Que-sais-je, 960, 1991
Reference : 96424-JB092
A la Bonne Source
M. Jean-Dominique Baer
34, rue Chaudronnerie
21000 Dijon
France
09 83 36 48 04
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P., Bloud et Cie, 1909, in-12, 523 pp, reliure toile jaune canari, dos lisse, pièce de titre basane noire, bon état
Jules Paquier a étudié plus particulièrement le dogme et la morale jansénistes dans cet ouvrage. — "M. J. Paquier, bien connu par ses travaux sur l'humaniste Jérôme Aléandre, a marqué les points principaux de la doctrine Janséniste dans une série de dix conférences données à l'Institut catholique de Paris. Ce travail demeure, et c'est un mérite, un résumé clair et facilement abordable. (...) « Le Jansénisme, c'est une vue à part sur l'opposition entre ce que l'humanité devrait être et ce qu'elle est en réalité, une vue à part sur les conséquences du péché originel. Pour le Jansénisme, cette faute a établi une différence formidable entre deux états de l'humanité : l'état primitif, ou état d'innocence et notre état présent, l'état de déchéance et de corruption où nous sommes misérablement plongés. » La doctrine catholique dit : après le péché originel l'homme est faible : le Jansénisme dit : il est totalement corrompu. D'où de cette dernière hypothèse, on conclut : l'homme corrompu tend nécessairement au mal, et seule une grâce victorieuse l'entraînera vers le bien... En face de cette doctrine, il est d'autres systèmes orthodoxes : le thomisme et le molinisme (chap. V.) Le premier fut d'abord combattu par les Jansénistes ; après leur condamnation, ils essayèrent au contraire de se rapprocher de lui afin de créer des équivoques. Le thomisme considère la question du côté de Dieu ; le molinisme l'examine du côté de l'homme. « Le thomisme a une plus belle tenue scientifique », mais le point difficile à expliquer pour lui, c'est la question du mal, et la réprobation. Le molinisme « de prime abord, semble beaucoup plus humain que l'autre », mais il aboutit à des difficultés considérables : il exalte la puissance de l'homme, au détriment de l'action divine; « il en arrive à nier la liberté, cette liberté qu'il a si bien voulu défendre » ; « il apparaît comme un précurseur de l'agnosticisme kantien » dans l'impossibilité où il est de donner aucune explication de la prescience divine. L'apologétique de Pascal (chap. VI) se rattache à la doctrine Janséniste ; l'auteur en étudie les fondements et la valeur. – La morale Janséniste (chap.VII), malgré son aspect imposant, est ruineuse dans ses conséquences, car elle fausse la nature de nos rapports avec Dieu, elle fausse la nature humaine par la condamnation de toute jouissance, même permise, même utile. – Parmi les grands hommes du XVIIe siècle qui ont eu des rapports avec le Jansénisme, M. Paquier étudie Bossuet (chap. VIII) et Racine (chap. IX). (...) – Une dernière conférence est consacrée aux miracles du Jansénisme." (M. Jacquin, Revue des Sciences philosophiques et théologiques, 1910) Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Paris, Didier, collection "le merveilleux dans les temps modernes", 1864, 1 br. in-8 de (4)-491 pp. ;
Convultionnaires, mouvement politico-religieux, né dans le contexte de l'opposition janseniste à la bulle Unigenitus. Il se situe au carrefour de l'histoire du jansenisme, des pratiques religieuses traditionnelles et du monde sectaire. Les Convulsions sont souvent vues comme une déchéance du jansenisme. Carré de Montgeron, qui défendit les Convultions, fut envoyé en exil à Viviers, puis à Valence ou il mourut aprés dix sept ans de captivité.
[Lyon], 1722 ; in-12 de [24] ff., 307 pp. (2 ff. intervertis), reliure de l’époque basane marbrée, dos à nerfs orné, pièce fauve, tranches mouchetées.
Édition originale. L’auteur, jésuite, donne une bibliographie très critique du jansénisme, indiquant les noms des auteurs d’ouvrages anonymes et les vouant à la vindicte publique, dénonçant ce qui est qualifié d’erreurs dans les contenus et décrivant les condamnations prononcées par le Saint-Siège ou par l’Église gallicane.
4 pp. in-4. Manuscrit début XVIIIe
Ode en vers d'un anti-janséniste affirmé." Detestable enfant du mensonge/Monstre vomi par les Enfers…".Allusion à la Gazette Ecclésiastique qualifié de "libelle diffamatoire".
[JANSENISME, JESUITISME] [BEL, Jean-Jacques]. Le Nouveau Tarquin. Comédie En Trois Actes. [ca 1737]. [Suivi de :] [ANONYME]. Anti-factum criti-comique du Père Girard ou Réponse anticipée aux écrits que M. Pazery donnera un jour au public avec l'aide du ciel, adressée à ce célèbre avocat par son très-humble serviteur, le Nouveau Chrysostome Mathanasias. [ca 1731]. [Suivi de :] [BOUGEANT, Guillaume Hyacinthe]. La Femme docteur ou la Théologie tombée en quenouille. Liège : veuve Procureur (1731). 1 volume in-12 de 48-11-162 pages, reliure en veau brun de l'époque, dos à nerfs orné. Le Nouveau Tarquin de Jean-Jacques Bel est une satire politique qui critique les abus de pouvoir et les dérives tyranniques, s'inspirant de la figure historique de Tarquin le Superbe, dernier roi de Rome. La pièce est écrite en prose et utilise l'allégorie pour dénoncer les travers de la société de l'époque. L'Anti-factum criti-comique du Père Girard est un pamphlet satirique. Le Père Jean-Baptiste Girard (1680-1733) était un prêtre jésuite français, principalement connu pour son implication dans l'affaire Girard-Cadière au début du XVIIIᵉ siècle. En 1731, il fut accusé de séduction et de pratiques immorales envers sa pénitente, Marie-Catherine Cadière, une jeune femme de 20 ans originaire de Toulon. Le procès qui s'ensuivit attira une attention considérable et suscita de vifs débats au sein de la société française de l'époque. Dans ce contexte, l'Anti-factum criti-comique du Père Girard fut publié. Ce texte se présente comme une "réponse anticipée aux écrits que M. Pazery donnera un jour au public avec l'aide du Ciel, adressée à ce célèbre avocat par un de ses amis". Il s'agit d'une œuvre polémique visant à tourner en dérision le Père Girard et à critiquer ses actions présumées. Le pamphlet se moque notamment de la défense du jésuite, qui prétendait identifier des signes de stigmatisation chez sa pénitente. Ce pamphlet s'inscrit dans une série de publications satiriques de l'époque, qui utilisaient l'affaire Girard-Cadière pour critiquer non seulement le Père Girard, mais aussi, plus largement, la Compagnie de Jésus et la corruption perçue au sein du clergé. La Femme docteur de Guillaume Hyacinthe Bougeant est une satire visant les jansénistes. La pièce a connu un succès notable, avec vingt-cinq éditions en quelques mois, et a été traduite en italien, polonais, espagnol et néerlandais. Coiffes frottées, un coin très abimé. La page de titre du Nouveau Tarquin n'a ni nom d'auteur, ni d'éditeur ou de date et ressemble à un faux-titre. Il n'est pas clair, toutefois, que la page de titre soit manquante puisque nous avons rencontré un autre exemplaire identique. Les premières pages du Nouveau Tarquin sont très courtes avec perte de texte. Papier roussi.