Paris, P.-G. Simon, 1774, fort volume in-4, 34 pp. (Table analytique des matières contenues dans les édits, lettres patentes, déclarations du Roi, arrêts du Conseil, du Parlement, &c. rendus dans le cours de l'année mil sept cent soixante-treize. Et table par ordre de dates de toutes ces pièces, avec l'indication à chacune, des mots & des numéros qu'il faut chercher dans la table des matières, pour en connoître les dispositions), puis pagination multiple, demi-basane brune marbrée, dos à nerfs cloisonné et fleuronné, tranches rouges (reliure de l'époque). Coins abîmés.
Ce volume forme un recueil annuel des dispositions législatives prises par les différents organes délégués par le Roi à cet effet ou par le Souverain lui-même : il se compose d'une table des matières, la seule partie à être imprimée spécialement, puis des pièces elles-mêmes, telles que parues chronologiquement, et avec leur adresse spécifique. Notre exemplaire regroupe 122 actes, du 2 janvier au 23 mai 1773. Manque donc la suite, de juin à décembre.Parmi les plus importants : 1. Lettres patentes du Roi, en forme d'édit, pour le rétablissement des affaires de la ville de Lyon. Données à Versailles au mois de novembre 1772. Registrées en Parlement le 9 février 1773 (16-8 pp.). - 2. Edit du Roi, concernant les Réguliers. Donné à Versailles au mois de février 1773 (12 pp.). - 3. Lettres patentes du Roi, concernant le Collège Royal [Collège de France]. Données à Versailles, le 16 mai 1772. Registrées en Parlement le 26 mars 1773 (7 pp.). - 4. Déclaration du Roi, concernant le remboursement des quittances de finance, provenant de la liquidation des offices du Parlement de Navarre, dont la vénalité a été supprimée. Donnée à Versailles le 18 avril 1773 (14 pp.). - 5./6. Déclaration du Roi, concernant le remboursement des quittances de finance provenant de la liquidation des offices du Parlement de Besançon, supprimés par édit du mois de juillet 1771 ; & de ceux de la Chambre des comptes de Dôle, supprimée par édit du mois d'octobre suivant. Donnée à Versailles le 25 [23] avril 1773 (20 et 28 pp.). - 7. Déclaration du Roi, concernant le remboursement des quittances de finance, provenant de la liquidation des offices du Parlement de Bordeaux, & de la juridiction de la Table de Marbre établie près ledit Parlement, supprimés par les édits des mois d'août & d'octobre 1771. Donnée à Versailles le 22 mai 1773 (23 pp.). - 8. Déclaration du Roi, concernant le remboursement des quittances de finance, provenant de la liquidation des offices de la Cour des Monnoies de Lyon & du Parlement de Dombes, supprimés. Donnés à Versailles le 22 mai 1773 (18 pp.). - 9. Déclaration du Roi, concernant le remboursement des quittances de finance, provenant de la liquidation des offices des Parlement, Chambre des Comptes & Cour des Aides de Metz, de ceux de la juridiction de la Table de Marbre, & d'aucuns des offices de la chancellerie près ledit Parlement de Metz, supprimés par édit du mois d'octobre 1771. Donnée à Versailles le 22 mai 1773 (28 pp.). - - VENTE PAR CORRESPONDANCE UNIQUEMENT - LIEN DE PAIEMENT, NOUS CONSULTER.
Fables Nouvelles, (...), divisées en huit livres, accompagnées de notes, et suivies de Discours sur la manière de lire les Fables ou de les réciter. Quatrième édition, considérablement augmentée 1773
Reference : 11914
(1773)
1773 Paris, Moutard, 1773, in 12 de XXXII-(4)-426 pp., rel. d'ép. plein veau brun, dos lisse orné de fers dorés, , bon exemplaire. L'abbé Jean-louis Aubert (1731-1814), publia en 1756 ces Fables Nouvelles, qui connurent un grand succès, et furent même appréciées de Voltaire.
Barthélémy Pinon (mort avant 1788), officier en la Chancellerie près le parlement de Guyenne, féodiste de Bordeaux (de 1773 à 1780?).
Reference : 013976
Barthélémy Pinon (mort avant 1788), officier en la Chancellerie près le parlement de Guyenne, féodiste de Bordeaux (de 1773 à 1780?). L.A.S., Bordeaux, 29 mars 1773, 2p in-4. A Pierre-Emmanuel de Casaux (1716-1778), président à mortier au Parlement de Bordeaux. « Monsieur, Il y a déjà quelques temps que Mrs les jurats me chargèrent d'avoir l'honneur de vous écrire pour vous prier de faire payer dans les mains de leurs receveurs le restant des arrérages de rente que vous leur devez et qui furent fixés par l'acte d'anoblissement à trente livres par an, les arrérages de vingt neuf ans montent 870 livres. Le receveur vous a donné, Monsieur, une quittance de 350 francs à compte, en sorte qu'il reste dû 520 livres. J'avais différé de m'acquitter de cette commission parce que je croyais que l'affaire des paysans de Mérignac se terminerait les premiers jours de carême, et comme par l'arrangement projeté, on doit leur abandonner en propriété une certaine quantité de lande, le reste demeurant libre à Mrs les jurats pour le concéder à qui ils jugeront à propos. Plusieurs personnes les ont déjà demandées. Vous me fîtes l'honneur de me mander au commencement de l'année dernière que vous en prendriez. M Duvignau m'a dit que vous persistiez dans ce sentiment, mais comme le règlement projeté est renvoyé après les fêtes de Pâques, et que j'ai reçu de nouveaux ordres, je suis forcé d'avoir l'honneur de vous écrire avant la consommation (?) De l'affaire des paysans de Mérignac pour vous prier, Monsieur, de faire payer à Mrs les jurats le restant de ces arrérages de rente. J'ai l'honneur de vous observer en même temps que vous leur devez les lots et ventes de la somme de 165 livres d'un côté, pour une pièce de bois et lande que vous avec acquis le 22 avril 1770 de Jeanne Caujan veuve de Jean Millan et de celle de 300 livres d'autre pour deux pièces de bois que vous avez acquis dans le plantier de Taudinet d'Arnaud Labatut et autres. Si vous êtes dans l'intention de prendre des landes et nouveau fief, faites-moi l'honneur, Monsieur, de le mander et dans la distribution je ferai tout ce qui dépendra de moi pour vous faire concéder celles que vous jugerez à propos. Je suis avec respect, Monsieur, Votre très humble et très obéissant serviteur Pinon, féodiste de l'hôtel de ville ». Duvignau est probablement Jacques Duvignau, procureur au parlement de Bordeaux, père de Pierre-Hyacinthe Duvignau (1752/54-1794), avocat guillotiné sous la révolution. Il existe un lieu appelé Taudinet est un ancien quartier de Mérignac. Les plantiers sont de jeunes plans de vigne. [217]
Barthélémy Pinon (mort avant 1788), officier en la Chancellerie près le parlement de Guyenne, féodiste de Bordeaux (de 1773 à 1780?).
Reference : 013977
Barthélémy Pinon (mort avant 1788), officier en la Chancellerie près le parlement de Guyenne, féodiste de Bordeaux (de 1773 à 1780?). L.A.S., Bordeaux, 19 avril 1773, 2p in-4. A Pierre-Emmanuel de Casaux (1716-1778), président à mortier au Parlement de Bordeaux. « Monsieur, J'ai communiqué à M Chavaille la lettre que vous m'avez fait l'honneur de m'écrire le 8 de ce mois et il m'a charger de vous assurer qu'il ferait tout ce qui dépendrait de lui pour vous faire concéder dans son temps la lande que vous désirez sous les conditions les moins onéreuses qu'il sera possible. Je me joindrai à lui pour cela et j'espère que nous réussirons à vous la faire donner sous des clauses qui ne vous déplairont pas. Pour cet effet, j'aurai l'honneur de vous prévenir dès que Mrs les jurats auront transigé avec les habitants de Mérignac car d'ici là, il serait inutile de penser à aucune concession. Vous trouverez ci-joint, Monsieur, la note que vous demandez relativement aux deux petites acquisitions que vous avez fait en 1770 et 1772. Mrs les juras ne font de relâchement qu'autant qu'on les prévient avant d'acquérir et qu'on paye dans le mois de l'acquisition. D'ailleurs le relâchement sur les ventes minutieuses est si peu de chose que je n'ai pas crû devoir leur en parler. Voici en quoi il consiste : ils font le relâchement de la moitié sur laquelle on perçoit néanmoins trois sols pour livre en sus, et pour chaque contrat sur lequel ces Mrs accordent un relâchement, il faut une délibération prise en jurade qui coûte 4 livres 10 sols, en sorte que sur 58 livres 2 sols 6 deniers que vous devez, en vous accordant le relâchement, vous payeriez 42 livres 8 sols 6 deniers. Par là, vous gagneriez 15 livres quelques sols, une somme si minutieuses ne vaut pas la peine de demander qu'on sorte des règles qu'on s'est prescrites. J'en parlerai cependant à Mrs les jurats si vous le jugez à propos mais je n'ai pas crû devoir le faire sans vous en prévenir. Je suis avec respect, Monsieur, Votre très humble et très obéissant serviteur Pinon ». On joint un petit papillon, daté du 22 avril, étant la note annoncée dans la lettre. Pierre-François Chavaille (1720-1807?), avocat, conseiller du roi, clerc et secrétaire de la ville de Bordeaux (anobli en 1776). [217]
1773 DUBLIN, John Exshaw, 1773 - In-8 - E.O. - dérelié - Manques aux 6 premières pages (Préface & Index) - mouillures aux premières pages - Complet des 10 illustrations HT - sans les cartes -(14) & 559 pages - Rare. Ex-libris manuscrit Henry Hamilton
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Josephine de Montaut-Navailles, duchesse de Gontaut (1773-1862), gouvernante des enfants de France.
Reference : 022314
Josephine de Montaut-Navailles, duchesse de Gontaut (1773-1862), gouvernante des enfants de France. L.A.S. « la comtesse de Gontaut », sd [ce lundi - 1819-1820], 2p in-4. « Vous avez eu l'extrême bonté, Monsieur, de me dire que vous seriez [mots illisible] pour donner l'ordre qu'une prime pour le service de Mademoiselle put être envoyée ici. Je réclame cette obligeance en vous priant de demander que la prime soit de 6 [mot illisible]. Je ne tiens nullement à la beauté de cet instrument qui servira seulement à l'institutrice et maîtresse de Mademoiselle, mais sera cependant dans l'appartement de S.A.R. Une de mes amies, la Marquise de Bath, me charge, Monsieur, de vous demander la grâce de lui accorder une loge, ou moitié, ou quart de loge, aux Bouffes pour cet hiver. Si les Bouffes sont transportées aux italiens sur le boulevard, la salle étant plus grand, elle peut avoir un peu d'espérance peut-être, et c'est dans ce que je vous demande cette faveur pour [LM?] Bath qui vient passer l'hiver à Paris. Veuillez bien me dire ce que je puis lui répondre et recevez, Monsieur, mes remerciements de l'obligeance aimable avec laquelle vous voulez bien toujours exécuter mes demandes. La Cesse de Gontaut ». Cette lettre est probablement écrite fin 1819 ou début 1820 puisque Gontaut ne parle que de « Mademoiselle », i.e. Louise d'Artois (1819-1864), grande soeur du comte de Chambord (1820-1883). Provenance : Vente Coutau-Bégarie, 3 mars 2015, n°93. [543]
Joseph de Villèle (1773-1854), député, ministre, président du conseil sous Louis XVIII et Charles X.
Reference : 022320
Joseph de Villèle (1773-1854), député, ministre, président du conseil sous Louis XVIII et Charles X. L.S., Paris, 20 novembre 1822, 1p in-4. Entête du cabinet du ministre des finances. A Auguste du Tyrac de Marcellus (1776-1841), comte de Marcellus, député et pair de France. Il ne peut accéder à la demande du vicomte de Malet [Roquefort] mais « elle sera soigneusement représentée à la première occasion favorable » pour « faire droit à l'auguste recommandation de S.A.R. Madame ». Il s'agit d'Alexandre-Jean de Mallet Roquefort (1783-1861). Peut-être cela a-t-il un rapport avec la Légion d'Honneur dont il deviendra chevalier en 1823. Peu commun. [543]
René-Charles Guilbert de Pixerécourt (1773-1844), écrivain, bibliophile, directeur de théâtre.
Reference : 022108
René-Charles Guilbert de Pixerécourt (1773-1844), écrivain, bibliophile, directeur de théâtre. L.A.S., 17 octobre 1834, 1p in-8. A M. Chambry, négociant à Paris. « Monsieur Chambry a oublié dans sa note ce qu'il m'importe d'abord de savoir. Le numéro de l'arrondissement dans lequel a eu lieu le décès de M. Beudot(?) et par suite l'ouverture de sa succession. Je le prie de vouloir réparer cette omission très immédiatement. Sans ce renseignement, je ne puis rien commencer. Civilités empressées. G de Pixerécourt ». [535]
René-Charles Guilbert de Pixerécourt (1773-1844), écrivain, bibliophile, directeur de théâtre.
Reference : 022109
René-Charles Guilbert de Pixerécourt (1773-1844), écrivain, bibliophile, directeur de théâtre. L.A.S., 26 février, 1p in-8. A un président. « Monsieur le Président, Je me réjouissait de voir l'ennemi de près et de le combattre sur le terrain, mais la goutte en a décidé autrement. Je suis retenu au lit depuis le 14 sans qu'il me soit possible de prévoir le terme de ma délivrance. Sentant l'imminence du danger, j'avais résolu de me faire porter au Collège, mais le temps affreux de cette nuit, en augmentant mon mal, a rendu cet acte d'héroïsme vraiment impossible. Mon docteur s'y est énergiquement opposé en me déclarant qu'il ne répondrait pas des suites. Il me font donc gémir doublement et de mes souffrances et de l'attente du malheur que je prévois, après la composition du bureau. Croyez, monsieur le Président, tout à la fois mes excuses, l'expressions de mes regrets et l'assurance de ma considération la plus distinguée. G de Pixerécourt ». [535]
René-Charles Guilbert de Pixerécourt (1773-1844), écrivain, bibliophile, directeur de théâtre.
Reference : 022110
René-Charles Guilbert de Pixerécourt (1773-1844), écrivain, bibliophile, directeur de théâtre. L.A.S., Fontenay, 30 juin, 1p in-8. « Si monsieur de Gavray veut bien venir vendredi 4 juillet, à deux heures et demie au théâtre, nous aurons grand plaisir à le voir et à l'entendre. Mille civilités affectueuses. G de Pixerécourt ». [535]
René-Charles Guilbert de Pixerécourt (1773-1844), écrivain, bibliophile, directeur de théâtre.
Reference : 022111
René-Charles Guilbert de Pixerécourt (1773-1844), écrivain, bibliophile, directeur de théâtre. L.A.S., Fontenay les Bois, 2 septembre [1821], 1p in-8. « Monsieur, Vous m'avez prié de vous rappeler la réclamation que j'ai faite à votre commis des six dernières vignettes du Rousseau avant la lettre sur papier vélin, et je saisis cette occasion pour vous offrir un billet du Mont Sauvage. Peut-être en pensant à l'auteur voudrez-vous bien ne pas oublier les images qui lui manquent et sans lesquelles son exemplaire demeure incomplet. Dans le courant d'octobre, je compte retourner à Paris, où je n'ai fait que des apparitions depuis huit mois et nous réglerons. Croyez, monsieur, l'assurance de mes civilités. G de Pixerécourt ». Le Mont Sauvage ou le Solitaire est un mélodrame créé au théâtre de la Gaité le 12 juillet 1821. Sympathique lettre autour de sa bibliophilie. [535]
René-Charles Guilbert de Pixerécourt (1773-1844), écrivain, bibliophile, directeur de théâtre.
Reference : 022112
René-Charles Guilbert de Pixerécourt (1773-1844), écrivain, bibliophile, directeur de théâtre. L.A.S., mardi 14 octobre, 1p 1/4 in-8. A Garot, secrétaire de l'Opéra-Comique. « Monsieur, Je n'ai point encore vu La Neige et j'ose compter sur votre obligeance extrême pour me procurer le moyen d'y conduire demain deux jolies dames que j'amènerai tout exprès de la campagne. Quelle honte si j'allais leur faire faux bond. Veuillez déposer chez la portière du théâtre et sous enveloppe à mon adresse le bille que je sollicite de votre gracieuseté. Je passerai vers deux heures et serais bien aise de vous voir entre les deux pièces. Agréez, monsieur, l'assurance de toute ma considération et mes remerciements sincères. G de Pixerécourt ». La Neige ou le nouvel éginard est un opéra comique de Daniel Aubert sur un livret d'Eugène Scribe et Casimir Delavigne. Il fut créé quelques jours plus tôt, le 9 octobre, et eut un grand succès. [535]
René-Charles Guilbert de Pixerécourt (1773-1844), écrivain, bibliophile, directeur de théâtre.
Reference : 022113
René-Charles Guilbert de Pixerécourt (1773-1844), écrivain, bibliophile, directeur de théâtre. L.A.S., Metz, 29 août 1837, 2p in-8. A l'acteur Jean-Baptiste Marty (1779-1863). « Je crois nécessaire, mon cher Marty, d'ajouter quelques lignes à ma lettre dernière. La commission parait disposée à tenir tête à M. de Cès. D'est dont le moment où jamais de faire un traité avec lui. Réellement les droits d'auteurs sont trop élevés. Il est impossible que les directeurs fassent leurs affaires. Metz et Nancy sont sans troupes, par suite de l'exigence effrayante des comédiens. Le ténor et la première chanteuse demandent 45000f. Impossible d'accepter alors relâche. Tout cela est pitoyable. Si vous croyez que cela soit opportun (et je le pense parce que les affaire se traitent mieux de près que de loin), je partira [mot illisible] pour Paris. Je me proposais de rester en Lorraine jusqu'au 20 septembre mais si votre réponse nécessite ma présence, je partirai dès qu'elle me sera parvenue. Ecrivez-moi toujours de Nancy. Car je vais alternativement d'une ville à l'autre et la poste me suit. Prononcez. Vous êtes sur les lieux et vous pouvez juger mieux que moi tout ce qui est le plus utile à mes intérêts et à la justice. Ayez donc la bonté de continuer cette négociation importante pour moi. Je vous en serai fort obligé. Adieu, monsieur l'administrateur, je vous fais mille et mille amitiés. G de Pixerécourt ». [535]
René-Charles Guilbert de Pixerécourt (1773-1844), écrivain, bibliophile, directeur de théâtre.
Reference : 022114
René-Charles Guilbert de Pixerécourt (1773-1844), écrivain, bibliophile, directeur de théâtre. L.A.S., Paris, 9 avril 1828, 2p 1/4 in-8. A la baronne de Margueritte. « Chère baronne, Maintenant que l'on vient d'assurer la prospérité de l'Opéra-Comique, puis-je espérer que ma faible voix sera entendue ? Pourrai-je enfin obtenir justice ? L'affaire est devenue fort simple et il ne peut y avoir lieu à la moindre discussion. M. Bernard avait comme moi 15000f et 2% sur la recette au-dessus de 300000f ainsi la difficulté se trouve résolue par ce seul fait. Car je ne crois pas avoir mérité moins que lui et sans doute on n'a pas eu l'intention de le payer plus que moi. Je vous demande donc en grâce, et pour la dernière fois, d'obtenir que le conseil judiciaire s'assemble cette semaine pour m'entendre et faire droit à ma réclamation. Il y a sept mois et demi que j'attends. Je n'aurais jamais cru que ma patience pût aller aussi loin, mais elle est à bout. Je voudrais aussi savoir à quelle époque on me remboursera les 2500f que j'ai prêtés à monsieur le duc le 30 juin dernier. J'en ai le plus grand besoin. Adieu, chère Baronne, mille tendresses. G de Pixerécourt. P.S. vouls savez que nous avons perdu la pauvre Victorine et qu'Eugénie a fait le même jour une fausse couché causée par le saisissement. Cette famille est bien malheureuse. Il semble que la fatalité dont elle est frappée s'étende sur tout [ce] qui l'approche ». [535]
René-Charles Guilbert de Pixerécourt (1773-1844), écrivain, bibliophile, directeur de théâtre.
Reference : 022115
René-Charles Guilbert de Pixerécourt (1773-1844), écrivain, bibliophile, directeur de théâtre. L.A.S., Paris, 24 août 1825, 1p in-8. Au poète et écrivain Pierre Carmouche (1797-1868). « C'était à l'Opéra-Comique, mon cher maître, et non à la Gaité que je vous attendais avant-hier. Je regrette beaucoup qu'un mal entendu m'ait privé du plaisir de causer avec vous, je vous aurais mis un peu de e baume dans le [mot illisible], au sujet de l'oiseau bleu. J'ai vivement plaidé votre cause et celle des auteurs reçus et j'espère que M. de Lourdoueix se rendra à la justice de ma réclamation. Adieu, aussitôt la réponse du ministère, vous aurez de mes nouvelles. Si votre impatience ne vous permet pas de les attendre, venez au soir à l'Opéra-Comique. Nous trouverons bien le moment d'échanger quelques phrases. tout vôtre. G de Pixerécourt ». L'Oiseau bleu est-il le mélodrame-féérie de Victor Ducange et Simonnin qui sera créé le 10 février 1831 au théâtre de la Gaité ? [535]
René-Charles Guilbert de Pixerécourt (1773-1844), écrivain, bibliophile, directeur de théâtre.
Reference : 022116
René-Charles Guilbert de Pixerécourt (1773-1844), écrivain, bibliophile, directeur de théâtre. L.A.S., 29 avril 1824, 1p in-8. A l'écrivain Jean-Baptiste Charles Vial (1771-1857). « Je ne puis croire encore que Vial, mon ami de vingt cinq ans, que j'ai connu et vu toujours doux et bon soit le même qui s'est montré si irritable et si injuste tout à l'heure. Cestes, tu ne peux douter d'un intérêt dont je t'ai donné depuis un mois deux preuves positives. Reviens donc à la raison, à la modération, que notre brève expérience tourne au profit de notre vieille amitié, que toutes deux réunies te procurent, t'assurent un nouveau succès - je te le promets - si tu entends raison, car le commencement et la fin sont charmants. Laisse dormir ta pièce pendant huit jour puis nous la lirons un matin, en déjeunant, avec justice et nous nous quitterons de nouveau et pour toujours bons amis. Adieu - taquin. Tout à toi de coeur. G de Pixerécourt ». Il s'agit probablement de la pièce Les Deux Mousquetaires, ou la Robe de chambre qui sera créée à l'Opéra-Comique le 22 décembre 1824. [535]
Paris, P. G. Simon, 1774 fort volume in-4, 34 pp., texte sur deux colonnes (Table analytique des matières contenues dans les édits, lettres patentes, déclarations du Roi, arrêts du Conseil, du Parlement, &c. rendus dans le cours de l'année mil sept cent soixante-treize. Et table par ordre de dates de toutes ces pièces, avec l'indication à chacune, des mots & des numéros qu'il faut chercher dans la table des matières, pour en connoître les dispositions), puis pagination multiple, veau fauve marbré, dos à nerfs cloisonné et fleuronné, pièces de titre cerise et bouteille, tranches rouges (reliure de l'époque). Coiffe supérieure rognée, petit manque en coiffe inférieure, deux mors fendus, coins abîmés.
La table de départ est entièrement interfoliée (sans annotations).Ce volume forme un recueil annuel des dispositions législatives prises par les différents organes délégués par le Roi à cet effet ou par le Souverain lui-même : il se compose d'une table des matières, la seule partie à être imprimée spécialement, puis des pièces elles-mêmes, telles que parues chronologiquement, et avec leur adresse spécifique (de l'Imprimerie royale la plupart du temps). Notre exemplaire regroupe 234 actes, du 2 janvier au 31 décembre 1773. - - VENTE PAR CORRESPONDANCE UNIQUEMENT - LIEN DE PAIEMENT, NOUS CONSULTER.
Jean de Sismondi (1773-1842), historien, écrivain, économiste suisse.
Reference : 020465
Jean de Sismondi (1773-1842), historien, écrivain, économiste suisse. L.A.S. « J.C.L. de Sismondi », Chêne-Bougeries, 26 octobre 1840, 2p in-8. Aux libraires Treuttel et Würtz. « Messieurs, J'ai reçu hier votre lettre du 21 octobre avec votre compte, soldant pour 167 francs ) mon crédit et vos vingt billets pour dix mille francs dont je vous remercie et que je m'empresse de régler à conformité. J'ai lu dans la nouvelle édition des Républiques italiennes que j'ai trouvée dans votre caisse reçue hier également, la notice sur moi, qui non seulement est très obligeante, mais qui me paraît aussi faite avec talent ; quand vous m'écrirez, faites-moi le plaisir de me dire à qui j'en ai l'obligation. Je vois encore sur la couverture de Bussy-Rabutin que MM Mame et Delaunauy annoncent une édition en 8 volumes des mémoires inédits du marquis de Dangeau. Je n'ai que ceux qu'a publié madame de Genlis. Si l'édition complète a paru, je serai bien aise de l'avoir. Je suis bien touché de l'intérêt que vous voulez bien prendre à ma santé. [Mots illisibles] paraît me faire du bien et je commence à avoir meilleure espérance. Croyez à mon bien sincère attachement. J.C.L.de Sismondi ». Une note indique que les mémoires n'ont eu que 4 volumes. Sympathique et rare lettre. [493]
Henri-Gatien Bertrand (1773-1844), général, compagnon de Napoléon à Sainte-Hélène.
Reference : 020418
Henri-Gatien Bertrand (1773-1844), général, compagnon de Napoléon à Sainte-Hélène. L.A.S. « B », près de Poissy, 12 décembre 1840, 1p 1/4 in-8. A sa fille Hortense (1810-1889), épouse de l'homme politique Amédée Thayer (1799-1868), quelques jours avant la cérémonie pour le retour des cendres de Napoléon, alors qu'il est sur le bateau qui remonte la Seine vers Paris. « Arthur va te surprendre agréablement chère Hortense, et me donnera de tes nouvelles, de celle du petit Nap, de Madame Thayer et de vous tous. La Reine écrit au Prince qu'elle t'a envoyé un billet mais que tu parais si faible qu'elle ne sait si tu pourras en profiter le 15 décembre. Il fait bien froid, tu es faible et souffrante, quelque désir que tu éprouves d'assister à la cérémonie. Conserve la santé et les forces avant tout et ménage toi. Envoie-moi une paire de gants noirs, une paire de gants blancs et prie Amédée ou Edouard de me prêter une paire d'éperons. La Reine écrit que le Roi enverra les chevaux demandés par le Prince et madame de Chabot écrit positivement que le Roi envoie un cheval pour le général Gourgaud et un pour moi. Il est donc inutile que tu m'en [mot illisible]. Je n'écrits point à Bl ne sachant s'il est à Paris ou à Chateauroux, donne lui de mes nouvelles ou envoie lui mes petites lettres. Encore trois jours et je pourrai t'embrasser. B ». Nap est Napoléon Thayer, le petit fils du général, très malade et qui mourra le 21 février 1842 à 9 ans. Belle lettre. [491]
Henri-Gatien Bertrand (1773-1844), général, compagnon de Napoléon à Sainte-Hélène.
Reference : 020419
Henri-Gatien Bertrand (1773-1844), général, compagnon de Napoléon à Sainte-Hélène. L.A.S. « B », « En route sur la rivière de Seine, près Marly, 14 décembre 1840, 3p in-8. A son frère Louis Bertrand de Boilarge (1774-1861), la veille de l'arrivée des cendres de Napoléon à Paris par bateau, sur lequel était donc Bertrand. « Cher frère, j'ai vu hier soir Henri, Alphonse et Amédée qui sont venu à bord, le Prince l'ayant permis et j'ai appris que le froid te retenait à Chateauroux. Je regrette donc beaucoup de ne t'avoir pas écrit à Chateauroux mais Hortense t'aura probablement envoyé mes lettres. Arthur a été la voir avant hier, l'a trouvée belle, fraiche et engraissée. Amédée me l'a confirmé hier. Elle viendra à la cérémonie, mais elle y aura bien froid. Nous avons passé rapidement des chaleurs des tropiques au froid de décembre. Il gèle, et nous nous en apercevons quand nous paraissons immobiles sur le pont, aux coins du cercueil, un vent glacial dans la figure. Demain à cheval, nous n'aurons pas chaud. C'est de beaux coups d'oeil que ceux que nous ont offerts les populations réunies sur les bords de la Seine, malgré la rigueur de la saison. Au printemps, le voyage de la Seine est fort agréable. Avant hier, le duc d'Aumale et hier le duc d'Orléans sont venus. Le duc d'Elchingen m'a donné de bonnes nouvelles de Nap que m'a confimées le prince royal. Le cher Nap regrettera bien de n'être pas là. Il parait qu'Alphonse travaille bien. Le petit Nap est un peu mieux m'a dit Amédée. J'ai vu [Armand de] Bricqueville à Cherbourg. Le capitaine de la Dorade sur laquelle est le cercueil est un ancien officier de marine, qui connait le capitaine [nom illisible]. Nous continuons à bien nous porter. Le Roi a montré une grande bienveillance pour Arthur et pour moi. La Reine a envoyé deux billet à Hortense. Je ne sais s'il y aura une occasion [mot illisible] à temps pour que cette lettre parte aujourd'hui. Je vous embrasse tous [liste de personnes] toi en tête cher frère. B. Sur un bateau qui marche avec des mains froides [fin illisible] ». Nap est Napoléon Bertrand, un des fils du général. Belle lettre, beau témoignage de premier ordre. [491]
Henri-Gatien Bertrand (1773-1844), général, compagnon de Napoléon à Sainte-Hélène.
Reference : 020422
Henri-Gatien Bertrand (1773-1844), général, compagnon de Napoléon à Sainte-Hélène. L.A.S. « B », près du Pont-de-l'Arche, 10 décembre 1840, 1p in-8. A sa fille Hortense (1810-1889), épouse de l'homme politique Amédée Thayer (1799-1868), quelques jours avant la cérémonie pour le retour des cendres de Napoléon, alors qu'il est sur le bateau qui remonte la Seine vers Paris. « A Rouen, cher Hortense, j'ai reçu ta bonne lettre du 7. Je te vois bien souffrante et ton cher petit beaucoup plus malade que je ne pensais. Le [mot illisible] te conservera, j'espère, ce cher enfant, et si je le lui demande, ma bonne Hortense, Arthur te fait mille et mille amitiés. Nous verrons le cher Henri. Mes souvenirs affectueux à madame Thayer, madame Marie et tout ce qui t'entoure. J'ai fait mettre à la porte de Rouen m'a lettre d'hier 9. À toi du fond du coeur. B. Le général Gourgaud me charge de le rappeler à ton souvenir. M. Hernon(?) qui est revenu hier de Paris nous dit qu'il a cent mille demandes pour l'église des Invalides, qu'on en avait demandé pour le Prince, mais qu'aucune n'était encore parvenue. Auras-tu la tienne ? Le prince a écrit au Roi ». La seconde page porte une lettre du fils, Arthur Bertrand (1817-1871). Le fils d'Hortense, Napoléon (1832-1842), était très malade et mourra donc le 21 février 1842. Belle lettre [491]
Henri-Gatien Bertrand (1773-1844), général, compagnon de Napoléon à Sainte-Hélène.
Reference : 020424
Henri-Gatien Bertrand (1773-1844), général, compagnon de Napoléon à Sainte-Hélène. Brouillon autographe signé « B », 8 juin 1840, 1p in-8. Brouillon d'une lettre à Adolphe Thiers (1797-1877), alors président du conseil des ministres. « Monsieur le ministre, Quatre anciens serviteurs de l'Empereur Napoléon vous ont demander à aller à Sainte Hélène. Ce sot des hommes honnêtes et éprouvés. Ils méritent la faveur qu'ils ont sollicité et que je vous prie de vouloir bien leur faire obtenir de Sa Majesté. Voici leurs noms : Mrs Pierron ancien maître d'hôtel, Saint Denis valet de chambre bibliothécaire à Sainte Hélène, Noverraz valet de chambre - il est né suisse et habite ordinairement Lausanne -, Archambaut chef des [?] Actuellement huissier dans la maison du roi. En vous réitérant mes remerciements, recevez monsieur le ministre l'assurance de mes sentiments de haute considération. B ». Les quatre fidèles sont : Jean-Baptiste Pierron (1790-1876), Louis-Etienne Saint-Denis (1788-1856) dit le mameluk Ali, Jean-Abram Noverraz (1790-1849) et Achille Archambault (1792-1858). Ils firent tous quatre le voyage à Sainte Hélène pour rapporter les cendres. Très intéressant document. [491]
Rothomagi, ex typographia nostra, Ric. Lallemant. M.DCC.LXXIII 1773 In-8 21 x 12,5 cm. Reliure de l’époque veau havane marbré, dos à nerfs encadrés de fers dorés, [8]-602-[2]-CCXXIV pp. Reliure frottée, accrocs en tête et en pied de dos, intérieur correct. Annotations manuscrites de l’époque sur la première page de garde et la page de titre.
Texte en latin. Bon état d’occasion
Joseph Droz (1773-1850), philosophe, historien, membre de l'Académie française.
Reference : 017878
Joseph Droz (1773-1850), philosophe, historien, membre de l'Académie française. 4 L.A.S., 1844, 1849, sd, 4p. Lettres à ses éditeurs, corrections d'épreuves, manuscrits, etc. A la librairie Renouard et Cie et à M. de Saint Jullien en particulier. On joint 4 feuillets d'épreuves avec passages autographes. [409]
Joseph Droz (1773-1850), philosophe, historien, membre de l'Académie française.
Reference : 017879
Joseph Droz (1773-1850), philosophe, historien, membre de l'Académie française. 4 L.A.S., 1844, 1849, sd, 4p. Lettres à ses éditeurs, corrections d'épreuves, manuscrits, etc. A la librairie Renouard et Cie et à M. Tardieu en particulier. On joint 2 feuillets autographes. [409]