Londres, Paris, chez les Marchands de nouveautés, 1785. In-8 de 22 pp.[GORSAS (Antoine-Joseph)]. Deuxième promenade de Critès au sallon. Londres, Paris, chez les Marchands de nouveautés, 1785. 39 pp.[GORSAS (Antoine-Joseph)]. Troisième promenade de Critès au sallon. Londres, Paris, Hardouin et Gattey, chez les Marchands de nouveautés, 1785. 60 pp.[GORSAS (Antoine-Joseph)]. L'âne promeneur, ou Critès promené par son âne ; Chef-d'oeuvre pour servir d'Apologie au goût, aux mœurs, à l'esprit, et aux découvertes du siècle. Première édition revue, corrigée, et précédée d'une préface à la mosaïque, dans le plus nouveau goût. Pampelune, chez Démocrite, imprimeur-libraire de son Allégresse Sereinissime Falot Momus, au Grelot de la Folie, et Paris, chez l'auteur, Mde. veuve Duchesne, Hardouin et Gatey, Voland, Royez, Versailles, chez l'auteur et aux quatre coins du monde, 1786. (2)-302-(2) pp. [GORSAS (Antoine-Joseph)]. La Plume du coq de Micille, ou aventures de Critès au Sallon, Pour servir de suite aux Promenades de 1785. Premiere journée. Londres, Paris, Hardouin & Gattey, 1787. 46 pp.[GORSAS (Antoine-Joseph)]. La Plume du coq de Micylle, ou aventures de Critès au Sallon , Pour servir de suite aux Promenades de 1785. Seconde journée. Londres, Paris, Hardouin & Gattey, 1787. 39 pp.6 pièces reliées en 1 vol. in-8, basane marbrée, dos lisse orné, pièce de titre en maroquin vert (reliure de l'époque).
Recueil très rare de l'ensemble des pièces en édition originale consacrées au Salon de 1785 sous le pseudonyme de Critès par Antoine-Joseph Gorsas (1751-1793) dont l’Âne promeneur illustré du portrait de l'auteur dans le texte (page 277) : « L’Âne promeneur, ou Critès promené par son âne d’Antoine-Joseph Gorsas, imprimé semi clandestinement en 1786, flétrit sans retenue par l’entremise de l’insolent Critès et de son âne ratiocineur, les mœurs, les lubies et « l’ingoût » de ce « siècle des singularités », réservant à Beaumarchais un traitement particulièrement ravageur. Un joyau de fronde littéraire publié trois ans avant le grand chambardement de 1789 qui fera de son auteur un journaliste reconnu puis une des premières victimes de la Terreur » (Philippe Hoyau). Les trois Promenades de Critès publiées un an auparavant (1785) furent suivies deux ans plus tard par la Plume du coq de Micille « superbe compte rendu publié en 1787, salué pour son originalité [dans lequel] Critès qui avoue d'emblée son naturel « curieux, bavard, indiscret et médisant » se rend au Salon muni d'une plume qui lui donne le pouvoir d'apparaître ou de disparaître à sa guise. En note, Gorsas reconnaît sa dette à l'égard de Lucien et du dialogue qu'il « fait faire entre Micille et ce coq », « un badinage vif et léger, sous lequel l'auteur déguise la morale la plus pure, et donne les leçons les plus sérieuses » [Ferran Florence. Mettre les rieurs de son côté : un enjeu des salons de peinture dans la seconde moitié du siècle. In: Dix-huitième Siècle, n°32, 2000. pp. 181-196].Antoine-Joseph Gorsas (1751-1793) imprimeur-libraire, était l'auteur de nombreux pamhlets avant la Révolution dont celui dirigé contre Loménie de Brienne en 1788 le conduisit à la prison de Bicêtre. En 1789, il fonda le Courrier de Paris devenu Courrier des (83) départemens (1790-1793) et rédigea plusieurs périodiques dont Le Courrier de Versailles à Paris et de Paris à Versailles. Député à la Convention proche des Girondins, son imprimerie fut saccagée le 9 mars 1793. Condamné à mort par le Tribunal révolutionnaire, il fut exécuté à Paris le 7 octobre suivant. Monogramme en clé de sol (G?) sur le titre de la Deuxième promenade et correction manuscrite en marge de la page 13. Discrètes restaurations. Très bon exemplaire.Quérard III, 411 ; Sgard, Journalistes, n°350 ; McWilliam, A Bibliography of Salon criticism in Paris from the «Ancien Régime» to the Restoration, 1699-1827, (1991), n°399-440 ; Collection Deloynes, 333-334-335, 382-383.
Paris, Robert Ballard, 1650. In-12 oblong de (16)-50-(6) ff., musique notée, préface et table, veau brun, dos lisse orné à petit fer doré, double filet doré d'encadrement sur les plats (reliure de l'époque).
Édition originale très rare et la première où les vers d'Antoine Godeau publiés en 1648 ont été mis en musique. Cette première partie comprenant les Psaumes 1 à 50 est la seule qui ait été publiée avec la musique de Jacques de Gouy, ecclésiastique, musicien et compositeur actif à Paris dans le second quart du XVIIe siècle, qui rédigea la préface en guise d'historique de cette publication.Chaque psaume est précédé de son incipit latin. La suite du psautier fut mis en musique successivement par Antoine Lardenois (1655) et Artus Aux-Cousteaux (1656), parachevée par Thomas Gobert (1659). Prélat, poète et orateur sacré, évêque de Grasse puis Vence, habitué de l'hôtel de Rambouillet et membre de l'Académie française dès sa fondation, Antoine Godeau (1605-1672) fut, au dire de Mme de Sévigné « le plus bel esprit de son temps ». Exemplaire conservé dans sa reliure de l'époque sans le frontispice qui manque le plus souvent (Catalogue des livres précieux, manuscrits et imprimés faisant partie de la bibliothèque de M. Ambroise Firmin-Didot, 1881, n°294).Dessin anonyme colorié représentant un Méphisto « faustien » au feuillet 12 (XIXe siècle).Édition non citée par Brunet (II, 1635).
Sans lieu, Aux despens de l'Autheur, 1619. In-8 de (4)-392 (mal chiffrée 932) pp., vélin dur à recouvrement, dos lisse, titre manuscrit (reliure de l'époque).
Édition originale rare. Pamphlet contre l'Église catholique du controversiste jésuite devenu pasteur protestant Antoine Fuzy (1565-1628), rédigé dans un langage cru et populaire : « Le Pape, les Cardinaux qui representent Christ & son Senat Apostolique, & qui disent avoir succedé au pouvoir & à l'office d'iceux font un Evangile musqué, de velours, montés à l'imperiale, ils portent une croix de satin, sucrine, friande, lascive: ils devroient rompre la chair avec l'esprit, & ils avachissent & rompent l'esprit de Dieu avec leurs charnalités. Ceux qui ne les approuvent, & ne les adorent sont heretiques » (pp. 5 et 6). En-tête de sa longue épître apologétique adressée à Jacques Ier d'Angleterre, l'auteur ajoute: Remonstrance apologetique sur les enormités & abus demesurés, attentats, & inhumanités du chef de la fausse & de ses suppots, contre les vrays & légitimes enfans de la vraye (p. 11). « Antoine Fuzy est un de ces minores qui n'ont jamais fait figure d'autorités littéraires ; il est sans doute un de ses « auteurs inutiles » issu du grand courant d'« escrivaillerie » dont parle Montaigne, et qui caractérise les époques troublées et les siècles « débordés ». Il écrit en effet deux pamphlets au début du XVIIe siècle : Le Magistophore (1609) et Le Franc Archer de la Vraye Église (1619) étonnent par leur abondance rhétorique et se réclament d'une tradition polémique qui n'est plus de mise au moment de leur parution. (…) Le Franc Archer de la Vraye Église contre les abus et enormitez de la fausse est un pamphlet réformé : or ce texte très codifié joue en fait avec d'autres codes qui devaient a priori lui être étrangers. (…) Passé du catholicisme à la religion réformée, Antoine Fuzy fit avec son Franc Archer une oeuvre de transfuge, où la parole, si elle n'est pas libérée de certaines contraintes, s'est en tout cas affranchie d'une autorité rejetée. Chez Fuzy, le franc-parler pourrait être l'un des avatars de cette parole libérée. » (Agathe Moroval, Le franc-parler du Franc Archer (Antoine Fuzy, 1619) : l'auteur transfuge et l'auctoritas).Provenance : bibliothèque de Jean-Baptiste Colbert avec la mention « Bibliotheca Colbertina » sur le titre. Comme l'on sait, si les manuscrits composant cette immense collection entrèrent à la Bibliothèque du Roi en 1732 pour la somme de 300.000 livres, les imprimés au nombre de 50.000 volumes, furent dispersés en 1728 par l'abbé Charles-Eléonor Colbert de Seignelay (Bibliothecæ Colbertinæ, pars tertia, 1728, III n° 13191). Bon exemplaire en reliure de l'époque. Infimes galeries de vers dans la marge inférieure de dix feuillets, sans atteinte au texte. Rousseurs éparses.Brunet, II, 1428.
A Paris, Chez les Frères Guerin, 1746. In-4 de VI-(2)-132-XXII-(1) pp.[DEPARCIEUX (Antoine) - THOMAS]. Objections faites a M. Deparcieux, des Académies Royales des Sciences de Paris et de Berlin, sur son livre des probabilités de la durée et de la vie humaine ; avec les réponses à ces objections. [Paris, 1746]. In-4 de 6 pp.DEPARCIEUX (Antoine). Addition a l'Essai sur les probabilites de la durée de la vie humaine. Paris, H. L. Guerin & L. F. Delatour, 1760. In-4 de 32-(3) pp.SAINT-CYRAN (Paul Edme Crubier de). Calcul des rentes viagères sur une et sur plusieurs têtes : contenant la théorie complète de ces sortes de rentes, & des tables par lesquelles tout le monde peut voir ce qu'on doit donner de rente viagere, & combien une rente viagère doit être estimée, suivant les différens cas. Paris, Cellot & Jombert, Fils jeune, 1779. 2 parties in-4 de VIII-44 et 58-(1) pp.DUVILLARD DE DURAND (J.-H.-T. Emmanuel - Etienne). Recherches sur les rentes, les emprunts et les remboursemens. D'où résultent, I°. des formes d'emprunts, moins onéreuses à l'emprunteur, & en même temps plus avantageuses aux créanciers accumulateurs , que ne le sont les différentes formes d'emprunts publics employées jusqu'à présent. 2°. Des conversions de remboursements qui réunissent ces deux avantages, surtout, lorsque le débiteur renonce à emprunter de nouveaux capitaux. A Paris, chez l'auteur, rue Poupée, n° 6, & chez les principaux libraires., A Genèe, Chez Franç. Dufart, 1787. In-4 de (8)-128 pp.DUVILLARD DE DURAND (J.-H.-T. Emmanuel - Etienne). Plan d'une association de prévoyance, dans laquelle ses membres feront entr'eux, et pour eux, de la manière la plus avantageuses possible, tous les arrangemens connu sous la dénomination d'Assurances sur la vie. Arrangemens au moyen desquels de petites épargnes annuelles, une modique somme une fois payée, ou l'abandon d'une propriété future, même éventuelle, peuvent assurer, dès-à-présent, l'existence, fonder des ressources pour l'âge avancé, ou un héritage à des survivans. Le Bureau de cette Association est établi à Paris, quai des Augustins, n°42. De l'Imprimerie de Clixte Volland, (1790). In-4 de 28-(2) pp.Ensemble 1 vol. in-4, demi-veau havane marbré, dos lisse orné, pièce de titre en veau vert, tranches jaune, dos restauré (reliure de l'époque).
1 - Édition originale. 22 tables, dont 8 sur double-page. Armoiries du dédicataire, l'intendant des finances de Boullongne, gravées par Cochin en tête de la dédicace. Ouvrage d'une particulière importance dans l'histoire de la statistique démographique. Outil scientifique sans équivalent, le mathématicien français Antoine Deparcieux (1703-1768) construit la première table de mortalité française (utilisée après lui par tous les auteurs de la seconde moitié du 18e siècle) basées sur les états de mortalité des souscripteurs des deux premières tontines de 1689 et 1696 et en donne la théorie, réinventant notamment (après les frères Huygens et Leibniz, qu'il ne pouvait connaître) le concept de « vie moyenne » ou d'espérance de vie dont il donne une méthode de calcul encore en usage aujourd'hui. (Colas Duflo). L'ouvrage valut à son auteur d'entrer à l'Académie des Sciences. Deparcieux a servi de modèle au personnage du géomètre philosophe du conte de Voltaire L'Homme aux quarante écus. Coquelin et Guillaumin, I, p. 550 ; Einaudi, 1529 ; Kress, 4801; Garrison-Morton, 1691.1, Smith, History of Mathematics, II, p. 530 ; INED, 1346.2 - Édition originale. 4 tables, dont une sur double-page. « L'Essai sur les probabilité que j'ai fait imprimer il y a 1 an, a été si favorablement reçu du publique, que j'aurai cru manquer à ce que je lui doit pour un accueil si flatteur, si je n'avais répondu à deux écrits qui ont paru à ce sujet. Pour mettre les lecteurs mieux en état de juger du fond et du vrai de cette dispute l'on m'a conseillé de faire imprimer ensemble les deux écrits de M. Thomas, mon agresseur, avec mes deux réponses ». (Avant propos). L'ouvrage fut distribué par l'éditeur pour l'achat d'un volume de l'Essai sur les probabilités.3 - Édition originale. 17 tables dépliantes. Important supplément publié quatorze ans plus tard, Ordres de mortalité humaine et manière de s'en servir pour le calcul des rentes viagères INED, 4040 ; kress, 4801a.4 - Édition originale. Saint-Cyran (1738-1793), mathématicien, capitaine du génie, dans les caraïbe, donne ici un énoncé très pédagogiques sur les calculs des rentes viagères sur une, deux, ou plus de têtes, répondant ainsi à un besoin d'application concrète. Les trois premiers chapitres expliquent le calcul des rentes générales, alors que les six chapitres de la deuxième partie contient la théorie des rentes. Saint-Cyran est également l'auteur de Réfutation du projet des amis des noirs sur la suppression de la traite des Nègres et sur l'abolition de l'esclavage. INED, 1714.5 - Édition originale. Duvillard de Durand (1755-1832). 2 planches dépliantes, 2 tableaux dépliants dont 1 sur papier fort (44 X 60 cm) : Calcul qui prouve q'on pourra libérer l'Etat d'une partie des Rentes viagères à 10 pour 100, sur une tête âgée de dix ans…In fine le Prospectus dans lequel Duvillard annonçait un projet de publication par souscription d’un cours de mathématiques à l’usage du commerce et de l’industrie (publié à Genève, 1784) dans lequel il va donner pour la première fois l'idée du maximum, qui constitue le cœur de ses Recherches sur les rentes. INED, 1715 ; Kress, B.1204.6 - Édition originale. INED, 1714 ; Kress, 1838.Précieux recueil pour l'appréhension de la double notion moderne d'épargne et de prévoyance. Dix ans avant la Révolution française, la philosophie et la mathématique s'unissent pour promouvoir l'idée force de la prévoyance en forme de vertu politique et tous les projets de l'époque s'accordent pour associer le développement de l'épargne au financement de l'Etat, à la dette publique. Les Recherches sur les rentes de Duvillard se situent pleinement dans le débat autour des rentes viagères émises par le gouvernement français et de leur difficile remboursement. Plusieurs savants discutaient de ce problème et essayaient de trouver des solutions plus ou moins équitables. Pour résumer l’idée principale, il s’agissait de trouver un équivalent d’une rente viagère à l’aide d’un calcul d’actualisation visant à ramener toutes les sommes d’argent à une même époque, et, par ailleurs, des probabilités de décès fournies par des tables de mortalité. L’auteur français de référence était alors Antoine Deparcieux.
Paris : Toussaincts du Braye, 1606. RARISSIME PREMIÈRE ÉDITION COLLECTIVE DE CES « PRÉCIEUSES » NOUVELLES
In-12° (149 x 80mm), 400 pp. - [1] p. bl. - [2] ff. (numérotation très défectueuse, sign : à4 A-Z12 Aa-Kk12 Ll6), veau caramel, dos à 4 faux-nerfs richement orné, encadrement sur les plats d'une frise à froid avec étoile en écoinçons et fleuron doré au centre, roulette à froid sur les coupes, roulette à froid intérieure, tranches rouges étoilées (reliure pastiche postérieure datée de 1958). Remise en vente de la première édition collective de 1605 partagée entre les éditeurs Anthoine du Brueil et Toussaincts du Braye avec un titre de relais à la date de 1606. Les « amours » présentes dans ce volume, courtes histoires d'amour tragique, sont au nombre de sept. Les éditions postérieures comprendront neuf, puis dix nouvelles. Antoine de Nervèze (circa 1570 - circa 1622), au service d'Henri IV de France comme secrétaire à la chambre du roi, fut l'un des romanciers phares de sa génération, connu surtout comme auteur de 'roman sentimental' ou roman d'amour. Il en publia dix qui furent réédités à de nombreuses reprises, témoignant de leur grand succès. On découvre, avec les Amours diverses, cette facette de l'écrivain qui s'exprime par un style alambiqué, hyperbolique, riche en métaphores et soucieux de séduire son lecteur. Mais de Nervèze s'illustra tout autant par sa dévotion, et signa des livres de morale, de méditation ou encore de poésie spirituelle. Nancy Oddo, dans son article « Antoine de Nervèze : pieux Protée ou caméléon mondain ? » (1997), explique en quoi la double-contrainte de ces identités contradictoires aurait contribué à former son style « labyrinthique ». Cependant, l'étude de ces textes permet de mettre en lumière des techniques d'écriture non dénuées d'intérêt et, surtout, la démarche personnelle de ce dévot de coeur, mondain par inclination et par nécessité. On peut reconnaître Antoine de Nevèze comme précurseur de la Préciosité, du Roman dévot et l'initiateur d'une conception morale de la noblesse qui annonce celle de « l'honnête homme ». On ne recense que deux exemplaires de l'ouvrage à la date de 1605 (BnF Tolbiac, Poitiers) et un seul à la date de 1606 (Bnf Ars.). PROVENANCE : Philippe-Louis de Bordes de Fortage, d'après une note en haut du verso de la première garde. bibliophile bordelais de renom issu d'une famille de parlementaires reconvertis dans le commerce. Les 3 ventes de sa bibliothèque en 1924, 1925 et 1927 marquèrent les esprits. Ulysse Gayon, avec petite étiquette manuscrite contrecollé sur le plat supérieur. Ulysse Gayon, doyen de la faculté des Sciences de Bordeaux, directeur de la Station agronomique et oenologique et fondateur de l'école de chimie de ladite ville, côtoya Bordes de Fortages notamment à l'Académie nationale des sciences, belles-lettres et arts de Bordeaux, dont il fut le trésorier. Il lui aurait achetait l'ouvrage le 31 mai 1923 soit avant son décès. Gayon a couvert les gardes de notes, plutôt personnelles. Raisin-Fabre, Andrée. Édition critique des « Amours diverses » d'Antoine de Nervèze, 2009. Frottements, mouillures sur les premières pages.
Maisonneuve & Larose, coll. « Dédale » 2002 Édition établie par Charles Schefer, Préfacé par Frédéric Bauden. In-8 broché 24 cm. XXV-280 -220 pages. Livre neuf. Poids sans emballage : 900 grammes. Il s'agit d'Antoine Galland, envoyé comme traducteur aux côtés de l'ambassadeur du Roi à Istanbul entre 1675-1677. Dans la très belle prose de son époque, ce grand érudit, qui connaissait en profondeur le persan, le turc et l'arabe, évoque, parmi les anecdotes, la mission personnelle dont l'avait chargé Colbert : la recherche de manuscrits anciens destinés aux travaux du Collège royal. Chemin faisant, entre contes et fables, cet « honnête homme » découvre avec bonheur que les Orientaux n'ont pas l'esprit moins droit ou moins vif que les peuples du Couchant. Fac-sim. de l'éd. de : Paris : E. Leroux, 1881. Paru sous le titre : Journal d'Antoine Galland pendant son séjour à Constantinople
Il s'agit d'Antoine Galland, envoyé comme traducteur aux côtés de l'ambassadeur du Roi à Istanbul entre 1675-1677. Dans la très belle prose de son époque, ce grand érudit, qui connaissait en profondeur le persan, le turc et l'arabe, évoque, parmi les anecdotes, la mission personnelle dont l'avait chargé Colbert : la recherche de manuscrits anciens destinés aux travaux du Collège royal. Chemin faisant, entre contes et fables, cet « honnête homme » découvre avec bonheur que les Orientaux n'ont pas l'esprit moins droit ou moins vif que les peuples du Couchant. Fac-sim. de l'éd. de : Paris : E. Leroux, 1881. Paru sous le titre : Journal d'Antoine Galland pendant son séjour à Constantinople Très bon état d’occasion
Paris, Jacques Kerver, 1554. In-16 de 287-(1) ff. basane fauve, filet à froid, dos lisse orné, pièce de titre en maroquin rouge, tranches jaspées (reliure du XVIIIe siècle).
Deuxième édition française publiée chez Jacques Kerver en novembre 1554, dédiée à Antoinette de Cerisay, épouse de François Olivier, Chevallier et Chancellier de France.L'édition originale latine a paru en 1546 sous le titre Phaenomena, sive aeria Ephemerides, suivie de la première version française en 1547 publiée sous le titre Le Miroir du temps. Une édition latine révisée parut au mois d'août 1554 sur laquelle fut établie cette deuxième édition française sous le titre Les Ephemerides perpetuelles de l'air : autreme[n]t l'astrologie des rustiques. Antoine Mizauld (Montluçon, 1510-Paris, 1578) était le médecin et astrologue de Marguerite de Navarre. Il occupa une place importante dans la littérature scientifique de la Renaissance, notamment grâce à ce traité de météorologie dans lequel il évoque la possibilité de prévoir le temps. Quirielle : « Il fit ses études classiques à Bourges, et ses études médicales à Paris où il reçut les leçons des meilleurs maaîtres du temps. Mizault trouva dans l'astrologie, dont il avait étudié les pratiques, en compagnie de son ami Oronce Finé, une spécialité supérieurement choisie à un époque où cette science chimérique était en grande faveur et comptait des fanatiques jusque sur les marches du trone. Aussi, sa vogue, comme médecin-mage, fut-elle extraordinaire. » Traité en quatre parties, Les ephemerides perpetuelles de l'air permettent de connaître, interpréter et prévoir les phénomènes atmosphériques comme a pluie, de la rosée, du frimas, de la neige, des vents et de leur connaissance chez les marins, du tonnerre, de l'éclair, de la foudre, du gel, des tempêtes. La dernière partie contient aussi une section sur la prédiction d'arrivée des comètes, tremblements de terre. « L'année 1524 marque en France le début de l'immense succès de l'astrométéorologie. (…) Dès lors, de la La grande pronostication des laboureurs à la Révélation du Saint prophète Edras jusqu'aux travaux d'Oronce Fine ou d'Antoine Mizauld, l'astrométéorologie développe ses thèmes dans les almanachs, les éphémerides et pronostications annuelles avec un succès croissant dont il est possible d'avoir une idée par la lecture des journaux et des livres de raison qui se font l'écho de l'imprégnation des esprits par les prévisions astrométéorologiques. (…) En effet, l'astrométéorologie participe à la diffusion d'un modèle d'explication des événements météorologiques qui permet non seulement leur compréhension partielle mais aussi leur prévison scientifique. (…) Comme l'héritage aristotélicien, l'astrologie apporte à la compréhension des phénomènes atmosphériques, non seulement des sources dignes de considération, mais aussi une véritable méthode de prévision ; le mot est d'Antoine Mizauld, qui en donne l'un des meilleurs exemples avec le Mirouer du temps (…) De cet héritage émergent un certain nombre de principes qui délimitent le champ d'investigations de l'astrométéorologie et organisent sa démarche : l'air d'une nature insaisissable traverse toutes choses et les altère. Cette transmuance, encore un mot de Mizauld, en fait un instrument sensible aux influences astrales comme aux messages divins. (…) Certains textes à l'exemple du Mirouer du temps encouragent l'observation individuelle comme un certain esprit critique : ainsi dans l'introduction de son ouvrage, Antoine Mizauld incite-t-il son lecteur à fonder ses déductions sur des relevés quotidiens des nuées et des vents et sur leur confrontation tandis qu'il le met en garde contre toute généralisation abusive en insistant sur le caractère très localisé de toute prévision météorologique viable. (…) Mais si l'auteur du Miroir du Temps dissocie clairement la possibilité de prévoir le temps à venir et celle d'interpréter les événements climatiques en fonction de l'histoire humaine, il ne craint pas pourtant d'affirmer sa vive croyance en les capacités de l'esprit humain à lire l'avenir dans le changeant Tableau des merveilles que constitue pour lui l'atmosphère. » [Le Prado-Madaule Danielle. L'astrométéorologie : influence et évolution en France. In: Histoire, économie et société. 1996, 15e année, n°2. pp. 179-201].Double ex-libris manuscrit à l'encre du temps, biffé sur le titre et après le colophon. Exemplaire rogné un peu court en tête, menues restaurations ; un cachet estompé sur la garde supérieure ; rares rousseurs.Brunet, III, 1779 ; Caillet, II, 7614 ; Poggendorff, II, 163 (édition latine de 1547) ; Quirielle, p. 158, n° II.
ELDER (Marc) [TENDRON (Marcel Auguste)] ; MARTIN (Antoine-Marius, ill.)
Reference : 1148
(1924)
Paris : René Kieffer, 1924. UNE RELIURE ÉDITEUR LUXE, EXEMPLAIRE DE LA BIBLIOTHÈQUE PERSONNELLE DE RENÉ KIEFFER
Grand in-8° (277 x 208 mm) [2] ff. bl. - [3] ff. - 106 pp. - [2] ff. - [1] f. bl. - [107] pl. - [3] f. bl., maroquin vert sapin, dos à 4 faux-nerfs orné mosaïqué, décor à la plaque doré et mosaïqué de maroquins brun, gris bleu et vert sur les plats, charnières cuir, encadrement intérieur avec fleurons en écoinçons, contregardes et gardes de brocard, gardes de papier marbré doré et argenté, tête dorée, couvertures et dos conservés, étui bordé (reliure signée RENÉ KIEFFER au contreplat supérieur et avec son étiquette dorée estampée à la première garde blanche). Exemplaire sur Japon, non numéroté, portant à la justification la mention autographe : « Réservé / à ma bibliothèque personnelle / René Kieffer ». Il est agrémenté d'une suite en noir des 111 bois sur fin japon collé, à l'instar des 50 exemplaires du tirage de tête. Suivent 450 exemplaires sur papier vergé blanc de cuve, pour un tirage total de 500 exemplaires numérotés. Il lui est adjoint un dessin original inédit de Martin au crayon et à l'aquarelle, accompagné d'une note autographe signée : « Le hasard qui amène l'échange de nos exemplaires de ''La Barque'' me permet de vous offrir ce dessin qui complètera votre documentation sur l'Herbaudière de Noirmoutier. Il reproduit la façade du cabaret du père Raballand - au XXè siècle - dont il est beaucoup question dans l'ouvrage de Marc Elder. / Recevez en même temps, cher Monsieur Kieffer, l'assurance de ma sympathie cordiale. / A. M. Martin / Aubusson, 28 juin 1925 ». L'ouvrage est truffé d'une lettre autographe signée de Marc Elder à Antoine-Marius Martin, louant son travail sur les bois (« Depuis 24h je feuillette vos « bois » et je les trouve sans cesse plus beaux dans leur sobriété, leur pittoresque, leur composition et leur habileté. [...] Peut-être les scènes de la cloche gravées, je crois, les premières, ont-elles moins de sobriété, moins de simplification que les autres. Mais c'est là une misérable chicane. [...] ») et de 3 lettres autographes signées d'Antoine Marius-Martin à René Kieffer (1926-1927) concernant les épreuves qu'il souhaite exposer au Salon d'Automne, sa participation au Salon des artistes décorateurs (encouragée par Kieffer), et la commande de l'illustration pour La Messe de l'Athée. Il est habillé d'une reliure éditeur « luxe » recouverte de maroquin dont le décor à la plaque est doré et mosaïqué. Elle présente en outre des gardes de brocard multicolore à motif végétal. L'exemplaire est décrit par Sanjuan. Première nouvelle du recueil Le Peuple de la Mer (prix Goncourt 1913) illustrée de 111 bois en couleurs par Antoine-Marius Martin (Arles : 1869 - Saint-Rémy-de-Provence : 1955), aquarelliste, graveur, médaillé de bronze à l'Exposition universelle de 1900, expose au Salon des Artistes français, au Salon des Indépendants puis au Salon d'automne. Il devient en 1917 directeur de l'École Nationale des Arts décoratifs d'Aubusson. Pour Le Peuple de la Mer, Martin dessine et grave des bois inspirés par l'imagerie populaire vendéenne, d'une facture volontairement rustique ; les scènes de jour, gravées de manière « traditionnelle », y alternent avec des scènes de nuit représentées par creusage de traits. Il illustrera, dans un style radicalement différent, un second ouvrage pour Kieffer : La messe de l'Athée d'Honoré de Balzac (1928). Monod 4184 ; Sanjuan 49 (planche LXV). Dos insolé.
Belgique, Liège, Editions Biblio, sans date ( années 60 ). Magnifique affiche Belge, illustrée en couleurs d'après Antoine de Saint-Exupéry au format 55 x 39 cm, éditée pour le spectacle " Le Petit Prince ", interprété par la Compagnie du Gymnase dans la salle " les Chiroux " à Liège en Belgique, au milieu des années 60. Minuscules traces et déchirures au bord supérieur. Les dates ont été recouvertes de feutre, mais restent lisibles. Affiche pliée en 4. Bel état général. Rare édition originale.
Vente exclusivement par correspondance. Le libraire ne reçoit, exceptionnellement que sur rendez-vous. Il est préférable de téléphoner avant tout déplacement.Forfait de port pour un livre 10 € sauf si épaisseur supérieure à 3 cm ou valeur supérieure ou égale à 100 €, dans ce cas expédition obligatoire au tarif Colissimo en vigueur. A partir de 2 livres envoi en colissimo obligatoire. Port à la charge de l'acheteur pour le reste du monde.Les Chèques ne sont plus acceptés.Pour destinations extra-planétaire s'adresser à la NASA.Membre du Syndicat Lusitanien Amateurs Morues
( Rock ) - Collectif - Antoine - James Brown - Elvis Presley - Ronnie Bird - The Yardbirds - The Who - The Rolling Stones.
Reference : 32467
Disco-Revue, Le Lien Internationale des Rockers, n° 14 de mai 1966. In-4 en feuilles de 206 pages au format 32 x 32 cm. Couverture avec photo de Antoine. Plats et intérieur très frais. Exemplaire non plié. Magazine fondé par Jean-Claude Berthon. Numéro spécial sur Antoine avec articles sur James Brown, Elvis Presley, Ronnie Bird, The Yardbirds, The Who, les échos du Rock, les parutions de disques, les concerts...Complet du poster des Rolling Stones. Photographies en noir et en couleurs. Les " défauts " visibles sur les bords et les coins ainsi que les contrastes sont accentués par l'appareil photo, car en fait l'exemplaire est sans un superbe état général de fraicheur. Rare édition originale.
Vente exclusivement par correspondance. Le libraire ne reçoit, exceptionnellement que sur rendez-vous. Il est préférable de téléphoner avant tout déplacement.Forfait de port pour un livre 10 € sauf si épaisseur supérieure à 3 cm ou valeur supérieure ou égale à 100 €, dans ce cas expédition obligatoire au tarif Colissimo en vigueur. A partir de 2 livres envoi en colissimo obligatoire. Port à la charge de l'acheteur pour le reste du monde.Les Chèques ne sont plus acceptés.Pour destinations extra-planétaire s'adresser à la NASA.Membre du Syndicat Lusitanien Amateurs Morues
Scénario de film, inédit : une traversée de l'Atlantique... en bateau ! S.l.n.d. [circa 1940]. 12 pages en 13 f. (210 x 270 mm) à l'encre noire, chiffrés à la mine de plomb et d'une autre main ; plis de papier d'envoi postal. Scénario de film, inédit, parmi sept projets connus, dont seulement trois sont autographes.
En habitué des salles obscures, Saint-Exupéry fut, comme tous les jeunes gens de sa génération, un amoureux du cinéma. Ses velléités de scénariste se manifestent entre 1931 et 1936, période pendant laquelle il écrit sept projets et participe à l'adaptation pour le cinéma de certains de ses livres. On peut rapprocher ce scénario d'un passage de sa Lettre à un otage : le recueil débute précisément par l'évocation de sa traversée vers les États-Unis depuis le Portugal, en décembre 1940, où il décrit les joueurs de roulette et de baccara, pour la plupart des réfugiés en partance. Lauren Bacall et Humprey Bogart auraient pu être convoqués ! Huit heures à vivre raconte une histoire aux antipodes de l'univers romanesque du Petit Prince : un monde sombre et peuplé de truands, d'escrocs et de prostituées qui débute dans les bas-fonds de la ville de Rio pour se poursuivre dans les soutes d'un paquebot frappé par une épidémie de peste. Le bateau atteindra finalement Lisbonne avec à son bord 1 500 émigrés, dont beaucoup de malades. Cinq terroristes, à bord du navire, vont profiter du désarroi et de la panique du capitaine pour commettre les pire méfaits. Ce scénario s'inspire de celui d'Igor, un script confié à Pierre Billon à l'été 1940, à Nice, juste avant le départ de l'écrivain pour les États-Unis : « Ceci est pour vous. C'est un sujet de film. Si je reviens nous y travaillerons ensemble, sinon vous le réaliserez tout seul. » Il ajouta en souriant : « Ne l'égarez pas. C'est l'unique exemplaire... et je l'ai tapé moi-même ! » Présenté à l'exposition Antoine de Saint-Exupéry aux Archives nationales de novembre 1984 (n° 450), ce dactylogramme est composé de vingt feuillets avec quelques corrections manuscrites. Christian Janicot, dans sa préface à l'Anthologie du cinéma invisible, souligne combien l'univers d'Igor est éloigné du registre habituel de Saint-Exupéry, ainsi que le résume Pierre Billon : « L'essentiel de cette histoire n'est pas la révolution. C'est, avant tout, le drame qui se passe à bord d'un vieux paquebot à vapeur qui, partant d'Amérique du Sud, regagne un pays d'Europe. Au cours de la traversée deux hommes sacrifient leur vie pour qu'un troisième arrive et puisse accomplir sa mission qui est de diriger le soulèvement qui délivrera son pays d'un régime d'oppression. » Pour Igor, il n'existe aucun manuscrit. Huit heures à vivre, qui en constitue une version remaniée et plus littéraire, à vraisemblablement été composé aux Etats-Unis, dans le deuxième semestre de l'année 1940. À bord du paquebot, une exploratrice amoureuse suicidaire malade de la peste, son amant malade également, des terroristes auteurs d'un attentat, dont un certain Felicio, arrêté par la police du pays et qui refuse de livrer ses complices en fuites, qui se fondent dans la foule des autres voyageurs. L'exploratrice craint elle de perdre son amant et lui apprend qu'elle a la peste ; elle se suicide. S'ensuit un long passage sur la question du suicide comme devoir : « - N'est-ce pas, docteur ?, le suicide est une lâcheté. Un suicide par une femme c'est même violent. Est-il responsable de cette mort ? Non bien sûr ! Il n'est responsable de rien. Le suicide ne se comprend... que... que par exemple s'il sauve des compagnons. Alors oui. Que s'il défend une cause. Alors il est même non seulement excusable, mais je dirais même un devoir.» Tiendra-t-elle les dernières heures de la traversée pour survivre ? Saint-Exupéry en donnera une réécriture, sous la forme d'un manuscrit non titré reprenant l'intrigue mais cette fois-ci depuis l'Afrique ; il avait été présenté en 2011 chez Artcurial (9 mai 2011, section Saint-Exupéry, n° 269). L'écrivain produira par ailleurs un dernier scénario - un film sur la Résistance -, en 1941. En 1935, il avait donné écrit le scénario d'Anne-Marie, l'histoire d'une jeune femme ingénieur qui rêve d'apprendre à voler et gravite dans un groupe de camarades pilotes, tous amoureux d'elle. Raymond Bernard réalise le film la même année, Annabella incarnant le rôle titre, archétype de la femme moderne et séduisante, aviatrice et aventureuse. C'est le seul scénario original qui sera porté à l'écran. Vol de nuit, sorti un an plus tôt, mais auquel Saint-Exupery n'a participé en rien, a été un grand succès qui le persuade d'adapter Courrier Sud, auquel il songeait depuis 1931. Son scénario est prêt en 1936, pour lequel une toute jeune débutante, Françoise Giroud, l'assiste ; il est communiqué au réalisateur Pierre Billon. Deux producteurs sont trouvés : André Aron et son associé l'aviateur Édouard Corniglion-Molinier, ami et compagnon d'aventures de Malraux. Le tournage a lieu à la fin de l'année 1936 à Mogador (aujourd'hui Essaouira), au Maroc. Le film sort sur les écrans en 1937. Pour Anne-Marie et l'adaptation de Courrier Sud, on ne connaît que des tapuscrits corrigés et aucun manuscrits ni même brouillons autographes. Citons également le projet inachevé d'un film, inspiré par le raid manqué Paris-Saigon du 31 décembre 1935 qui se termina, après un atterrissage forcé en plein désert, par un sauvetage grâce à une tribu de nomades. Le projet avait été rédigé sous forme d'un dactylogramme de quinze feuillets, présentés à l'exposition Antoine de Saint-Exupéry aux Archives nationales en novembre 1984 (n° 448), ainsi que Sonia, un synopsis sur un dactylogramme de neuf pages, offert à Raymond Bernard, le réalisateur d'Anne-Marie. Ce synopsis contient un élément qui servira, transformé, pour Huit heures à vivre : y figure le personnage d'une danseuse espagnole pestiférée, laquelle contamine le navire et entame la traversée de l'Atlantique. Vente Antoine de Saint-Exupéry, (Artcurial, 2012, n° 146) ; Histoire postale, héros de l'aviation (Artcurial, 2018, n° 96) ; Paule Bounin, L'oeuvre cinématographique de Saint-Exupéry. Études littéraires, 2001, p. 113-124 ; Christian Janicot, Anthologie du cinéma invisible, 1995.
Manuscrit autographe S.l., [1976-1977] et Paris, Mazarine, (26 avril) 1979. 114 f. sur papier quadrillé et 1 vol. (140 x 225 mm) de 112 p. et [3] f. Broché, sous couverture illustrée. L'ensemble est conservé dans un emboîtage signé de Julie Nadot. Manuscrit autographe signé. Il est complété par l’exemplaire du texte en édition originale, dédicacé par Blondin. Envoi signé : « Pour toi, Pierre [Salviac], sans qui ce livre n’existerait pas, en amitié, Antoine Blondin », enrichi d’une lettre autographe signée au même - 1 p. en 1 f. (130 x 210 mm) encre noire.
Merveilleux manuscrit, complet, du premier texte d'importance que Blondin consacre au cyclisme, lui qui oeuvre alors depuis de longues années au journal L'Équipe comme chroniqueur. C'est à la demande et sous la direction de Pierre Salviac qu'un ouvrage intitulé Joies de la bicyclette doit voir le jour en 1977. Ce dernier sera successivement reporter à l'ORTF en 1964, grand reporter à France Inter jusqu'en 1976, puis journaliste sportif, comme adjoint de Robert Chapatte, chef du service des sports à Antenne 2. Il couvre alors divers sports pour la jeune émission « Stade 2 » - créée en décembre 1975 - en particulier le cyclisme et le Tour de France. C'est dans ce contexte que les éditions Hachette, qui souhaitent enrichir leur collection des « Joies de... », font appel à lui. Salviac demande alors plusieurs textes aux spécialistes du genre de l'époque (Jean-Paul Ollivier, Dominique Grimault, l'historien Raymond Huttier), ainsi qu'une préface à Robert Chapatte au texte principal d'Antoine Blondin. Le livre paraîtra en édition séparée deux ans plus tard, constituant la première oeuvre « sportive » de Blondin éditée : l'exemplaire de l'édition originale est joint, dédicacé à Pierre Salviac, « sans qui ce livre n'existerait pas, en amitié », par Antoine Blondin. Dans sa lettre, Blondin donne son accord et demande quelques précisions quant au texte attendu de lui : « j'aimerais avoir quelques précisions sur le contenu que tu souhaites y trouver, en tant que maître d'oeuvre : faut-il traiter de l'histoire du Tour : sa naissance, ses vicissitudes, ses transformations ? Toutes choses très emmerdantes dans le cadre d'un ouvrage placé sous le signe des ‘joies de...'. Ou bien, puis-je me cantonner dans le récit, à la signification athlétique et sociologique de cette haute fresque ? Éclaire-moi ». L'auteur d'Un singe en hiver avait suivi vingt-huit Grandes Boucles ; en dehors d'être lassé par la pintade servie chaque soir au dîner, «si ce volatile doit faire le Tour avec nous, qu'on lui mette un dossard !», le chroniqueur glorifie une «épreuve de surface qui plonge des racines dans les grandes profondeurs» et, telle L'Iliade et l'Odyssée de la Grande Boucle, divinise ses héros, de Coppi à Gimondi, d'Anquetil à Merckx, célébrant leurs victoires sur le champ de bataille et applaudissant aux «fêtes champêtres» que la caravane inspire dans chaque bourgade. Il en appelle à Saint-Exupéry, à Victor Hugo, et jusqu'à la comtesse de Noailles : «L'important n'est pas d'être sage, c'est d'aller au-devant des dieux». Comme le rappelait Jérôme Garcin à l'occasion de la réédition en 2016 du volume, «Blondin, qui pratiquait en orfèvre le calembour buissonnier et la digression vagabonde, aimait à dire qu'il avait plus d'un Tour dans son sac. Videz-le, c'est le bonheur. In velo veritas.» (Le Nouvel observateur, 30 juin 2016). Blondin donnera ensuite Le Tour de France en quatre et vingt jours en 1984, avant la reprise de toutes ses chroniques publiées dans L'Équipe, rassemblées dans L'Ironie du sport en 1988.
Exemplaire Joseph-Henry Rosny, avec envoi, sur pur fil Paris, Gallimard, (30 avril) 1929. 1 vol. (120 x 185 mm) de 227 p. et [2] f. Broché, chemise et étui (Devauchelle). Édition originale. Un des 697 exemplaires sur vélin pur fil (n° 321). Envoi signé : «À monsieur Rosny aîné. En hommage respectueux, Antoine de Saint-Éxupéry».
Très bel exemplaire offert par Antoine de Saint-Exupéry à J.-H. Rosny aîné : une dédicace parlante, et de circonstance pour le jeune romancier - rappelons que c'est son premier livre - qu'il adresse au président du plus prestigieux prix littéraire : celui décerné par l'académie Goncourt. L'ouvrage ne sera pas retenu dans la liste finale du prix (qui sera décerné à L'Ordre de Marcel Arland) ; Vol de nuit sera, deux ans plus tard, un peu mieux envisagé, puisqu'il parviendra jusqu'à la sélection finale. Il obtiendra la prix Femina. Pseudonyme de Joseph Henri Honoré Boex, J.-H. Rosny l'aîné est né le 17 février 1856 à Bruxelles. C'est l'un des grands fondateurs de la science-fiction moderne, avant les ouvrages de H.G. Wells : il est également l'auteur, avec son frère, du célèbre roman La Guerre du feu, en 1909. Les frères Boex seront tous deux, selon la volonté d'Edmond de Goncourt, nommés pour siéger à l'Académie éponyme, dont Rosny l'aîné occupe la présidence de 1926 à sa mort, en 1940 ; son frère l'y succédera. C'est vers 1925 que Saint-Exupéry rencontre, dans le salon parisien de sa cousine Yvonne de Lestrange, la fine fleur des éditions Gallimard : Gaston Gallimard, Jean Schlumberger et André Gide. Ces rencontres vont jouer un rôle fondamental dans son entrée en littérature. Gide poussera le jeune homme à écrire, lui qui vient d'échouer à l'École navale et suit un stage de perfectionnement à l'école de navigation aérienne de Brest. Engagé en 1926 par la compagnie Latécoère (la future Aéropostale), il transporte le courrier à destination de l'Amérique du Sud depuis Toulouse via l'Espagne, le Maroc, la Mauritanie jusqu'à Dakar, où ce courrier embarque sur un bateau pour l'autre continent. C'est d'après ses souvenirs et ses mémos qu'il rédige Courrier Sud : le roman relate les notes du pilote Jacques Bernis à travers ses lettres envoyées depuis ses différentes escales. Saint-Exupéry en lira des passages à son cousin Honoré Estiennes d'Orves, son futur lecteur attitré. L'ouvrage est accepté par Gaston Gallimard. Premier livre, premier chef-d'oeuvre : «Un ciel pur comme de l'eau baignait les étoiles et les révélait. Puis c'était la nuit». La poésie se mêle, sans cesse, à la réalité et celle des hommes : l'Aéropostale des débuts, c'est un quatuor d'amitiés fortes et de pilotes intrépides, les mousquetaires que sont Jean Mermoz, Henri Guillaumet, Antoine de Saint-Exupéry et Marcel Reine.
Paris, Anthoine du Brueil, 1611. Petit in-8 de (8)-60-(2) pp.2 pièces reliées en 1 vol. petit in-8, maroquin olive, dos lisse orné, cartouche lauré dans un double filet doré d'encadrement sur les plats (reliure de l'époque).
Deux pièces très rares en édition originale du poète poitevin Antoine de Nervèze dont le Flambeau Royal dédié à Marie de Médicis mais destiné au jeune Louis XIII pour son instruction militaire et spirituelle reliées avec les lamentations de l'ancien secrétaire du roi Henri IV un an après la mort de son héros.Courtisan accompli aux multiples talents, Antoine de Nervèze (1570-1625) fut l'un des poètes importants de son temps au style précieux d'un esthétisme recherché.Provenance : bibliothèque du juriste Victor Foucher (1802-1866) avec son ex-libris armorié ; nommé maître des requêtes en service extraordinaire en 1840, ce proche de Napoléon III s'attira les foudres de son illustre beau-frère, Victor Hugo.Ex-libris manuscrits anciens sur le titre "Claude Gaillardon", "B. Maria de Capia" accompagnés d'une note bibliographique en regard ; cachet "Pierre Lajarrige", ex-libris héraldique "G. de C. Viva l'ora del leggere".Bon exemplaire. Coins légèrement usés et quelques traces de mouillures.2 exemplaires au CCFr. Poitiers, Aix-en Provence ; Cioranescu, 51000 et 51014 ; La Bouralière, 410-411.
S.l.n.d., , (vers 1684). In-folio manuscrit de (401) ff. veau fauve, dos orné à nerfs, pièce de titre en maroquin rouge, tranches mouchetées (reliure de l'époque).
Belle copie manuscrite et anonyme de la première version des livres I à VI de l'Histoire de François composée par Antoine Varillas, probablement établie avant l'édition originale désavouée par l'auteur - imprimée à La Haye chez Arnout Leers en 1684.Pierre Bayle notait en 1675 : « On souhaiterait fort que Mr. de Varillas historiographe de France, pût avoir permission de faire imprimer la vie de François I qu'il a composée et qui est belle par excellence ; mais il a trop agi en fidèle et désintéressé historien pour que M. Colbert en veuille permettre la publication. L'Histoire de François I par Varillas fut imprimée à La Haye en 1684 ; mais Varillas désavoua cette édition, comme ayant été faite sur une copie défectueuse et publia cet ouvrage à Paris avec privilège en 1685. On contrefit cette édition à La Haye l'année suivante et on remit à leur place les endroits de la première qui avaient été retranchés à Paris (Ndlr) ». [Lettres de Mr Bayle, Amsterdam, 1729, tome I, Année 1675, page 77].Le texte manuscrit - tandis qu'il fut remanié en 1685 pour l'édition avec privilège - est entièrement conforme à l'édition originale de 1684 publiée sous le titre Histoire de François I, par le sieur de Varillas, à laquelle est jointe la comparaison de François I. avec Charles-Quint, par le même auteur. Cette histoire des événements du règne de François Ier de 1515 à 1543 comprenait en 1684 neuf livres et un chapitre comparant Charles Quint à François Ier, puis treize livres l'année suivante pour l'édition définitive. Antoine Varillas (1624-1696) obtint en 1648 la charge d’historiographe de Gaston, duc d’Orléans. Travaillant à la bibliothèque du roi, il fut remercié par Colbert. Mme de Sévigné et Pierre Bayle estimaient grandement l’écrivain. Voltaire, qui le trouvait « d’une lecture agréable » l’exploita dans ses travaux historiques. Ses ouvrages, jugés subversifs et considérés plus tard comme le facteur d’éclosion de la pensée républicaine furent mis à l’index par Colbert.Provenance : Desvignes de La Cerve, seigneurs de Davayé (ex-libris armorié) dynastie qui compta Pierre Desvignes de Davayé premier maire de Mâcon de 1695 à sa mort en 1727 et Abel-Jean-Baptiste Desvignes de Davayé maire de Mâcon de 1815 à 1830, mais aussi Antoine-Louis Desvignes de La Cerve, dernier abbé de Notre Dame de La Ferté-sur-Grosne qui établit en 1790 le catalogue de la bibliothèque de l'abbaye considérée comme la plus grande bibliothèque cistercienne de Bourgogne après celle de Cîteaux. Cachet noir orné d'un bonnet phrygien sur le second contreplat.Bel exemplaire en reliure d'époque. Rares rousseurs, légères épidermures sur les plats.Livres saisis à Paris entre 1678 et 1701, A. Sauvy, n°521.
Villefranche [Lausanne], Pierre Chrétien [Antoine Chapuis] 1760 3 volumes in-12, veau marbré, dos à nerfs, caissons ornés, pièces de titre et tomaison grenat, filet doré en coupes Reliure de l’époque, XXIII- 467- 484- 436 pp. Carte replié. Reliure passée, coiffes et coins usés. Attaques de vers à deux charnières. Humidité angulaire éparse au premier tome. Par ailleurs frais. Haag, 95 – Caillet, n2663.
Édition originale. Cette première édition, anonyme et posthume, a été publiée par le fils de l’auteur, Antoine Court de Gébelin. Elle comprend une grande carte dépliante des Cévennes, Vivarais et Bas-Languedoc. Il s’agit, selon Haag, de l’histoire la plus exacte et la plus impartiale de la guerre des camisards (1702-1710), au cours de laquelle les paysans protestants cévenols s’insurgèrent contre les persécutions qui suivirent la révocation de l’édit de Nantes. On tient son auteur, Antoine Court (1695-1760), pasteur ardéchois réfugié à Lausanne, pour un des principaux restaurateurs du protestantisme en France au cours du XVIIIe siècle. Bon état d’occasion
Editions Robert Laffont 1945. In-8 cartonnage éditeur de 194 pages au format 24 x 17 cm. Couvertures illustrées. Dos rond illustré. Plats avec petits frottis et tassements aux coins. Mors du 1er plat avec petits manques. intérieur assez frais, malgré un papier jaunissant. Emouvants souvenirs de captivité dans un stalag, dessinés et légendés par Antoine de Roux. Edition originale complète, après une version interdite par les allemands en zone nord, qui fut publiée, mutilée, en zone sud. Précieux exemplaire enrichi d'un superbe dessin original pleine page, et d'une très belle dédicace, autographe, signée et datée, par Antoine de Roux.
Vente exclusivement par correspondance. Le libraire ne reçoit, exceptionnellement que sur rendez-vous. Il est préférable de téléphoner avant tout déplacement.Forfait de port pour un livre 10 € sauf si épaisseur supérieure à 3 cm ou valeur supérieure ou égale à 100 €, dans ce cas expédition obligatoire au tarif Colissimo en vigueur. A partir de 2 livres envoi en colissimo obligatoire. Port à la charge de l'acheteur pour le reste du monde.Les Chèques ne sont plus acceptés.Pour destinations extra-planétaire s'adresser à la NASA.Membre du Syndicat Lusitanien Amateurs Morues
Lausanne, Edita Lausanne, 1968. In-12 oblong de 72 pages, cartonnage d'éditeur sous sa jaquette à rabats illustrée en couleurs, étui.
Illustré de 45 aquarelles d'Antoine Roux. Edition originale limitée à 3000 exemplaires (n°1386).
Londres, , 1765. In-8 de XVI-145 pp., basane havane, dos lisse orné, pièce de titre olive, tranches jaspées (reliure de l'époque).
Édition originale rare d'abord attribuée à Antoine-Jacques Roustan puis Jean-Antoine Comparet.Vraisemblablement imprimé en Suisse, le livre fut condamné au feu le 15 novembre 1765. Suivi d'une Dissertation historique sur le Gouvernement de Genève et ses Révolutions, consacrée en partie aux rapports de Rousseau avec Genève.Jean-Antoine Comparet, né à Genève en 1722, a publié une Lettre à M. J.-J. Rousseau, citoyen de Genève, sur son livre intitulé Émile (1762), et un traité pédagogique intitulé Éducation morale, ou Réponse à cette question proposée en 1765 par la Société des arts et sciences de Harlem : « Comment doit-on gouverner l'esprit et le coeur d'un enfant, pour le faire parvenir un jour à l'état d'homme heureux et utile ? » (Buisson I, 446).Un coin usé mais bon exemplaire. Conlon, 65-678 ; Cioranescu 20302.
Amsterdam : Henry Desbordes, 1694. LA GUERRE DU DICTIONNAIRE
In-12° (157 x 95 mm), [1] pl., [1] f., [8] ff. (Préface), 544 pp., [4] ff., veau moucheté, dos à cinq nerfs orné, tranches mouchetées de rouge. Premier volume de ce recueil de pièces concernant le conflit entre l'Académie française et le lexicographe Antoine Furetière autour de la publication du Dictionnaire. Cette édition contient, en plus des « factums » publiés par Furetière pour sa défense entre 1685 et 1686, de nombreuses pièces supplémentaires: preuves, copies des jugements, etc. Le second volume, absent ici, réunit des correspondances, épigrammes et autres pièces liées au conflit. L'ouvrage est illustré d'un frontispice gravé, Mercure fouettant un satyre. Auteur de romans, fables et poésies, Antoine Furetière est reçu en 1662 à l'Académie française. Celle-ci jouit alors, par privilège royal, d'un monopole sur la publication d'un dictionnaire de langue française. Lexicographe enthousiaste, Furetière participe à son élaboration, mais finit par s'agacer de la lenteur des opérations: au bout de 50 ans de travaux, la lettre O n'est pas encore achevée. Tout en continuant de participer aux réunions, Furetière décide de damer le pion à l'Académie: il obtient en 1684 un privilège pour son propre dictionnaire et en fait paraître plusieurs extraits sous le titre Essais. Les hostilités sont ouvertes: vingt académiciens réunis votent son exclusion à dix-neuf contre un. En février, Furetière fait paraître le premier de ses « factums »: il y justifie son privilège et se défend d'accusations de traîtrise et de plagiat (comparant notamment, sur deux colonnes, son dictionnaire à celui de l'Académie), mais y inclut surtout, « pièce de résistance qui mettra tout Paris en joie, une description féroce des séances de travail de l'Académie. » (Ost, p. 23). En mars, cependant, le privilège de Furetière est abrogé et ses Essais sont retirés de la circulation. Suit un second factum dans lequel le lexicographe conteste son expulsion de l'Académie. En décembre 1686, la Police du Châtelet porte un coup dur à Furetière en déclarant ses factums « libelles diffamatoires ». L'ex-académicien riposte... avec un troisième factum. Furetière meurt en 1688 sans avoir vu paraître son dictionnaire, publié à Amsterdam en 1690: plusieurs fois réédité, il jouira d'une grande influence. Le dictionnaire de l'Académie, pour sa part, ne verra le jour qu'en 1694 - sans grand succès. François Ost. Furetière: La démocratisation de la langue. Michalon, 2008. Note manuscrite à la première garde blanche (« l'abbé Furetière est mort à 68 ans en 1688 cette édition des factums est la plus complète »), vignette ex-libris grattée au contreplat supérieur. Coiffe de tête manquante, manque à la coiffe de queue et en pied du mors inférieur, coins frottés.
Paris : Imprimerie royale, 1837. EXEMPLAIRE RÉIMPOSÉ IN-4 SUR GRAND PAPIER VÉLIN
In-4° (258 x 206 mm), XV pp. - [1] p. bl. - 201 pp. - [3] pp. bl. et [1] f. de pl., veau brun à coins, dos lisse orné, plats de papier marbré muticolore avec encadrement d'un filet, gardes et tranches du même (reliure de l'époque). Un des rares exemplaires réimposé in-4° tiré sur papier vélin fort de cette édition privée illustrée d'un très beau portrait tiré sur papier de Chine dessiné par le duc lui-même et gravé par Dupont. Il s'agit d'une nouvelle édition des mémoires du duc de Montpensier (1775-1807) publiées pour la première fois en 1816 sur les presses de l'imprimerie particulière du duc d'Orléans à Twickenham. Les Orléans publièrent au XIXe siècle plusieurs textes à compte d'auteurs qui ne furent pas mis dans le commerce, cette publication qui s'inscrit dedans fut probablement ordonnée par Louis-Philippe en mémoire de son frère. Ces mémoires sur la période révolutionnaire, du fils cadet du régicide Philippe-Egalité, sont importants. Ils couvrent la période qui va de 1793, date de l'arrestation du duc pendant la terreur, à son arrivée en 1797 à Philadelphie, soit la seule où les deux frères, qui entretenaient une profonde affection, furent séparés. Le récit est très détaillé et donne à la fois une bonne peinture des moeurs révolutionnaires et une analyse politique des principaux évènements du temps. Antoine-Philippe d'Orléans (Paris,1775 - Salt Hill,1807), duc de Montpensier, prince du sang français membre de la maison d'Orléans, est adjudant général à l'armée du Var lorsqu'il est arrêté, en même temps que tous les Bourbons, en avril 1793 et incarcéré au fort Saint-Jean à Marseille. Il sera rejoint durant sa longue captivité par le prince de Conti et de la duchesse de Bourbon. Il y contracte la tuberculose qui finira par l'emporter en 1807. Le 13 fructidor an IV (30 août 1796), le Directoire décide enfin son élargissement et ordonne qu'il soit transféré à Philadelphie où le chargé d'affaire de la République française aux États-Unis doit lui verser une pension annuelle de 15 000 francs. Il s'embarque le 5 novembre 1796. C'est alors qu'est conçu son fils naturel, Jean-Antoine-Philippe Dentend (1797-1858), qui deviendra le notaire de la maison d'Orléans (à ce titre, il sera chargé de rédiger l'acte de donation des biens personnels de Louis-Philippe à ses enfants juste avant son accession au trône en 1830). En février 1797, accompagné de son frère puîné le comte de Beaujolais, il rejoint son frère aîné à Philadelphie. La pagination est différente de celle de l'in-8° qui présente 231 pp. Fierro - 1070. Quelques frottements notamment au dos à l'emplacement du titre ainsi qu'aux coins, petit manque sur le plat supérieur, rares rousseurs plus présentes à quelques feuillets notamment au titre.
Paris : chez Lottin ; chez la Veuve Desaint, 1776-77 ; 1776. LE VADEMECUM DE L'ECCLÉSIASTIQUE EN MAL D'IDÉES POUR SES SERMONS
4 vol. in-12° (171 x 105 mm), [1] pl; - xxiv pp. - 439 pp. + [1] f. - 438 pp. - [3] ff. + xlii pp. - 311 pp. - viii pp. - 401 pp. - [3] ff. + [1] f. - [1] pl. - x pp. - [1] f. - 472 pp. (numérotation erronée en fin de volume), veau havane, dos à cinq nerfs orné, encadrement d'un triple filet, filet sur les coupes, roulette intérieure, tranches rouges (reliures d'époque). Seconde édition, des Lettres (il parut de nombreuses contrefaçons), augmentée par rapport à l'originale d'une préface et d'un troisième volume (en deux tomes) de pièces diverses. Seconde édition également de La vie du Pape Clément XIV, augmentée d'une préface et de quelques pièces. Célèbre supercherie littéraire composée par Louis-Antoine de Caraccioli, les Lettres intéressantes du pape Clément XIV paraissent pour la première fois un an après la mort du pape, alors que sa postérité, marquée par sa suppression de la Compagnie de Jésus, peine à se définir. Pédagogue de profession, fervent adepte de la démocratisation des savoirs, Caraccioli imagine le personnage d'un Ganganelli philosophe et éducateur dispensant ses conseils aussi bien à des religieux qu'à des personnalités de la politique, des sciences et des lettres, à la noblesse ou même à une mère de famille. Mais dès la parution de la première édition, plusieurs voix s'élèvent pour remettre en question l'authenticité des lettres. Caraccioli persiste et signe : on lit ainsi, dans la préface à sa Vie du Pape Clément XIV : « On sait qu'il y a, comme en France des esprits ardens à dénigrer Clément XIV, & à le faire passer pour un personnage très-médiocre, & que sa vie conséquemment, ainsi que ses Lettres, ne peuvent manquer d'avoir des contradicteurs, qui en nieront l'autenticité » (p. viii). Sommé, en 1777, de produire les originaux, Caraccioli traduira lui-même ces lettres apocryphes vers l'italien. La Vie du Pape Clément XIV est illustrée d'un portrait frontispice gravé par De Launay le Jeune d'après Prevost, d'une vignette placée en en-tête gravée par Baquoy d'après Prevost et d'une vignette de fin non-signée. Les Lettres sont quant à elles ornées d'une frontispice allégorique gravé par Billé d'après Queverdo et d'un petit portrait en-tête signé Beugnet au dernier tome. Louis-Antoine Caraccioli (1719 : Le Mans-1803 : Paris), précepteur et polygraphe, chercha à suppléer à sa modique fortune en composant un grand nombre d'ouvrages, presque tous publiés sous pseudonyme, qui se succédèrent rapidement. Écrits dans un sincère respect de la religion et de la morale, à défaut « de vues profondes ou style brillant », les ouvrages de cet auteur prolifique eurent surtout beaucoup de succès « parmi les ecclésiastiques de province qui trouvaient dans plusieurs d'abondants matériaux pour leurs sermons, quelquefois même des sermons tout faits ». (Michaud, Biographie universelle, VI-643) La plupart furent traduits en italien, en allemand, quelques-uns en anglais. PROVENANCE : « Ma mère / V B... » et « V. Bazile », mention manuscrite à chacun des volumes (XVIIIe siècle). Non identifié. Frottement dans un angle au plat supérieur du tome III, coiffe de tête arasée et petit manque en queue de mors supérieur au tome I. Quelques feuillets légèrement brunis.
1802 Paris, An X- 1802 (Paris, 18 ventôse an 10); in-8° broché de (4) -152pp.; dos de papier bleu muet, texte complet, sorti d'un recueil relié. Chiffres manuscrits anciennement à l'encre sur le titre, sinon très bon état. Exemplaire à relier.
Edition originale. Antoine Boin, né à Bourges en 1769 et mort en 1852 à Saint-Denis-de-Palin (Cher), était médecin, opposé à Napoléon, il fut élu député du Cher en 1815.(Gr3) Je suis absente jusqu'au 17 mai inclus et ne pourrai répondre à vos commandes qu'à mon retour. Cordialement.
BOULANGER Nicolas-Antoine ; HOLBACH Baron d’ (Nicolas Antoine)
Reference : 54481
(1772)
Amsterdam, Chez Marc Michel Rey 1772 3 volumes in-12, plein veau marbré, dos à nerfs, caissons ornés, XXIV- 358- VII- 352- VII- 363 pp. Dos passés, coiffes et coins usés, qq. mors fendillés. Rares rousseurs.
Ouvrage posthume, remanié par d’Holbach, l’Antiquité dévoilée ambitionne d’interpréter superstitions et les pratiques religieuses de l'humanité par l'empreinte cataclysmes de la nature, notamment le déluge. Bon état d’occasion
( Revue Rock & Folk ) - The Rolling Stones - Chuck Berry - Pretty Things - Ray Charles - Eric Clapton - Antoine - Cabu.
Reference : 32577
Revue Rock & Folk n° 6 de avril 1967. In-4 agrafé de 66 pages, au format 27 x 21,5 cm. Couvertures photographiques avec The Rolling Stones. Couvertures avec d'infimes frottis aux coins. Intérieur frais. Mensuel musical français consacré à la musique rock et pop, fondé en 1966 par Robert Baudelet, Jean Tronchot, Philippe Adler, Jean-Pierre Leloir et Philippe Koechlin. La revue connut la participation de nombreux photographes dont : Jean-Pierre Leloir, Claude Gassian, Pierre Terrasson, Gaëlle Ghesquière, Bruno Ducourant,Patrice Guino, Jean-Louis Rancurel, Dominique Tarlé, Bertrand Alary et Saddri Derradji. Nombreux articles sur le Rock, le blues, la soul, la pop dont : The Rolling Stones, Chuck Berry, Pretty Things, Ray Charles, Eric Clapton, Antoine, etc. Nombreuses chroniques avec de très nombreuses photographies en noir et blanc. Dessins en noir de Cabu. Rarissime édition originale, en très bel état de fraicheur de ce mythique n° 6.
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