Paris, Jean Richer, 1584. In-12 (134 x 77 mm), 8 ff. n. ch., 301 ff., 1 f. n. ch. Chagrin vert, double filet doré d'encadrement sur les plats, dos à nerfs richement orné, titre, auteur et date dorés, filet doré sur les coupes, tranches rouges, petite tache marginale au verso du feuillet 151 et au recto du feuillet 152, petit manque de papier au coin inférieur du feuillet 198, deux traits d’encre dans la marge au feuillet 217 (reliure du XIXe siècle).
L'excellente traduction française par Claude Mignault (Talant, 1536–Paris, 1606), accompagnée de ses commentaires importants et de la vie de l’auteur.Les commentaires des Emblèmes apparurent après la mort d’André Alciat. “Celui du juriste Claude Mignault, publié pour la première fois à Paris en 1571 par Denys Dupré, étant le plus riche” (Andenmatten). Sa traduction accompagnée de ses commentaires fut publiée pour la première fois en 1583. Elle est, selon Brunet, “meilleure et plus exacte que les deux précédentes” traductions françaises. Elle fut rééditée en 1584 et 1587. Les exemplaires de ces trois éditions sont très rares.“Il existe jusqu’à présent plusieurs commentaires et traductions des emblèmes, mais très peu en langue française" (Andenmatten). Cet ensemble de poèmes allégoriques en latin d’inspiration mythologique comprend 211 emblèmes illustrés, gravés sur bois, organisés suivant un classement thématique : Dieu et la religion, les vertus, les vices, l’amour, la paix, le mariage…, et les arbres. Chaque emblème associe un titre, une gravure sur bois et une épigramme latine traduite en français qui permet d’expliciter l’image et de suggérer un sens moral — association de trois éléments "à laquelle l’école allemande a donné le nom d’emblema triplex" (Pierre Laurens). L'édition comprend un portrait d’Alciat gravé sur bois.André Alciat (Alzate, 1492-Pavie,1550) fut fondateur du droit humaniste, enseignant à Avignon et Bourges : "A la fois grand juriste, savant antiquaire et au surplus poète, inventeur d’une forme inédite qui rencontra un grand succès auprès d’un public lettré" (Pierre Laurens). Le protocole initié par Alciat, titre, image, texte, "devient immédiatement la caractéristique des livres d’emblèmes" (Pierre Laurens). Ce nouveau genre emblématique se développa au XVI et XVII et fut prisé par les humanistes, les poètes et les religieux. "Alciat condense les précieux trésors de sagesse et d’érudition de l’Antiquité dans une forme poétique" (Anne-Angélique Andenmatten). "Les Emblèmes d’Alciat pouvaient apparaitre comme des "épigrammes hiérogliphyques", équivalent moderne, humanistique, des Hyeroglyphica d’Horapollo, découverts en 1419 à Andros, édités en grec pour la première fois en 1505 par Alde, traduits et commentés par Fasanini, qui fut le maître d’Alciat à Pavie" (Pierre Laurens). Ex-libris manuscrit au monogramme "JC", daté de 1620.Bel exemplaire bien relié.Anne-Angélique Andenmatten, Les Emblèmes d’André Alciat, édition Peter Lang, thèse 2017, pp. 35-127-133. Pierre Laurens, L'invention de l'emblème par André Alciat et le modèle épigraphique : le point sur une recherche, Comptes rendus des séances de l'Académie des Inscriptions et Belles-Lettres, 2005 pp. 884-886-898. Brunet, I, col. 149.
ALCIATO Andrea [ou ALCIATI ou ALCIAT André], MIGNAULT Claude (commentaires)
Reference : 118023
(1583)
Paris de Marnef, Cavellat 1583 in-8 Parisiis [Paris], Apud Hieronymum de Marnef, & Viduam Gulielmi Cavellat sub Pelicano monte D. Hilarij., 1583, 1 volume in-8, [8] ff., 717 pages, complet des 211 emblèmes mais le dernier feuillet manque (marque de l'imprimeur). Reliure pastiche imitation XVIIIe, plein cuir marbré, dos à cinq nerfs portant titres dorés sur pièce de cuir orangé, caissons ornés, gardes marbrées. Coiffes absentes, coupes et coins très frottés, manque une bande de 2 cm au bas de la page de titre, coutures des cahiers apparentes au milieu du volume, traces marginales sur le dernier tiers du livre sans atteinte au texte, sinon état satisfaisant, fraîcheur des bois gravés.
Juriste et humaniste d'origine italienne, Andrea Alciato noue des liens avec Erasme et Guillaume Budé. Il est l'auteur de ce recueil d'allégories, l'Emblematum Liber, qui est son oeuvre la plus connue, publié pour la première fois en 1531. Le livre sera réédité de nombreuses fois et fait d'Alciat le créateur d'un nouveau genre littéraire au XVIe, celui de l'emblème.Il s'agit ici de la première édition parisienne des Emblèmes, avec le commentaire de Claude Mignault. Édition "pirate" publiée 17 jours après l'expiation du privilège, sans le consentement de Mignault. Merci de nous contacter à l'avance si vous souhaitez consulter une référence au sein de notre librairie.
Paris, Jean Richer, 1601 ; in-8, 24 ff. + 968 pp. + 15 ff, reliure plein velin d'epoque, pièce de titre orange (dos état moyen). André Alciat, écrivain et humaniste italien du XVIème siècle de langue latine, connaît aussi bien l'histoire que le droit. Il a correspondu avec Erasme et a enseigné en Italie (Pavie, Bologne et Ferrare) et en France (Paris et Bourges). Son livre Emblemta est inspiré des Adages d'Erasme, il est illustré de 210 vignettes, et mesure 55 x 53 mm. Ce livre est un des premiers livres d'emblèmes paru. Une question se pose : chaque page possède son image, un titre et quelques vers, L'Emblème est-elle le titre l'image ou les vers ? La question peut se poser, car presque tous les livres d'emblèmes utilisent la même structure. Bon état.
[Petri Pernae Froben Nicolas Episcopius] - ROSINUS, Johann [ ROSZFLED, Johann ] ; WALDKIRCH, Conradum ; RHENANUS, Beatus ; GELENIUS, Sigismundus ; ALCIAT, André
Reference : 26569
(1552)
Romanarum Antiquitatum Libri Decem Exvariis Scriptoribus Summa fide singularique diligentia collecti, a Ioanne Rosino Bartholomaei F., cum indicibus locupletissimis, [suivi de : ] Notitia Utraque cum Orientis tum Orientis ultra arcadii honoriique Caesarum tempora, illustre vetustatis monumentum, ensemble en 1 vol. in-folio reliure de l'époque anciennement restaurée demi-basane marron, dos à 6 nerfs, Ex Officina Haeredum Petri Pernae, Basileae, 1583 , 12 ff. n. ch., 491 pp. et 32 ff. n. ch. (tables), collation : ()6, ()()6, a8, b-z6, A-O6, P4, Q-Y6, Z8 et Apud Hieronymum Frobenium et Nicolaum Episcopium, Basileae, 1552, 108 ff. n. ch. collation : *8, a-o6, p4, q-r6 avec plus de 100 bois gravés
Edition originale pour chacun des deux titres. Le premier ouvrage propose notamment plusieurs illustrations de Rome, dont un plan en double page, une vue des thermes de Dioclétien ou le plan d'un camp romain en double page. Très richement illustré, le second ouvrage propose, en édition originale, un répertoire illustré du personnel de l'administration impériale d'orient et d'occident. With the "Notitia Utraque", in the first complete and illustrated edition of the Notitia dignitatum, a list of high officials of the Roman empire in about 400 A.D. Etat satisfaisant (sans pages de garde, le dernier feuillet débroché, exemplaires collationnés et bien complets, dos abîmé, coupes frottées, travail de vers en marge intérieure sur 3 cahiers, affectant notamment le plan de Rome). Brunet, IV, 1398 ; Adams N 354
Lille, aux amateurs de livres, 1989. In-8°, 8 ff.-276 pp.-4 ff.-191 pp., intérieur frais. Reliure pleine percaline bleu, étiquette de titre contre-collée au plat sup., étiquette d'auteur contre-collée au dos (qqs. traits blancs au plat inf.). Bel exemplaire sinon.
A Lugduni, Gulielmi Rouillij, 1614. Fort in-12 (17 x 11 cm) reliure plein velin du temps, titre manuscrit sur le dos, Lyon, Apud Hæredes Gulielmi Rouillii, 1614. Lyon, Apud Hæredes Gulielmi Rouillii, 1614. Fort In/8, plein vélin du temps (un mors int. dét.), 20 f. non ch., 818 p., 11 f. (index). Illustré de 213 d'emblèmes gravées in-texte
Andrea Alciato (ou Alciati), connu sous le nom d'André Alciat en français et d'Andreas Alciatus en latin, (1492 - 1550) jurisconsulte et écrivain italien de langue latine, émule d'Ulrich Zasius et de Guillaume Budé. Il fut l'un des premiers représentants du courant dit de l'humanisme juridique. Il était un correspondant d'Érasme. Ses Emblemata s’inspirent des Adages d'Érasme pour leur composition en forme de collection et pour leur constante référence à l’antiquité. Les deux recueils connurent un vif succès dès leur parution et fournirent aux hommes de la Renaissance des modèles et des clés qu'ils allaient utiliser dans leur vie intellectuelle et sociale. Son œuvre la plus connue sont les Emblèmes (Emblemata), recueil d'allégories en vers latins sur des sujets moraux, qui eut beaucoup de succès en Europe.
Lugd., Lugd., apud. Math. Bonhomme 1551 In-12, pleine basane, dos lisse, filets et fleurons, roulettes sur les plats rel. post, 226- 6 pp. 211 brois gravés. Restauration du titre, marges rognées avec lég. atteinte du texte. Infime accroc en coupe au 8 derniers ff. Quelques brunissures éparses.
Surnommé Justinopolitanus, Andrea Alciato (1492-1550) fut un des premiers représentants du courant dit de l'humanisme juridique. Son œuvre la plus connue sont ces Emblèmes (Emblemata), recueil d'allégories en vers latins sur des sujets moraux, inspirées de l'Antiquité, qui eut beaucoup de succès en Europe. La première édition proposée avec l'autorisation de l'auteur parut en France en 1534. Il existe des éditions non illustrées, mais le modèle qui s'impose est celui d'une page tripartite : chaque emblème consiste en un titre, une image, et un texte latin en vers. Les éditeurs successifs ont toujours maintenu cette formule, qui est devenue une caractéristique du genre. Le recueil d’Alciat lança la mode des recueils d’emblèmes, qui allaient devenir l’un des genres les plus féconds de la Renaissance européenne. Bon état d’occasion
Paris imprimerie de Jean Richer 1602 in 12 (18x11,5) 1 fort volume reliure plein vélin restauré, dos à nerfs, la page de titre manque, 23 feuillets liminaires non chiffés, 968 pages, et feuillets d'index rerum non chiffrés in fine, illustré de 230 gravures sur bois à mi-page, mouillures claires sur plusieurs cahiers du texte (parfois marginales)
Assez bon Couverture rigide