A Paris, chez Briand, an II [1793]. 5 vol. au format in-8 (203 x 133 mm) de 2 ff. n.fol., vii - 405 pp. et 1 f. bl. ; 1 f. bl., 2 ff. n.fol., viii - 392 pp. et 3 ff. bl. ; 1 f. bl., 2 ff. n.fol., 351 pp. et 1 f. bl. ; 1 f. bl., xvi - 310 pp. et 1 f. bl. ; 1 f. bl., 2 ff. n.fol., 352 pp. et 1 f. bl. Reliures uniformes de l'époque de pleine basane racinée et glacée blonde, double filet doré et chaînette dorée encadrant chacun des plats, dos lisses ornés de roulettes dorées, fleurons dorés, pièces de titre de maroquin vieux-rouge, pièces de tomaison de maroquin émeraude, titre doré, tomaison dorée, chaînette dorée en queue, jeu de pointillés dorés sur les coupes, toutes tranches dorés, jeu de filets intérieurs gras et maigres dorés.
Reference : 31759
Ensemble complet des 5 volumes le constituant. Le premier s'ouvre sur un portrait-frontispice signé Venloo dans la plaque ; gravé par Macret. Aucune des bibliographies ne mentionne la présente édition, citant chacune (Rahir, Tchémerzine, Brunet, Fournier ou Cioranescu) une édition de 1795 chez Didot ou Serrières. Le premier tome s'ouvre sur un ''Essai sur la vie et les ouvrages d'Helvétius''. ''Claude-Adrien Helvétius s'attira l'affection de Voltaire dès leur première rencontre à Cirey durant l'été 1738. Rejetant le spiritualisme de la métaphysique classique, Helvétius s'est donné pour programme de construire une science de l'homme en transformant l'empirisme de Locke en matérialisme sensualiste. Son livre De l'Esprit développe l'idée selon laquelle le psychisme tout entier résulte des métamorphoses successives de la simple impression sensible. Ainsi la capacité de sentir devient la source de l'activité pensante et de tous les états psychiques, même les plus complexes. Le caractère radical de l'ouvrage d'Helvétius résulte de ce qu'il réduit tout, non seulement à la sensibilité, mais à la sensibilité physique. Puisque tout individu fuit la douleur et recherche le plaisir, le problème social se pose ainsi : créer des conditions propres à faire que tout individu trouve son plaisir à concourir au plaisir d'autrui, c'est-à-dire au bonheur commun. Née d'individus qui, dans la nature, poursuivent leurs intérêts particuliers, la société civile est censée accroître le bien-être de ses membres et adoucir les maux qu'ils doivent endurer. Arrivé à ce point de la démonstration, Helvétius constate que les sociétés sont plus ou moins le produit des circonstances. L'origine de l'inégalité entre les hommes n'est pas à chercher dans leur constitution différente, car Helvétius ne croit pas à l'efficacité d'un déterminisme interne, de type physiologique. Au contraire, il proclame une égalité, voire une identité originaire de tous les esprits. Selon lui, un individu ne se différencie, à sa naissance, par aucun instinct, aptitude, talent ou génie qui lui vienne de sa constitution physique : tout viendra du milieu naturel ou social. L'inégalité entre les hommes n'est pas naturelle, donc fatale, elle est née de leur histoire, elle est un produit des conditions sociales...'' (Gerhardt Stenger). Varet I, Manuel de bibliographie philosophique, p. 390 (pour une édition millésimée 1784 chez Deux-Ponts). Angles élimés. Quelques altérations superficiels sur les plats et frottements affectant les dos. Papier parfois légèrement oxydé. Présence de quelques rousseurs dans les corps d'ouvrages. Nonobstant, belle condition.
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