S.l., Cahiers du Cinéma / Gallimard / Seuil, (1980). Un vol. au format in-8 (211 x 151 mm) de 192 pp., broché.
Reference : 31928
Edition originale agrémentée de planches photographiques à pleine-page. La Chambre claire, par opposition à la chambre noire où l’on développe la photo, est un éclaircissement, une philosophie, selon Roland Barthes. Celui-ci reste abasourdi par une photo de 1852 représentant le dernier frère de Napoléon. Il se dit alors: «Ces yeux ont vu l’Empereur!». Puis la photographie culturelle l’éloigne peu à peu de cet étonnement. Il veut cependant savoir ce que la photographie est «en soi», si elle dispose d’un «génie» propre. En tout cas elle reproduit à l’infini, mécaniquement, ce qui n’a lieu qu’une fois. Elle ne peut être transformée philosophiquement. Percevoir ce qu’elle signifie n’est pas impossible si l’on fait appel à la réflexion. Les photos qui intéressent Roland Barthes sont celles devant lesquelles il éprouve plaisir ou émotion. Il ne tient pas compte des règles de composition d’un paysage. Devant certaines photos, il se veut sauvage, sans culture. À partir des photos qu’il aime, il essaie de formuler une philosophie. N’étant pas photographe, il n’a à sa disposition que deux expériences: celle du sujet regardé et celle du sujet regardant. Ce qu’il aime, c’est le bruit mécanique du doigt du photographe sur l’appareil et non l’œil qui le terrifie. Discrète plissure angulaire affectant le premier plat. Quelques abrasions au second. Du reste, très belle condition.
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