A Bouillon, aux dépens de la Société typographique, 1770. Un vol. au format pt in-8 (188 x 127 mm) de 1 f. bl., vi - 188 pp. et 1 f. bl., sous couverture d'attente de l'époque de plein papier à décor dominoté.
Reference : 25944
Edition originale rare ; ici conservée dans sa première condition. Impression de Bouillon. ''Edition originale de la traduction française par Jean-Bernard Mérian (1723-1807) d 'ne partie des Cosmologische Briefe über die Einrichtung des Welthauses (1761) du mathématicien mulhousien Johann Heinrich Lambert (1728-1777). Lequel pose dans cet ouvrage les principes cosmologiques de la gravité, de la relativité entre le temps long de l espace et le temps court de la terre ainsi que la possibilité de la vie sur d autres planètes.'' ''Nous voudrions, s'il était possible, découvrir le plan de l'Univers et les moyens dont l'éternel architecte s'est servi dans l'exécution de ce magnifique ouvrage. Nous contemplerons d'abord le système dont nous faisons partie, et dont notre soleil est le centre. De là, nous nous élancerons vers ces soleils et ces mondes innombrables qui sont semés dans l'immensité de l'espace''. Barbier IV, Dictionnaire des ouvrages anonymes, 619 - Douret, Bibliographie bouillonnaise, 151 - Etienne, Impressions bouillonnaises, p. 29 - Quérard IV, La France littéraire, 484. Manque au dos ; entraînant de fait un brochage parfois un peu faible. Quelques claires rousseurs éparses. Cerne dans le corps d'ouvrage ; davantage prononcée aux derniers feuillets (sans entrave toutefois pour la lecture). L'exemplaire a conservé de grandes marges.
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L'Exposition du système du monde de Laplace merveilleusement relié à l' époque pour Talleyrand. In-4 de (1) f. pour le portrait, VII pp., 457 pp. Maroquin à grain long rouge, plats ornés d'un multiple encadrement de filets droits et pointillés et guirlandes à motifs dorés avec grotesque et angelots dorés, armoiries frappées or au centre, dos lisse divisé en caissons par des filets dorés et ornés de motifs dorés, coupes décorées, dentelle intérieure dorée, gardes et doublures de tabis bleu, tranches dorées. Reliure armoriée de l'époque. 252 x 194 mm. Laplace, Pierre-Simon de. Exposition du système du monde, par M. le Comte Laplace… Paris, Veuve Courcier, 1813. Édition en partie originale faisant apparaître un développement sur l’ordre et la stabilité de l’univers qui ne figurait pas dans les éditions antérieures. C’est dans cette édition de 1813 que l’hypothèse cosmogonique prend toute son ampleur. Portrait gravé de l'auteur en frontispice. Pierre-Simon de Laplace (1749-1827) fut l'un des plus grands scientifiques de l'époque napoléonienne et l'un des plus influents. Il contribua de façon décisive à l'émergence de l'astronomie mathématique. Dans l'Exposition du système du monde, dont la première édition fut donnée en 1796, Laplace expose pour la première fois sous une forme accessible aux non scientifiques l'ensemble de son système. « L’Exposition du système du monde, dit Arago, est la Mécanique céleste débarrassée de ce grand attirail de formules analytiques par lequel doit indispensablement passer tout astronome… C'est là que les personnes étrangères aux mathématiques puiseront une idée exacte et suffisante de l'esprit des méthodes auxquelles l'astronomie physique est redevable de ses étonnants progrès ». « A partir de cette édition (1813) apparaît un développement sur l'ordre et la stabilité de l'univers qui ne figurait pas dans les éditions antérieures… C'est dans cette dernière édition que l'hypothèse cosmogonique prend toute son ampleur » (J. Merleau Ponty, « Situation et rôle de l’hypothèse cosmologique de Laplace », in Revue d'histoire des sciences, janvier 1976, pp. 21-49). Superbe et précieux exemplaire conservé dans sa magnifique reliure en maroquin aux armes de Talleyrand et provenant de sa bibliothèque. Provenance : de la bibliothèque du Château de Valençay, propriété du Prince de Talleyrand. Charles-Maurice de Talleyrand-Périgord (1754-1838) est ordonné prêtre en 1779, il est nommé en 1788 évêque d'Autun. Il renonce à la prêtrise et quitte le clergé pendant la Révolution. En 1791, aidé par Laplace, Monge, Condorcet, Lavoisier et La Harpe, il rédige un important rapport sur l'instruction publique. Député aux États généraux sous l'Ancien Régime, il devient président de l'Assemblée nationale et ambassadeur pendant la Révolution française, ministre des Relations extérieures sous le Directoire, le Consulat puis sous le Premier Empire, président du gouvernement provisoire, ambassadeur, ministre des Affaires étrangères et président du Conseil des ministres sous la Restauration et ambassadeur sous la Monarchie de Juillet.
édition_originale reliure aux armes
Paris, Imprimerie du Cercle-social, An IV [1796]. 2 vol. in-8. Pleine basane blonde racinée, dos à faux-nerfs orné, titre et tomaison dorés.
Édition originale de cet ouvrage majeur de vulgarisation scientifique, qui présente pour la première fois l'hypothèse nébulaire de Laplace sur la formation du système solaire. Ce modèle est essentiellement fondé sur une perspective évolutive et implique une échelle de temps qui ne deviendra cruciale que bien plus tard, avec la science darwinienne du milieu du XIXe siècle. L'ouvrage s'appuie sur les travaux fondamentaux réalisés par Laplace dans les années 1770 et 1780 ; il y abordait avec assurance des questions que Newton lui-même avait éludées : comment expliquer les mouvements spécifiques du système solaire dans le cadre de la mécanique newtonienne ? Les observations télescopiques semblaient indiquer que l'orbite de Jupiter se contractait tandis que celle de Saturne s'élargissait, alimentant ainsi l'hypothèse selon laquelle le système solaire risquait de finir par se disloquer. Newton lui-même ne s'était guère aventuré sur ce terrain, se bornant à conclure qu'une intervention divine était sans doute nécessaire pour maintenir le système en équilibre. Laplace (1749-1827) parvint à élaborer les outils mathématiques requis pour un modèle newtonien complet du système solaire tel qu'il était observé, en émettant l'hypothèse que celui-ci résultait de la condensation d'un immense nuage de gaz incandescent : une nébuleuse. Kant avait certes proposé un modèle similaire auparavant, mais Laplace a élaboré sa théorie spécifiquement à partir de ses propres observations du système solaire. Houzeau & Lancaster 8940 ; Sparrow 123.Laplace, surnommé le "Newton français", est l’une des figures scientifiques les plus brillantes de son époque. Il est à l’origine des plus profonds progrès dans l’astronomie, les mathématiques, la physique et la théorie des probabilitésMouillures angulaires sur l'ensemble au tome I, plus prononcées aux premiers et derniers feuillets. Importantes mouillures au tome II.
1 Ex-libris au contreplat. P., de l'Imprimerie de Crapelet, chez J. B. M. Duprat, an VII [1799], in-4° de VIII-351 pages, relié pleine basane, dos lisse orné d'une roulette or répétée, titre or sur pièce peau bordeaux, tranches rouges, gardes blanches ; 1er feuillet ébarbé avec manques, taches au faux-titre et au titre, mouillure claire en gouttière des 2 premiers ff., une tache sombre sur 4 lignes pp. 265 à 274 (en forme de planète ?)
Deuxième édition, augmentée, parue 3 ans après la première et concomitamment aux deux premiers tomes du "Traité de mécanique céleste" (1798-1799, le 5e et dernier en 1825). "Laplace (1749-1827) fut l'un des plus grands savants de son époque, le "Newton français" qui fit faire d'immenses progrès non seulement à l'astronomie mais aux mathématiques, à la théorie des probabilités et à la physique." (Br. Morando : En français dans le texte, n° 201). « Loccasion qui donna à Laplace la volonté de composer lExposition fut le cours en sciences exactes quil dispensa à lÉcole normale entre janvier et avril 1795. Cétait lépoque de la composition de sa monumentale "Mécanique céleste", et Laplace avait pour projet dintroduire auprès des étudiants certains des résultats de ses recherches en mécanique rationnelle et en astronomie. Mais lexpérience dun public fortement hétérogène et la fermeture soudaine et inattendue de lÉcole le conduisirent à procéder à la préparation dun manuel de référence qui ne demandât pas lemploi des mathématiques et qui se proposait doffrir, selon le titre original, la Description du système du monde. « Le titre fut changé à la parution de louvrage, lannée suivante. Le succès fut immédiat. La manière rigoureuse de traiter les sujets et lintroduction des contenus les plus récents donnèrent rapidement à louvrage le statut dun classique. Organisé en cinq livres, il commençait en décrivant le ciel comme il est observé et les mouvements apparents des planètes, de la lune, du soleil, des comètes et des étoiles. Aux mouvements réels des corps célestes était consacré le livre second, tandis que le troisième présentait les lois de la mécanique et un résumé des principaux résultats de la mécanique rationnelle au XVIIIe siècle. Les lois de la gravitation et les résultats des recherches de lauteur faisaient lobjet du quatrième livre, qui népargnait pas au lecteur lanalyse des perturbations gravitationnelles et de leur action sur le mouvement et la forme des corps célestes. Enfin, le cinquième livre présentait un Précis de lhistoire de lastronomie qui se concluait par le chapitre qui est devenu le plus célèbre et le plus cité des ouvrages scientifiques, où Laplace proposait une hypothèse sur lorigine du système solaire (souvent fautivement nommée « hypothèse nébulaire ») et une autre sur la nature de lunivers, considéré comme une immense collection détoiles comme le soleil groupées dans des nébuleuses. « Le succès de lExposition convainquit Laplace de limportance de mettre à jour les contenus de louvrage pendant les années suivantes, un engagement quil gardera toute sa vie. Il prépara cinq autres éditions, qui parurent en 1799, 1808, 1813, 1824 et 1835 (posthume). Elles nous permettent dapprécier certaines modifications des contenus et des contextes survenues au cours des années allant de la Convention à la Restauration. À ce titre la modification de lAvertissement douverture est exemplaire, qui, en 1796, déclare rapporter « toutes les mesures linéaires, au pied, ou à la sixième partie de la toise de fer, qui a servi à la mesure de la terre, au Pérou », tandis quen 1799 les longueurs sont rapportées « à la longueur du mètre, déterminée par larc du méridien terrestre, compris entre Dunkerque et Barcelone ». La France était en train dadopter officiellement le mètre, et Laplace, qui avait contribué à la définition du nouveau système métrique décimal, le promouvait dans son best-seller en lornant du charisme de la science. » (Marco Segala, https://genesis.revues.org/948)
Paris, Pierre Giffart, 1706, in-8, [16]-99-[3] pp, 43 pl. (sur 29 ff.), Basane havane de l'époque, restaurée, Première édition de cet ouvrage d'astronomie fort rare, abondamment illustré de planches gravées sur cuivre, certaines répétées, plusieurs imprimées recto-verso, et d'une vignette représentant la Séparation des eaux au 2e jour de la Création. Sébastien Leclerc (1637-1714), célèbre et prolifique graveur du Grand Siècle, se passionnait pour les sciences et accompagna les découvertes de son temps : il réalisa notamment des planches sur la dissection des animaux de la Ménagerie de Versailles, publia de beaux traités de géométrie et collabora, dès les années 1670, avec l'Observatoire, tout juste fondé, en réalisant les dessins pour la carte de la lune de Jean-Dominique Cassini. Le Nouveau système du monde est le dernier de ses ouvrages et "le plus éloigné de ses préoccupations premières de graveur-géomètre" (Mathis, Jacques, Le Lay). L'auteur-graveur se place ici dans la lignée des savants qui se sont efforcés de concilier la théorie cartésienne des tourbillons avec le récit de la Genèse, afin de donner une explication aux mouvements des corps célestes. Par ailleurs, il postule que toutes les planètes se trouveraient sur un même plan, remettant en cause les théories de Ptolémée, Copernic et Tycho Brahé, tout en ignorant celles de Kepler et de Newton. Ancienne cote manuscrite à l'encre sur la page de titre et cachet gras. Reliure restaurée. Bon état intérieur (rares rousseurs et salissures). Lalande, 353. Poggendorff I, 1301. Rémi Mathis, Gapaillard Jacques, Colette Le Lay. "Quand un graveur veut se faire savant. Le Nouveau Système du monde de Sébastien Leclerc (1706-1708)". In Nouvelles de l'estampe, 2017, 257, pp.29-41. [en ligne, HAL SHS]. Couverture rigide
Bon [16]-99-[3] pp., 43 pl. (sur
Paris, Gauthier-Villars, 1884. In-4, XI-509 pp., demi chagrin bleu marine, dos à nerfs janséniste, tête carmin, couverture conservée (dos frotté).
Réimpression de la sixième édition de 1835 parue chez Bachelier. Papier bien frais. Tome six seul. * Voir photographie(s) / See the picture(s). * Membre du SLAM et de la LILA / ILAB Member. La librairie est ouverte du lundi au vendredi de 14h à 19h. Merci de nous prévenir avant de passer,certains de nos livres étant entreposés dans une réserve.