Paris, Calmann Lévy, s.d. [1902]. Un fort vol. in-8 (227 x 142 mm) de ii - 506 pp. et un tableau dépliant in fine. Reliure légèrement postérieure de demi-chagrin maroquiné vert-empire, filet vertical gras à froid porté sur les plats, dos à nerfs orné de filets en noir, filets en pointillés dorés, fleuron central doré (chiffres de Napoléon surmontés de la couronne impériale), titre doré, tranches mouchetées.
Reference : 31901
Edition originale. Elle s'ouvre sur un joli frontispice gravé d'après un dessin de Meissonier, recèle en outre un tableau ainsi qu'un fac-similé (dépliants) et une planche. ''Ayant trouvé dans les papiers de mon beau-père, Edgar Ney, des documents sin intéressants et si curieux, se rapportant au procès de son père, à sa famille et à quelques-uns de ses faits d'armes les plus discutés, j'ai entrepris de les rassembler, de les classer et de les publier. J'y ai adjoint quelques notes, empruntées à ses Souvenirs encore inédits formant pour ainsi dire un journal, et elles montreront le maréchal dans sa vie la plus intime, dans sa vie au grand jour, à la tête de son corps d'armée et sur les champs de bataille.'' Martin & Pigeard, Bibliographie napoléonienne, p. 528. Dos présentant d'infimes frottements. Du reste, très belle condition.
Babel Librairie
M. Mathieu Salzgeber
3, Rue André Saigne
24000 Périgueux
France
06.84.15.59.05
Conformes aux usages de la profession.
Paris: Delaunay, décembre 1815 2 vol. in-8, xxvii-328 et 350 pages. Reliure basane d'ép., dos lisse, pièces de titre et de tomaison rouges et noires, filets et palmettes dorées, petites usures d'usage, bon état. (Barbier, II 646). Edition originale.
, contenant le recueil de tous les actes de la procédure instruite, soit devant le conseil de guerre de la 1re division militaire, soit devant la cour des pairs. Avec le texte des mémoires, requêtes, consultations, discours et plaidoyers relative à cette cause célèbre; précédée d'une notice historique sur la vie du maréchal. Par Evariste D... (Paris: Delaunay, décembre 1815) [M.C.: Histoire, Premier Empire]
Chez Antoine Ricard, Imprimeur Du Roi et De La Ville 13 x 20,5 Marseille 1815 In-8, reliure demi-basane havane moderne, dos lisse orné de filets dorés, pièce de titre de cuir vert, titre doré, plats et gardes marbrés, réunissant les pièces suivantes: 1./ Extrait de la Quotidienne du 10 novembre 1815, Conseil de guerre - Procès de M. le Maréchal Ney, 84 p., A. Martainville. 2./ Extrait du journal de Paris du 11 novembre 1815, Ordonnance du Roi pour juger le Maréchal Ney, et discours de M. le Duc de Richelieu lus à la chambre des Pairs dans la séance du 11 novembre, 4 p. 3./ Extrait du Moniteur du 21 novembre 1815, Procès de M. le Maréchal Ney faisant suite au Conseil de guerre et aux Ordonnances du Roi - Chambre des Pairs, séance du 13 novembre...au 6 décembre, 252 p. 4./ Extrait du Moniteur du 9 décembre 1815, Détails sur la mort de M. le Maréchal Ney, pour faire suite à son procès, 8 p. A peine nommée sous la Restauration, la Chambre des pairs a eu à juger le maréchal Ney accusé de haute trahison. Devant le Conseil de guerre qui instruisait son procès, ce dernier invoqua sa qualité de pair pour être traduit devant la Chambre des pairs. Le Conseil de guerre composé de maréchaux proche de Ney accéda à sa demande, et se déclara incompétent au grand dam du parti royaliste. L'ordonnance du 11 novembre 1815 déféra le maréchal Ney à la Chambre des pairs. Le duc de Richelieu, président du Conseil des ministres et ministre des Affaires étrangères, lut une communication aux pairs de France...L'ordonnance leur conférait une fonction judiciaire. Le journaliste Martainville (1777-1830), rédacteur ultra de "La Quotidienne", critique théâtral transformé pour la circonstance en chroniqueur judiciaire, suivit le procès. Belle reliure, rousseurs éparses en début et fin de volume, sinon intérieur frais, petit ex-libris. Très bon exemplaire. Rare.(B58) PHOTOS NUMERIQUES DISPONIBLES PAR EMAIL SUR SIMPLE DEMANDE-DIGITAL PHOTOGRAPS MAY BE AVAILABLE ON REQUEST
[Ambroise Dupont, De l'Imprimerie de Selligue, Louis Janet] - FONTAN ; DUPEUTY ; ANONYME ; DELMAS
Reference : 68247
(1831)
Le Procès d'un Maréchal de France, 1815. Drame historique en quatre actes ; Par MM. Fontan et Dupeuty. Non représenté au théâtre des Nouveautés, le samedi 22 octobre 1831, par Défense de l'Autorité Supérieure, Ambroise Dupont, Paris, 1831, 4 ff., 68 pp. [ Edition originale ] [ Suivi de : ] De la Révision du Procès du Maréchal Ney, De l'Imprimerie de Selligue, Paris, 1832, pp. [ 3]-56 [ Edition originale ] [ Suivi de : ] Mémoire sur la Révision du Procès du Maréchal Ney et sur la Jurisprudence en général de la Cour des Paris, par G. Delmas, Louis Janet, Paris, 1832, 87 pp. [ Edition originale ] [ Suivi de : ]
Belle réunion de 3 ouvrages peu communs, tous consacrés au procès du Maréchal Ney. Le premier ouvrage porte en épigraphe cette citation de l'article 7 de la Charte de 1830 : "Les Français ont le droit de publier et faire imprimer leurs opinions, en se conformant aux lois : la censure ne peut jamais être rétablie". Bon exemplaire (petit frott. en mors, dos lég. passé, des rouss.)
Perrin, 1993, in-8°, 378 pp, 3 cartes, sources, index, broché, couv. illustrée, bon état
Dans le cycle de l'épopée napoléonienne, le maréchal Ney (1769-1815) occupe la place d'un Roland ou d'un Bayard. Duc d'Elchingen et prince de la Moskowa par la grâce de l'Empereur, surnommé le "brave des braves", il s'illustre par sa vaillance et par une audace pas toujours réfléchie. Déifié par la légende, Ney l'a été aussi en raison de sa fin tragique. Il est fusillé au début de la seconde Restauration pour s'être rallié à Napoléon pendant les Cent Jours, au lieu de le ramener dans une "cage de fer", ainsi qu'il l'avait promis à Louis XVIII. Le maréchal Ney rejoint, à la barre des grands procès de l'histoire de France, Louis XVI, Bazaine, Dreyfus, Pétain. Cassure politique, le procès Ney a suscité une vive polémique, habilement exploitée par les bonapartistes, les orléanistes et les républicains. L'exécution du "brave des braves", un matin gris du mois de décembre 1815, au carrefour de l'Observatoire, fait oublier l'irritabilité de ce "mauvais coucheur", sa nature mobile, et cette opinion sévère de Napoléon : "Il était bon sur un champ de bataille, mais je n'aurais pas dû le nommer maréchal." L'exploration du fonds Ney aux Archives nationales met en lumière, à côté de sa vaillance, les contradictions et les faiblesses du plus célèbre maréchal de Napoléon qui, à défaut d'avoir été "un esprit", fut incontestablement un "caractère". Fils d'un modeste artisan de Sarrelouis, il manifeste de l'orgueil pour ce qu'il est et du mépris pour ce qu'il a été. Le "Lion rouge", comme on le baptisa, rugira de colère, une ultime fois, à Waterloo, avant de faire face au peloton d'exécution.
GLM/Perrin, 1993, in-8°, 378 pp, 3 cartes, sources, index, reliure souple illustrée de l'éditeur, bon état
Dans le cycle de l'épopée napoléonienne, le maréchal Ney (1769-1815) occupe la place d'un Roland ou d'un Bayard. Duc d'Elchingen et prince de la Moskowa par la grâce de l'Empereur, surnommé le "brave des braves", il s'illustre par sa vaillance et par une audace pas toujours réfléchie. Déifié par la légende, Ney l'a été aussi en raison de sa fin tragique. Il est fusillé au début de la seconde Restauration pour s'être rallié à Napoléon pendant les Cent Jours, au lieu de le ramener dans une "cage de fer", ainsi qu'il l'avait promis à Louis XVIII. Le maréchal Ney rejoint, à la barre des grands procès de l'histoire de France, Louis XVI, Bazaine, Dreyfus, Pétain. Cassure politique, le procès Ney a suscité une vive polémique, habilement exploitée par les bonapartistes, les orléanistes et les républicains. L'exécution du "brave des braves", un matin gris du mois de décembre 1815, au carrefour de l'Observatoire, fait oublier l'irritabilité de ce "mauvais coucheur", sa nature mobile, et cette opinion sévère de Napoléon : "Il était bon sur un champ de bataille, mais je n'aurais pas dû le nommer maréchal." L'exploration du fonds Ney aux Archives nationales met en lumière, à côté de sa vaillance, les contradictions et les faiblesses du plus célèbre maréchal de Napoléon qui, à défaut d'avoir été "un esprit", fut incontestablement un "caractère". Fils d'un modeste artisan de Sarrelouis, il manifeste de l'orgueil pour ce qu'il est et du mépris pour ce qu'il a été. Le "Lion rouge", comme on le baptisa, rugira de colère, une ultime fois, à Waterloo, avant de faire face au peloton d'exécution.