Cerf In-8 Couverture souple Paris 1960
Reference : 12752
Très bon 249 pages. Exemplaire non coupé. Tome 1 seulement. Ouvrage bilingue latin-français.
Librairie Bonheur d'occasion
M. Mathieu Bertrand
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, c. 1800, in-8, 372 pp, Basane marbrée de l'époque, dos lisse orné de symboles chrétiens, tranches jonquille, Précieux recueil manuscrit reproduisant des lettres inédites de la soeur Jeanne des Anges (1602-1665), supérieure des Ursulines de Loudun, écrites à la suite de la retentissante affaire des possédées de ce couvent (1634-1637). Le volume est soigneusement rédigé à l'encre, sur feuillets réglés au crayon. Le compilateur, un anonyme du début du XIXe siècle, a choisi des lettres datées de 1638 à 1663. Parmi les correspondants se trouve M. Laubardemont, à qui Jeanne des Anges écrit de janvier 1638 à janvier 1648 : Jean Martin de Laubardemont (1590-1656), avait été l'ordonnateur du procès d'Urbain Grandier. Elle évoque auprès de lui, ses visions et les "marques" (stigmates) que lui envoie son "saint Ange". D'autres lettres sont adressées à la mère Angélique de Saint François, ursuline à Loudun; à M. Duplessis-Ravenel, conseiller au siège présidial de Rennes; à Marguerite Péchard, religieuse de la Visitation de Rennes; à la marquise de Boisferrier; à Claude Sain, procureur du roi; à l'influente religieuse Madame Du Houx; à Suzanne le Bréton, religieuse de la Visitation; etc. La supérieure des Ursulines de Loudun y prodigue des conseils spirituels, partage ses réflexions mystiques, évoque sa santé et les stigmates qui lui sont renouvelés; des entretiens rapportés évoquent encore des apparitions dont ont été témoins des religieuses du couvent en 1644. La plupart des lettres de Jeanne des Anges n'ont pas été éditées : elles sont dispersées dans les archives de la Visitation du Grand Fougeray (Ille-et-Vilaine) et à la Bibliothèque Mazarine de Paris*. Seules ses lettres au père Saint-Jure** et à Mme Du Houx*** ont été publiées. Possédée puis délivrée des démons de Loudun, Jeanne des Anges devint porteuse de stigmates et de miracles : sa réputation se répandit jusqu'à la Cour. Avec son conseiller spirituel Saint-Jure, elle entreprit la rédaction de son autobiographie, qui ne sera publiée qu'en 1886 (Légué et Gilles de la Tourette). En parallèle, elle entretint une abondante correspondance avec les mystiques de son temps, jusqu'à la maladie qui la rendit paralytique. Objet de vénération de son vivant et dans les décennies qui ont suivi sa mort en 1665, Jeanne des Anges est devenue, petit à petit, une figure troublante ou ridicule, puis finalement l'incarnation de l'hystérique, tel que le XIXe siècle a caractérisé les malades se disant victimes de possessions. In fine, le manuscrit présente un "Recueil des lettres du père Seurin de la Compagnie de Jésus" : Jean-Joseph Surin (1600-1665), conseiller spirituel de Jeanne des Anges. En tout, 17 lettres, non datées, sont adressées à sa "très chère soeur" Jeanne des Anges. Surin avait joué un rôle essentiel dans l'exorcisme qui avait délivré la religieuse. Ses lettres évoquent ses passions et tournements, les épreuves envoyées par Dieu, sa santé corporelle et spirituelle, ou encore son voyage en Bretagne. Ex-libris de N[icole] H[ebecourt] représentant un diable railleur. Charnières fendillées. Bon état intérieur. * Molinier, catalogue des manuscrits de la Bibliothèque Mazarine, n° 1209. ** "Extrait des lettres que la mère Jeanne des Anges, supérieure des Ursulines de Loudun, a écrites au père Saint-Jure, de la Compagnie de Jésus, son directeur ". In Legué et Gilles de la Tourette. Soeur Jeanne des Anges, supérieure des Ursulines de Loudun, XVIIe siècle : autobiographie d'une hystérique possédée, d'après le manuscrit inédit de la bibliothèque de Tours. Bibliothèque diabolique de Bourneville. Paris, Aux bureaux du Progrès médical, 1886 : pp. 256 et suiv. *** "Correspondance de Jeanne des Anges et Mme du Houx (1652-1664)". In Elisabeth Goldsmith et Colette Winn. Lettres de femmes. Textes inédits et oubliés du XVIe au XVIIIe siècle. Paris, Champion, 2005 : Couverture rigide
Bon 372 pp.
Gallimard, collection blanche, 1995. Fort volume in-8 broché (714 pages), couverture imprimée en deux tons. A l’état de neuf.
"Lettres à ses amis et quelques autres. Cette toute première anthologie de lettres de Marguerite Yourcenar permet de mesurer la force de son engagement au monde et réserve bien des surprises posthumes. Journal intermittent, la correspondance accomplit ici ses trois fonctions essentielles : accompagner la femme hors de l'oeuvre, accompagner l'auteur dans son oeuvre, faire oeuvre. Autoportrait au quotidien ou exercice de connaissance de soi, les Lettres à ses amis et quelques autres content l'intimité de l'exilée de Mount Desert Island, ou de la voyageuse qui fait "le tour de la prison" depuis la première lettre enfantine jusqu'au mois qui précède la mort. Courroie de transmission entre la femme de chair et la femme de plume, ces lettres ne décevront pas ceux qui s'intéressent avant tout aux secrets de fabrication, aux coulisses des oeuvres. Elles réveilleront chez les lecteurs de Marguerite Yourcenar d'anciens plaisirs de lecture, renouvelés par un genre littéraire où ils ne la connaissent pas encore mais où ils la reconnaîtront." Suite à un accident immobilisant votre libraire pour quelques semaines, le traitement des commandes est bien assuré, mais momentanément ralenti. Merci de votre patience et de votre compréhension.
[Paris], [circa 1820-25], in-8, trois lettres in-8, , Trois lettres personnelles du premier grand dermatologue français, Jean-Louis Alibert. La première, écrite sur un ton badin ("je vous tiens et je vous dévore") a trait à un des livres de Julie Candeille ("votre ouvrage est délicieux") ; dans la seconde, toute aussi intime, écrite du Pavillon de Flore, Alibert s'excuse de ne pas avoir répondu à sa "chère lettre". " Au milieu de l'affliction générale [...] je ne sais que vous dire. Il est des chagrins qui s'agrandissent par la réflexion [...]. J'imagine que vous sentez comme moi" ; dans la troisième, qu'Alibert adresse à Madame Périé (Julie vient de sa marier à Henri Périé de Sénovert), il donne son avis, superlatif, sur un des romans de Julie, "Blanche d'Evreux" : "votre introduction m'a charmé, l'ouvrage va me faire passer quelques soirées délicieuses, car c'est dans mes veillées que je suis en communication avec vous". Dans une étude récente ("Quelques cas historiques de dermatologie", p. 25-26) Gérard Tilles nous apprend : "[Alibert] entretint une correspondance suivie avec Marcelline Desbordes-Valmore et d'une manière générale semble avoir eu une certaine attirance pour les actrices. Homme public en vue, Alibert est cité dans plusieurs oeuvres romanesques comme la référence du savoir en dermatologie". Au dos des lettres, l'adresse de la destinatrice, rue neuve des Mathurins, et le cachet d'Alibert, "Premier médecin ordinaire du Roi". Couverture rigide
Bon trois lettres in-8
Editions des Femmes, 1984. Fort volume in-12, couverture à rabats (un peu défraîchie, dos gauchi) sous étui illustré.
Les lettres de Sido, restées inédites jusqu’à la présente édition, furent écrites entre 1905 et 1912, année de sa mort. Elles sont toutes adressées à Colette. À les lire, on mesure tout ce que Colette a pu apprendre de sa mère et que l’on ne connaissait, jusqu’à maintenant, qu’à travers l’œuvre et les déclarations de l’auteure elle-même. En ces lettres, coexistent la faiblesse émouvante de Sido vieillissante, comme sa force — affirmation et transmission d’une connaissance vitale. Sous l’orgueil, mêlé d’humour, d’une mère évoquant son « chef d’œuvre », sous la trame d’un quotidien répétitif, symptomatique ou imprévu, un seul message, essentiellement centré sur la nature et l’identité des femmes, revient, et tout, psychologie animale, familiale, humaine et amoureuse, douleurs ou joies, le suscite. Sido créatrice existe, d’avoir transmis la vivante possibilité d’une interrogation et d’un accomplissement. Cette correspondance est précédée de quelques lettres inédites de Colette. Suite à un accident immobilisant votre libraire pour quelques semaines, le traitement des commandes est bien assuré, mais momentanément ralenti. Merci de votre patience et de votre compréhension.
Zurich, imprimerie Berichthaus, 1968. Grand in-8 broché non paginé, couverture rempliée, adresse en fac-similé autographe au premier plat, titre au dos. Second plat un peu taché. Illustré de nombreux fac-similés de lettres de l'auteur.
Tirage limité à 500 exemplaires numérotés (le nôtre numéro 261), destinés aux amis bibliophiles de Albert Reinhart et de l'imprimerie Berichthaus. Les transcriptions des lettres et les notes proviennent de l'édition publiée par Paul Uteri et Eugène Ritter sous le titre "Lettres inédites de Mme de Staël à Henri Mesiter", Paris 1903. Elles ont été corrigées d'après les lettres originales. Suite à un accident immobilisant votre libraire pour quelques semaines, le traitement des commandes est bien assuré, mais momentanément ralenti. Merci de votre patience et de votre compréhension.