S.l., Gallimard, (2022). Un vol. au format pt in-8 (206 x 142 mm) de 183 pp., broché.
Reference : 32076
Edition originale. ''Parmi les manuscrits de Louis-Ferdinand Céline récemment retrouvés figurait une liasse de deux cent cinquante feuillets révélant un roman dont l’action se situe dans les Flandres durant la Grande Guerre. Avec la transcription de ce manuscrit de premier jet, écrit quelque deux ans après la parution de Voyage au bout de la nuit (1932), une pièce capitale de l’œuvre de l’écrivain est mise au jour. Car Céline, entre récit autobiographique et œuvre d’imagination, y lève le voile sur l’expérience centrale de son existence : le traumatisme physique et moral du front, dans l’« abattoir international en folie ». On y suit la convalescence du brigadier Ferdinand depuis le moment où, gravement blessé, il reprend conscience sur le champ de bataille jusqu’à son départ pour Londres. À l’hôpital de Peurdu-sur-la-lys, objet de toutes les attentions d’une infirmière entreprenante, Ferdinand, s’étant lié d’amitié au souteneur Bébert, trompe la mort et s’affranchit du destin qui lui était jusqu’alors promis. Ce temps brutal de la désillusion et de la prise de conscience, que l’auteur n’avait jamais abordé sous la forme d’un récit littéraire autonome, apparaît ici dans sa lumière la plus crue. Vingt ans après 14, le passé, « toujours saoul d'oubli », prend des « petites mélodies en route qu'on lui demandait pas ». Mais il reste vivant, à jamais inoubliable, et Guerre en témoigne tout autant que la suite de l'œuvre de Céline''. Très belle condition.
Babel Librairie
M. Mathieu Salzgeber
3, Rue André Saigne
24000 Périgueux
France
06.84.15.59.05
Conformes aux usages de la profession.
Lavauzelle / Alphil, 2006, collection Histoire, mémoire & patrimoine, 367 pages, in/8 broché.
"La particularité de la frontière entre la France et la Suisse vient de ce qu'elle n'est pas tributaire d'une histoire conflictuelle. Elle a suscité l'existence d'une «société frontalière», d'un habitus (social, religieux, culturel, technique, économique) de «transfrontiérité» qui a traditionnellement tendu à relativiser la de rupture de la frontière politique.Au cours de la Deuxième Guerre mondiale, tous les acteurs politiques du moment (suisses, allemands, français et italiens) s'efforcent de transformer cet espace transfrontalier en limite infranchissable et surveillée. Mais l'imperméabilité désirée et organisée a-t-elle été effective ? Les politiques coercitives ont-elles réussi à avoir raison de la force de cette tradition de solidarité transfrontalière ? Dans ces conditions, comment circulent les biens, les personnes, les renseignements ? Comment des flux clandestins s'organisent-ils pour venir en aide aux persécutés ou aux résistants ?Mais la frontière en guerre n'est pas un simple objet d'histoire. C'est aussi un lieu de mémoire. Il convenait donc également de tenter de dévoiler les phénomènes de représentation et de remémoration auxquels cette histoire a donné lieu. Comment la société frontalière s'est-elle souvenue de cette histoire émaillée de drames et de compromissions mais aussi de remarquables actes de courage et de sauvetage ? L'épreuve de la guerre et les solidarités créées dans l'extrême ont-elles été de nature à renforcer cette identité régionale après-guerre ?Pour mener à bien ce projet ambitieux, il convenait de dépasser les cadres nationaux de la recherche sur la Seconde Guerre mondiale et l'après-guerre en développant une coopération scientifique transfrontalière dans un cadre régional. Car l'enjeu ultime est d'aboutir à un croisement des regards et des sources susceptible de constituer un jeu de miroir où pourraient se rencontrer les multiples facettes d'une réalité complexe, incluant notamment les Français en Suisse et les Suisses en France, mais aussi les autres acteurs, Allemands, Italiens,Américain et Anglais."
Editions du Club Français du livre, collection les Portiques - 88, Paris, 1966. 462 pages. In/8 reliure façon maroquin vert, dos lisse à titres dorés. Texte établi et traduit par A. Bouvet pour La guerre d'Afrique, Pierre Fabre pour La Guerre civile et Jean Andrieu pour La guerre d'Alexandrie. Avec deux cartes hors texte. Exemplaire numéroté.
Le Chevalier 1874. In/4 relié, reliure pleine toile, 1022 pages, affiches en couleurs et en noir et blanc, tampon de la bibliothèque de Vincent Bertillon. Proclamations, affiches, avis, etc...diffusés lors de la Guerre de 1870 et la Commune, à travers les multiples documents donnés ici en fac-similés, certains sur papier colorés.
Tapuscrit, sans lieu, 1999. In/4 (29 x 21 cm) reliure à peigne, couverture plastique, 170 feuillets environ (recto verso) d'un texte dense.
L'auteur de ce journal ne vécut pas la guerre de 14/18 dans les tranchées (âgé de 45 ans à sa déclaration, il fut réformé en 1917 pour cause de vue défectueuse) mais rédigea au jour le jour ce journal sur la guerre vu "de l'arrière", à Paris.
Lyon, A. Bordet & cie éditeurs, 1914. In-4 (25 x 16 cm) reliure demi-basane, dos à nerfs à pièces de titres et fleurons dorés, couvertures conservées, nombreuses illustrations et photographies, 240 pages. Ouvrage très frais.
Reproductions des documents placardés lors des premiers évènements de la guerre 1914-18 (déclaration de guerre, allocutions des députés, affiches du parti Socialiste (mort Jaurès), ordre de mobilisation des pays, proclamations des chefs d'états...) du 28 juin au 25 septembre 1914 : une mine d'information sur les débuts du conflit et le mode d'information des populations