Compagnie d'Imprimerie Canadienne Couverture rigide Montréal 1877
Reference : 40807
Très bon In-8. 252 pages. Réédition, originale parue en 1852. Reliure postérieure, signature en page de garde. Complet de la carte dépliante et des 4 planches hors-texte.
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Montréal, Compagnie d'imprimerie canadienne, 1877. In-8 de: un faux-itre, titre à deux couleurs, un feuillet de préface, titre précis, avant-propos du traducteur (4 ff.), notice sur le père Fr.-J. Bressani (6ff.), épitre dédicatoire et approbation (2ff.), un carte dépliante (Nouvelle France au 17ème siècle), 252 pages, quelques illustrations in-texte et quatre hors-texte. Rousseurs éparses sur la carte, le texte est en très bon état. Fin demi-chagrin rouge du temps, dos lisse orné de filets dorés. En bon état.
Relation abrégée de quelques missions des pères de la Compagnie de Jésus dans la Nouvelle-France par le père François-Joseph Bressani de la même Compagnie traduite de l'italien par le Père Félix Martin de la même Compagnie. Dans la première partie, l'auteur décrit le pays des Hurons (les sauvages de la Nouvelle-France, sol, nourriture, vêtement et caractères, religion. La deuxième partie est consacrée aux difficultés rencontrées pendant le voyage et aux difficultés de la conversion des "sauvages". La troisième partie relate la mort de tous les pères jésuites "en martyrs". Né à Rome, i le père Bressani entre dans la compagnie de Jésus à l'âge de 15 ans. Dès 1628, il demande au père Général Vitelleschi d'aller en mission, mais ce dernier refuse. François Joseph Bressani étudie alors la philosophie au collège Romain en 1628, puis devient professeur de 1630 à 1631. Il enseigne les mathématiques, la philosophie et la littérature. Pour compléter sa formation, il étudie la théologie dans le prestigieux collège de Clermont à Paris en 1638, ce qui lui donne aussi l'occasion d'apprendre la langue française. Il part finalement pour le Canada en 1642, chargé d'instruire les Français de Québec. Le 27 avril 1644, il part des Trois-Rivières pour une nouvelle mission, celle des Hurons, mais est surpris par les Iroquois, qui le font prisonnier à quelque distance des Trois-Rivières, entre la Rivière du Loup (Mauricie) et Yamachiche. Amené captif dans leur pays, il y endure alors tous les tourments du martyre, il est réduit à l'esclavage, avant d'être vendu aux Hollandais pour deux cent cinquante francs. Il correspond avec le père Général par trois lettres pour raconter sa captivité. Redevenu libre le 19 août suivant, il s'embarque pour la France où il arrive le 15 novembre, et se rend à Rome où il est reçu comme un apôtre par le pape Innocent X qui demande par dévotion de baiser les cicatrices des plaies que le missionnaire a reçues pour Jésus-Christ. Il lui permet de célébrer la messe, bien que les premières phalanges de ses doigts aient été brûlées, jugeant que celui qui avait été mutilé pour la publication de l'évangile, ne devait pas être privé du saint-sacrifice.