Éditions Le Daily-Bul. 2000. Texte de Vincent Pachès - Illustrations d'André François. Sous étui, titré. Broché, sous jaquette. Dim: 270 x 180 mm. 70 pages. Un des 100 exemplaires accompagnés d'une sérigraphie originale signée par André François. Ces exemplaires signés par les auteurs sont présentés sous emboîtage. Parfait état.
Reference : 3312
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La Haye, Henry van Bulderen, 1702. 3 volumes in-12 de [56]-339-[21]; 356-[24]; 414-[20] pages, plein veau brun, dos à nerfs ornés de filets et fleurons dorés, pièces de titres bordeaux, tranches rouges.
Importante iconographie composée de 57 gravures hors-texte (14+36+7) dont 30 dépliantes; et un titre gravé au premier volume. Le nombre de planches varie d'un exemplaire à l'autre, certains exemplaires possède 80 planches d'autres moins. Fils du pasteur de Sainte-Mère-Église, le jeune Maximilien Misson se destine, comme son père au pastorat protestant et fait des études à Genève. Condamné à l'exil en Angleterre par la révocation de l'Édit de Nantes, il abandonne la carrière ecclésiastique et devient précepteur d’un jeune aristocrate britannique, Charles Butler, avec qui il voyagea trois ans à travers Europe. C'est ce voyage qu'il raconte en 41 lettres, adressées à un destinataire anglais anonyme, et publiées une première fois en 1691 (en deux volumes). Le Voyage d'Italie s'oppose aux récits des voyageurs catholiques, c'est un anti-pèlerinage. Misson porte un regard critique sur ce pays qui est pour lui le lieu de la superstition et du papisme. Cependant le texte ne saurait se réduire à son aspect polémique. C'est d'abord une relation précise, écrite dans un style élégant et fluide, de tout ce qu'on peut admirer en Italie (des oeuvres d'art aux phénomènes surnaturels), et il a été utilisé comme guide de voyage jusqu'au milieu du XVIIIe siècle, même si Pompéi et Herculanum n’avaient alors pas été découverts. C'est ici la quatrième édition, l'avant dernière publiée du vivant de son auteur. Toutes les éditions sont rares. Ex-libris manuscrit sur les pages de titre: J. J. Chaponière D. M. P. Sans les coiffes, coins frottés, un mors partiellement fendu. Brunet, 20168; Fossati-Bellani, 366: Fiammeta- Olschski 453; Biblio. du voyage français en Italie, p. 54.
Genève, Autographié chez Schmid, 1841. In-4 oblong de 109 pages, demi-chagrin vert, dos orné de fers romantiques dorés, plats de percaline, titre doré au premier plat : "Voyage de Venise". Couvertures crème illustrées conservées.
Édition originale. Précieux exemplaires en reliure du temps, enrichi d'un envoi autographe de Rodolphe Töpffer "Pour Monsieur et Md. J. J. Dubochet leur affectionné cousin RT." Jacques Droin, dans son article intitulé "Quelques précisions relatives aux éditions originales des récits de Voyages de Rodolphe Töpffer" avance une conclusion intéressante quant au problème d'identification des tirages selon les variantes des pages 57 et 60. Il existe une version avec le dessin clair et non encadré, page 60; et page 57 le dessin d'un chemin en pente dominé par un château, sur lequel monte un char. C'est le premier tirage. Dans le second tirage, le dessin page 57 est plus sombre et encadré; page 60 le dessin est également plus sombre et l'attelage descend le chemin. Notre exemplaire possède les versions du second tirage, les mêmes que ceux que Rodolphe Töpffer lui-même avait choisi pour sa collection: la Bibliothèque de Genève possède deux exemplaires du Voyage à Venise qui sont marqués de ses initiales ou qu'il s'était dédicacé. Blondel et Mirabaud considèrent comme «l’un des plus remarquables [ouvrages] de tous ceux du même genre illustrés par Töpffer». D’ailleurs « la reproduction qui en a été faite dans les Premiers voyages en zigzag ne donne qu’une bien faible idée de cet ouvrage. Il nous révèle ici toute l’étendue de son talent; pour la première fois il pénètre plus avant dans l’intérieur de l’Italie et nous donne d’une des places de Mestre un dessin qui, par la vigueur, s’élève à la hauteur des eaux-fortes de Callot, il poursuit son voyage, arrive à Venise, cette ville particulière entre toutes, et rend, dans un grand dessin, une vue du grand canal que nous ne craignons pas de considérer comme l’un des meilleurs du maître. Ces deux derniers prouveraient à eux seuls, s’il en était besoin, la souplesse et la liberté du crayon de Töpffer. » What else? Bien complet du "Plan topographique du passage du Stelvio pour servir au Voyage de Venise" dessiné par J. Burdallet. Sans l'ombre d'une rousseur, avec une jolie provenance, c'est là un exemplaire des plus désirables. Mirabaud p. 28; Lonchamp 3011, Suzannet 87 à 91; Candaux XXV.
A Rouen, chez Jean-Baptiste Besongne, 1708. In-12 de [14]-236-[2]-7 pages, plein veau brun, dos à nerfs orné de filets et fleurons dorés, roulette dorées sur les coupes, tranches mouchetés rouge.
Édition originale rare. "Dièreville part de La Rochelle le 20 août 1699, sur la Royalle Paix, en qualité de subrécargue, c’est-à-dire de commis nommé par l’armateur et préposé à la surveillance de la cargaison. Il arrive à Port-Royal (Annapolis Royal, N.-É.), le 13 octobre, après 54 jours de voyage. Il passe un an au pays en quête de renseignements sur la région et sur les populations française et amérindienne ; il herborise également. Le 6 octobre 1700, il s’embarque pour l’Europe et arrive à La Rochelle le 9 novembre. L’année suivante, le 21 décembre, il devient chirurgien de l’hospice de Pont-l’Évêque, poste qu’il occupe encore le 10 avril 1711. Les plantes qu'il rapporte servent à leur description par Joseph Pitton de Tournefort en 1706. Ce dernier nomme en fait le genre Diervilla en son honneur. Michel Bégon [conseiller du roi, à qui l'ouvrage est dédié] propose à Dièreville d'écrire un récit en vers sur son voyage en Acadie. Ses amis n'approuvent pas le texte et il finit par sacrifier 5000 vers pour n'en garder que 2529. Le texte est publié à Rouen en 1708 sous le titre Relation du voyage du Port Royal de l’Acadie, ou de la Nouvelle France.L’auteur décrit par le menu la vie à bord, sans oublier le mousse que l’on fouette pour calmer le vent et le naufrage d’une partie de la cargaison. Il s’intéresse particulièrement à la faune et raconte ses chasses et pêches, la poudrerie de l’hiver canadien (qu’il nomme foudrille), les procédés de fabrication de la bière d’épinette et du sucre d’érable ; il décrit le pays des aboiteaux, les mœurs des Indiens (et notamment la façon de ranimer les noyés au moyen de lavements de fumée de tabac), la cuisine des Amérindiens, des Acadiens et des navigateurs. Les souvenirs culinaires émeuvent ce fin gourmet et l’espace qu’il leur consacre fait de son récit la première œuvre importante de la littérature gastronomique au Canada. La relation, très bien accueillie à l’époque, fait l’objet d’une longue analyse bibliographique dans le Journal des Sçavans en 1708. Son succès de librairie repose sur l’engouement d’un public avide d’exotisme." Jacques Rousseau, article Diéreville, in Dictionnaire biographique du Canada en ligne. Ancienne signature sur la page de titre: "De Savignac acheté 24 maÿ 1708"Un coin frotté, petit manque de peau au bas du dos, minime choc (- de 5mm.) dans la gouttière des 8 derniers feuillets. Chadenat, 3196; Sabin 20128.
CHAPELLE Claude-Emmanuel Luillier dit; BACHAUMONT [François Le Coigneux de]:
Reference : 8675
(1782)
Londres, sans nom, 1782. In-18 de [6] p. dont le frontispice, 200 pages, plein veau moucheté brun, dos lisse (légèrement épidermé) orné de filets et fleurons dorés, triple filet doré encadrant les plats, filet doré sur les coupes, roulette dorée intérieure, tranches dorées. Nom de propriétaire sur la page de titre (du temps) Paul Charles Brisson.
Illustré d'un joli frontispice gravé. Suivi du Voyage de Languedoc et de Provence; du Voyage D'Eponne par M. Desmahis; le Voyage du Chevalier de Parny; et finalement de Tangu et Félime, poème en quatre chants.
Paris, André Cailleau, 1742. In-12 de [4]-VI-354-[6] pages, pleine basane marron du temps, dos à nerfs orné de filets et fleurons dorés, pièce de titre. Petit cachet de cire au premier contreplat.
Édition originale rarissime, que de nombreux bibliographes attribuent au genevois Jean-Bapstiste Tollot. Il n’en est rien. Jean-Daniel Candaux, notre éminent compatriote genevois et néanmoins historien érudit et savant bibliophile confirme qu’il s’agit bien de Nicolas Tollot, originaire de Liffol-le-Petit, en Haute Marne. Tollot fut un coéquipier et domestique de La Condamine, et embarqua sur l'escadre de Dugay-Trouin. Le texte relate le voyage au jour le jour et il est plein de détails piquants. C'est en quelques sorte le pendant humain de la publication scientifique que La Condamine fait paraître dans l'Histoire de l'Académie des Sciences en 1735: Observations mathématiques et physiques faites dans un voyage du Levant en 1731 et 1732. Les derniers feuillets sont le Privilège et le catalogue des livres de Cailleau. Mors faibles. Boucher de la Richarderie, I, 220; Chahine, 4817; Candaux: «Lacondaminiana: Le domestique Nicolas Tollot; L’itinéraire du voyage au Levant; Curiosité et consuls» in Sciences, Musiques, Lumières, Mélanges offerts à Anne-Marie Chouillet, Centre international d’étude du XVIIIe siècle, 2002, p. 401-408.