1961 Paris Fayard 1961 in-8 broché
Reference : 5409
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Fayard, 1961, in-8°, 586 pp, broché, bon état (Prix Halphen de l'Académie française). Édition originale, ex. du SP, envoi a.s.
"Dans ce livre, qui a nécessité un long labeur et où une série de problèmes de tous ordres, parfois fort difficiles, ont été résolus de façon objective et selon la meilleure méthode, l'auteur nous retrace l'affaire Dreyfus depuis l'arrivée du bordereau au ministère de la Guerre (qu'il place entre le 26 et le 28 septembre 1894) et la mort du lieutenant-colonel Henry (31 août 1898). Comme son titre l'indique, il laisse de côté la personnalité même de Dreyfus, le capitaine étant alors en prison ou à l'île du Diable et se trouvant, pendant cette période, « l'homme du monde le moins informé sur le fond même de l'Affaire ». Cet ouvrage s'appuie sur une très riche documentation. Outre les nombreux imprimés consultés, M. Thomas a utilisé une masse impressionnante de manuscrits et a pu avoir accès à des pièces qui n'étaient pas communicables au moment où Joseph Reinach écrivait..." (Suzanne Solente, Bibliothèque de l'École des chartes, 1962) — "Un nouveau livre sur l’Affaire. Mais pourquoi « sans » Dreyfus ? Parce que l’auteur estime que Dreyfus, victime d’une monstrueuse erreur judiciaire, provoquée à l’origine par une série de menues et malencontreuses circonstances, dans lesquelles n’entrait aucune intention délibérée de nuire à un officier israélite, n’a prêté que son nom à un drame national auquel il n’a pas eu part. Marcel Thomas est convaincu que le coupable est Esterhazy, qui a bénéficié, plus que de sa propre habileté à prêcher en eau trouble, de la coalition d’abord improvisée, puis savamment et sciemment organisée, de quelques officiers de l’État-major de l’Armée, désireux de protéger nos services secrets, puis de plus en plus acculés à des fautes graves pour se sauver eux-mêmes. Il estime que, si sa thèse peut recevoir des retouches de détail – car personne ne peut se vanter de déterminer la vérité absolue dans une affaire aussi complexe – elle ne saurait néanmoins, maintenant que les dossiers secrets peuvent être consultés et étudiés à loisir, être fondamentalement remise en question. Il convient ici de dire tout l’intérêt que nous avons pris à la lecture de cet ouvrage, dont l’épaisseur paraît décourager le lecteur, et qui pourtant se lit avec une facilité remarquable. L’exposé est en effet parfaitement clair, malgré la complexité et l’enchevêtrement des questions traitées. Ne serait-ce qu’à ce titre, cet ouvrage mériterait largement l’attention. Mais il faut souligner aussi l’attrait des portraits psychologiques des protagonistes, dans l’esprit desquels se mélangent les sentiments les plus variés, les uns désintéressés, les autres sordides. Marcel Thomas a fait de ses personnages des portraits complets, nuancés et plausibles, tant dans leur comportement individuel que dans leur action collective, marquée par les habitudes de bureau, de métier, d’appartenance sociale. Peu de romans policiers, et mieux, peu de romans, donnent une pareille impression de vie. On lit sans se lasser ce volume de près de six cents pages, emporté par l’action, bien qu’on en connaisse évidemment le schéma général et la conclusion. C’est un résultat que visent toutes les études historiques, mais que peu d’entre elles atteignent." (Jean Nemo, Revue Défense Nationale; 1962) Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Vernoy, Idégraf 1978 In-12 relié 21 cm sur 13,5. Jaquette en état moyen. 701 pages. Bon état d’occasion.
Bien des zones d’ombre subsistèrent, non pas sur Dreyfus, définitivement mis hors de cause, mais sur un certain nombre de personnages cités au cours de l’affaire : le colonel Henry, les généraux Mercier et Gonze, D’Esterhazy... Bon état d’occasion
Paris, Fayard, 1961. Fort n-8, 586 pp. Pleine toile bradel, (couvertures et dos conservés.).
Bel exemplaire. Photos sur demande.
Couverture rigide. Reliure verte de l'éditeur. 536pages.
Livre. Iconographie réunie par Roger Jean Ségalat. Préface de Frédéric Pottecher. Cercle du Bibliophile. Edito-service (Collection : Les causes célèbres), 1971.
André Sauret, 1972, 337 p. - 311 p., 2 vol. in-8 carré rel. plein simili cuir bleu ed., préfaces de Maurice Beaumont et de Frédéric Pottecher, collection des "Douze Oeuvres historiques capitales (1871-1945)», ouvrage tiré à 2500 exemplaires numérotés sur vélin d'Arches, celui-ci N° 711 (100 exemplaires H.C.), dos à faux-nerfs et caissons ornés, encadrement doré sur les plats, tranche supérieure dorée, illustrations en n. et b. et couleurs, sous étui, bel exemplaire
Cet ouvrage fait partie de l'ensemble des 19 volumes publiés dans la collection. L'auteur a mené un travail minutieux, fondé sur des éléments sérieux et aussi complet que possible. Examen critique des pièces officielles, des rapports, des archives. En appendice du second volume, lettre inédite d'Esterhazy à Schwarzkoppen. Cette pièce prouve qu'Esterhazy est bien l'auteur du bordereau que Bertillon, traitreusement, attribua à Dreyfus.