(Paris), Les Editions de Minuit, (1970). Un vol. au format in-8 (228 x 143 mm) de 320 pp., broché.
Reference : 31568
Edition originale. Un des exemplaires numérotés du tirage sur bouffant select. ''Ce voyageur n’est pas solitaire : la chasse aux souvenirs qu’il entreprend d’une ville à l’autre est une chasse aux garçons – une quête érotique où passent et repassent les enfants, les adolescents dont il a fait sa proie exclusive ; et eux aussi se cherchent et s’aiment sous ses yeux. Car tout ici n’est que mouvement des corps les uns vers les autres, à l’image d’un désir cruel qui va de la rage de détruire ceux qu’il choisit à leur mise en scène rituelle – sous les auspices de la Grammaire, de la Musique et de la Luxure. Le langage, la poésie, le désir qui forment cet art érotique vers quoi ce livre est aussi un voyage, itinéraire d’un romancier qui s’efface devant les pouvoirs de la chair et de la perversion, jusqu’à ce que l’œuvre entière se change en corps, en sexe, dans sa scandaleuse nudité. Et le but est atteint, comme le prouve l’audace de cet ouvrage, qui dépasse en crudité tout ce qu’on a écrit jusqu’ici dans le domaine homosexuel – et cède même la parole, à la fin, aux plus violents graffiti de gare, comme si l’érotisme vrai était non dans l’esprit d’un écrivain, mais dans le corps de chaque homme.'' Vignes, Bibliographie des Editions de Minuit, 604. Discrètes altérations en marge droite du premier plat. Du reste, très belle condition.
Babel Librairie
M. Mathieu Salzgeber
3, Rue André Saigne
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Conformes aux usages de la profession.
1853 L Maison, libraire éditeur, Paris, 1853, in-12, percaline noire éditeur,XLIV, 619 + 36 + 7pp. Bien complet de la carte dépliante qui manque souvent. Vue de Bad-Ems gravé sur acier en front.Cartonnage et texte frais.
Remise de 20% pour toutes commandes supérieures à 200 €
Rieder et Cie / Edouard Cornély & Cie, Paris In-4 oblong de 22 pp. d'illustrations en couleurs avec légendes en regard ; album demi-toile rouge, plats cartonnés avec titre en lettre dorées (livre de prix de la ville de Paris). Circa 1910.
chaque page illustrée,voir sommaire Remise de 20% pour toutes commandes supérieures à 200 €
A Genève, chez J. J. Paschoud, à Paris, chez Maradan, an VII de la République. 2 volumes in-12 de [VIII]-400; 386 pages, demi-veau brun à coins, dos lisse orné de filets dorés, pièce de titre et tomaison brune et verte.
Orné de deux frontispices gravés. Édition originale rare de cet étonnant roman d'un Suisse voyageant dans la France de la Terreur. Il a toutes les caractéristiques du roman gothique: les souterrains sont ici les prisons révolutionnaires aux murs recouverts du sang des malheureux; les moines, partisans hypocrites de la Révolution, deviennent les bourreaux. Certains sont garrottés deux à deux, et traînés sur le bord de Loire, chargés sur des chaloupes "dont le fond s'ouvrait à volonté et faisait trouver aux condamnés la mort dans les flots. La nuit couvrait de ses voiles ces affreuses noyades, taxée de mariages républicains..." Le voyageur, bien que toujours sentimental , choisit le registre de l'effroi. Tous les ingrédients sont réunis, la nuit, la lumière des torches, le cimetière, la nécrophilie, la brutalité des effets. L'auteur, loin de rejeter en bloc la Révolution, approuve la destruction de la Bastille, la fermeture des couvents ("Parmi les heureux effets de la Révolution, on doit compter sans doute la suppression des couvents et du célibat des prêtres"), le serment exigé des prêtres constitutionnels; mais il abonde dans le sens du discours général des Lumières, le droit d'aimer, la compréhension sociale du vol et du voleur, etc. Il réprouve les excès auxquels se sont livrés les ennemis de la Liberté. Enfin, ce qui a surpris le libraire, c'est le chapitre du voyage sur la Lune, où son auteur se rend grâce à son ballon et rencontre les Lunins. Après y avoir séjourné plusieurs mois, il apprend leur langue. S'ensuit une longue conversation avec le roi et la reine des Lunins, où notre terrien fait passer la Terre comme un lieu idyllique, où la perfection de ses habitants contraste avec les Lunins qui connaissent les mêmes erreurs, préjugés, la vanité puérile, le vice que les terriens. A la question du voyageur de savoir si les femmes (de la Lune) ne sont pas sensibles, la reine répond: " Toutes se piquent de l'être, et se conduisent comme si elles ne l'étaient point. Au reste ce sont les vices des institutions sociales, c'est leur éducation qui les dépravent; forcées dès le bas âge de déguiser leurs sentiments, elles ne peuvent résister à la contagion de l'hypocrisie et de l'égoïsme qui règnent autour d'elles, et dont les hommes de ce monde leur donnent le premier exemple." Rousseau n'est pas loin... Enfin, sur la Lune, les animaux ont la parole, et notre voyageur est bien ravi de converser avec les oiseaux de la forêt, les animaux domestiques, etc. "Ce spectacle me fit faire de profondes réflexions sur l'identité de notre nature et de tous les êtres animés, ainsi que sur de fausses idées de prééminence dont nous nous targuons à leur égard". Et nos bons Lunins, eux, traitent les animaux avec autant de respect qu'eux-mêmes! Mais l'homme étant ce qu'il est, le voyageur finira par provoquer une révolution sur la Lune, et il sera renvoyé dans l'atmosphère terrestre où il rejoindra Paris où le récit de son voyage influença la mode : c'est à lui que l'on doit les Merveilleuses et les Incroyables! Bien complet du feuillet d'avertissement - errata, où l'auteur se disculpe d'avoir voulu juger quelque parti, ni provoquer aucun ressentiment ou esprit de vengeance. On notera une petite déchirure restaurée au premier frontispice ; un petit manque remplacé dans la marge supérieure des quatre premiers feuillets du second volume, hormis cela, un bel exemplaire bien établi. Quérard, La France littéraire, X, 119. Dans la revue Europe, le n° spécial Roman Gothique, un article de Jean-Marie Goulemot est consacré à ce livre ; pas dans Versin. Coiffe supérieure absente, petits trous de vers dans le haut du dos, sans atteinte au corps de l'ouvrage, coins frottés.
Remarquable exemplaire, grand de marges, conservé dans son élégante reliure de l’époque signée du maître relieur Kleinhans. De la bibliothèque B. Loliée. 2 volumes in-8 de : I/ (2) ff., 422 pp., 1 portrait, 1 plche; II/ (2) ff., 414 pp., 2 plches. Demi-veau bleu, dos lisse orné de fers et de roulettes dorés, tranches marbrées, qq. piqures. Reliure de l’époque signée Kleinhans. 209 x 130 mm. Sand, George. Lettres d’un voyageur. Paris, Bonnaire, 1837. Édition originale de la plus extrême rareté en jolie reliure d’époque signée d’un maître relieur. Carteret, II, 307 ; Clouzot, 243; Vicaire, VII, 207. « Assez recherché » (Clouzot). Les Lettres d’un voyageur de George Sand (1837) constitue un bien singulier recueil, inclassable tant il est divers, rassemblant des lettres qui sont aussi des fragments de journal intime, des récits de voyage, des essais d’esthétique, de politique et de morale. Cette amplitude fascine le discours critique qui y entend George Sand au plus près bien sûr, mais aussi, à travers elle, la voix d’un modèle de romantisme. Composés de douze lettres, datées du 15 mai 1834 au 29 mai 1836, ces récits constituent un singulier recueil, inclassable tant il est divers, rassemblant des lettres qui sont aussi des fragments de journal intime, des récits de voyage, des essais d'esthétique, de politique et de morale. On sait que les trois premières lettres, écrites à Venise après le départ d'Alfred de Musset, ont été inspirées par la relation orageuse de George Sand avec ce dernier, lors de leur voyage en Italie en 1833-34. Alfred de Musset s’inspirera de cette liaison pour écrire son unique roman, "La Confession d'un enfant du siècle", qu’il publiera en 1836. La septième lettre est adressée à Franz Liszt Si George Sand se montre particulièrement discrète sur ce qui touche à sa vie privée, elle ne garde pas la même pudeur lorsqu’elle évoque ses proches parents. Ainsi conte-t-elle longuement la jeunesse orageuse de sa mère, exposée à des « hasards effrayants » au cours de la campagne d’Italie et qui nous est montrée quittant une « riche protection » pour suivre M. Sand. L’histoire de sa jeunesse et de ses passions est voilée à l’extrême et il y a certainement plus d’exactitude, malgré la fiction, dans les Lettres d’un voyageur. Chacune des 12 lettres qui composent cet ouvrage, adressées à des amis de l’auteur, a d’abord paru dans la Revue des Deux Mondes en 1834-1836, à l’exception de la douzième, publiée dans la Revue de Paris en 1836. Les trois premières, écrites à Venise après le départ de Musset, lui sont adressées ; la septième l’est à Franz Liszt. Très joli exemplaire, grand de marges, élégamment relié par Kleinhans, relieur parisien actif entre 1814 et 1855 provenant de la bibliothèque B. Loliée. Un portrait de l’auteur gravé par Luigi Calamatta, daté 1837, provenant de l’édition collective de 1837-1841, ainsi que 3 gravures sur acier montrant des vues, ont été ajoutés à l’exemplaire.
édition_originale
Boisserie Pierre Stalner Eric Besson Fred Guarnido Juanjo
Reference : 5965
(2011)
ISBN : 2723462404
Glenat 2011 48 pages 24 3x31 9x1cm. 2011. Cartonnage editeur. 48 pages. Voyageur est une série de bande dessinée de science-fiction construite en trois cycles narratifs suivant un même personnage central à différentes époques (passé présent futur). Le tome 'Omega' dessiné par Juanjo Guarnido sert de conclusion magistrale à l'ensemble unifiant les lignes temporelles et racontant notamment comment le fils du Voyageur est sauvé et grandit en isolation sur une île avec son père
Bon état coins légèrements abimés