Musée Matisse Couverture souple Le Cateau - Cambrésis 2002
Reference : 37003
ISBN : 9782907545327
Très bon In-4. 285 pages. Publié à l'occasion de l'ouverture du Musée Matisse, présentation des principales collections : Henri Matisse, Auguste Herbin, et Tériade éditeur d'art.
Librairie Bonheur d'occasion
M. Mathieu Bertrand
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Bel exemplaire bien complet de l’ensemble de ses planches, conservé dans les chemises de l’éditeur. Paris, Maison Quantin & Librairie Centrale des Beaux-Arts - A Londres, M. M. Davis, 1890 [Tome I], 1891 [Tome II & III], 1892 [Tome IV-VI], 6 volumes grand in-folio en feuilles conservés dans les chemises à rabats de l’éditeur. Illustrés de 342 planches hors texte imprimées en chromolithographie, héliotypie, collotypie, etc. dont de nombreuses en couleurs. 505 x 360 mm
[video width="1920" height="1020" mp4="https://www.camillesourget.com/wp-content/uploads/2024/07/SPITZER.mp4"][/video] Edition originale de ce monumental et superbe catalogue de la collection Spitzer. Exemplaire n°3, l’un des 25 précieux exemplaires de tête sur papier Japon sur un tirage de 625 exemplaires. Ouvrage magnifiquement illustré de 342 planches hors-texte imprimées en chromolithographie, héliotypie, collotypie, etc., certaines rehaussées à l’or. De nombreuses illustrations in-texte viennent agrémenter les descriptions des divers objets d’art. Frédéric Spitzer (1815-1890) est un collectionneur et marchand d’art viennois installé à Paris à partir 1852. Sa collection d’œuvres d’art de l’époque médiévale à la Renaissance et la finesse de ses connaissances le propulsèrent comme marchand auprès de grands collectionneurs tels qu’Adolphe de Rothschilds ou encore Sir Richard Wallace. Frédéric Spitzer entreprit l’élaboration du catalogue de sa collection (renommée «Musée Spitzer» par son entourage mondain) car il avait pour objectif de «faire profiter de son œuvre le monde entier, apportant ainsi des éléments nouveaux, extrêmement intéressants, à l’histoire de tous les arts ». «Ce nom, relativement oublié aujourd’hui, est celui d’un homme haut en couleur, un personnage comme seul le XIXe siècle pouvait en produire. Il est aussi synonyme d’une collection d’art immense. «Choisissant ce que l’art a créé de plus exquis, ce que l’industrie humaine a pétri, limé, tissé, forgé, ciselé ou fondu de plus admirable, le célèbre amateur avait formé une collection sans rivale, unique en Europe, et bâti un palais pour la loger. » C’est en ces termes des plus dithyrambiques que l’historien de l’art Edmond Bonnaffé décrit la collection rassemblée par Frédéric Spitzer (1815-1890), et pour laquelle il rédigea l’un des six volumes lui rendant hommage. L'ensemble étant aujourd'hui dispersé dans les grands musées nationaux occidentaux ou en mains privées, les nombreux témoignages, ainsi que la pléthore d’ouvrages publiés sur le sujet, permettent de se faire une idée de ce qu'il pouvait représenter.» Les 6 volumes en feuilles cataloguant la collection Spitzer sont divisés en 35 sections répertoriant les objets par typologie: Vol. I: Antiques - 7 pl., Ivoire - 24 pl., Orfèvrerie liturgique - 25 pl., Tapisseries - 7 pl. Vol. II: Emaux peints - 16 pl., Meubles et bois sculptés - 20 pl., Faïences de Saint-Porchaire - 3 pl., Faïences de Bernard Palissy - 7 pl., Serrurerie - 5 pl., Cuirs - 6 pl. Vol. III: Orfèvrerie civile - 15 pl.,Incrustations sur métal - 3 pl., Peinture sous verre - 2 pl., Verreries - 9 pl., Vitraux - 3 pl., Bijoux et bagues - 7 pl., Grès - 4 pl., Coutellerie - 5 pl., Sculpture en buis et en pierre de Munich - 11 pl. Vol. IV: Faïences italiennes - 22 pl., Faïences hispano-mauresque - 2 pl., Sculpture - 22 pl., Plaquettes - 4 pl., Médailles - 4 pl., Dinanderie - 2 pl. Vol. V: Gemmes 10 pl., Horloges et montres - 8 pl., Instruments de mathématiques - 4 pl., Manuscrits - 6 pl., Miniatures et dessins - 2 pl., Cires - 1 pl., Etoffes et broderies - 14 pl. (avec la 11bis), Coffrets - 3 pl., Jeux - 2 pl. Vol. VI: Armes - 57 pl. «Le 23 avril 1890, au cours même de l'impression du présent volume, l'éminent collectionneur Frédéric Spitzer est mort... Nous n'avons pas la prétention d'ajouter ici un hommage de plus aux hommages publics qui ont été rendus à sa mémoire; nous devons dire seulement la part qui lui revient dans ce catalogue, dont il considérait la publication comme le couronnement de sa carrière, et qui devait être le complément du musée incomparable qu'il avait créé. Non content, en effet, d'ouvrir ses galeries à tous ... Frédéric Spitzer voulut faire profiter de son œuvre le monde entier, apportant ainsi des éléments nouveaux, extrêmement intéressants, à l'histoire de tous les arts. C'est de cette généreuse préoccupation qu'était née chez lui l'idée de ce catalogue... Mme. Spitzer, soucieuse de l'avenir de l'œuvre à laquelle son mari s'était attaché avec tant de passion, a voulu que ses intentions fussent scrupuleusement respectées.» (Les Editeurs). «Afin que ce livre fût un modèle du genre, [Frédéric Spitzer] fit appel à des historiens d’art d’une autorité reconnue, et il s’attacha à faire exécuter, de tous les objets de choix, des reproductions absolument fidèles. Tout a concouru, en un mot, pour faire du Catalogue de la Collection Spitzer non seulement un beau livre, mais encore un livre d’une utilité incontestable.» Préface, Les Editeurs. L’ensemble de la collection comptait près de 4 000 objets qui seront dispersés en 1893 par La Galerie Georges Petit (Paris) en 38 vacations. Une seconde vente eut lieu en 1895 spécifiquement pour les armes et armures. Bel exemplaire bien complet de l’ensemble de ses planches, conservé dans les chemises de l’éditeur.
Très rare exemplaire complet de ce souvenir du grand Tour, en parfait état de conservation. Rome, c. 1820. Les moulages en plâtre sont bordés de papier plié et doré à la main, montés sur un support de papier bleu, tels qu'émis par Giovanni Liberotti. Une feuille en papier portant en italien la liste des 19 œuvres représentées sur les camées, est collée à l'intérieur du couvercle (telle que parue) avec le nom de l'acheteur Mary Salmon écrit en bas, très bon état de conservation. Dimensions de la boite: 304 x 213 mm.
[video width="3840" height="2160" mp4="https://www.camillesourget.com/wp-content/uploads/2025/05/Untitled-design.mp4"][/video] Ces camées en plâtre font partie d’une collection réalisée à Rome vers 1820 par Giovanni Liberotti. Ils reproduisent une sélection d’architectures et d’œuvres d’art célèbres visibles à Rome, Florence, Milan, Paris et dans quelques grandes collections particulières. Placés dans des coffrets en bois facilement transportables et accompagnés de légendes, les ensembles de ce type étaient vendus aux riches voyageurs Européens qui visitaient l'Italie dans le cadre du Grand Tour. Rome était la destination ultime et une visite des trésors contenus dans ses nombreux musées complétait l'éducation d'un jeune homme. La collection de boîtes contenant des moulages en plâtre d’œuvres d’art classiques était un passe-temps à la mode et un précieux "aide-mémoire" des mythologies, des dieux et des événements historiques représentés sur les délicats camées. Les Liberotti Impronte ont été commercialisés par Giovanni Liberotti, graveur de gemmes romain qui se spécialisa dans la confection de ces souvenirs. Ils étaient alors vendus par série, représentant les œuvres des sculpteurs de l'époque comme Canova ou Thorvaldsen, ainsi que de peintres comme Léonard de Vinci. Chaque boîte renfermait les camées de plâtre contrecollés en regard de la liste manuscrite des œuvres. Cet ensemble de dix-neuf empreintes en plâtre d'intailles représentant principalement des sujets classiques a été réalisé à Rome vers 1820. Sur la face interne du couvercle se trouve la liste manuscrite des titres des œuvres représentées: 1 - L’Aria, Thorvaldsen 2 - Laocoon, al Vaticano 3 - L’acqua, Thorvaldsen 4 - Michail Angiolo, da una pittura a Firenze 5 - Il trionfo di Alessandro, Thorvaldsen 6 - Raffaele Sancio de Urbino, al Vaticano 7 - Il Marchese, Canova 8 - Il Cav., Thorvaldsen 9 - Il leone de Canova 10 - La Maddalena, Canova a Parigi si vendita 11 - Altro Leone de Canova 12 - Torquato Tasso al Museo Campidaglio 13 - Il Giove 14 - La Minerva nella Galleria a Firenze 15 - Petrarca al campidoglio 16 - La Mercantessa d’amore a Napoli 17 - La Terra elementa del Cav. Thorvaldsen 18 - La Magdelena di Guido a Milano 19 - Il Fuoco elemento Thorvaldsen. Antonio Canova (1757-1822) et Bertel Thorvaldsen (1770-1844), ces géants de la sculpture néoclassique, ont tous deux travaillé à Rome durant cette période. Le sculpteur danois néo-classique Bertel Thorvaldsen fit l'essentiel de sa carrière à Rome où il était connu comme l'un des meilleurs sculpteurs de son temps. On lui doit notamment le tombeau du pape Pie VII à la basilique Saint-Pierre de Rome et le monument du Lion de Lucerne commémorant le massacre des Gardes suisses aux Tuileries. “Both artists re-interpreted themes from the Classical World and used new techniques in the creation of their works Italian Antonio Canova (1757-1822) and Danish Bertel Thorvaldsen (1770-1844) were rivals and created works of art that inspired their contemporaries and generations of artists that followed. Italy and especially the city of Rome played a central role in both sculptors’ lives and careers: Canova arrived in Rome in 1781 and remained until he died in 1822, while Thorvaldsen settled there in 1797 to spend the next 40 years in the city. Their competition was extremely fruitful as they worked on the same themes and subjects from the Classical World. They not only innovated the style of sculpture but also promoted new techniques. Each one had his own large studio employing numerous colleagues and students that gave him space for experimentation. Their careers were accompanied by technical innovations like the use of preparatory plaster models, which gave them the chance to design statues following only their ideas without being dependent on a commissioner.” (Exhibition “Canova and Thorvaldsen. The birth of modern sculpture”, held 2019/2020 in the Gallerie d’Italia in Milan). L'acquéreur du coffret, Mary Salmon, dont le nom est inscrit au bas de la feuille explicative, a vraisemblablement choisi elle-même les différents moulages. Le boîtier en chêne robuste était nécessaire pour protéger le contenu pendant le voyage de retour en Angleterre. Très rare exemplaire complet de ce souvenir du grand Tour, en parfait état de conservation.
Superbe recueil complet des 10 contes de Maupassant publiés par la Société des Bibliophiles de l’Académie des beaux-livres. Paris, aux frais et pour les sociétaires des Bibliophiles de l’Académie des Beaux-livres, 1891-1892. 10 ouvrages réunis en un volume grand in-8. Maroquin gris bleu, encadrement de filets et de fleurons dorés sur les plats, dos à nerfs richement orné, double filet or sur les coupes, large roulette dorée intérieure, tranches dorées sur témoins, couvertures et dos conservés, étui. Ch. de Samblanx. 265 x 175.
Superbe recueil complet des 10 contes de Maupassant publiés par la Société des Bibliophiles de l’Académie des beaux-livres. «L’ouvrage complet se compose de dix fascicules avec pagination et couverture particulière pour chacun d’eux. Tous ces contes ont été imprimés sur papier fabriqué exclusivement pour la Société avec filigrane encadrant chaque page et portant dans la pâte en haut: Guy de Maupassant; et en bas Contes choisis. Quelques sociétaires ont fait relier leur exemplaire en conservant toutes les couvertures, soit en les laissant à leur place, soit en les reléguant à la fin du volume; d’autres ont conservé les fascicules tels quels en les renfermant dans un étui». (Annales administratives des Bibliophiles contemporains, p. 89). Il se compose d’une couverture, d’un faux titre et d’un titre, accompagnés d’un frontispice en couleurs de Paul Avril d’après Félicien Rops, suivis des 10 titres suivants, chacun avec sa couverture particulière : - Le Loup. Histoire de chasse. Novembre 1891. (2 ff.), 12 pp. Édition entièrement gravée, illustrée de 15 eaux-fortes relevées d’aquatinte par Everet Louis Von Muyden (1853-1922), dont une sur le titre, 12 bandeaux, une lettrine et un cul-de-lampe. Le texte a été gravé au burin par A. Leclère. - Hautot père & fils. 1892. (2 ff.), 20 pp., 3 planches. Édition illustrée de 12 compositions de Georges Jeanniot, dont 3 hors texte, la plupart en couleurs, retouchées à l’eau-forte et au burin par Henry Manesse et tirées en taille-douce polychrome par la maison Wittmann. Pages 5 à 8 reliées par erreur après le titre. - Allouma. 1892. (2 ff.), 30 pp., (1 f.). Édition illustrée de 2 têtes de chapitre en couleurs et de 2 culs-de-lampe en camaïeu, gravés par Paul Avril. - Mouche. Souvenir d’un Canotier. 1892. (2 ff.), 20 pp. Édition entièrement gravée, illustrée à chaque page d’une composition de Ferdinand Gueldry gravée sur cuivre par Fillon. Le texte a été gravé au burin par A. Leclère. - La Maison Tellier. 1892. (2 ff.), 44 pp., (2 ff. dernier blanc). Édition illustrée de 25 aquarelles de Pierre Vidal dans le texte, gravées par Hellé et Ruckert, et coloriées par Grenengaire - Un Soir. 1892. (2 ff.), 27 pp. Édition illustrée de 28 compositions de Georges Scott, gravées sur bois par D. Quesnel et Duplessis. - Le Champ d’oliviers. 1892. (2 ff.), 34 pp., (1 f.), 3 planches. Édition illustrée de 9 compositions de Paul Gervais, dont 3 têtes de chapitre, 3 culs-de-lampe et 3 hors-textes, héliogravées et tirées en taille-douce par Boussod et Valadon. - Mademoiselle Fifi. 1892. Frontispice, (2 ff.), 22 pp., (1 f.), 3 planches. Édition illustrée de 22 compositions d’A. Gérardin et Charles Morel dont 18 dans le texte, gravées sur bois par Jules Tinayre et 4 hors texte, gravées sur cuivre par Hellé, dont une en couleurs. Exemplaire enrichi de la planche en couleurs qui était remise aux sociétaires après la publication. - L’Épave. 1892. (2 ff.), 17 pp., (1 f.). Édition non illustrée. Exemplaire enrichi de 2 très belles aquarelles originales signées (signature difficile à déchiffrer) et datées de 1917, ainsi que d’un très beau croquis original au crayon non signé. - Une partie de campagne. 1892. (2 ff.), 18 pp., (1 f. blanc). Édition non illustrée. Exemplaire enrichi d’une eau-forte en couleurs d’Henri Boutet, qui était remise aux sociétaires après la publication, et de 3 superbes aquarelles originales signées d’Alcide Robaudi (1850-1928), sur le faux titre ainsi que sur les pages 1 et 18. «Collection des 10 contes de Maupassant publiés par la Société des Bibliophiles contemporains, et tiré pour les seuls membres de la Société. Chaque conte porte une pagination distincte, a une couverture de couleur et d’ornementation différentes, et offre un type particulier d’impression, d’illustration et de gravure. Pour pouvoir donner à l’ouvrage complet une apparence homogène, il a été fait un titre général portant le nom imprimé du sociétaire, une couverture d’ensemble et un beau frontispice gravé par Paul Avril, d’après Félicien Rops, tiré en couleur. Les artistes qui ont contribué à l’illustration de ces contes sont: Evert Van Muyden, G. Jeanniot, P. Avril, F. Guledry, P. Vidal, G. Scott, P. Gervais, A. Gérardin et C. Morel.» (Catalogue de la Bibliothèque d’Alfred Piat, 1446) Le tirage était, selon Vicaire, de 188 exemplaires sur vélin filigrané au nom de l’auteur et de la collection, non mis dans le commerce. Cet exemplaire porte le numéro 71 ; il fut spécialement imprimé pour M. Léon Guillon. Il a été enrichi du prospectus imprimé sur papier bleu envoyé aux sociétaires. «Ces 10 fascicules sont illustrés de figures en noir et en couleurs par Pierre Vidal, P. Avril, Lunois, Paul Gervais, F. Gueltry, Van Muyden, etc. Frontispice gravé en couleurs par P. Avril, d’après F. Rops. Cette édition a été tirée à un très petit nombre d’exemplaires, pour les membres de la Société seulement». (Bulletin de la Librairie Damascène Morgand, VI, 26287) Superbe exemplaire dont toutes les couvertures d’origine de couleurs et d’ornementations différentes ont été conservées dans une très belle reliure de Charles de Samblanx.
Bel exemplaire de ce rare recueil orné de 25 superbes planches en vifs coloris de l’époque, conservé dans sa reliure de l’époque en demi-chagrin rouge. Paris, chez Desève, artiste-éditeur et Deterville, libraire, de l’imprimerie de Crapelet, 1809. Grand in-folio de (2) ff. de faux-titre et titre, 2 pp. d’Avertissement, 8 pp., 7 pp. d’explication, 25 planches en couleurs accompagnées chacune de 1 ou 2 ff. de texte explicatif et protégées par des serpentes. Qq. discrètes piqûres. Relié en demi-chagrin rouge à coins, dos à nerf orné de filets dorés. Qq. frottements aux charnières et aux coins, manque à la coiffe supérieure. Reliure de l’époque. 546 x 356 mm.
Superbe et rare recueil présentant les tableaux peints par Rubens pour orner le palais du Luxembourg construit pour Marie de Medicis. Graesse, Trésor de livres rares, 12 ; Sander 747 ; Cohen, Guide de l’amateur de livres à gravures, 914 (pour l’édition de 1808) ; Brunet, IV, 1443. « C’est l’histoire allégorique de Marie de Médicis. Les originaux de Rubens, qui ont orné longtemps le Palais du Luxembourg, construit pour cette princesse, sont maintenant au Louvre » (Cohen). Un recueil similaire avait déjà paru en 1710 sous le titre : « La Galerie du Palais du Luxembourg, peinte par Rubens », mais le présent ouvrage, publié presque cent ans plus tard, est entièrement nouveau, avec des gravures différentes, accompagnées d’un texte explicatif. Les bibliographes mentionnent une édition de Paris, 1808 mais nous ne sommes parvenus à en localiser aucun exemplaire. On apprend dans l’Avertissement que : « La Galerie du Luxembourg, cette belle collection des tableaux de Rubens, avait déjà été reproduite par le burin. Mais depuis longtemps le recueil en était devenu rare dans le commerce. L’éditeur actuel s’est flatté qu’en reproduisant de nouveau [cette belle collection des tableaux de Rubens], sous une forme plus commode, accompagnée d’un texte historique et allégorique, elle serait bien reçue du Public. Il a pensé ainsi que Rubens ayant excellé dans le choix et l’éclat des couleurs, ce serait lui faire perdre plus qu’à un autre de se borner à rendre les traits et l’expression. Il a donc mis tous ses soins pour imiter, autant qu’il est possible, le charme du coloris de l’original ». La superbe illustration se compose d’un portrait de Rubens par Le Clerc gravé par Benoist et de 24 planches d’après les tableaux de Rubens gravées par Benoist, Duthé, Gauthier le jeune, Gabriel, Gouyon, Disart et Pierron. Elles représentent : un Portrait de Marie de Médicis en Minerve, un Portrait de François II, un Portrait de Jeanne d’Autriche, les Parques, la Naissance de la reine, l’Education de la reine, Henri IV qui délibère sur son futur mariage, le Mariage de Marie de Médicis avec Henri IV, le Débarquement de la reine à Marseille, la Ville de Lyon qui va au-devant de la reine, l’Accouchement de la reine, Henri IV qui part pour l’Allemagne, le Couronnement de la reine, l’Apothéose de Henri IV, le Gouvernement de la reine, le Voyage de la reine au pont de Cé, l’Echange des deux reines, la Félicité de la régence, la Majorité de Louis XIII, la Reine s’enfuit de Blois, la Reine prend le parti de la paix, Conclusion de la paix, la Paix confirmée dans le ciel, le Tems découvre la vérité. « Les figures existent en noir et imprimées en couleur. En noir, reliure, 350 francs ; en couleurs, reliure, 2 000 francs » (Sander). Précieux exemplaire du tirage de luxe, dont l’ensemble des planches ont été imprimées en couleurs et finement rehaussées à la main à l’époque. Le présent ouvrage étant l’un des premiers à comporter des planches imprimées en couleurs qui reproduisent fidèlement des tableaux d’un grand maitre, il occupe une place importante dans l’étude de l’histoire de l’art. Bel exemplaire de ce rare recueil orné de 25 superbes planches en vifs coloris de l’époque, conservé dans sa reliure de l’époque en demi-chagrin rouge.
1825 Paris, Delangle, 1825-1826 ; 9 vol. in-18, demi-chagrin vert bouteille à coins, filets dorés, dos à 4 nerfs ornés de filets dorés et à froid, non rognés (R. P. Ginain).
Collection complète éditée par les soins de Charles Nodier et Nicolas Delangle, dite aussi « collection de la duchesse de Berry » à qui elle est dédiée. Elle comprend La Guirlande de Julie offerte à Mlle de Rambouillet par le duc de Montausier, le Voyage de Chapelle et de Bachaumont, la Conjuration du comte de Fiesque du cardinal de Retz, la Relation des campagnes de Rocroi et de Fribourg par Henri de Bessé, ainsi que diverses pièces en vers ou en prose du chevalier d'Aceilly, de Monsieur de La Sablière, de Sarazin et de Senecé. Les textes sont imprimés avec élégance en caractère Didot aîné et agrémentés de petits ornements. Tirage à 531 exemplaires, celui-ci un des 500 sur vergé extra-fin d'Annonay. EXEMPLAIRE BIEN RELIÉ À L'ÉPOQUE PAR GINAIN, qui a signé en pied sur chaque volume. Il fut l'un des relieurs appréciés de Charles Nodier. On a joint en même condition de reliure les Poésies de Madame Evelines Desormery (Delangle, 1828), portant un envoi autographe de l'auteur à l'académicien François-Auguste Parseval-Grandmaison. Dos passés, menus frottements et quelques rousseurs mais l'exemplaire reste très agréable. Ex-libris héraldique du comte de Guigné et ex-libris moderne Hubert Heilbronn.