Petit format. Couverture souple.126 pages. Papier jauni mais bon état. Une expédition par Mondial Relay vous sera proposée 1951 NRF Gallimard
Format moyen, couverture souple. 384 pages. Quelques illustrations n/b. Papier jauni mais en bon état. Exemplaire non coupé. Une expédition par Mondial Relay pourra vous être proposée 1948 NRF Gallimard
format moyen, couverture souple. 112 pages. Papier jauni mais bon état. Exemplaire non coupé. Une expédition par Mondial Relay vous sera proposée 1946 Ides et Calendes
petit format, couverture souple.55 pages. Un des deux cent exemplaires dur velin de rives. Ici le 22 . Papier jauni. Une expédition par Mondial Relay vous sera proposée 1946 Charlot
Petit format couverture souple.256 pages. Légerement jauni mais bon état. Une expédition par Mondial Relay vous sera proposée 1954 Mercure de France
2 forts volumes. Format moyen, cartonnés. 981 + 987 pages. Tome 1. les cahiers d'André Walter. Les poésies d'André Walter. Les nourritures terrestres. Les nouvelles nourritures. Souvenirs de la cour d'assises. Si le grain ne meurt. Journal 1889 à 1916. tome 2:Journal 1971 à 1949. feuillets d'automne. Et unc manet in te. Ainsi soit il ou les jeux sont faits. Illustrations de Dunoyer de Segonzac, Pberger. Y Brayer. Brianchon. Chapelain Midy. Clairin. A Clavé. Fontanarosa. Grau Sala. A. Jordan. E. Lascaux. R Oudot. F. Savel. J. Thevenet. . Reliure d'après une maquette de Paul BONET. L'ensemble en bon etat. Une expédition par Mondial Relay pourra vous être proposée 1952 Gallimard
N° 1 - Février 1952 - Cahiers trimestriels - Administrateur : Wladimir De Goghnieff - in-8 Broché - 102 pages
Papier légèrement jauni - Déchirure avec manque de papier sur la moitié supérieur du dos - intérieur propre - non massicoté
Paris, Société du Mercure de France, 1902. In-12 de 257-[3] pages, demi-maroquin bordeaux, dos à 4 nerfs orné de fleurons et du titre dorés.
Édition originale de l’une des oeuvres les plus significatives de Gide, qui « consacra son originalité et sa maîtrise aux yeux du public lettré » (En français dans le texte, n°330). "Pourquoi je tire l'Immoraliste à trois cent exemplaires?... Pour dissimuler un tout petit peu ma mévente" nota Gide dans son Journal, le 8 janvier 1902.Exemplaire sur beau papier vergé d'Arches (unique tirage à 300 exemplaires), agrémenté d'un envoi autographe signé "à... son ami, André Gide", mais l'ami en question a mis un grand soin à effacer son nom. Il s'agit de Maurice Quillot,condisciple de Pierre Louÿs à Janson-de-Sailly en 1888-1889 avec Marcel Drouin et Maurice Legrand, le futur Franc-Nohain. Louÿs présenta ses nouveaux amis à Gide et tous les cinq contribuèrent à Potache-Revue, petit journal farceur fondé par Quillot. En 1892 Quillot publia "Le Traité de la Méduse" (qui était dédiée à André Gide) et un roman, "L’Entraîné". Puis il dut quitter Paris et ses rêves de gloire littéraire pour aider son frère dans l’administration d’une laiterie située à Montigny près de Dijon. C’est là que Gide fit un bref séjour chez Quillot en juillet 1892. Deux ans plus tard Gide donnera une généreuse aide matérielle à son ami pour renflouer son entreprise alors en difficulté. En 1897 Gide lui dédia "Les Nourritures terrestres". Le dernier ouvrage de Quillot fut "La Fille de l’homme" (Fontemoing, 1914), roman préfacé par Pierre Louÿs. Né le 14 novembre 1870 à Draguignan, Maurice Quillot mourut le 29 février 1944 à Dijon.Au verso de la page de garde se trouve le tampon de la bibliothèque de Lugné-Poe. En français dans le texte, n° 330; Talvart & Place, VII, 42; Naville, 46; André Gide & Henri de Régnier, Correspondance 1891-1911. HORAIRE ESTIVAL : DU LUNDI 27 JUILLET AU SAMEDI 21 AOUT NOUS SERONS OUVERTs UNIQUEMENT SUR RENDEZ-VOUS.
Paris, Administration Spéciale des Funérailles, 1880, 1 1 feuillet.
Paul Gide, né à Uzès, descendant d'une austère famille huguenote, qui cultivait le souvenir des Dragonades et l'esprit de résistance. Il est le père de l'écrivain André Gide.Noms et familles citées: Gide, Rondeaux, Démarest, Granier, Briançon, Femvick, Widmer, Comte et comtesse de Flaux, Pascal, le Pasteur Salles, Fabre, le Pasteur Guillaume Granier, Nouguier, la Baronne de Feuchères, Farret de la Mairie, Dufresne, Prétavoine, Joly de Bammeville, Maurenq de Bammeville, Join-Lambert.
Belle lettre au pote carcassonnais Franois-Paul ALIBERT, ami de longue date d'Andr Gide qu'il avait rencontr en 1907. Gide fera ...limpossible pour venir passer prs de toi quelques jours, fin Octobre. Que ne puis-je te retrouver plus tt ! Ce petit voyage en auto et t merveilleux, et hier je dlibrais, examinant si je ne pouvais te rejoindre Toulon ou Marseille... Mais je me dois dabord Cuverville... pour rejoindre son pouse.Revenant une discussion antrieure, il prcise : ...Jespre que tu ne tes pas mpris : au-del ne voulait pas dire au dessus . Je nai jamais eu la prtention de dominer la situation . Simplement, la vie continuant, jai pass outre ; et, une fois doubl cet affreux cap des temptes, ne me suis plus jamais senti tout fait le mme quauparavant. Depuis, je te lai dit, il me semble que je ne fais plus que semblant de vivre et la mort ne me fera plus tomber de bien haut...Il enchane : ...Je dois voir Malraux ces jours-ci [...]. Ce que tu me dis de notre prjug classique me ravit, et de ce besoin de ne rien dire que par rticence. Oui, cest exactement contre cela que je me retourne aujourdhui. Mais toute ta lettre mexalte et chauffe blanc mon dsir, mon besoin de te revoir...En post-scriptum, il ajoute : ...Je tai fait adresser Carcassonne un Contes damour des Samouras [de Saikakou Ebara, traduit en franais pour la premire fois en 1927 par Ken Sato]... Il lui signale une ...amusante coquille dans tes Jeux deaux de la Villa dEste [...]. Au lieu dAmintas de Tasse, par mimtisme sans doute, tu as mis Amyntas...Enfin : ...Excellent tout ce que tu dis de dAnnunzio...Gide note dans son Journal la date du 30 octobre 1927 : Je nai pas un ami avec lequel je me sente plus parfaitement mon aise, cest--dire avec qui je doive prendre moins de prcautions pour parler .Franois-Paul Alibert (n Carcassonne, 1873-1953) est un pote, crivain et dramaturge. Proche des potes du renouveau noclassique l'aube du XXe sicle, il se rclamait de l'cole romane et de Jean Moras. Fr.-P. Alibert publia son premier recueil de posies L'arbre qui saigne , en 1907, l'anne o il rencontra Andr Gide. Ce dernier resta son ami pendant quarante ans. Gide organise chaque anne un voyage dans le Midi avec Alibert au cours duquel les deux amis partagent leurs dcouvertes littraires et leur got pour les amours " corydoniennes ". Entre temps, les deux hommes changent une trs riche correspondance (publie en 1982). Son ?uvre compte une quarantaine de titres auxquels on peut ajouter deux rcits rotiques. Il fut plac par ses contemporains la hauteur de Paul Valry. Retrait de ladministration en 1933, Alibert va se consacrer au Thtre de la Cite, le thtre antique de Carcassonne, dont il devient en 1930 le directeur.Bibliographie : Correspondance dAndr Gide et de Franois-Paul Alibert : 1907-1950 , dition tablie, prsente et annote par Claude Martin (Lyon, Presses universitaires de Lyon, 1982) ; celle-ci recense plus de 400 lettres de Gide Franois-Paul Alibert.
Paris NRF Gallimard 1972-1989 Quatorze forts volumes in-8 brochés, couverture bleue, série complète du numéro 1 au numéro 14. Quelques dos légèrement insolés, néanmoins bel ensemble.
Tome 1: Les débuts littéraires d'André Walter à l'Immoraliste; Tome 2: Correspondance André Gide - François Mauriac (1912-1950); Tome 3: Le Centenaire; Tomes 4 à 7: Les Cahiers de la Petite Dame (1918-1951); Tome 8: Correspondance André Gide - Jacques-Emile Blanche (1892-1939); Tomes 9 à 11: Correspondance André Gide - Dorothy Bussy (juin 1918-janvier 1951); Tomes 12 et 13: Correspondance André Gide - Jacques Copeau (décembre 1902-octobre 1949); Tome 14: Correspondance André Gide - Valery Larbaud (1905-1938). La librairie est ouverte du mardi au samedi de 9h30 à 12h30 et de 13h30 à 19h00. Commandes par courriel ou téléphone. Envoi rapide, emballage soigné.
9 janvier 1918, [Cuverville]. L.A.S.[à André]; 3 pages in-12 (170 x 108).
Lettre adressée à l’écrivain belge André Ruyters (1876-1952) ami de Gide et l’un des six pères fondateurs de La Nouvelle Revue Française, alors en poste (depuis 1916) de secrétaire du délégué du ministre français de la guerre à Londres. Il est l’auteur d’un texte intitulé Les Marginalia de Stendhal publié dans le numéro de novembre 1909 de La Nouvelle Revue Française, peut-être doit-on voir un lien avec la mention de Gide "Ci-joint une lettre pour le Stendhal..."André Gide y évoque un prochain voyage en Angleterre : "Je travaille ferme et ne me permettrai le voyage en Angleterre cet été (et pour y rester assez longtemps je présume) que si j’ai suffisamment de besogne derrière moi. "Il se trouve alors à Cuverville, et travaille à l’un de ses ouvrages les plus controversés: Corydon. Essai dialogué ayant pour thème l’homosexualité et la pédérastie, Corydon ne sera publié sous le nom de l’auteur qu’en 1924 après deux timides tentatives clandestines. L'année 1918 est une année clé dans la vie de Gide; il partira bien en angleterre au mois de juillet jusqu'en octobre avec Marc Allégret dont il est éperdument amoureux. Dans son Journal Marc Allegret évoque, durant cette escapade anglaise, de nombreuses rencontres avec André Ruyters.Cette liaison et plus précisément ce voyage seront à l'origine de la séparation de Gide et de son épouse Madeleine comme il le dévoile dans Et Nunc Manet in te, texte rédigé après la mort de sa femme : " Madeleine a détruit toutes mes lettres. Elle vient de me faire cet aveu. Elle a fait cela, m'a-t-elle dit, après mon départ pour l'Angleterre. Oh ! je sais bien qu'elle a souffert atrocement de mon départ avec Marc ; mais devait-eIle se venger sur le passé ?... C'est le meilleur de moi qui disparaît et qui ne contre-balancera plus le pire. Durant plus de trente ans, je lui avais donné (et je lui donnais encore) le meilleur de moi, jour après jour, dès la plus courte absence. Je me sens ruiné tout d'un coup. Je n'ai plus coeur à rien. Je me serais tué sans effort. " (Et nunc Manet in te, 21 novembre 1918).A la fin de la lettre Gide donne son sentiment sur l'ouvrage de Joseph Conrad Under Werstern eyes. Ainsi pour lui, ce roman "dont les premiers chap. sont passionnants, devient assez décevant par la suite..." Gide et Ruyters avaient avait eu un petit différent à propos de la traduction de Gide de Typhon de Joseph Conrad paru en juin 1918.
André Gide - Lettre dactylographiée signée à Thierry Maulnier - Racine - 1945 Lettre dactylographiée signée d'André Gide, adressée à Thierry Maulnier, datée du 10 Juillet 1945 à Paris. Rédigée sur un feuillet de papier vélin. André Gide y remercie Thierry Maulnier pour l'envoi de son ouvrage Lecture de Phèdre (paru initialement en 1943). Gide y expose son goût de jeunesse pour la critique littéraire (citant Quintilien) et se livre à un commentaire direct du travail de Maulnier. Gide fait preuve d'une grande franchise, reprochant à Maulnier un style "trop bien écrit", l'usage de "mots rares et haut-gradés où de vulgaires troupiers suffiraient", ou encore l'abus du verbe "abolir". Toutefois, il conclut sur un éloge concernant l'analyse que fait Maulnier du célèbre "silence de Racine", qu'il juge d'une importance capitale. Le document comporte de petites corrections typographiques et un ajout manuscrit ("apparition") de la main de Gide. Dimensions : 21 x 27 cm État : Bel état de conservation. Voir photos pour plus de détails. Nombre de pages : 1 page Envoi soigné dans un emballage rigide et étanche.
Charles Gide. Lettre autographe signée, 1882 Économiste et enseignant français Lettre autographe signée de Charles Gide, oncle d'André Gide, datée du 24 Janvier 1882 à Montpellier. Rédigée à l'encre noire sur un double feuillet de papier vergé filigrané. Professeur à la Faculté de Montpellier depuis peu, Charles Gide sollicite des renseignements précis sur la législation suisse. Bien que n'ayant pas de relations directes avec son correspondant, il invoque avec tact la mémoire de son frère, Paul Gide (1832-1880, éminent juriste et père d'André Gide), espérant que les liens passés entre les deux hommes favoriseront une réponse. Dimensions : 13,4 x 21 cm État : Très bel état de conservation. Nombre de pages : 4 pages
Paris Gallimard 1976 2 vol. broché 2 vol. in-8, brochés, couvertures à rabats, 1034 pp., portrait-frontispice, index. Édition originale. Un des 58 exemplaires numérotés sur vélin pur fil Lafuma-Navarre, en excellent état.La relation de Gide et de Ghéon (1875-1944) est littéralement coupée en deux. La première partie correspond à une phase de complicité amicale et littéraire quasi fusionnelle, qui se nourrit de leur même appétit sexuel. Ghéon et Gide seront des compagnons de virées à la recherche de partenaires, allant jusqu’à partager leurs amants. Il n’était pas étonnant dès lors que L’Immoraliste soit dédié à ce « franc camarade ». La devise de Ghéon « Beaucoup, de tout, deux fois » dit l’exubérance d’un homme enthousiaste, dont l’énergie porta Gide. Leur correspondance nous fait entrer dans l’intimité de Gide dont elle embrasse toute la vie littéraire jusqu’en 1915, Ghéon étant un critique avisé au Mercure de France avant de participer activement à l’aventure de La NRF.Mais leur histoire commune se brise durant la Première Guerre mondiale quand Ghéon se convertit et abjure sa vie passé. La perte de cet ami fut douloureuse. Dans une lettre du 9 mai 1920, Ghéon prend acte : « Hélas ! Mon pauvre vieux, comment veux-tu qu’un certain silence n’ait pas tendance à s’établir une fois pour toutes entre nous ? Nous ne vivons plus sur le même plan. Ne pouvant plus pécher, je me tais. Le Ghéon que je fus et que tu regrettes, je l’abomine ; c’est peu dire, je le vomis. » (p. 972) Ghéon se consacra ensuite à une littérature religieuse édifiante, à mille lieux de Gide...Curieusement, c’est à un prêtre du lycée Stanislas qu’il revint de publier cette correspondance, aussi sulfureuse qu’abondante : plus de 850 lettres ! Ghéon les avait conservées pour servir d’exemple : « mes malheureux frères (...) sauront d’où je suis sorti, où je suis entré et je sèmerai en eux un grain d’espoir qui se lèvera » (p. 129). Au décès de Ghéon en 1944, Gide ravive le souvenir du compagnon que Dieu lui avait confisqué, concluant : « Rien dans ma vie, et peut être aussi dans la sienne, ne fut égal ou comparable à cette première amitié. »
Paris Mercure de France 1903 1 vol. Relié petit in-12, plein maroquin à gros grain vert sapin, dos lisse, bordure intérieure de même maroquin encadrée d'un quadruple filet doré, double filet doré sur les coupes, coiffes guillochées, tête dorée, couverture bleu conservée, non rogné, étui bordé (M. Albinhac), 206 pp.Édition originale [Naville 48]. Tirage unique à 120 exemplaires sur vergé d'Arches non justifiés, celui-ci enrichi d’un envoi autographe signé à Gabriel Frizeau, daté « Bordeaux, avril 1905 », au moment où Gide, en voyage dans le Sud-Ouest, rencontre ce viticulteur et collectionneur, ancien camarade de classe de Francis Jammes. Comme ce dernier, Frizeau venait de se convertir au catholicisme sous l’influence de Claudel dont les drames mystiques et l’ardeur avaient eu raison de ses doutes. Ex-libris Exbrayat. Dos légèrement passé sur cette bonne reliure janséniste.Poursuivant sa méthode d’interprétation des Saintes Écritures, Gide relit le Premier Livre de Samuel où Saül, premier roi d’Israël, reçoit la prophétie que son fils Jonathan ne lui succèdera pas. La Bible dit qu’après avoir tué Goliath de sa fronde, David revint victorieux « et Jonathan fit alliance avec David, car il l’aimait comme son âme ». Mais Gide noue le drame autour d’une seconde passion sensuelle que Saül, pris de jalousie, éprouverait à son tour pour David. Abandonné de Dieu et assailli par ses démons, le vieux roi offre alors au jeune homme sa couronne. A la fin de l’acte III, au son de la harpe du berger, il met à nu son âme brûlante « qui s’élance – de mes lèvres – vers toi – David – délicieux » (p. 144).Aventure au long cours, la pièce parut d’abord en fragment dans La Revue Blanche en 1898. A Paul Valéry qui s’étonnait du rôle assigné à David, Gide répond le 22 octobre 1898 : « David n’est là que pour figurer le drame intime qu’est tout vice : accueillir, aimer ce qui vous nuit. » La pièce ne sera finalement créée qu’en 1922 au Vieux-Colombier avec Jacques Copeau dans le rôle-titre. Maria Van Rysselberghe a rapporté la réplique de Léautaud aux commentaires d’un « grincheux » présent dans la salle : « Il faut vraiment ne pas avoir deux sous de vice, pour ne pas admirer cela. Et puis, savez-vous ce que c’est de ne pas avoir deux sous de vice ? Et bien c’est être idiot » (Cahiers de la Petite Dame, tome I, p. 133). A Mauriac lui reprochant son interprétation tendancieuse de la Bible, Gide répondra dans une lettre éclairante le 1er juillet 1922 : « 1° Je ne pense pas que l’histoire de Saül se puisse expliquer autrement (...) 2° Je tiens les livres saints, tout comme la mythologie grecque (et plus encore) d’une ressource inépuisable, infinie, et appelés à s’enrichir sans cesse de chaque interprétation qu’une nouvelle orientation des esprits nous propose. » Gide, qui était si soucieux qu’on ne le mésinterprète, pouvait aller loin en besogne quand il s’agissait des autres !
Paris Éditions du Capitole, coll. "Les Contemporains" 1928 1 vol. relié in-4, bradel de toile marron avec papier reprographié de couleurs brune et verte contrecollé sur les plats et le dos lisse, pièce de titre de maroquin fauve, doublures de papier vert, gardes de papier marron, tête dorée, non rogné, couvertures et dos conservés (Honnelaître), 330 pp., fac similé dépliant, portrait-frontispice par Albert Laurens, et nombreuses photographies et vignettes par Goor. Édition originale. Un des 200 exemplaires numérotés sur Madagascar avec un portrait inédit de l'auteur gravé sur cuivre par Foujita. Montée sur onglet in fine : une longue et belle lettre autographe signée de Gide adressée à Jean Denoël, médecin et homme de l’ombre de la Nrf (4 p. in-8, s.l. [Alger], 16 décembre 1943) : « Vous avez la Foi ; je n'ai pas la foi ; ou même : j'ai la non-foi, l'anti-foi ; et vous le savez bien ; mais n'importe : nous sommes de même religion et nous le sentons tous deux, en dépit de Jammes et de ce que je peux penser ou écrire qui lui paraît impie, blasphématoire ; et notre cœur s'émeut de même, a de semblables battements devant la misère de l'homme, et tolère aussi impatiemment l'injustice ; enfin : auprès de vous, j'y vais de mon meilleur. Vous me manquez beaucoup. » Gide évoque ensuite sa famille dont il a de tristes nouvelles (le décès de son beau-frère Marcel Drouin), le premier numéro à venir de la revue L’Arche, qu'il dirige avec Camus et dont Jean Amrouche est le rédacteur en chef, et la demande de Charlot qui veut utiliser sa préface pour une nouvelle édition des Fleurs du Mal. Ce recueil est le cinquième de la collection « Les contemporains » dirigée par Gustave Pigot. Gide succède à Maurras, Daudet, Proust et Valéry. Il s’agit pour l‘éditeur de laisser la parole à ceux de ses amis ou admirateurs qui n’avaient jusque-là pas eu l’occasion de s’exprimer à son sujet. Gide se mêla bien entendu de la composition de cet ouvrage dédié à sa gloire... Parmi les vingt-et-un contributeurs, on compte des confrères (Mauriac, Maurois, Montherlant, Morand...), des intimes (Copeau, Martin du Gard, Schlumberger...), des critiques (Crémieux, Jaloux, Thibaudet...). De manière particulièrement cocasse, le volume débute par une lettre de Valéry s’excusant de n’avoir pu se joindre à ce concert d’éloges, mais insistant sur leurs différences mutuelles. Comment mieux exprimer son embarras… Et pour faire écho aux polémiques dont il est l’objet, Gide prend le soin de citer perfidement « quelques phrases de M. Henri de Régnier (qui) risquent de se perdre » où son ancien ami dénonce les « pages dégoûtantes » de Si le grain ne meurt et les « élucubrations absurdes » des Caves du Vatican et des Faux-Monnayeurs...
(Collectif) André Gide, Thomas Mann, Hermann Hesse, Ernst Jünger, John Steinbeck, Giuseppe Ungaretti, Saint-John Perse, Marcel Arland, Jean Cocteau, Paul Léautaud, François Mauriac, Jean Grenier, Henri Thomas, Jean Paulhan, Jean Giono, Albert Camus, Julien Green, Louis Guilloux, Denis de Rougemont, Paul Valéry, et al.
Reference : F9367
(1951)
Nouvelle Revue Française, novembre 1951, numéro spécial. In-8 broché, 424 p. Edition originale. Exemplaire numéroté sur vélin pur fil. Textes inédits : André Gide, Pages - À propos de La Symphonie pastorale - Dominique Drouin, «C'est en 1890, dans l'appartement qu'il partageait avec son frère rue Vineuse...» - André Gide, Lettres d'Italie à Marcel Drouin - Quelques lettres à Paul Valéry - Paul Valéry, Quelques réponses à André Gide - André Gide, Deux fragments de Et nunc manet in te. Très bon état.
Colissimo France métropolitaine; 7 euros
Paris Librairie Ancienne Honoré Champion 1925 Première édition. Bibliographie de la bibliothèque d'André Gide. Cette vente de ses uvres (405 lots vendus en deux jours en 1925) fut pour Gide un acte de « désencombrement » avant son départ pour le Congo en 1926. Elle lui donna également l'occasion de régler ses comptes avec d'anciens amis, dont il vendit les ouvrages dédicacés. La vente lui rapporta 123 000 francs (un peu plus de 27 000 euros aujourd'hui). Couverture originale en papier vert pâle. Celle-ci présente une légère usure sur les bords et a été renforcée avec du ruban adhésif d'archivage au niveau du dos. Intérieur propre et soigné, avec un léger noircissement des bords des pages uniquement. 72 pages. 25 cm x 17 cm. Rare dans tous les formats, mais aucun autre exemplaire avec sa couverture d'origine n'était disponible au moment du catalogage.
First edition. The bibliography of the library of André Gide. This sale of his works (405 items sold over two days over two days in 1925) was a act of "downsizing" for Gide, prior to his leaving for the Congo in 1926. It also gave him an opportunity to settle scores with former friends, whose inscribed works he sold. The sale raised him 123,000 Francs (a little over 27,000 today). Original pale green paper covers. These have a touch of edgewear and have been reinforced with archival tape to the spine. Internally clean and tidy with slight darkening to the page edges only. 72 pages. 25cm x 17cm. Scarce in any format, but no other copies in original covers at the time of cataloguing. .
Paris Amiot-Dumont 1952 1 vol. broché in-8, broché, couverture illustrée, 64 pp, nombreuse reproductions photographiques, dont de rares en couleur, dans son quotidien, de Gide.Édition originale. Un des 150 exemplaires de tête numérotés sur Lana à la cuve.« J’aurais toujours l’air de parler mal de Gide, comme il a l’air de parler mal de moi. Il m’aimait bien et je l’agaçais. Je l’aime bien et il m’agace. » C’est sur ces mots (reproduits en fac-similé) que s’ouvre cet entretien avec Jean Cocteau qui rapporte une relation d’écrivains habitée par une forme de rivalité subtile et respectueuse. « André Gide ne pouvait rien prendre dans mes magasins, et je ne pouvais rien prendre dans les entrepôts de Gide. C’est la raison profonde de notre perpétuelle discorde et de nos excellents rapports. Nous ne vendions pas les mêmes marchandises. »
Genève Revue des Belles-Lettres n° 6 1952 1 vol. broché in-4, broché, 64 pp., reproductions et fac-similé. Édition originale de ce numéro double consacré à André Gide. Textes de Blaise Allan, Pierre Beausire, Jean Coa, Édouard Dubois, Marc Eigeldinger, Robert Hari, Richard Heyd, Jean-Pierre Leyvraz, Auguste Martin. Un des 100 exemplaires de luxe numérotés sur papier Fabriano. Exemplaire truffé in fine de 4 lettres autographes signées de Julien Green adressées à son éditeur Richard Heyd qui signe dans ce numéro l'article « André Gide dramaturge » (au total 3 p. et demie in-4 et 3 p. in-8, chacune avec enveloppe, 5 mars et 14 mars 1949, 4 août 1951 et 2 août 1952). Il le remercie de l'envoi de ses publications et fait l'inventaire de sa propre bibliothèque. Il mentionne Gide a trois reprises, notamment dans la dernière lettre (1952, année de la parution de cet hommage) dans laquelle il explique : « D'autre part, écrire sur Gide m'ennuie. Je pense à lui affectueusement, mais du point de vue littéraire, la page est tournée et j'ai dit tout ce que j'avais à dire. »
Paris Mercure de France 1899 1 vol. relié in-8, demi-maroquin à gros grain bleu canard à coins, dos à nerfs, plats de papier marbré bleu et or, tête dorée, non rogné, couvertures et dos conservés (Semet & Plumelle), 176 pp. Édition originale de « Philoctète » et de « El Hadj ». « Le Traité du Narcisse » et « La Tentative amoureuse » avaient déjà paru antérieurement, en 1891 et 1893 [Naville 37]. Un des 300 exemplaires numérotés sur vergé d'Arches (seul tirage après un exemplaire unique sur Japon), celui-ci enrichi d’un envoi autographe signé de l'auteur au journaliste Henri Mazel (1864-1947), directeur de 1891 à 1895 de la revue L'Ermitage à laquelle collabora André Gide. Ex-libris du bibliophile suisse Albert Natural à la devise « Rerum natura creatrix ». Cette édition porte pour la première fois, en quatrième de couverture, le trèfle à quatre feuilles qui personnalise les parutions de Gide au Mercure de France.C’est dans le contexte de l’affaire Dreyfus que Gide achève à l’été 1898 Philoctète, courte pièce à 3 personnages et en 5 actes. Après l’acquittement d’Esterhazy et le « J’accuse » de Zola du 13 janvier 1898, l’écrivain rejoint finalement le camp des dreyfusards en adhérant à la protestation des intellectuels qui réclament la révision complète du procès. Gide use d’un conte de Sophocle pour transposer les débats moraux qui déchirent le pays. Dans sa note bibliographique (n° X), il annonce : « Paru en 1899 Philoctète ou le traité des trois morales où chacun des trois personnages, Philoctète, Ulysse et Néoptolème, incarne et expose les trois formes de dévouement altruiste, patriotique ou mystique ».Alors qu’il naviguait vers Troie, Philoctète, vaillant compagnon d’Ulysse, est blessé par un perfide serpent. Ses cris menaçant de désespérer l’équipage, il est débarqué sur une île déserte. La pièce débute alors qu’Ulysse, accompagné de Néoptolème, fils d’Achille, revient sur l’île pour récupérer l’arc et les flèches d’Hercule, qui avaient été laissés à Philoctète. Si le pur Néoptolème répugne à la ruse pour voler l’arme nécessaire à la victoire des Grecs, Ulysse réplique : « la patrie n’est-elle pas plus qu’un seul ? Et souffrirais-tu de sauver un seul homme s’il te fallait pour le sauver perdre la Grèce ? » (p. 19) Cet échange fait directement écho aux débats de l’époque : l’innocence de Dreyfus doit-elle être sacrifiée pour la réputation et l’unité de l’armée et du pays ?Le livre gagne ainsi son sous-titre de « traité des trois morales » : celle patriotique d’Ulysse, pour qui la défense de l’Etat justifie de tous les moyens, celle mystique de Néoptolème confrontée aux compromissions de la vie, celle du dévouement altruiste de Philoctète, qui sublime le conflit entre Ulysse et Néoptolème ; il boit en toute connaissance de cause le narcotique qu’on lui tend, et se laisse dérober les armes. « De tous les dévouements, le plus fou c’est celui pour les autres, car alors on leur devient supérieur. » (p. 61)Dans ce volume figure également l’édition originale d’El Hadj, paru dans la revue du Centaure en septembre 1897, parfaite expression du Gide symboliste.
Paris Gallimard 1949 1 vol. relié in-8, demi-maroquin havane à coins, dos à nerfs, plats de papier marbré ocre, tête dorée, non rogné, couvertures et dos conservés (Constantin), 399 pp., 2 portraits en frontispice, fac similés, index. Édition originale. Un des 46 exemplaires de tête numérotés sur Hollande Van Gelder.Cette correspondance est déroutante et passionnante à plus d’un titre. En 1949 la publication de lettres échangées par deux des plus grands écrivains contemporains est inédite. Elle est d’autant plus surprenante qu’après vingt-cinq ans de dialogue intense, ils ont cessé toute relation depuis 1926, chacun se murant dans son camp. En acceptant de rendre public leurs échanges, Gide et Claudel prenaient à partie le public. Le livre fut un véritable succès de librairie. Outre les lettres, figurent les extraits de journaux de Gide. Le document le plus tardif est une interview de 1947 où Claudel vilipende un Gide sans aucun talent, qui n’est qu’un « effroyable exemple de lâcheté, de faiblesse » (p. 249)... L’anecdote est connue de Claudel qui, à l’issue d’un dîner chez Jammes en 1935, enfourcha une crêpe flambée et s’écria « et voilà comment Gide grillera en enfer ». Mais leur hostilité finale ne donne que plus de saveur à toutes ces lettres fraternelles, intimes, du temps où Claudel, de Chine, confiait à Gide le soin de veiller à ses publications.
Paris, N.R.F., 1951. In-8 broché de 421-[3] pages, couverture imprimée en deux tons. Belle condition.
Portrait photographique de Gide par Richard Heyd en frontispice. On joint une coupure de presse, "L'oeuvre d'André Gide mise à l'index" de juin 1952. Tirage limité à 1400 exemplaires, celui-ci un des 1200 sur vélin pur fil Lafuma-Navarre (1260). HORAIRE ESTIVAL : DU LUNDI 27 JUILLET AU SAMEDI 21 AOUT NOUS SERONS OUVERTs UNIQUEMENT SUR RENDEZ-VOUS.
Paris, Denoël et Steele, 1936. In-12 de 124-[4] pages, couverture illustrée d’un portrait photographique de Gide. Légers plis au dos, petit manque en coin inférieur du premier plat, velle condition générale cependant.
Illustré de 6 portraits photographiques d’André Gide (outre celui de la couverture), et même une photo de Gide souriant... Edition originale sur papier d’édition comportant un envoi autographe de l’auteur. HORAIRE ESTIVAL : DU LUNDI 27 JUILLET AU SAMEDI 21 AOUT NOUS SERONS OUVERTs UNIQUEMENT SUR RENDEZ-VOUS.