L'un des 18 exemplaires confiés par Victor Hugo avec la note autographe Hierro, pour Auguste Vacquerie. Genève et New-York [Jersey, Imprimerie universelle, Saint-Hélier], [1855]. 1 vol. (70 x 110 mm) de 1 f. (titre) et 53 p. Demi-maroquin rouge à coin, dos à nerfs, titre et tête dorés, couvertures conservées (reliure signée de P. L. Martin). Édition originale. Exemplaire sur papier bleu, commun à l'ensemble du tirage. Inscription autographe : «Hierro, 1867 ». Un des 18 exemplaires confiés par Victor Hugo à l'attention d'Auguste Vacquerie, à Paris, pour ses amis, pour la reprise d'Hernani, qui sera interdite quelques mois plus tard.
L'injonction « hierro », est, depuis la bataille d'Hernani, le cri de ralliement de Victor Hugo pour fédérer ses fidèles. Le poète avait acheté plusieurs mains de papier rouge, et y découpa plusieurs petits carrés sur lesquels il imprima avec une griffe le mot espagnol qui veut dire fer : Hierro, et les distribua aux chefs des groupes de ses amis : « Nous ne croyons pas avoir éprouvé de joie plus vive en notre vie que lorsque Gérard, détachant du paquet six carrés de papier rouge, nous les tendit d'un air solennel, en nous recommandant de n'amener que des hommes sûrs. Nous répondions sur notre tête de ce petit groupe, de cette escouade dont le commandement nous était confié» (Théophile Gautier, « Première rencontre », in Le Bien public, 3 mars 1872). Depuis l'instauration du Second Empire, le théâtre de Victor Hugo était censuré sur toutes les scènes françaises, et aucune de ses pièces n'avait donc été représentée depuis Marion de Lorme en juin 1852. Mais en 1867, ses relations avec le pouvoir semblent s'améliorer et l'on annonce la reprise d'Hernani au Théâtre-Français, qui serait même venu d'une demande personnelle de l'impératrice Eugénie, à la veille de l'Exposition universelle. Hugo y est invité, mais refuse de quitter Guernesey, où il est isolé depuis l'amnistie de 1859 dont nombre de proscrits avaient profité. A distance, Victor Hugo veut rester le maître des opérations et reste en contact permanent avec ses deux indéfectibles amis, Auguste Vacquerie et Paul Meurice, qui suivent pour lui les répétitions d'Hernani. 37 ans après la première bataille, les dix textes de combat écrits pendant l'exil regroupés ici ne pouvaient pas recevoir meilleure note autographe de la part du plus célèbre des écrivains : ces fascicules des Discours seront longtemps distribués par Hugo, tout le temps de l'exil à Guernesey. Le 12 mai, il informe Vacquerie de l'envoi de 18 de ces plaquettes, toutes enrichies du même mot autographe d'encouragement : « un voyageur dont je vous ai parlé vous remettra dix-huit fascicules signés Hierro. 1867. Un pour vous. Un pour Meurice. - Les seize autres seraient répartis par vous, comme cartes de visite de moi, à nos meilleurs amis : Henri Rochefort, Pierre Véron (et les rédacteurs du Charivari), Ph. Audebrand, Jules Lermina, Benjamin Gastineau, Montrosier, Carjat, Amédée Blondeau, Mario Proth, Eug. Pelletan, etc. Vous savez mieux que moi à qui cela conviendra le plus. Et de cela, comme de tout, je me repose absolument sur vous. » (Correspondance de Victor Hugo, Hauteville-House, 112 mai 1867). La pièce sera jouée le 20 juin 1867, et reçoit un triomphe. De courte durée : « Les 3 et 4 novembre 1867, Garibaldi est vaincu à Mentana par les troupes pontificales, épaulées par les troupes françaises envoyées en renfort par Napoléon III sous le commandement du général de Failly. Garibaldi est condamné au bagne. Pour lui apporter son soutien, Victor Hugo écrit en trois jours, du 16 au 18 novembre, « La Voix de Guernesey ». En la faisant imprimer à son compte à Saint-Pierre-Port et en s'occupant activement de sa diffusion clandestine, il affiche une nouvelle fois haut et fort son opposition républicaine au pape et à l'empereur (...) Les représentations d'Hernani au Théâtre-Français sont interrompues. La pièce aura été jouée soixante et onze fois entre le 20 juin et le 27 décembre» (Jeanne Stranart, « L'interdiction de Ruy Blas et l'interruption d'Hernani en 1867, vues par Juliette Drouet »). Jean-Marc Hovasse, (sous la dir. de). Correspondance et théâtre, Presses universitaires de Rennes, 2012. Les pièces contenues dans cette plaquettes sont les suivantes : Les Etats-Unis d'Europe [En quittant la Belgique, 1er août 1852] ; Union [En arrivant à Jersey, 5 août 1852] ; Insurrection [Au Peuple, 31 octobre 1852] ; Martyre et vitalité des peuples [Anniversaire de la Révolution de Pologne, 29 novembre 1852] ; Pas de représailles [Sur la tombe de Jean Bousquet, 20 avril 1853] ; Le Droit de la femme [Sur la tombe de Louise Julien, 26 juillet 1853] ; La Guerre d'Orient [23° Anniversaire de la Révolution de Pologne] ; Inviolabilité de la vie humaine [Aux habitants de Guernesey, janvier 1854] ; Les Hommes du vieux monde [A Lord Palmerston, 11 février 1854] ; La Révolution future [Banquet anniversaire du 24 février 1854]. Ils seront repris en 1875 dans Actes et paroles, II, sous des titres différents indiqués ici entre crochets.
Paris, Chez Persan, 1823. 4 vol. (95 x 165 mm) de VIII-316, 237, 237 et 347 p. Bradel papier caillouté, pièce de titre ornée, dos orné en tête et en pied (reliure XIXe). Édition originale.
C'est après de longues fiançailles avec Adèle Foucher puis un mariage célébré le 12 octobre 1822 que Victor Hugo remania Han d'Islande (entamé dès 1820). Il vendit l'usage de son manuscrit pour mille francs à Persan, un marquis ruiné, qui s'était improvisé libraire : Han d'Islande parut le 8 février 1823, sans nom d'auteur, et plein de coquilles. « Un article bienveillant de Charles Nodier dans ‘La Quotidienne' fut le début des rapports avec Hugo et de l'étroite amitié qui s'ensuivit. » (Carteret) On connaît la genèse de ce roman : l'amour de Victor Hugo pour Adèle Foucher. Après de longues fiançailles, le mariage a lieu le 12 octobre 1822 grâce à une pension accordée par Louis XVIII. C'est dans le contexte de ces soucis financiers et sentimentaux que Victor Hugo écrit, puis remanie Han d'Islande, qui reflète en quelque sorte cet amour contrarié. Le Réveil, dès son numéro du 23 janvier, publiait la note suivante : " On nous annonce aujourd'hui (...) un nouveau roman qui va paraître dans quelques jours chez les libraires du Palais-Royal et dont le sujet, tiré de l'histoire de la Norvège, offre un intérêt aussi dramatique que les principaux ouvrages de l'illustre romancier écossais. Cette composition singulière, signée Han d'Islande, est, dit-on, le premier ouvrage en prose d'un jeune homme connu déjà par de brillants succès poétiques. Nous verrons bien. " La mèche est vendue dès le mois suivant, lorsque Le Constitutionnel publie le 15 février la note suivante : " On vient de mettre en vente chez Persan, rue de l'Arbre-Sec, no 22, un roman intitulé : Han d'Islande, en quatre volumes in-12. Prix : 10 francs. On attribue ce roman à M. Victor Hugo, auteur d'un recueil d'odes". Cette première édition est annoncée dès le 8 février 1823 (n° 619), dans la Bibliographie de France. Elle fait de Victor Hugo, à 21 ans, l'initiateur du premier romantisme. Bien qu'il considérât cette oeuvre naïve, Hugo resta attaché par sentimentalisme à ce mélodrame de jeunesse. Plusieurs scènes seront d'ailleurs reprises dans Notre-Dame de Paris. Hugo ne sera pas satisfait en raison des nombreuses coquilles laissées par l'apprenti imprimeur-libraire, et dont il souhaitera une nouvelle édition corrigée chez Eugène Renduel dix ans plus tard, en mai 1833. Agréable exemplaire en cartonnage de l'époque : les exemplaires de qualité de cette première édition en reliure d'époque sont fort rares. De la bibliothèque Frédéric de Pourtalès (ex-libris). Vicaire, IV, 236 ; Carteret, I, 390, « Ouvrage très rare et fort estimé. »
Précieux exemplaire A. Claudin, Jules Claretie et P. Villeboeuf cité et décrit par Carteret. Paris, au Bureau du Conservateur littéraire, 1819-20. 3 volumes in-8 de : I/ (1) f., 404 pp., 2 portraits hors-texte dont un à double page ont été ajoutés au début du volume ; II/ (2) ff., 404 pp. mal ch. 504 ; III/ 416 pp. Relié en demi-maroquin vert à grain long à coins, dos lisses ornés d’un motif romantique doré en long, filets dorés sur les plats. V. Champs. 197 x 125 mm.
Edition originale « extrêmement rare » (Clouzot, Guide du Bibliophile Français, p. 142) contenant notamment l’édition originale de Bug-Jargal. En 1819, par le conseil de Chateaubriand, qui avait deviné le talent littéraire des trois frères Hugo et qui s’intéressait à leur avenir, Abel fonda, de concert avec Eugène et Victor, Le Conservateur littéraire. Cette revue devait être, dans sa pensée, le complément indispensable du Conservateur politique, auquel la collaboration de Chateaubriand avait donné tant de vogue et tant d’éclat. Les trois frères qui vivaient dans une touchante harmonie, et qui n’avaient pas d’autre rivalité que l’amour des lettres, étaient à peu près les seuls rédacteurs du Conservateur littéraire, dans lequel chacun d’eux reparaissait continuellement sous différents pseudonymes et sous des initiales différentes. Chacun d’eux était tour à tour critique, poète, romancier, moraliste, pour varier la rédaction des livraisons hebdomadaires, qui produisaient toujours beaucoup d’effet dans le petit monde des écrivains, sans amener les abonnés à l’aide desquels le recueil aurait pu continuer. Enfin après dix-huit mois de persévérance et d’effort, il fallut renoncer à une publication qui ne faisait pas ses frais. « Il n’a paru de cette Revue que trente livraisons formant trois volumes in-8, Paris, A. Boucher, 1819-20. On lit dans une note du ‘Catalogue de livres provenant de la bibliothèque de M. de N***’ (1856) ‘Victor Hugo écrivait sous son nom et sous diverses initiales pseudonymes la plupart des articles de critique littéraire qu’il n’a pas recueillis dans ses Mélanges. On y trouve aussi la première édition de Bug-Jargal et des pièces de vers qui manquent encore à ses œuvres complètes. Victor Hugo signe tantôt V., tantôt H., tantôt V. d’Auverney, tantôt M., et quelquefois il ne signe pas du tout. Son frère Abel signe A. ; son frère Eugène, E. Parmi les rédacteurs, on reconnaît Theodore Pavie, Ader, J. Sainte-Marie, etc. Il faut signaler la fameuse épître Les Vous et les Tu, signée Aristide ; la Lettre de Publicola Petissot, les traductions de Virgile, de Lucain et d’Ossian, qu’on voudrait voir ajoutées aux œuvres de Victor Hugo’. » Cette revue, dit Charles Asselineau, dans sa Bibliographie romantique, 2ème édition, p. 265, « a été fondée par Eugène et Victor Hugo et rédigée, pour la plus grande partie, par celui-ci. Alfred de Vigny collabora à cette revue. » Cette édition originale est infiniment rare. Vicaire dans le Manuel de l’Amateur imprimé en 1895, ne cite qu’un seul exemplaire, incomplet, adjugé cependant 810 F Or à la Vente Noilly de 1886, enchère considérable pour l’époque. « Paul Lacroix avait acheté son exemplaire du Conservateur littéraire 80 fr. à une vente de la salle Silvestre ; cet ex. avec une nouvelle reliure en maroquin myrte jans. tr. dor. (Marius Michel) a été adjugé 810 fr., Noilly » Il était incomplet de la table du tome Ier. Carteret, dans Le Trésor du bibliophile imprimé en 1924, ne cite que deux exemplaires complets dont le nôtre « Claretie, 1918 , 3 vol. in-8, demi-maroquin de Champs vendu 3 055 F en 1918 » et un second exemplaire, dédicacé à Juliette Drouet, adjugé 46 000 F il y a 50 ans, en 1972, enchère alors considérable ; proche du prix obtenu cette même année 1972 par le superbe exemplaire des Œuvres de Louise Labé imprimées à Lyon en 1556 revêtu d’une reliure doublée aux écussons pour Charles Nodier (références : Bibliothèque R. Esmerian. Première partie, 6 juin 1972. Paris, n°82). Un tel exemplaire se négocierait aujourd’hui 300 000 €. Superbe exemplaire cité par Carteret dans lequel on a relié en tête deux portraits de Victor Hugo : l’un à la manière noire par Célestin Nanteuil, daté 1832, l’autre lithographié sur double page par V. Ratier, provenant des bibliothèques A. Claudin, célèbre bibliographe, enrichi de deux billets autographes qui lui furent adressés en juin 1900 par le romancier Paul Meurice (1818-1905), ami intime de Victor Hugo. Paul Meurice emprunte ces volumes à Claudin - son propre exemplaire étant prêté pour « l’exposition centenale du livre » - puis le complimente sur son « précieux exemplaire… avec sa reliure dans le goût du temps et les deux portraits… il est parfait » ; Jules Claretie (vendu 3 055 F en 1918) et P. Villeboeuf, éminent bibliophile du siècle dernier avec ex-libris.
L’édition originale de ce recueil recherché de Victor Hugo, dans une fine reliure de l’époque en demi-maroquin bleu nuit. Hugo, Victor. Les Chants du crépuscule. Paris, Eugène Renduel, 1835. In-8 de xviii pp., (1) f., 334 pp. avec la table (la p. 334 est chiffrée par erreur 354). Quelques rousseurs. Relié en demi-maroquin bleu nuit de l’époque, plats de papier marbré bleu et noir, dos à nerfs orné de filets dorés. Reliure de l’époque. 205 x 127 mm. Edition originale recherchée, tirée à 2500 exemplaires, de l’un des plus beaux recueils de poésies de Victor Hugo. Carteret, I, 407. Exemplaire de tout premier tirage avec la faute page 70 non corrigée («salèvre» au lieu de «sa lèvre»). Le recueil réunit des poèmes composés de 1830 à 1835, essentiellement pendant l’automne 1835, alors qu’Hugo séjournait aux Roches, chez les Bertin. Il contient des pièces politiques dans lesquelles le poète se détache de la monarchie des Bourbons et chante même l’empereur. L'essentiel du recueil est en fait composé de pièces en vers relatives à la crise sentimentale que traverse le poète, déchiré entre ses devoirs d'époux (marié depuis 1822 avec Adèle Foucher) et sa passion pour sa maitresse Juliette Drouet (dans 13 poèmes XIV, XXI à XXIV, XXVI à XXXIII). Sainte-Beuve, jaloux de cette reconnaissance conjugale, se moqua de ces poèmes, ce qui affecta Adèle. «Recueil de poèmes de Victor Hugo (1802-1885), publié en 1835. Il fait suite aux ‘Feuilles d’automne’, mais l’intention évidente de l’auteur est de se placer à un point de vue opposé. On pressent cette figure caractéristique de poète-patriotique qui se précisera dans les deux volumes suivants qui complèteront en quelque sorte cette trilogie: ‘Les Voix intérieures’ et ‘les Rayons et les Ombres’. Le titre du recueil nous avertit que le poète pressent dans la vie des peuples et dans l’histoire de l’Europe le calme angoissant d’un ‘moment crépusculaire’. Mais est-ce le crépuscule du soir ou celui du matin?: ‘N’y voit-on déjà plus? N’y voit on pas encore?’ Il tend naturellement vers cette seconde hypothèse. Mi-journaliste, mi-poète, ainsi qu’on l’a nommé sans aucune mauvaise intention. Hugo va aborder tous les grands problèmes de l’histoire ou de la politique contemporaine en s’inspirant tantôt des événements les plus retentissants et, d’autres fois, de simples détails relevés dans les chroniques. Le tombeau de Napoléon Ier, le destin de Napoléon III, le suicide d’un jeune homme, un vote à la Chambre, la Grèce de Canaris, la Pologne opprimée, un bal à l’Hôtel de ville, tout est pour lui une occasion de composer ces longs poèmes sur un ton apocalyptique et lyrique et de faire une nouvelle satire des mœurs. […]. La seconde partie du recueil est consacrée à l’amour du poète pour Juliette Drouet; en revenant à des thèmes personnels, Hugo trouve des accents plus prenants et, avec une grâce exquise, il compose de délicats petits poèmes. Certaines images sont d’une rare beauté […].» (Dictionnaire des Œuvres, I, 675). Exemplaire très pur, conserve dans son demi-maroquin bleu nuit de l’époque, de ce monument de la poésie française en édition originale.
Paris, Émile-Paul frères, 1923 1 vol. (165 x 220 mm) de 85 pp., [3] et 1 ff. +7 planches, broché sous couverture verte rempliée. Édition originale, illustrée de 8 gravures de Valentine Hugo [Jean Hugo]. Un des 15 premiers exemplaires sur vieux japon (n° 3), avec une suite des illustrations tirées sur vergé.
Pomme d'Anis est né d'une rencontre faite à la gare de Mont-de-Marsan, en 1904, lorsque Jammes observe dans son wagon avec une jeune fille légèrement infirme - elle boitait - qui, se penchant à la fenêtre, voit arriver un jeune homme atteint de la même infirmité. «Pauvre garçon, aussi malheureux que moi», entend-il de la bouche de la jeune fille. Jammes s'empare alors de cette scène pour cette nouvelle dont il envoya les épreuves à Colette, avec qui une amitié solide s'était nouée depuis l'année précédente : " sa compréhension profonde de la campagne et de tous ceux qui la peuplent - hommes, bêtes et plantes -, sa pitié pour les humbles, son goût des vieilles demeures, des jardins parfumés (...) rien de Francis Jammes qui n'éveillât en Colette une ardente résonance " (in Colette & Francis Jammes, une amitiés inattendue). Cette dernière lui envoyant, pour qu'il les jugeât, ses premiers Dialogues de bêtes dont Jammes, in fine, donnera la préface. Les gravures sont de Jean Hugo : celles faites par Valentine, son épouse, furent perdues chez l'éditeur au moment du tirage et c'est alors son mari, l'arrière petit-fils de Victor Hugo, épousé en 1919, qui en composa 8 nouvelles afin de les remplacer. En dehors des lettres expliquant l’affaire, on connaît un exemplaire avec cette dédicace à quatre mains : « Avec ma fidèle amitié, cette imposture, Valentine Hugo, Jean Hugo ». Monod, I , 6353 ; Talvart, X, 70 ; Carteret, V, 111 : Anne de Margerie, Valentine Hugo.
Edition originale des Orientales de Victor Hugo, rare sans mention d’édition, complet de la rare originale de Sainte-Beuve.Hugo, Victor. Les Orientales.Paris, Charles Gosselin, libraire de S.A.R. Monseigneur le duc de Bordeaux et Hector Bossange, 1829.In-8 de (1) f.bl., (2) ff., 1 frontispice, xi pp., 424 pp., Prospectus de 16 pp. Maroquin rouge à grain long de Dubois d’Enghien, couvertures jaunes imprimées conservées, tranches dorées, étui, un mors frotté. 207 x 129 mm.Edition originale de première émission, comportant la couverture imprimée avant les mentions d’édition fictive, tirée à 320 exemplaires seulement.Talvart, IX, 13.«L’édition originale fut tirée à 1250 exemplaires, répartis en quatre éditions fictives: les trois dernières portant: troisième, quatrième ou cinquième édition, qui ainsi en sont fortement dépréciées. La première, sans mention d’édition, 300 exemplaires environ, en est du coup vivement recherchée». (Clouzot p. 144).«Ouvrage d’une grande rareté en bel état, un des chefs-d’œuvre de Victor Hugo». Carteret, I, 398.«‘Les Orientales’ sont restées célèbres comme la première manifestation du génie personnel du poète. Tandis que, dans les ‘Odes et ballades’, il avait donné les premières preuves d’un don lyrique qui se manifestait dans les directions les plus diverses, faisant alterner les audaces et les retenues calculées, ici, deux ans après ‘Cromwell’ qui l’avait placé au premier rang de la bruyante troupe romantique, Hugo prend résolument une attitude de chef d’école en joignant à une plus grande maîtrise de son art de vigoureux accents polémiques.Le recueil s’ouvre sur une préface où Hugo disserte sur la nouvelle poésie avec une chaude éloquence, bat en brèche les théories du classicisme, revendique pour la poésie française la plus grande liberté possible dans le choix du sujet et dans l’expression et conclut en souhaitant à la France, en termes extrêmement pittoresques ‘une littérature qu’on puisse comparer à une ville du Moyen Âge’ [...] Le légitimiste scrupuleux des ‘Odes’ lance déjà ses premiers traits contre le régime existant et n’hésite pas à montrer dans la révolution grecque un exemple de la rébellion des peuples modernes contre la tyrannie des rois [...]Il est admis que cette œuvre a ouvert la voie à une bonne part des audaces poétiques du XIXe siècle tout entier, ainsi qu’à cette prédilection pour le pittoresque, pour la couleur locale, qui devait être un des caractères les plus marquants de la poésie romantique. Certaines de ces poésies, d’une haute inspiration et d’un style particulièrement grandioses, sont dignes de ‘la Légende des siècles’ et nous font pressentir quels sommets sa poésie atteindra, dans ses prochaines œuvres». (Dictionnaire des Œuvres, V, 68)La présente édition est ornée d’un frontispice gravé sur acier, tiré sur chine collé: Clair de lune, et sur le titre d’une vignette sur bois: Les Djinns; l’un et l’autre d’après Louis Boulanger.Exemplaire à très grandes marges (hauteur: 207 mm) en bel état de conservation, l’un des rares, selon Clouzot, à contenir en édition originale le «Prospectus des Œuvres de V. Hugo» rédigé par Sainte-Beuve.Les exemplaires sans mention d’édition conservés dans leur reliure de l’époque sont de la plus grande rareté.
Édition originale. Un des 15 exemplaires sur Hollande. Exemplaire Goncourt, signé, avec ex-libris. Paris, A. Lacroix, Verboeckhoven et Cie, 1863. 2 vol. (165 x 245 mm) de [2] f., 421 p. et 1 f. ; [2] et 487 p. Bradel de percaline rouge, pièces de titre, couvertures conservées (reliure signée de Pierson). Édition originale. Un des 15 rares premiers exemplaires sur hollande, celui des Goncourt, avec double marque de provenance : leur ex-libris gravé par Gavarni et la signature autographe d'Edmond de Goncourt, avec cette mention manuscrite « Exemplaire sur papier de Hollande », à l'encre rouge.
Publié sans nom d'auteur, ce témoignage sur le poète est l'oeuvre de son épouse, Adèle Foucher qui en avait formé le projet quelques années plus tôt. À Guernesey puis à Jersey, où elle a suivi Hugo dans sa retraite forcée, elle mettra en oeuvre ce livre : « Je veux travailler pendant mon exil. J'ai envie d'écrire l'histoire intime de ta carrière politique et littéraire. Je mettrais une espèce d'avant-propos où je raconterais ton enfance. » Hugo lui-même avait acquiescé et encouragé cette biographie sous forme de souvenirs : « Ton projet d'écrire sur moi me plaît fort. [...] et je ferais de mon mieux pour te donner les matériaux. » Sainte-Beuve, autrefois familier des Hugo et l'un des premiers lecteurs de ce témoignage, lui confiera son intérêt : « Je reçois avec un mot de votre main les beaux volumes : Victor Hugo raconté par un témoin de sa vie. Je me mets à la lecture avec l'intérêt qu'inspirent et le sujet et le témoin. J'y trouve des faits tout nouveaux, j'y retrouve des faits que je connaissais et qu'un récit piquant réveille. » (17 juin 1863). Rare exemplaire sur papier de Hollande, relié par Pierson à la demande des frères Goncourt. L'on connaît également sur ce papier celui offert par Adèle Hugo à Juliette Drouet (exemplaire Barthou). Frottements aux pièces de titre.
‘Exquis pour les gens du métier, original et essentiel entre les autres productions de l’auteur, le recueil des ‘Feuilles d’automne’ est aussi en parfaite harmonie avec ce siècle de rénovation confuse’ écrivait Sainte-Beuve.Hugo, Victor. Les feuilles d’automne.Paris, Eugène Renduel, 1832.In-8 de (2) ff. de faux-titre et titre, xiii pp. dont un frontispice, (1) f. (second faux-titre), 387pp., (2)ff. de table. Qq. piqûres. Relié en demi-veau fauve, dos lisse orné d’une large roulette dorée en tête et en pied ainsi que de nombreux filets dorés et à froid, pièces de titre et de tomaison en veau aubergine, tranches mouchetées. Reliure de l’époque signée Thouvenin.204 x 127 mm.Rare édition originale «tirée à 500 exemplaires seulement» (Clouzot, 145).Carteret,I, 403; Vicaire, IV, 272.«Rare sans mention d’édition» souligne Clouzot.««Il a été tiré quelques très rares exemplaires en grand papier dont on ignore le nombre… Ouvrage capital parmi les poésies de Victor Hugo, très rare, en bel état.» (Carteret).«Recueil de poèmes de Victor Hugo qui précède ‘les Chants du crépuscule’ et ‘les Rayons et les Ombres’. Le caractère de ce recueil semble défini par l’auteur lui-même dans sa préface: ‘Des feuilles tombées, des feuilles mortes, comme toutes feuilles d’automne. Ce n’est point là de la poésie de tumulte et de bruit; ce sont des vers secrets et paisibles, des vers comme tout le monde en fait ou en rêve, des vers de la famille, du foyer domestique, de la vie privée; des vers de l’intérieur de l’âme. C’est un regard mélancolique et résigné, jeté çà et là sur ce qui est, surtout sur ce qui a été. C’est l’écho de ces pensées, souvent inexprimables, qu’éveillent confusément dans notre esprit les mille objets de la création qui souffrent ou qui languissent autour de nous: une fleur qui s’en va, une étoile qui tombe, un soleil qui se couche, une église sans toit, une rue pleine d’herbe [...]’. Jamais Victor Hugo n’a été plus heureux dans l’expression, plus tendre et plus vrai que lorsqu’il parle de son enfance. Les grâces, les jeux des enfants, les regrets, les affections familiales, n’ont jamais été chantés par ce poète avec autant de pathétique [...] Ces vers sont de 1830; Victor Hugo avait donc 28 ans quand il les écrivait. Fallait-il qu’il eut déjà plongé au fond de toute chose pour en rapporter avant le temps ces fruits amers! Aussi cette âme d’une trempe extraordinaire ne pouvait-elle se contenter, malgré les confidences de la préface, d’une poésie au caractère purement intimiste. [....] En un mot, ses extraordinaires talents de peintre, son besoin de grandiose, de l’épique ne peuvent se donner libre cours que s’il fait assumer aux moindres souvenirs et circonstances de sa vie, un caractère héroïque, une signification exemplaire [...] C’est ainsi qu’à la voix moelleuse et tendre de Lamartine répond cette voix ardente et rauque: le légitimiste de 1820 s’apprête à devenir le chantre des grandes convulsions historiques, le poète de la tragédie des peuples. Aussi ce ‘paisible’ recueil s’achève-t-il sur une vision apocalyptique de l’Europe qui frémit encore sous la tyrannie et s’apprête à la révolte. Sainte-Beuve jugeait ainsi ‘les Feuilles d’automne’ ‘Exquis pour les gens du métier, original et essentiel entre les autres productions de l’auteur, le recueil des ‘Feuilles d’automne’ est aussi en parfaite harmonie avec ce siècle de rénovation confuse’. Le style, le rythme, y ont pris toute leur perfection. Le poète s’est surpassé en aisance et en naturel. Parmi les poèmes devenus célèbres il faut citer ‘Prière pour tous’, qui renferme des pages d’une rare beauté [...]» (Dictionnaire des Œuvres, III, pp. 89-90).Très bel exemplaire conservé dans son élégante reliure signée de l’époque, condition des plus rares pour cette originale recherchée.
Fondation Victor Hugo sans date ( vers 1930 ). Chemise in-16 dépliante de 6 pages au format 8,5 x 14,5 cm. Couverture illustrée par Francisque Poulbot. Contient l'appel à contribution pour entretenir une chaire Victor Hugo à la Sorbonne, rédigé par Edouard Herriot, avec signature autographe en fac-similé, un dépliant incitant les enfants à acheter et à faire acheter des cartes postales Victor Hugo et 5 magnifiques Cartes Postales en couleurs, illustrées par Francisque Poulbot illustrant des vers de Victor Hugo extraits de " La Légende des Siècles " et des extraits des " Misérables ". Pochette d'origine avec déchirures et infimes manques au pliures. Rare édition originale.
Vente exclusivement par correspondance. Le libraire ne reçoit, exceptionnellement que sur rendez-vous. Il est préférable de téléphoner avant tout déplacement.Forfait de port pour un livre 8,50 €, sauf si épaisseur supérieure à 3 cm ou valeur supérieure ou égale à 100 €, dans ce cas expédition obligatoire au tarif Colissimo en vigueur. A partir de 2 livres envoi en colissimo obligatoire. Port à la charge de l'acheteur pour le reste du monde.Les Chèques ne sont plus acceptés.Pour destinations extra-planétaire s'adresser à la NASA.Membre du Syndicat Lusitanien Amateurs Morues
[Hugo, Jean] CAZAUMAYOU, Henri ; THIBON, Gustave ; WATTENMAKER, Richard J. ; HUGO, Jean
Reference : 23459
(1994)
ISBN : 287900179X
Paris Musées/Musées de la Ville de Paris 1994 In-4, broché, couv. illustrée, photographies pleines pages en noir et en couleurs, 112 pp.TBE
Exposition présenté à la Maison de Victor Hugo de 1994/1995. Célébration de la naissance de cet artiste aux talents multiples, décorateur de théâtre, illustrateur de livres, inventeurs de costumes, portraitiste, paysagiste, enlumineur de textes sacrés et écrivain. Bon état d’occasion
Paris, Eugène Renduel, 1833. 2 vol. in-8, XVI-414 pp. + 422 pp., demi-veau à coins bleu de l'époque, filets dorés sur les plats, dos à nerfs orné de caissons et filets dorés, tranches mouchetées (épidermure).
Quatrième édition du texte de Victor Hugo qui constitue le VIe romans des Oeuvres de Victor Hugo publiées par Eugène Renduel. Ce roman écrit dans sa prime jeunesse, Victor Hugo ayant dix-huit ans lors de la rédaction de sa première version, parait en 1820 dans Le Conservateur littéraire, sans nom d'auteur. La première édition en volume date de février 1823, toujours sans nom d'auteur mais elle est fautive. Alors en avril de cette même année, Hugo fait paraître une version dont il a corrigé les coquilles et remanié quelques passages. C'est en 1832 qu'Hugo et Renduel, son éditeur, envisagent la présente édition. Elle paraîtra l'année suivante avec ses trois préfaces datées respectivement de mai 1833, janvier 1823 pour la première édition et avril 1823 pour la seconde. Ex-libris Bibliothèque de M. Choppin, Avocat. Han dIslande, Texte établi par Gustave Simon, Ollendorff, 1910, pp. 347-350. Voir photographie(s) / See picture(s) * Membre du SLAM et de la LILA / ILAB Member. La librairie est ouverte du lundi au vendredi de 14h à 19h. Merci de nous prévenir avant de passer,certains de nos livres étant entreposés dans une réserve.
Editions Casterman / Cong 2011. In-4 broché de 104 pages au format 29,5 x 23,5 cm. Couverture illustrée à rabats. Dos carré. Plat et intérieur frais. Livre consacré à l'exposition sur Hugo Pratt qui eut lieu à la Pinacothèque de Paris en 2011 avec textes des organisateurs, accompagnée de superbes illustrations en noir et blanc et couleurs, de Hugo Pratt, dont de nombreuses sont inédites. Superbe état général. Rare édition originale.
Vente exclusivement par correspondance. Le libraire ne reçoit, exceptionnellement que sur rendez-vous. Il est préférable de téléphoner avant tout déplacement.Forfait de port pour un livre 8,50 €, sauf si épaisseur supérieure à 3 cm ou valeur supérieure ou égale à 100 €, dans ce cas expédition obligatoire au tarif Colissimo en vigueur. A partir de 2 livres envoi en colissimo obligatoire. Port à la charge de l'acheteur pour le reste du monde.Les Chèques ne sont plus acceptés.Pour destinations extra-planétaire s'adresser à la NASA.Membre du Syndicat Lusitanien Amateurs Morues
Paris : Impr. de E. Brière, s. d., [1848]. 2 feuillet de 4 pp. [pp. 1-2 : la profession de foi et le discours prononcé au bazar Bonne-nouvelle ; p. 3 : liste préparée pour 11 noms, avec "Victor Hugo" en tête ; p. 4 : blanche]. Édition originale, sous forme de sa profession de foi, sur bulletin de vote complet de sa liste détachable des élus (à remplir), où Victor Hugo figure en tête de liste [bulletin vierge, non rempli].
Discours « à l'appel des soixante mille électeurs qui m'ont spontanément honoré de leurs suffrages aux élections de la Seine», à l'adresse de « ses concitoyens» qui l'ont élu député de la Seine. Victor Hugo y détaille deux conceptions de la République : « De ses deux Républiques, celle-ci s'appelle la civilisation, celle-là s'appelle la terreur. Je suis prêt à dévouer ma vie pour l'établir l'une et empêcher l'autre». Battu une première fois aux législatives, il se présente aux élections complémentaires, à l'occasion desquelles il confirme son rejet de l'émeute et sa volonté de défendre l'ordre et la liberté. Il sera, à ce scrutin complémentaire du 4 juin 1848, élu représentant de la Seine à l'Assemblée constituante.
Paris, Adolphe Guyot et Urbain Canel, 1834 1 vol. (135 x 210 mm) de [2] ff. et 91 pp. Demi-veau havane, dos lisse orné de filets dorés et à froid, pièce de titre (reliure moderne à l'imitation). Edition originale.
C'est en 1834, avec «Sur Mirabeau», que Victor Hugo développe sa conception de l'orateur idéal, voix et interlocuteur du peuple souverain : l'orateur hugolien, qu'il soit incarné par Mirabeau, Ruy Blas ou le Gwynplaine de L'Homme qui rit, est toujours un orateur populaire, c'est-à-dire lié au peuple dans un rapport d'engendrement et d'enrichissement réciproques. Douze ans avant de monter lui-même à la tribune, Hugo questionne ce rapport et renvoie au peuple la formulation magnifique et raisonnée de ses aspirations : celui-ci reçoit, reconnaît et ratifie ce langage. Une conception qu'il mettra en oeuvre à partir de juin 1849 par sa propre pratique politique. Le texte paraît le 15 janvier, en guise préface aux Mémoires de Mirabeau. Just Muiron, directeur de L'Impartial, publiera dès le mois suivant un long article consacré à l'Étude sur Mirabeau, qui s'achève ainsi: «Par la pensée comme par le style, le chef de la jeune littérature a égalé l'homme dont il traçait le portrait», suivi d'un article de Charles Fourier le 28 du même mois dans La Réforme industrielle : Les nouveaux quakers, trembleurs intellectuels, pupilles en génie. Réponse à un écrit de M.Victor Hugo, où Fourier articule sa lecture et annote comme un professeur: «Hugo a écrit: Tout est défait rien n'est refait. Début fort juste, on ne saurait dire plus vrai, estima Fourier. Aux hommes de progrès appartient la culture des principes, la greffe de telle ou telle idée". Rare.
[Jersey], Imprimerie universelle, 1853 1 plaquette (70 x 110 mm) de 15 pp., en une feuille pliée. Rarissime tiré à part, le plus rare des quatre imprimés d'après des pièces extraites de l'édition non expurgée des Châtiments.
« Les Châtiments », recueil vengeur a paru pour la première fois en 1853. Victor Hugo, exilé après le Coup d'État du 2 décembre 1851, y donne libre cours à la haine qu'il voue à Napoléon III, devenu pour lui le symbole de la tyrannie. « Le premier tirage a été presque exclusivement expédié à l'étranger et le second, plus correct, fut réservé à la France ; c'est Hetzel qui, le 21 novembre, en envoya à Paris le premier exemplaire, c'est-à-dire le lendemain de la mise en vente, à Bruxelles, d'une édition tronquée. Mais bien vite la frontière fut étroitement surveillée pour empêcher l'introduction en France des Châtiments. Ce fut réussi, car dès la fin de décembre son imprimeur belge Samuel signalait à Hugo que la vente était loin de répondre à ses espérances ; c'est à peine, assure-t-il, s'il parvenait chaque semaine à faire parvenir à Paris une centaine d'exemplaires des Châtiments [...] Il eut alors l'idée d'imprimer séparément, dans le format in-32, quelques pièces du recueil, de manière à faire une sorte de propagande pour l'ouvrage complet ; ces minces brochures étaient ensuite expédiées par la poste sous enveloppe fermée, et échappaient ainsi à la vigilance de la police. Le 13 décembre, Samuel, lui écrit : "J'ai dû faire faire en toute hâte deux extraits, l'un que vous avez déjà [Nox], l'autre que je vous envoie ici, L'Expiation [...] Maintenant, je fais les pièces que vous m'avez indiquées [Joyeuse vie et A l'obéissance passive] ; je vous en enverrai épreuve... J'ai tiré quatre mille extraits des deux premières - deux mille de chaque pièce." Ces extraits imprimés par Samuel sont au nombre de trois seulement ", précise alors Lacretelle : Expiation et Nox, à deux mille exemplaires, et Joyeuse vie, à plus petit nombre. Et le bibliographe refute la dernière : " La composition d'une quatrième, A l'obéissance passive, était achevée, et Victor Hugo en avait même corrigé les épreuves, lorsqu'il se ravisa et ordonna à Samuel de décomposer. Il s'aperçut en effet que cette poésie, lue isolément, risquait être interprétée par ses adversaires comme une insulte à l'armée française." En effet, "A l'obéissance passive" , qui commence par le célèbre « O soldats de l'an deux ! ô guerres ! épopées ! », Victor Hugo glorifie les soldats de la Révolution mais s'élève ensuite contre leur utilisation par Napoléon III pour réprimer « les défenseurs de la liberté ». Elle fut in fine finalement imprimée - le travail devait être trop avancé - mais ne connut ni le tirage conséquent des deux premières, ni sa diffusion, sans doute pour les raisons évoquées par Lacretelle. C'est quoi qu'il en soit la plus rare de quatre plaquettes, imprimées à un nombre infime d'exemplaires. La précipitation de la composition de cette dernier tiré à part et sa non-diffussion sont d'ailleurs confirmés par le caractère inachevé de la page de titre : à la différence des trois autres, elle ne contient ni le titre général des Châtiments, ni le nom de l'auteur et encore moins la préface introductive. C'est également la seule à être datée de 1853. Les trois autres le sont de novembre et décembre 1852. D'après Clouzot, les deux premières "Nox" et "Joyeuse vie" « ont été tirées à 2000 exemplaires, les deux dernières, "L'Expiation" et "A l'obéissance passive" à un nombre infime (10 ou 12 peut-être ?), sans qu'on en comprenne la raison. » Rareté confirmée par Vicaire, qui n'a pu effectivement croiser et recenser que les deux premières sur les quatre. Carteret, lui, n'en parle même pas et elles sont également de la grande collection Zoumeroff. [on joint] : [Les chatiments] : nox. [Les chatiments] : Joyeuse vie. [Jersey, St Hellier, par Bruxelles, Samuel, 1852]. 2 ff. plies, [16 pp.] [Jersey, St Hellier, par Bruxelles, Samuel, 1852]. 2 ff. plies, [16 pp.]
[Jersey], Imprimerie universelle, (2 décembre) 1852 1 vol. (70 x 110 mm) de 16 p. Demi-maroquin brun, dos lisse, titre doré en long. Tiré à part, d'après une pièce extraite de l'édition non expurgée des Châtiments.
« Les Châtiments », recueil vengeur a paru pour la première fois en 1853. Victor Hugo, exilé après le Coup d'État du 2 décembre 1851, y donne libre cours à la haine qu'il voue à Napoléon III, devenu pour lui le symbole de la tyrannie. « Le premier tirage a été presque exclusivement expédié à l'étranger et le second, plus correct, fut réservé à la France ; c'est Hetzel qui, le 21 novembre, en envoya à Paris le premier exemplaire, c'est-à-dire le lendemain de la mise en vente, à Bruxelles, d'une édition tronquée. Mais bien vite la frontière fut étroitement surveillée pour empêcher l'introduction en France des Châtiments. Ce fut réussi, car dès la fin de décembre son imprimeur belge Samuel signalait à Hugo que la vente était loin de répondre à ses espérances ; c'est à peine, assure-t-il, s'il parvenait chaque semaine à faire parvenir à Paris une centaine d'exemplaires des Châtiments [...] Il eut alors l'idée d'imprimer séparément, dans le format in-32, quelques pièces du recueil, de manière à faire une sorte de propagande pour l'ouvrage complet ; ces minces brochures étaient ensuite expédiées par la poste sous enveloppe fermée, et échappaient ainsi à la vigilance de la police. Le 13 décembre, Samuel, lui écrit : "J'ai dû faire faire en toute hâte deux extraits, l'un que vous avez déjà [Nox], l'autre que je vous envoie ici, L'Expiation [...] Maintenant, je fais les pièces que vous m'avez indiquées [Joyeuse vie et A l'obéissance passive] ; je vous en enverrai épreuve... J'ai tiré quatre mille extraits des deux premières - deux mille de chaque pièce." Ces extraits imprimés par Samuel sont au nombre de trois seulement ", précise alors Lacretelle : Expiation et Nox, à deux mille exemplaires, et Joyeuse vie, à plus petit nombre. Et le bibliographe refute la dernière : « La composition d'une quatrième, "A l'obéissance passive", était achevée, et Victor Hugo en avait même corrigé les épreuves, lorsqu'il se ravisa et ordonna à Samuel de décomposer. Il s'aperçut en effet que cette poésie, lue isolément, risquait être interprétée par ses adversaires comme une insulte à l'armée française. » En effet, « A l'obéissance passive », qui commence par le célèbre « O soldats de l'an deux ! ô guerres ! épopées ! », Victor Hugo glorifie les soldats de la Révolution mais s'élève ensuite contre leur utilisation par Napoléon III pour réprimer « les défenseurs de la liberté ». Elle fut in fine finalement imprimée - le travail devait être trop avancé - mais ne connut ni le tirage conséquent des deux premières, ni sa diffusion, sans doute pour les raisons évoquées par Lacretelle. C'est quoi qu'il en soit la plus rare des quatre plaquettes, imprimées à un nombre infime d'exemplaires. La précipitation de la composition de ce dernier tiré à part et sa non diffussion sont d'ailleurs confirmées par le caractère inachevé de la page de titre : à la différence des trois autres, elle ne contient ni le titre général des Châtiments, ni le nom de l'auteur et encore moins la préface introductive. C'est également la seule à être datée de 1853. Les trois autres le sont de novembre et décembre 1852. D'après Clouzot, les deux premières, « Nox » et « Joyeuse vie », « ont été tirées à 2000 exemplaires, les deux dernières, « L'Expiation » et « A l'obéissance passive » à un nombre infime (10 ou 12 peut-être ?), sans qu'on en comprenne la raison. » Rareté confirmée par Vicaire, qui n'a pu effectivement croiser et recenser que les deux premières sur les quatre. Carteret, lui, n'en parle même pas et elles sont également de la grande collection Zoumeroff.
Rare édition originale « tirée à 500 exemplaires seulement » (Clouzot, 145). Paris, Eugène Renduel, 1832. In-8 de (2) ff. de faux-titre et titre, xiii pp. dont un frontispice, (1) f. (second faux-titre), 387 pp., (2) ff. de table. Qq. rares piqûres. Relié en demi-maroquin vert, dos lisse orné de fleurons dorés et mosaïqués de maroquin rouge, pièce de titre de maroquin rouge, tranches mouchetées. Reliure de l’époque. 203 x 127 mm.
Rare édition originale « tirée à 500 exemplaires seulement » (Clouzot, 145). Carteret, I, 403; Vicaire, IV, 272. « Rare sans mention d’édition » souligne Clouzot. « Il a été tiré quelques très rares exemplaires en grand papier dont on ignore le nombre … Ouvrage capital parmi les poésies de Victor Hugo, très rare, en bel état. » (Carteret). « Recueil de poèmes de Victor Hugo qui précède ‘les Chants du crépuscule’ et ‘les Rayons et les Ombres’. Le caractère de ce recueil semble défini par l’auteur lui-même dans sa préface : ‘Des feuilles tombées, des feuilles mortes, comme toutes feuilles d’automne. Ce n’est point là de la poésie de tumulte et de bruit ; ce sont des vers secrets et paisibles, des vers comme tout le monde en fait ou en rêve, des vers de la famille, du foyer domestique, de la vie privée ; des vers de l’intérieur de l’âme. C’est un regard mélancolique et résigné, jeté çà et là sur ce qui est, surtout sur ce qui a été. C’est l’écho de ces pensées, souvent inexprimables, qu’éveillent confusément dans notre esprit les mille objets de la création qui souffrent ou qui languissent autour de nous : une fleur qui s’en va, une étoile qui tombe, un soleil qui se couche, une église sans toit, une rue pleine d’herbe [...]’. Jamais Victor Hugo n’a été plus heureux dans l’expression, plus tendre et plus vrai que lorsqu’il parle de son enfance. Les grâces, les jeux des enfants, les regrets, les affections familiales, n’ont jamais été chantés par ce poète avec autant de pathétique [...] Ces vers sont de 1830 ; Victor Hugo avait donc 28 ans quand il les écrivait. Fallait-il qu’il eut déjà plongé au fond de toute chose pour en rapporter avant le temps ces fruits amers ! Aussi cette âme d’une trempe extraordinaire ne pouvait-elle se contenter, malgré les confidences de la préface, d’une poésie au caractère purement intimiste. [....] En un mot, ses extraordinaires talents de peintre, son besoin de grandiose, de l’épique ne peuvent se donner libre cours que s’il fait assumer aux moindres souvenirs et circonstances de sa vie, un caractère héroïque, une signification exemplaire [...] C’est ainsi qu’à la voix moelleuse et tendre de Lamartine répond cette voix ardente et rauque : le légitimiste de 1820 s’apprête à devenir le chantre des grandes convulsions historiques, le poète de la tragédie des peuples. Aussi ce ‘paisible’ recueil s’achève-t-il sur une vision apocalyptique de l’Europe qui frémit encore sous la tyrannie et s’apprête à la révolte. Sainte-Beuve jugeait ainsi ‘les Feuilles d’automne’ ‘Exquis pour les gens du métier, original et essentiel entre les autres productions de l’auteur, le recueil des ‘Feuilles d’automne’ est aussi en parfaite harmonie avec ce siècle de rénovation confuse’. Le style, le rythme, y ont pris toute leur perfection. Le poète s’est surpassé en aisance et en naturel. Parmi les poèmes devenus célèbres il faut citer ‘Prière pour tous’, qui renferme des pages d’une rare beauté [...] » (Dictionnaire des Œuvres, III, pp. 89-90). Très bel exemplaire cette originale recherchée conservé dans son élégante reliure de l’époque. Ex-libris Dousse est l’amitié.
Précieux exemplaire finement relié par Mercier avec les rares couvertures gris clair imprimées conservées. Paris, chez Persan, 1823. 4 tomes en 4 volumes in-12 de : I/ viii pp., 316 ; II et III/ (2) ff. et 237 pp. ; IV/ (2) ff., 347 pp. Ex libris manuscrit répété sur les titres. Reliés en demi maroquin bleu nuit à grain long à coins, filets dorés délimitant les zones de maroquin, dos lisses finement ornés en long de fers rocaille et filets dorés, non rognés, couvertures grises imprimées et dos conservées. Reliure signée de Mercier. 180 x 108 mm.
Rare édition originale du premier roman de Victor Hugo. Vicaire, IV, 236. « Un article bienveillant de Charles Nodier dans ‘La Quotidienne’, au sujet de ‘Han d’Islande’, fut le début des rapports avec Hugo et de l’étroite amitié qui s’ensuivit. » (Carteret) « Les couvertures encadrées ont été imprimées sur papiers différents, gris clair et rouge rosé ; elles sont sans nom d’imprimeur. Il en existe de muettes avec étiquettes imprimées ; ce sont celles qu’on rencontre le plus souvent. Ouvrage très rare, surtout avec les couvertures imprimées, et fort estimé. » (Carteret, I, 390). « L’action se déroule dans un royaume imaginaire d’Islande, au XVIIe siècle. Un bandit sanguinaire, Han d’Islande, terrorise la population. On entoure sa vie de sombres légendes [...] On assiste à la sombre tragédie de Han, être bestial, qui vit seul avec un ours et ne s’abreuve que de sang humain [...] Ce roman nous révèle déjà la manière de Hugo : ses contrastes violents où l’on décèle le combat perpétuel du bien et du mal. Le personnage de Han atteint à une hallucinante puissance lyrique et fait de ce livre un des documents les plus significatifs du premier romantisme ». (Dictionnaire des Œuvres, III, 347). Précieux exemplaire finement relié par Mercier avec les rares couvertures gris clair imprimées conservées. Provenance : P. Villeboeuf avec ex libris.
Actes Sud 1994 In-8 broché 24 cm sur 13. 512 pages. Bon état d’occasion.
De la première partie de ce siècle, Jean Hugo, arrière-petit-fils de Victor Hugo, n’a pas seulement connu les grands événements, comme les deux guerres mondiales, qu’il évoque ici avec une autorité remarquable. Il a connu aussi les créateurs auxquels son activité de peintre et de décorateur (au théâtre et au cinéma) le mêla. De cocteau, Radiguet, Picasso, Auric, Satie, Cendrars, Dullin, Jouvet, Colette, Proust, Maritain, Max Jacob, Dreyer, Marie Bell et de bien d’autres, il trace ici des portraits où la finesse de la plume rejoint l’acuité du regard. On trouvera la suite des Mémoires de Jean Hugo dans le second volume intitulé : Carnets (1946-1984). Bon état d’occasion
Editions Pierre-Marcel Favre 1986. In-8 broché de 210 pages au format 23,5 x 15 cm. Couverture inédite illustrée par l'auteur. Dos resté carré. Plats et intérieur frais. Photo d'Hugo Pratt au 4ème plat. Récit autobiographique, conçu par Hugo Pratt, sur bande magnétique dans une vieille Fiat 1100, conduite par son ami le dessinateur Antonio De Rosa sur la route de Gerone à Algesiras, puis de celle de Ceuta à Rabat, et chez lui, dans son salon. Hugo Pratt raconte sa vie " avant Corto ", avec un dossier photographique en milieu de livres et 19 pages de croquis inédits, en noir, en fin d'ouvrage. Edition originale en superbe état général. Rare.
Vente exclusivement par correspondance. Le libraire ne reçoit, exceptionnellement que sur rendez-vous. Il est préférable de téléphoner avant tout déplacement.Forfait de port pour un livre 8,50 €, sauf si épaisseur supérieure à 3 cm ou valeur supérieure ou égale à 100 €, dans ce cas expédition obligatoire au tarif Colissimo en vigueur. A partir de 2 livres envoi en colissimo obligatoire. Port à la charge de l'acheteur pour le reste du monde.Les Chèques ne sont plus acceptés.Pour destinations extra-planétaire s'adresser à la NASA.Membre du Syndicat Lusitanien Amateurs Morues
Editions Casterman 2008. Fort in-4 cartonnage éditeur à l'italienne, de 512 pages, au format 33,5 x 5 x 15,5 cm. Couverture illustrée. Dos carré. Plats et intérieur frais, malgré un léger tassement au coin inférieur droit, de toute les pages. Préface de Hugo Pratt, extraite du livre " De l'autre côté de Corto ". Couverture, dessins rn couleurs et scénario de Hugo Pratt. Livre glissé dans un coffret souple, représentant une brique de l'Atlantide ( Mû ). Tirage effectué à l'occasion des vingt ans de la parution de Mû, dernière histoire de Corto Maltese, en décembre 1988. Cette édition anniversaire est inédite, car elle est au format original des planches en couleurs réalisées par Hugo Pratt. Soit 501 strips au format 31 cm x 15 cm.Superbe état général. Edition originale, totalement épuisée et devenu rare.
Vente exclusivement par correspondance. Le libraire ne reçoit, exceptionnellement que sur rendez-vous. Il est préférable de téléphoner avant tout déplacement.Forfait de port pour un livre 8,50 €, sauf si épaisseur supérieure à 3 cm ou valeur supérieure ou égale à 100 €, dans ce cas expédition obligatoire au tarif Colissimo en vigueur. A partir de 2 livres envoi en colissimo obligatoire. Port à la charge de l'acheteur pour le reste du monde.Les Chèques ne sont plus acceptés.Pour destinations extra-planétaire s'adresser à la NASA.Membre du Syndicat Lusitanien Amateurs Morues
Editions Favre 1990. In-8 broché de 284 pages au format 14,5 x 23 cm. Couverture illustrée par l'auteur. Dos resté carré. Plats et intérieur frais. Photo d'Hugo Pratt au 4ème plat. Roman inédit d'après la BD éponyme, écrit par Hugo Pratt. Edition originale en superbe état général. On joint une véritable photo d'exploitation RTBF 1, en retirage argentique, au format 17,5 x 12,5 cm, avec mentions au verso, pour la diffusion sur cette chaine, le mercredi 29/12/1993, du film de Olivier Austen avec Peter Tarter. Superbe ensemble.
Vente exclusivement par correspondance. Le libraire ne reçoit, exceptionnellement que sur rendez-vous. Il est préférable de téléphoner avant tout déplacement.Forfait de port pour un livre 8,50 €, sauf si épaisseur supérieure à 3 cm ou valeur supérieure ou égale à 100 €, dans ce cas expédition obligatoire au tarif Colissimo en vigueur. A partir de 2 livres envoi en colissimo obligatoire. Port à la charge de l'acheteur pour le reste du monde.Les Chèques ne sont plus acceptés.Pour destinations extra-planétaire s'adresser à la NASA.Membre du Syndicat Lusitanien Amateurs Morues
Editions Casterman 1988. In-4 cartonnage éditeur de 140 pages au format 30,5 x 33,5 cm. Couverture illustrée. Dos carré. Plat et intérieur frais malgré de petits frottis aux coins. Complet de la belle jaquette illustrée. Livre consacré à Corto Maltese et Hugo Pratt, avec textes de Michel Pierre, accompagnée de photographies, documents et superbes illustrations en noir et blanc et couleurs, de Hugo Pratt. Bibliographie. Très bel état général. Edition originale.
Vente exclusivement par correspondance. Le libraire ne reçoit, exceptionnellement que sur rendez-vous. Il est préférable de téléphoner avant tout déplacement.Forfait de port pour un livre 8,50 €, sauf si épaisseur supérieure à 3 cm ou valeur supérieure ou égale à 100 €, dans ce cas expédition obligatoire au tarif Colissimo en vigueur. A partir de 2 livres envoi en colissimo obligatoire. Port à la charge de l'acheteur pour le reste du monde.Les Chèques ne sont plus acceptés.Pour destinations extra-planétaire s'adresser à la NASA.Membre du Syndicat Lusitanien Amateurs Morues
( Bandes Dessinées ) - Hugo Pratt - Michel Pierre - Antonio Tabucchi.
Reference : 30209
(1984)
Editions Vertige Graphic 1995. In-4 cartonnage éditeur de 280 pages au format 27 x 19,5 cm. Dos rond. Plat et intérieur frais. Complet de la belle jaquette illustrée. Journal de voyage de Hugo Pratt préfacé par Michel Pierre, suivi d'une nouvelle de Antonio Tabucchi. Superbe iconographie composée de photographies, documents et superbes illustrations inédites, en couleurs, de Hugo Pratt. Superbe état général. Rare édition originale.
Vente exclusivement par correspondance. Le libraire ne reçoit, exceptionnellement que sur rendez-vous. Il est préférable de téléphoner avant tout déplacement.Forfait de port pour un livre 8,50 €, sauf si épaisseur supérieure à 3 cm ou valeur supérieure ou égale à 100 €, dans ce cas expédition obligatoire au tarif Colissimo en vigueur. A partir de 2 livres envoi en colissimo obligatoire. Port à la charge de l'acheteur pour le reste du monde.Les Chèques ne sont plus acceptés.Pour destinations extra-planétaire s'adresser à la NASA.Membre du Syndicat Lusitanien Amateurs Morues
( Bandes Dessinées ) - Hugo Pratt - Arthur Rimbaud - Dominique et Nadine Petifaux.
Reference : 32218
(1984)
Editions Vertige Graphic 1995. In-4 cartonnage éditeur de 63 pages au format 26,5 x 19,5 cm. Couverture illustrée à rabats. Dos carré légèrement insolé. Plats et intérieur frais malgré une insolation aux bords. Lettres d'afrique d'Arthur Rimbaud, superbement illustrées par Hugo Pratt. Préface de Dominique et Nadine Petifaux. Superbe état général malgré le défaut indiqué. Réédition. L'édition originale est parue chez le même éditeur en 1991.
Vente exclusivement par correspondance. Le libraire ne reçoit, exceptionnellement que sur rendez-vous. Il est préférable de téléphoner avant tout déplacement.Forfait de port pour un livre 8,50 €, sauf si épaisseur supérieure à 3 cm ou valeur supérieure ou égale à 100 €, dans ce cas expédition obligatoire au tarif Colissimo en vigueur. A partir de 2 livres envoi en colissimo obligatoire. Port à la charge de l'acheteur pour le reste du monde.Les Chèques ne sont plus acceptés.Pour destinations extra-planétaire s'adresser à la NASA.Membre du Syndicat Lusitanien Amateurs Morues