagnes de Frédéric II jugées par le célèbre tacticien français Jacques-Antoine-Hippolyte Guibert, ouvrage qui eut une grande influence sur les conceptions militaires de Napoléon. Londres, 1787.In-8 de 304 pp. Conservé dans sa brochure d’origine de papier orangé, pièce de titre de papier en tête du dos, non rogné. Brochure de l’époque.212 x 137 mm.‎


‎Edition originale rare de cette analyse des campagnes de Frédéric II jugées par le célèbre tacticien français Jacques-Antoine-Hippolyte Guibert, ouvrage qui eut une grande influence sur les conceptions militaires de Napoléon.Jacques-Antoine-Hippolyte Guibert est un général et auteur militaire français né le 12 novembre 1743 à Montauban et mort le 6 mai 1790 à Paris.« Le 1er juin 1772, M. de Guibert avait fait parvenir au Roi, par l’entremise de d’Alembert, son ‘Essai général de tactique’ ; il arriva lui-même à Postdam le 14 juin 1773, et écrivit à Frédéric une lettre. Aux pages 215 et suivantes, M. de Guibert parle de la conversation qu’il eut avec le Roi le 17 juin, et de son séjour à Postdam. Dans le second volume de son ‘Journal’, il parle des manœuvres et des revues auxquelles il avait assisté en Silésie, aux mois d’août et de septembre 1773. Son séjour à Berlin, à Postdam et en Silésie, ses conversations avec Frédéric, et la connaissance assez intime qu’il avait faite avec M. de Catt, l’abbé Bastiani, le colonel Quintus Icilius, les généraux d’Anhalt et de Rossières, et avec beaucoup d’autres personnages très capables de le mettre au fait de l’histoire de la Prusse et du caractère de Frédéric, lui donnèrent l’idée et lui fournirent les moyens d’écrire ‘l’Eloge du roi de Prusse’. A Londres (Paris), 1787, 304 pages in-8. Cet ouvrage a été souvent réimprimé ; il a été traduit deux fois en allemand, et en italien. On en trouve une critique sévère dans la ‘Lettre du comte de Mirabeau à M. le comte de... sur l’Eloge de Frédéric, par M. de Guibert’, 1788. Il est souvent fait mention de M. de Guibert dans la correspondance de Frédéric. » (Œuvres de Frédéric le Grand). Guibert entre en 1756, à l'âge de treize ans, au régiment d'Auvergne avec le grade de lieutenant. Il devient capitaine en 1758 et prend part à la guerre de Sept Ans. Il y accompagne son père, Charles-Benoît, comte de Guibert. Il est décoré de la Croix de Saint-Louis lors des opérations en Corse. À l’issue de la campagne, il est nommé colonel et reçoit le commandement de la Légion corse à sa création. Il publie à Liège son Essai général de tactique, accompagné d'un Discours où il se propose « ...de tracer le tableau politique et militaire de l’Europe » et en particulier de sa Nation. Par prudence, il se retire en Prusse en attendant de voir l'effet que son ouvrage aura sur l'opinion : c’est ainsi qu'en 1773, Frédéric II le Grand reconnaît en lui un grand tacticien avec lequel il conversera souvent sur les questions militaires. Sa Défense du système de guerre moderne mettait en lumière les méthodes de défense raisonnée et scientifique utilisées par l'armée prussienne. Ce fut la base de son travail lorsqu'en 1775 il coopéra avec le comte de Saint-Germain dans une série de réformes de l'armée française.Il est élu à l'Académie française le 15 décembre 1785. À la veille de la Révolution, il est rappelé au conseil de l’administration de la guerre en 1787. En 1788, il est nommé maréchal de camp et inspecteur divisionnaire d'infanterie de l'Artois. Il est emporté par une courte maladie le 6 mai 1790. L’œuvre de Guibert a eu une grande influence sur les conceptions militaires de Napoléon, qui avait lu et médité ses écrits. « Traditionnellement, on présente Napoléon comme l’héritier direct de Guibert et de ses théories. Jean Tulard n’émit pas en 1977 un avis différent dans son fameux Napoléon ou le mythe du Sauveur : « Les idées stratégiques de Napoléon n’étaient pas neuves ; elles venaient tout droit de Guibert et du principe divisionnaire ». Dans le très bon ouvrage de vulgarisation de Thierry Lentz, Napoléon : « Mon ambition était grande », publié en 1998, à la page 71, sur la page de présentation du chapitre IV intitulé « Le Dieu de la Guerre (1800-1810) », nous avons droit à une photographie de la trousse de campagne de l’Empereur, mise en valeur par un montage photographique avec deux livres grands ouverts. Sur la page droite du livre aux dimensions les plus réduites, nous pouvons lire ce titre : Essai général de tactique. Ce joli montage est en parfaite adéquation avec ce que Thierry Lentz écrit à la page 86, affirmant que ‘jeune, il avait découvert le fondement de sa stratégie dans les commentaires de Guibert sur les campagnes de Frédéric le Grand’. »Bel exemplaire conservé broché et à toutes marges.‎

Logo SLAM Logo ILAB

Phone number : 01 42 84 16 68

EUR2,000.00 (€2,000.00 )

‎COMPARET (Jean-Antoine).‎

Reference : 9052

(1765)

‎La Vérité, ode à Mr de Voltaire, suivie d'une dissertation historique et critique sur le gouvernement de Genève et ses révolutions.‎

‎Londres, , 1765. In-8 de XVI-145 pp., basane havane, dos lisse orné, pièce de titre olive, tranches jaspées (reliure de l'époque). ‎


‎Édition originale rare d'abord attribuée à Antoine-Jacques Roustan puis Jean-Antoine Comparet.Vraisemblablement imprimé en Suisse, le livre fut condamné au feu le 15 novembre 1765. Suivi d'une Dissertation historique sur le Gouvernement de Genève et ses Révolutions, consacrée en partie aux rapports de Rousseau avec Genève.Jean-Antoine Comparet, né à Genève en 1722, a publié une Lettre à M. J.-J. Rousseau, citoyen de Genève, sur son livre intitulé Émile (1762), et un traité pédagogique intitulé Éducation morale, ou Réponse à cette question proposée en 1765 par la Société des arts et sciences de Harlem : « Comment doit-on gouverner l'esprit et le coeur d'un enfant, pour le faire parvenir un jour à l'état d'homme heureux et utile ? » (Buisson I, 446).Un coin usé mais bon exemplaire. Conlon, 65-678 ; Cioranescu 20302. ‎

Logo SLAM Logo ILAB

Phone number : 33 01 46 33 57 22

EUR300.00 (€300.00 )

‎MIGNONNEAU. - CERUTTI (Joseph-Antoine-Joachim).‎

Reference : 010236

‎Considérations intéressantes sur les affaires présentes. -- Exhortation a la Concorde envoyée aux Etats-Généraux sous le nom du Roi. -- Vues générales sur la constitution françoise ou exposé des droits de l'Homme dans l'ordre naturel, social & monarchique. -- Harangue de la nation à tous les citoyens sur la nécessité des contributions patriotiques. -- Correspondance entre M. C*** et le comte de Mirabeau, sur le rapport de M. Necker, et sur l'arrêt du conseil du 29 décembres, qui continue pour six mois, force de monnoie au papier de la caisse-d'escompte.‎

‎Londres, Paris Barrois - Desenne 0 fort in-8 Reliure d'époque ‎


‎5 textes reliés en un volume: [MIGNONNEAU]. Considérations intéressantes sur les affaires présentes. Londres, Paris, Chez Barrois, 1788. Seconde édition augmentée. 207 pp. --- [CERUTTI (Joseph-Antoine-Joachim)]. Exhortation a la Concorde envoyée aux Etats-Généraux sous le nom du Roi. S.l., s.n., 1789. 78 pp. --- CERUTTI (Joseph-Antoine-Joachim). Vues générales sur la constitution françoise ou exposé des droits de l'Homme dans l'ordre naturel, social & monarchique. Paris, Desenne, 1789. 165 pp. --- CERUTTI (Joseph-Antoine-Joachim). Harangue de la nation à tous les citoyens sur la nécessité des contributions patriotiques. Paris, Desenne, 1789. 74 pp. --- [CERUTTI (Joseph-Antoine-Joachim)]. Correspondance entre M. C*** et le comte de Mirabeau, sur le rapport de M. Necker, et sur l'arrêt du conseil du 29 décembres, qui continue pour six mois, force de monnoie au papier de la caisse-d'escompte. S.l., s.n., 1789. 60 pp. >> Relié à l'époque: plein vélin tenité vert, pièce de titre avec lettre or au dos, tranches rouges. Très bon 0‎

Phone number : 01 42 66 38 10

EUR450.00 (€450.00 )

‎Antoine-Laurent DE LAVOISIER - Louis-Bernard GUYTON DE MORVEAU - Gaspard MONGE‎

Reference : 90025

(1789)

‎Annales de chimie; ou recueil de mémoires concernant la chimie et les arts qui en dépendent. Périodique illustré, du n° 1 à 9, et 11 à 15‎

‎Rue et Hôtel Serpente | Paris 1789-1792 | 12.8 x 19.6 cm | Relié‎


‎Édition originale, très recherchée au XIXe siècle, de 14 tomes des 15 premiers volumes, publiés entre 1789 et 1792, de la première série du célèbre périodique scientifique français Annales de chimie.Volume 10 manquant. Reliures d'époque en pleine basane brune, dos lisses à filets dorés, pièces de titre et de tomaison respectivement en veau brun et vert, filet estampé à froid en encadrement des plats, toutes tranches mouchetées de rouge, ex-libris sur tous les tomes au premier contreplat de P. H. Chavoix. La tomaison des volumes 1 et 11 sont indiquées en chiffre romain et non en chiffre arabe comme les autres volumes. Pour l'ensemble, anciennes et discrètes restaurations, coins émoussés, rares rousseurs, quelques brunissures, quelques trous de vers dans les reliures sans atteinte aux feuillets. Coiffes arasées sur les volumes 7, 13, 14 et 15. La première série complète des Annales de chimie, parue entre 1789 et 1815, compte au total 96 volumes. De 1793 à 1797, la publication fut suspendue suite à l'arrestation d'Antoine Lavoisier, trésorier et « véritable directeur » de la revue selon Édouard Grimaux. La tête de collection proposée ici contient presque exclusivement tous les ouvrages réalisés sous la direction et avec la contribution des chimistes Antoine de Lavoisier et du baron Philippe Frédéric de Dietrich. Tous deux seront guillotinés, respectivement en 1794 et 1793, pendant La Terreur. Cet ensemble est également illustré de 12 planches scientifiques, dont deux du graveur Sellier, ainsi que d'une carte du comté de Bigorre. L'essentiel des articles et des mémoires sont en édition originale, et sont l'uvre d'illustres chimistes et physiciens, français et étrangers, ayant contribué à diffuser la nouvelle chimie : (par ordre d'apparition) Louis-Bernard Guyton de Morveau, Antoine de Lavoisier, Gaspard Monge, Claude-Louis Berthollet, Anne-François Fourcroy, Philippe-Frédéric de Dietrich, Jean Henri Hassenfratz, Pierre-Auguste Adet, Jean-Antoine Chaptal, Martin Heinrich Klaproth, Johann Georg Albrecht Höpfner, Christoph Girtanner, Johann Christian Wiegleb, Jacques-Anselme Dorthes, Johann Friedrich Westrumb, Armand Seguin, Henry Cavendish, William Austin, Martin van Marum, l'abbé René Just Haüy, Peter Jacob Hjelm, Jan Ingenhousz, Isaac Milner, Johan Gadolin, James Watt, Lorenz Florenz Friedrich von Crell, Charles Blagden, Jean Senebier, Jean d'Arcet, William Higgins, Nicolas-Louis Vauquelin, Nicolas Joseph Thiéry de Ménonville, Dom Michel Rubin de Celis, Jacques Louis Schurer, Augustin-François de Silvestre, l'abbé Claude Chappe, Antoine Augustin Parmentier, Nicolas Deyeux, Bertrand Pelletier, Charles-Augustin Coulomb, Joseph Priestley, Richard Kirwan, Jean André de Luc, Jean-François Clouet, chevalier Marsilio Landriani, Jean-Noël Hallé, François Pierre Nicolas Gillet de Laumont, Georges-Charles Bartholdi, Alexandre Brongniart, Jean-Michel Haussmann, Henri Reboul, François René Curaudau, Thomas Henry, Jean-Anthyme Margueron, Nicolas Leblanc, Johann Rudolph Deiman, Pieter Nieuwland, Pierre de Ribaucourt, Pissis fils, Jean-Baptiste Van Mons ou encore Louis François Antoine Arbogast. En 1816, Annales de chimie sera rebaptisé Annales de chimie et de physique. Puis en 1913, la revue sera divisée en deux publications distinctes,Annales de chimie et Annales de physique. Les titres ont connu d'autres modifications jusqu'à aujourd'hui. Collection de 14 volumes de tête du prestigieux périodique scientifique français,Annales de chimie, renfermant de nombreux mémoires et articles, la plupart en édition originale, publiés sous la direction de secrétaires de rédaction éminents : Antoine de Lavoisier, Louis-Bernard Guyton de Morveau, Gaspard Monge, Claude-Louis Berthollet, Anne-François Fourcroy, Philippe-Frédéric de Dietrich, Jean Henri Hassenfratz et Pierre-Auguste Adet. - Photographies et détails sur www.Edition-Originale.com -‎

Logo SLAM Logo ILAB

Phone number : 01 56 08 08 85

EUR1,200.00 (€1,200.00 )

‎LAURENT (Annie) et Antoine BASBOUS.‎

Reference : 126626

(1983)

‎Une proie pour deux fauves ? Le Liban entre le lion de Juda et le lion de Syrie.‎

‎ Beyrouth, Éditions Ad-Daïrat, 1983, in-8°, 216 pp, annexes, biblio, broché, couv. illustrée, très bon état, envoi a.s. signé des 2 auteurs et carte de visite d'Antoine Basbous‎


‎"Le livre d’Annie Laurent et Antoine Basbous a le mérite de la franchise. Mérite qui n’est pas si courant, tant la complexité des affaires libanaises se prête aux présentations orientées, aux omissions, aux intentions perverses : c’est la guerre. Il a aussi le mérite de la clarté : les malheurs du Liban sont le fait de son voisinage. C’est, au demeurant, dans le cadre d’une recherche sur le « voisinage inégal » dans les relations internationales que les auteurs l’ont écrit, et c’est d’abord la Syrie qui était, pour eux, le grand fauve. L’offensive israélienne Paix en Galilée, à l’été 1982, les a ensuite amenés à souligner la symétrie des visées des deux écrasants voisins et à présenter le Liban comme une proie pour ces deux lions. Syrie et Israël dans le même sac, voilà, en dépit de la vérité objective de la thèse, qui ne plairait pas à tout le monde, fort peu aux « arabistes » et pas du tout au « lion » Assad. (...) La démocratie libanaise, disent fort bien nos auteurs, est un « code de tolérance entre 17 communautés religieuses et minorités ethniques ». S’il n’est pas étonnant que les Syriens aient toujours su trouver, dans ce foisonnement, des alliés, les brusques renversements des alliances déroutent l’observateur. Mais ces subtilités orientales ne sauraient faire oublier à l’Occident le fait incontournable : l’existence, autour du Mont-Liban, d’une communauté chrétienne autonome. La pérennité de cette situation, unique en pays d’Islam, doit beaucoup à la protection fraternelle de la France, sans cesse renouvelée depuis Saint-Louis et dont l’épisode le plus précis est l’expédition de 1860. Hélas ! Charles de Gaulle fut le dernier « souverain » français à accepter sans réticences ce noble héritage. Il a laissé la place – et toute l’amertume des chrétiens libanais se retrouve sous la plume des auteurs – aux technocrates et aux économistes, tenants d’une politique tour à tour pro-israélienne et pro-arabe. L’ultime déception est « le revirement spectaculaire de la politique du gouvernement français à partir de juin 1982 ». L’option idéologique du soutien à l’OLP, choisie tant par le parti socialiste que par le Quai d’Orsay, est douloureusement ressentie par les « libanistes », réduits à se tourner vers l’Amérique : « Il est donc permis de penser que le futur Liban – échaudé par l’attitude française – ne considérera plus la France comme son partenaire prioritaire et privilégié ». Annie Laurent et Antoine Basbous formulent en conclusion 3 hypothèses : tutelle israélienne, neutralité, balkanisation. Trois hypothèses pessimistes, on le voit, mais heureusement incertaines." (Claude Le Borgne, Revue Défense Nationale, 1983) — "Voilà un pays, le Liban, qui n'a jamais fait de mal à ses voisins, qui a le régime politique le plus libéral du monde arabe, qui a accueilli des réfugiés d'une dizaine d'origines. En échange de son innocuité, de sa générosité, depuis bientôt dix ans il est labouré, cisaillé, voire nié par ceux qui en bonne logique auraient intérêt à sauvegarder ce havre. Deux jeunes chercheurs, une Française, Annie Laurent, et un Libanais, Antoine Basbous, se sont retrouvés sur une idée commune : cette entité qui, sans être parfaite, a pu donner des leçons de démocratie et de tolérance à tout son entourage régional, mérite de se reconstituer et de durer. Aussi ont-ils dédié leur travail à ce "Liban auquel ils croient". La difficulté était de faire coexister deux ingrédients détonants : le cœur et la science politique. Ils n'y sont pas trop mal parvenus. Et après tout il n'est pas interdit d'aimer et de vouloir voir revivre cette minuscule nation de plus de trois millions d'habitants accrochant ses dix-sept confessions et ses quatre-vingts partis sur dix mille kilomètres carrés d'une rocaille conquise vingt fois, des pharaons à Tsahal en passant par les Arabes et les Français. Il n'est pas interdit de penser, non plus, que, sans la communauté maronite, à laquelle appartient Antoine Basbous, il n'y aurait pas eu de résistance libanaise digne de ce nom aux empiètements palestiniens ou aux faits accomplis syriens. Les auteurs ont le non-conformisme de penser que le nationalisme libanais, le "libanisme", développé autour du noyau maronite, donnerait aussi du fil à retordre au dernier en date des envahisseurs : l'Israélien – si celui-ci s'éternisait au Liban. C'est pour cela qu'ils ont mis comme sous-titre à leur ouvrage : "Le Liban entre le lion de Juda et le lion de Syrie". Le nom du dictateur syrien, El Assad, signifie "le lion" et Sadate l'avait surnommé ironiquement "le Lion de la Grande Syrie". Pour Damas tout est dans ces deux derniers mots, au mépris de la farouche tradition d'indépendance que les maronites opposèrent pourtant aux colonisateurs musulmans dès le septième siècle. Annie Laurent et Antoine Basbous illustrent avec force citations, entretiens et documents l'obsession unioniste de la Syrie. Un "État druze" ? L'invasion israélienne, qui a privé les Palestiniens de leur domaine sud-libanais, a réduit l'influence syrienne mais elle a aussi ajouté un occupant. Un occupant qui, on ne l'a pas assez souligné, n'a pas été au début accueilli comme tel par d'autres communautés, non chrétiennes, ainsi les musulmans chiites ou druzes. L'idée d'un "État druze" au Liban, naturellement sous "protection" israélienne, reste dans l'air malgré l'opposition du principal chef druze libanais Walid Joumblatt. Dans ce jeu, les grandes puissances essaient de placer leurs pions. Si les auteurs négligent trop les ambitions soviétiques et font exagérément confiance aux Américains pour remettre en selle le Liban, ils se livrent en revanche à une analyse qui ne néglige aucun détail des positions françaises, du général de Gaulle à M. François Mitterrand. Après avoir trouvé des similitudes entre l'attitude des deux hommes d'État, fondée sur le respect de l'intégrité libanaise, Annie Laurent et Antoine Basbous constatent une "déviation" en faveur des Palestiniens, due sans doute à l'influence du Quai d'Orsay, très peu libanophile sous M. Claude Cheysson. Nos deux jeunes chercheurs estiment que l'attitude passée de Paris se répercutera longtemps encore sur les intérêts français au Liban, notamment dans le domaine culturel. L'enjeu, là, n'est plus entre les deux lions voisins, mais entre le coq gaulois et l'Oncle Sam." (J.-P. Péroncel-Hugoz, Le Monde, 1983) Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.‎

Phone number : 01 43 54 43 61

EUR60.00 (€60.00 )

‎[Par Thibaud Ancelin, Chez Pierre Petit-Pas] - ‎ ‎ARNAULD, Antoine ; LA MARTELIERE, Pierre de ; LOISEL, Antoine ; BOUTILLIER, Denis ; TALLON, Omer‎

Reference : 65724

(1594)

‎Plaidoyé de M. Antoine Arnauld advocat en Parlement, et cy devant Conseiller & Procureur general de la defuncte Roine mère des Roys : pour l'Université de Paris demanderesse, contre les Iesuites defendeurs, des 12 &13 Juillet 1594 [ Suivi de : ] Plaidoyé de Me Pierre de La Marteliere, Advocat en la Cour, fait en Parlement, assisté de Mes Antoine Loisel, Denis Boutillier, Omer Tallon anciens Advocats, les grand Chambre, Tournelle, & de l'Edict assemblées les dix-septiesme & dix-neuviesme Decembre, mil six cens unze, Pour le recteur et Université de Paris, deffendeurs & opposans. Contre les Jésuites Demandeurs, & requerans l'entherinement des lettres patentes par eux oobtenuës, de pouvoir lire & enseigner en ladite Université [ Suivi de : ] Le Franc et Véritable discours au Roy, sur le restablissement qui lui est demandé pour les Jésuites‎

‎1 vol. petit in-4 (161 x 105 mm. en marges) reliure de l'époque pleine basane marron, dos à 5 nerfs orné : Plaidoyé de M. Antoine Arnauld advocat en Parlement, et cy devant Conseiller & Procureur general de la defuncte Roine mère des Roys : pour l'Université de Paris demanderesse, contre les Iesuites defendeurs, des 12 &13 Juillet 1594, Par Thibaud Ancelin, A Lyon, 1594, 58 folios [ Suivi de : ] Plaidoyé de Me Pierre de La Marteliere, Advocat en la Cour, fait en Parlement, assisté de Mes Antoine Loisel, Denis Boutillier, Omer Tallon anciens Advocats, les grand Chambre, Tournelle, & de l'Edict assemblées les dix-septiesme & dix-neuviesme Decembre, mil six cens unze, Pour le recteur et Université de Paris, deffendeurs & opposans. Contre les Jésuites Demandeurs, & requerans l'entherinement des lettres patentes par eux oobtenuës, de pouvoir lire & enseigner en ladite Université, Chez Pierre Petit-Pas, A Paris, 1612, 2 ff., 90 pp. et 1 f. n. ch. [ Suivi de : ] Le Franc et Véritable discours au Roy, sur le restablissement qui lui est demandé pour les Jésuites, s.n., s.l.n.d., 123 pp.‎


‎Rare réunion de ces trois pièces importantes pour l'histoire des querelles opposant le Parlement de Paris et la Compagnie de Jésus. Père du Grand Arnauld, Antoine Arnauld (1560-1619) est l'auteur du premier et du troisième titre de ce recueil. Le "Plaidoyé de Me Pierre de La Marteliere" est bien complet, le dernier feuillet M2 ("Arrest intervenu sur la Plaidoirie") faisant suite aux pages 89-90 (feuillet M). Etat très satisfaisant (mouill. dans le premier titre avec petites restaurations au f. de titre, petit mq. en coiffe sup., bon état par ailleurs). ‎

Phone number : 09 82 20 86 11

EUR950.00 (€950.00 )

‎GACHET RENE, DRIGEARD SEVERINE, LE BAS ANTOINE‎

Reference : R110034763

(1996)

‎VIEILLES MAISONS FRANCAISES N°161 - EDITORIAL,par Georges Poisson.AVANT-PROPOS,par René Gachet.DEMEURES ARISTOCRATIQUESLES RÉSIDENCES DU POUVOIR,par Séverine Drigeard et Antoine Le Bas.LE PAVILLON DE MUSIQUE DE MESDAMES À BELLEVUE‎

‎VIEILLES MAISONS FRANCAISES. FEV 1996. In-12. Broché. Bon état, Couv. convenable, Dos satisfaisant, Intérieur frais. 129 pages. Nombreuses photos en couleur et noir et blanc dans et hors texte.. . . . Classification Dewey : 720-Architecture‎


‎Sommaire : EDITORIAL,par Georges Poisson.AVANT-PROPOS,par René Gachet.DEMEURES ARISTOCRATIQUESLES RÉSIDENCES DU POUVOIR,par Séverine Drigeard et Antoine Le Bas.LE PAVILLON DE MUSIQUE DE MESDAMES À BELLEVUE,par Daniel Soreau.LE FABULEUX DOMAINE DE SAINT-CLOUD,par Séverine Drigeard.MALMAISON EN ÉVOLUTION,par Bernard Chevallier.LE CHÂTEAU DE LA PETITE-MALMAISON,par Stefan Czamecki.DEMEURES DES CHAMPS,par Séverine Drigeard et Antoine Le Bas.LA GRANDE PERSPECTIVE DE MEUDON, par Georges Poisson.LE DOMAINE DE SCEAUX,par Jean-Georges Lavit.DOMAINES DE CHARMEMETTRE LA VILLE À LA CAMPAGNE,par Antoine Le Bas.L'HÔTEL DE GUINES,par le Dr Henri de Frémont.BÂTIR À BOULOGNE DANS LES ANNÉES TRENTE,par Emmanuel Bréon.CHATEAUBRIAND À LA VALLÉE-AUX-LOUPS,par Jean-Paul Clément.LE MUSÉE ALBERT-KAHN,par Jeanne Beausoleil.CÔTÉ JARDINS,par Sophie Cueille, Gabrielle Joudiou et Laurent Michel.LOISIRSESPACE DE LOISIRS,par Antoine Le Bas.INDUSTRIELPREMIERS TRANSPORTS,par Hélène Jantzen.L'INDUSTRIE DU LUXE,par Hélène Jantzen.LES LABORATOIRES DEBAT,par le Dr Jacques Débat.LES CARRIÈRES DE MEUDON,par Élie Gossé.PORCELAINES D'ART,par la manufacture nationale de Sèvres.LE MUSÉE NATIONAL DE CÉRAMIQUE À SEVRES,par Antoinette Hallé.RELIGIEUXUNE TERRE DE MISSION,par Antoine Le Bas.L'ESSOR DU MONDE URBAIN,par Antoine Le Bas.LE RÔLE DU CONSEIL D'ARCHITECTURE, D'URBANISME ET DE L'ENVIRONNEMENT,par Roger Prévôt.L'ÎLE SEGUIN, LA SEINE ET SES COTEAUX,par Daniel Soreau.PROTÉGER LES MONUMENTS HISTORIQUES,par Jean-Yves Le Corre.TOURISMELE HANGAR Y,par Georges Poisson.CARTELE MUSÉE DES ANNÉES 30, par Emmanuel Bréon.LE MUSÉE HISTORIQUEDU DOMAINE NATIONAL DE SAINT-CLOUD,par Odile Schmitz.LA VIE EXEMPLAIRE D'ALEXANDRE LENOIR,par Pierre de Lagarde.LES TÉNIÈRES DE BEAUVAIS,par Jacqueline Boccador.VARIATION SUR L'ART TOPIAIRE,par Laurent Michel.QUAND BALZAC SE CACHAIT À PASSY,par Blandine Corbaux-Saboureau.FISCALITERevenus fonciers. Régime des monuments historiques privés, par Richard Beauvais.L'ASSURANCE RESPONSABILITÉ CIVILE. L'EUROPE. EXPOSITIONS. PATRIMOINE. LIVRES. LU PAR ÉRIC OLLIVIER.FRIENDS OF VMF. VMF JEUNES. BRÈVES. ACTIVITÉS DÉPARTEMENTALES. CARNET. LISTE DES DÉLÉGUÉS. ANNONCES. Classification Dewey : 720-Architecture‎

Logo SLAM Logo ILAB

Phone number : 05 57 411 411

EUR19.80 (€19.80 )

‎ESPEISSES ( Antoine d ' )‎

Reference : 238

‎LES OEUVRES DE M. ANTOINE D ' ESPEISSES ADVOCAT ET JURISCONSULTE DE MONTPELLIER où toutes les plus importantes matières du droict romain sont méthodiquement expliquées & accomodées au droict françois confirmées par les arrests des cours souveraines & enrichies des plus utiles doctrines des autheurs anciens & modernes ‎

‎Lyon Chez Jean Antoine Huguetan 1666 ( E. O. ? ) 2/3 vol. grand in-6 ( 36 x 23 cm ) ( poids = 4,4 kg ) MANQUE LE VOL. 1 .T. , (3) ff. , 710 pp. + t. , (3) ff. , 476 pp. , (130) ff. . Chaque vol. contient : Table des titres et des sections , Privilège du Roy , Extrait du privilège de Monseigneur le Vice-Légat d ' Avignon ; le vol. 2 contient : Traicté des successions testamentaires et ab-intestat , Traicté de l ' ordre judiciaire observé es causes civiles , Practique criminelle ; le vol. 3 contient : Traicté des droits seigneuriaux , Traicté des tailles et autres impositions ; Traicté des bénéfices ecclesiastiques ; Table générale des matières ( 130 ff. ) . Titre en rouge et noir avec grande marque typographique . En-têtes , lettrines , grands culs-de-lampe . Plein veau brun granité de l' époque . Dos à 6 nerfs , caissons dorés , titre et tomaison dorés . Des frottés et éraflures ; de petits manques de cuir au plat inférieur du vol. 2 , au dos du vol. 3 et sur les coupes . Coiffes du vol. 3 abîmées ou lacunaires . Un caisson du vol. 2 a partiellement perdu sa dorure . Au vol. 2 : une tâche d ' encre marginale sur les 6 ou 7 premiers ff. , une mouillure claire surtout marginale ds presque tout le vol. , mais en s' assombrissant sur les 30 derniers ff. , p. 616 ch. 516 . Au vol. 3 : une tâche marginale au f. 115-116 , une tâche d ' encre marginale sur 2 ff. de la Table générale , mouillure claire ds la Table générale s ' assombrissant sur les 20 derniers ff. .‎


‎Antoine d ' ESPEISSES parfois orthographié DESPEISSES ( Montpellier 1595 - id c.1658 ) avocat au Parlement de Paris , puis dans sa patrie . Nos 2/3 vol. font peut-être partie de l ' édition originale , puisque Camus et Dupin dans " Bibliothèque choisie des livres de droit ... " ( 1819 , p. 295 , n° 1001 ) hésitent entre 1665 et 1666 , pour l ' édition originale . Issu d' une dynastie d ' imprimeurs libraires lyonnais , Jean Antoine II HUGUETAN ( 1619 -1681 ) , fils et successeur de Jean Antoine I Huguetan , était " l ' un des plus grands libraires de Lyon spécialisé dans les éditions monumentales qu' il publia en collaboration avec Antoine Ravaud " . ( Martin et Chartier , " Livre , pouvoirs et société à Paris au XVIIIème siècle , 1598- 1701 , vol. 2 , p. 745 ) . La marque typographique a été créée par Jean Antoine I Huguetan : dans un cartouche décoré de guirlandes de fruits , une main sortant d ' une nuée porte une sphère armillaire , entre les statues de Ptolémée et d ' Euclide qui tiennent des compas ; sur un phylactère est inscrite la devise " Universitas rerum ut pulvis in manu Iehovae " ( l ' universalité des choses est comme de la poussière dans les mains de Dieu " ; au bas , monogrammes de J. A. Huguetan et de M. A. Ravaud qui était son beau-frère , d' après la BnF . ‎

Librairie ancienne Tonon - Saint-Hilaire de Lusignan

Phone number : 05 53 48 62 96

EUR200.00 (€200.00 )

‎Caillot, Antoine, Claude-Antoine Chambelland,C.-M. Morin,Chateaubriand, François-Rene de‎

Reference : 18044

Livres Anciens Komar - Meounes les Montrieux

Phone number : 33 04 94 63 34 56

EUR150.00 (€150.00 )

‎Antoine de Saint-Exupéry‎

Reference : CZC-9533

‎Lettres de jeunesse 1923-1931 ‎

‎Préface de Renée de Saussine volume in-8, 180x120, relié demi cuir à coins, nom au stylo du précédent propriétaire, 150pp, très bel état. Paris, Gallimard, achevé d'imprimé le 24 juillet 1953 ( Mention de 50e édition) De 1923 à 1931, Antoine de Saint-Exupéry écrit de nombreuses lettres particulièrement touchantes à Renée de Saussine dit « Rinette ». De trois ans son aînée, Renée de Saussine lui est présentée par son frère Bertrand, condisciple d’Antoine au lycée Saint-Louis. Une amitié affectueuse lie Antoine à Renée et traverse les années. Parfois, lorsqu’il se trouve loin d’elle, il lui téléphone. Ne la trouvant que rarement, il lui écrit de nombreuses lettres. Vingt- cinq lettres d’Antoine de Saint-Exupéry à Renée de Saussine ont été publiées dès 1953 sous différents titres : « Lettres à l’amie inventée », « Lettres de jeunesse », « Lettres de jeunesse à l’amie inventée ». Le jeune homme souffre de solitude amoureuse après la rupture de ses fiançailles avec Louise de Vilmorin. Il croit pouvoir trouver l’affection qu’il recherche auprès de Rinette, qui fait semblant de l’ignorer. Il trouve en Rinette, une confidente à la fois proche et inaccessible. Les déclarations voilées alternent avec des reproches moins dissimulés concernant la vie mondaine de Renée qui ne trouve pas le temps de lui répondre. Des dithyrambes littéraires destinées à séduire la jeune fille, apparemment trop frivole, succèdent à des confessions concernant les déceptions d’une vie trop morne avant de déboucher sur des projets d’avenir exaltants. Dans une lettre de 1926, il confie: « J’ai grand besoin d’une amitié à qui confier les petites choses qui m’arrivent. Avec qui partager. Je ne sais pas pourquoi je vous choisis. Vous êtes si étrangère. (…) Je m’écris peut-être à moi-même » Antoine de Saint-Exupéry et Renée de Saussine partagent le même intérêt pour la littérature et les spectacles. Dans sa première lettre, Antoine donne des conseils à Rinette a propos du conte qu’elle lui a confié et cite Dostoïevski. Dans une autre lettre, il s’exprime sur sa conception de la littérature et s’offusque que l’on compare Luigi Pirandello et Henrick Ibsen. Ses premières lettres sont postées des villes qu’il prospecte depuis qu’il est représentant des camions Saurer. Il décrit ses voyages en voiture et les mœurs de province. Il aime raconter des anecdotes comme celle de son chapeau perdu sur un pont à Argenton, et de la discussion avec la jeune modiste du magasin qui lui en vend un nouveau. Il reproche parfois à son amie sa mondanité et il regrette de ne pas être « un beau gigolo avec une belle cravate et une magnifique collection de disques de gramophone ». Il la sens beaucoup plus proche quand, seul, il la « fabrique » à son gré : « C’est peut-être parce que je vous invente que je tiens tellement à vous. » Plus tard, il rejoint Toulouse où est basée la compagnie Latécoère qui vient de l’engager. Il raconte sa vie de pilote et ses voyages en Espagne, au Maroc et au Sénégal. Il décrit ses sensations au moment où son avion en panne est sur le point de s’écraser. Loin de Paris, ses amis lui manquent. Il s’ennuie d’elle et des soirées passées en sa compagnie. Hélas, elle ne répond que rarement à ses lettres et ce silence le fait souffrir. Muté à Buenos où il ne se plait guère, il se réjouit de recevoir son mot qui lui remémore « mille choses adorables et oubliées ». Directeur d’exploitation de l’Aeroposta argentina, filiale de l’Aéropostale, il détaille son travail et ses responsabilités, décrit son appartement et son quotidien. Sa dernière lettre date de 1931 et est écrite d’Agay où demeure sa sœur Gabrielle entourée de sa famille. Elle correspond à la période de son mariage avec Consuelo mais il ne fait aucunement mention de cet événement à Rinette. ref/240‎


‎Antoine de Saint-Exupéry, né le 29 juin 1900 à Lyon et disparu en vol le 31 juillet 1944 au large des côtes marseillaises, est un écrivain, poète, aviateur et reporter français. Né dans une famille de la noblesse française, il passe une enfance heureuse malgré les morts prématurées de son père et de son frère.‎

Phone number : 06 35 23 34 39

EUR115.00 (€115.00 )

‎ANTOINE DE LA BOULAYE SIEUR DE MARILLAC, ÉTROUSSAT (ALLIER)‎

Reference : 28557

(1736)

‎MÉMOIRE DE TOUS LES HÉRITAGES QUI SE DOIVENT PARTAGÉS SUITE AU DÉCÈS D'ANTOINE DE LA BOULAYE SIEUR DE MARILLAC ENTRE ANTOINE, MARIE ET FRANCOIS DE LA BOULAYE SIEUR DE MARILLAC , (ÉTROUSSAT - ALLIER) le 20 JANVIER 1736‎

‎ÉTROUSSAT - ALLIER 1736 un document Original de 4 pages, constitué d'1 grande page pliée en deux , manuscrit à l'encre brune sur papier vergé crème ligné filigrané, format : 18 x 26 cm, MÉMOIRE DE TOUS LES HÉRITAGES QUI SE DOIVENT PARTAGÉS SUITE AU DÉCÈS D'ANTOINE DE LA BOULAYE SIEUR DE MARILLAC ENTRE ANTOINE, MARIE ET FRANCOIS DE LA BOULAYE SIEUR DE MARILLAC , (ÉTROUSSAT - ALLIER) le 20 JANVIER 1736, ‎


‎UNIQUE .... BIEN LISIBLE .... en BON état (good condition). trés bon état ‎

Phone number : 06 81 28 61 70

EUR200.00 (€200.00 )
1 2 3 4 ... 155 306 457 608 ... 611 Next Exact page number ? OK
Get it on Google Play Get it on AppStore
Search - antoine h
The item was added to your cart
You have just added :

-

There are/is 0 item(s) in your cart.
Total : €0.00
(without shipping fees)
What can I do with a user account ?

What can I do with a user account ?

  • All your searches are memorised in your history which allows you to find and redo anterior searches.
  • You may manage a list of your favourite, regular searches.
  • Your preferences (language, search parameters, etc.) are memorised.
  • You may send your search results on your e-mail address without having to fill in each time you need it.
  • Get in touch with booksellers, order books and see previous orders.
  • Publish Events related to books.

And much more that you will discover browsing Livre Rare Book !