Paris, Editions d'Omphale / Henri Creuzevaut, 1946. Un fort vol. au format in-4 (327 x 252 mm) de 251 pp., en feuilles, sous couverture titrée à rabats rempliés et étui-chemise cartonné.
Reference : 21166
Tirage unique à 350 exemplaires : 50 sur vélin de Rives et 300 sur vergé de Montval. Celui-ci comptant parmi les exemplaires de collaborateurs de vélin de Rives, ici imprimé nominativement pour Pierre Bricage. Lequel a réalisé la typographie de l'ouvrage. Outre les nombreuses compositions in et hors-texte qu'il se doit de contenir, l'ouvrage est enrichi au premier feuillet d'une dessin aquarellé signé d'Albert Decaris avec cet envoi autographe signé en marge inférieure droite de la composition : ''à Madame et / pour Pierre Bricage / très cordialement / [signature]''. Est contenue sous une chemise muette, une suite de l'ensemble des compositions figurant dans l'ouvrage. Exemplaire par ailleurs truffé de trois papillons manuscrits signalant des erreurs dans le texte, de deux autres établissant la nomenclature des planches et illustrations figurant dans l'ouvrage, d'un document autographe rédigé à la mine de plomb constituant le brouillon de ce qui deviendra le colophon (sans doute de la main d'Henri Creuzevault), de deux calques (dont un avec instruction et envoi autographe de Decaris, d'un bon à tirer constitué d'un feuillet de texte et d'une gravure à pleine-page signé à la mine de plomb par l'illustrateur, d'une lettre autographe signée du même à l'encre : ''Paris Mardi / Cher Monsieur / Creuzevault me donne ce matin le texte / de son achevé d'imprimer qu'il vous / envoie aussitôt car c'est très urgent me dit-il. / Vous trouverez également ma maquette de / [???]. Si vous pouviez la suivre, / j'en serais très heureux. Merci d'avance / et bien amicalement à tous deux / Decaris''. Enfin, un avis au relieur, volant et imprimé. ''Decaris commença à graver à l'Ecole Estiene et fut le premier élève de Fernand Hertenberger. D'une virtuosité inouïe, il grave sur de grandes planches, sans se reprendre, des portraits, des paysages ruraux et urbains pris en France et à l'étranger, sans oublier ses beaux motifs sur la vigne et le vin''. (in Baillly-Herzberg). ''Maître d'un graphisme sévère au service d'une riche imagination, Décaris a réalisé de nombreuses illustrations de livres. Il fut prix de Rome en 1929 [...]''. (in Bénézit). ''Détrônant le cardinal de Retz au panthéon des mémorialistes, les Mémoires de Saint-Simon constituent une source historique majeure pour le règne de Louis XIV. En outre, leur auteur gagna au travers de cette entreprise le titre de véritable écrivain. Et les admirateurs de sa prose sont nombreux parmi les littérateurs, tels Stendhal ou Proust. En effet, Saint-Simon est l’un des rares mémorialistes à être lu pour son style. Et, ne gâtant rien, il se fait ici habile conteur, narrant avec clarté et minutie des histoires souvent embrouillées, sachant ménager ses effets et son suspense, transformant une anecdote mineure en véritable comédie. Enfin, Saint-Simon se distingue par la fougue de son discours. Il a l’indignation facile, l’insulte retorse et la plume bien aiguisée. Aussi, bien peu trouvent grâce à ses yeux... Ainsi offre-t-il au lecteur un panorama parfois injuste, mais souvent réjouissant de la cour de Louis XIV...'' Bénézit III, Dictionnaire des peintres, p. 417 - Bailly-Herzberg, Dictionnaire de l'estampe en France, p. 89. Coupes de l'étui fendillées. Lequel présente par ailleurs un éclat légèrement altéré. Très rares et claires rousseurs dans le corps d'ouvrage (davantage marquées aux premiers et derniers feuillets). Du reste, très belle condition.
Babel Librairie
M. Mathieu Salzgeber
3, Rue André Saigne
24000 Périgueux
France
06.84.15.59.05
Conformes aux usages de la profession.
Paris, Librairie Blériot, Henri Gautier, 1886 ; in-4, broché. X-616 pp. Photographie originale du Comte de Paris contrecollée en frontispice - 14 planches hors-texte. Fac-similés d'écriture in-texte. Couverture et papier jaunis. Cachet ex-libris sur le titre.
Comme indiqué dans le titre l'auteur s'est intéressé aux Bourbons à partir du moment où ils accèdent au trône de France
Paris, Buisson, 1791 ; 2 vol. in-8. 2ff.-XXXII-420pp. (mal chiffrées 484) - 2ff.-571pp. Basane fauve marbrée, dos à nerfs ornés, pièces de titre fauves, pièces de tomaison brunes. , tranches marbrées. Très légers frottements, petite épidermure sur le plat inférieur du tome 1, de rares rousseurs. Bel exemplaire. Vignette ex-libris "De la bibliothèque de Pierre Chollet-Beaufort, aîné, à Aigueperse". (Homme politique né à Aigueperse (Puy-de-Dôme) en 1772, et décédé à Paris en 1803. Avocat, il a été élu député du Puy-de-Dôme au Conseil des Cinq-Cents,en 1799. Il siègea au Corps législatif jusqu'en 1802. [Dictionnaire des parlementaires français]).
Edition originale posthume. Duclos, déjà membre de l'Académie française grace au soutien de Madame de Pompadour et de madame de tencin, avait été nommé "historiographe de France" en 1750, en remplacement de Voltaire quiaprès la mort d'Emilie du Châtelet partait rejoindre la cour de Frédéric II en Prusse. Il publia dans la foulée ses "Considérations sur les murs de ce siècle" (1751) et prépara ces "Mémoires secrets" se protégeant de la censure en en faisant circuler secrêtement des copies. Le manuscrit ne sera publié qu'au moment de la Révolution, profitant sans doute d'un sentiment anti-monarchiste.
2009, Gourcuff Gradenigo. In-8 a l'italienne, broché, 157pp. Nombreuses illustrations en couleurs et n&b.
Excellent exemplaire comme neuf.
Rare édition originale de Racine conservée dans sa reliure en vélin moucheté du temps. Paris, 1730. In-12 de (1) f., VII-265 pp., (4) pp. Vélin moucheté, dos à nerfs, pièce de titre en maroquin rouge, tranches rouges. Reliure de l’époque. 153 X 90 mm. Racine, Jean. Campagne de Louis XIV. Par M. Pelisson. Avec la comparaison de François I. Avec Charles Quint. Par M.***. Paris, Mesnier, 1730. Rare édition originale. Tchemerzine, V, 369 ; Barbier, I, 484 ; Guibert, 285-289. « La Campagne de Louis XIV, malgré l’attribution du titre est l’œuvre de Jean Racine et de Boileau. La Comparaison serait de Varillas » ( Guibert). « Des personnes instruites assurent que cette Campagne de Louis XIV a été écrite par Racine et Boileau. Elle a été réimprimée en 1784 sous leur nom, d’après un manuscrit de la bibliothèque de Valincourt, qui le tenait de Boileau et qui l’avait confié à l’abbé Vatry » (Quérard, III, 1034). Dans son acte de mariage, Racine est qualifié de conseiller du roi et trésorier de France et, en mai 1677, il est nommé avec Boileau historiographe du roi. Louis XIV leur commande de tout quitter pour se consacrer au récit de sa vie. Cette charge attache Racine à la cour, où il réussit par sa noble physionomie, sa parole élégante et son tact délicat. Au retour de sa première campagne si courte et si glorieuse, le roi leur dit : « Je suis fâché que vous ne soyez pas venus avec moi ; vous auriez vu la guerre, et votre voyage n'eût pas été long. Votre Majesté, lui répondit Racine, ne nous a pas donné le temps de faire faire nos habits ». Les deux historiographes suivent le roi aux sièges de Gand et d'Ypres en 1678, et au voyage d'Alsace en 1683. Racine ira seul à Luxembourg, en 1687, et assistera aux dernières campagnes du roi en Flandre en 1691, 1692 et 1693. Il prenait sa tâche très au sérieux, quêtant partout des informations et des mémoires. En 1690, Jean Racine est anobli par Louis XIV, et devient Gentilhomme Ordinaire du Roi. Il avait, en sa qualité d'historiographe, rédigé une Histoire du règne de Louis XIV qui était fort avancée au moment de sa mort ; elle a péri dans un incendie (1726) ; on n'en a conservé qu'un fragment, la Campagne de 1672 à 1678. L’ouvrage est un éloge adressé au roi Louis XIV. Proche du roi et fréquentant la cour, l’auteur dresse un tableau précis des conquêtes de Louis XIV. Racine s’inspirant essentiellement de l’Antiquité grecque pour les sujets de ses œuvres était un auteur considéré comme conservateur et dans le camp des « Anciens ». Cependant, cet ouvrage de Racine est plus complexe que cela. Sous couvert des louanges adressées par l’écrivain au roi on peut déceler quelques réserves de l’auteur quant au règne de Louis XIV. On se souvient que Britannicus, tableau historique du caractère de la cour de Néron, avait fait une impression forte sur le roi Louis XIV qui avait cru y voir une censure de sa conduite. A l’époque, « tout débat politique est muselé et toute histoire des guerres civiles doit s’avancer masquée. L’œuvre de Racine véhicule une critique traditionnelle de la tyrannie présente dans l’œuvre tragique de l’auteur ». Mêlant tradition et modernité, la Campagne de Louis XIV, précis témoignage louangeur des faits de guerre du roi, témoigne aussi de l’intérêt et des interrogations de l’auteur pour le peuple dont la misère s’accroît alors que le règne de Louis XIV touche à sa fin. Séduisant exemplaire conservé dans sa reliure en vélin moucheté du temps. Provenance : bibliothèque A. Perreau, avec ex-libris. Seuls cinq exemplaires sont répertoriés dans les Institutions nationales et internationales : 4 à la BnF et 1 à la Danish National Bibliothek.
Édition collective originale du Siècle de Louis XIV, l’une des œuvres majeures de Voltaire, la première à présenter les 39 chapitres du Siècle de Louis XV. De toute rareté reliée en maroquin à fine dentelle de l’époque. Provenance : Jean Viardot, 30 avril 1976. 4 volumes in-8 de I/ (2) ff., 422 pp. et (1) f. d’errata ; II/ (2) ff., 406 pp. et (1) f. d’errata ; III/ (2) ff., 391 pp. et (1) f. d’errata ; IV/ (2) ff. et 282 pp. Maroquin rouge, dos lisse orné, pièces de maroquin vert, encadrement sur les plats, tranches dorées. Reliure de l’époque. 191 x 117 mm. Voltaire (1694-1778). Le Siècle de Louis XIV. Nouvelle édition, revue & augmentée ; à laquelle on a ajouté un précis du siècle de Louis XV. S. l., 1768. Édition collective originale de l’une des œuvres majeures de Voltaire, la première à contenir « Un précis du siècle de Louis XV » et la première en 4 volumes. Bibl. Nle Lb 37, 88, Rés. et C. V. Beuchot, 825. Le Siècle de Louis XIV contient 39 chapitres et Le Siècle de Louis XV 39 chapitres également. La première de 1751 ne présente que Le Siècle de Louis XIV. Elle n’est composée que de deux volumes de 488 et 466 pages. La présente édition est parfaitement décrite par Bengesco sous le n°1191. L'idée de tracer un tableau du « grand règne » se présente à Voltaire de bonne heure, dans la fréquentation des hommes qui ont eu une réelle influence sous Louis XIV. Il dit qu'il passa trente années à s'instruire des faits principaux de ce règne. « Sa vie accidentée l'avait mis en contact d'un grand nombre de témoins directs ce qui rendit très croustillantes les intrigues et anecdotes révélées pour la première fois au public, tels « le masque de fer » ou « le drame des poisons ». Le Siècle de Louis XIV émerveille les contemporains de Voltaire. L'aîné des d'Argenson exprime un véritable enthousiasme : « Oh! Le livre admirable ! Que d'esprit et de génie ! Quel choix de grandes choses ! Que cela est vu de haut et en grand ! Quel style noble et élevé ! Voltaire sait tout, parle de tout en expert ». Frédéric II écrit à Voltaire : « Je vous prie instamment de continuer « Le siècle de Louis XIV ». Jamais l'Europe n'aura vu de pareille histoire ; et j'ose vous assurer qu'on n'a pas même l'idée d'un ouvrage aussi parfait que celui que vous avez commencé ». L'intention de Voltaire est de démontrer la supériorité du XVIIe siècle et de louis XIV sur celui de louis XV ; pari risqué en 1732. L'écrivain préfère faire paraître l'ouvrage à Berlin, sous le patronage officieux de Frédéric II. « Premier historien moderne, Voltaire donne ainsi la première grande œuvre historique où le personnage central est la nation et l'intérêt concentré sur les mœurs et non sur les batailles ». Précieux et fort bel exemplaire relié en maroquin rouge à fine dentelle de l’époque, condition des plus rares. Provenance : Jean Viardot, 30 avril 1976.
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