Paris : les Éd. du Cerf, 1995. In-8 (22 cm), couverture souple illustrée, 186 pages, 245 gr.
Reference : 02361
Très bon état.
Bedot Bouquiniste
Dominique Bedot
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<p>Durant l’été 1944, Matisse se décida à illustrer Les Fleurs du mal de Baudelaire, comme il en fit de même pour Mallarmé, Ronsard, Charles d’Orléans et bien d’autres. Il dessina 34 visages au crayon gras, compositions qui viendront orner l’édition de 1947, publiée par La Bibliothèque française. Les cent cinquante ans qui nous séparent de la première édition des Fleurs du mal n’ont fait qu’en confirmer la valeur inaugurale et l’impact sur les artistes. En 1857, il s’agissait pour le poète de se délester du vieux romantisme, trop idéaliste, de traduire l’esprit du temps, ce qu’il appelle « la modernité , et d’explorer la face sombre de sa propre conscience, condamnée aux limites et aux plaisirs d’une époque désenchantée. Personne n’osa se lancer dans l’illustration d’un tel livre, au sortir du procès qui le frappa à sa sortie. Mais la vraie raison du silence des artistes tient à la difficulté même de doubler une telle poésie, peu descriptive et impropre au pittoresque, par l’image. Il fallait des tempéraments tels que Rodin ou Rouault pour s’y atteler. Matisse avait connu le second alors qu’ils fréquentaient tous deux l’atelier de Gustave Moreau, à la fin des années 1890. Sans doute le désir d’associer son nom et son trait à l’univers de Baudelaire remonte-t-il assez haut. Il se réveille dans l’entre-deux-guerres et commence à se concrétiser sous l’Occupation, moment où Matisse se retourne sur sa vie, qui a failli lui échapper. D’où la coloration sensuelle et nostalgique de ces visages de femmes, alternativement graves, rieurs ou félins, selon la teneur des textes qu’ils accompagnent plus qu’ils ne les illustrent. Un rapport d’harmonie, et non de plate adéquation, règle dessins et purs effets graphiques. Le choix des poèmes qu’il retient, moins d’un tiers de l’édition de 1868, procède de l’érotisme et de la créolité que Matisse et Baudelaire partagent. Ils avaient en commun l’expérience du voyage exotique, l’île Bourbon pour le poète, Tahiti pour le peintre, et furent tous deux sensibles à la beauté noire. Ce livre, longtemps caressé, ouvre une fenêtre très féminine sur l’esthétique et la psyché de l’artiste lettré, parvenu au seuil des papiers découpés et de son ultime explosion orientaliste.Cette version luxueuse à petit prix du fac-similé de l’édition de 1947 est accompagnée d’un essai introductif rédigé par Stéphane Guégan éclairant les choix de Matisse et les liens qui unissent le poète et le peintre. </p> Paris, 2016 Hazan 200 p., 2 volumes sous emboîtage. 18,4 x 23,8
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Hatier. 2000. In-12. Broché. Bon état, Couv. convenable, Dos satisfaisant, Intérieur frais. 79 pages.. . . . Classification Dewey : 372.6-Livre scolaire : français
Sommaire: Baudelaire et les Fleurs du mal, Histoire et structure des Fleurs du mal, Thèmes baudelairiens, L'univers des Fleurs du mal, L'art des Fleurs du mal, Modernité des Fleurs du mal. Classification Dewey : 372.6-Livre scolaire : français
Lyon : Chanoine et Compie, 1846. ÉDITION ORIGINALE RARE
In-8° (216 x 140 mm), xxiii pp. - 549 pp. - [1] f., demi-basane brune, dos lisse orné (reliure de l'époque). Édition originale peu commune de ce traité de théologie. Une seconde édition paraît chez J. Lecoffre en 1852. Réagissant au scepticisme de Bayle et des philosophes du XVIIIe siècle, Joseph Actorie s'efforce de leur répondre sur la question du mal, selon lui « la seule arme que la discussion n'ait pas encore brisée entre leurs mains. » Soutenant qu'il est possible de concilier l'existence du mal avec la bonté de dieu, Actorie commence par arguer de la supériorité de la somme du bien sur celle du mal. Il avance ensuite que dieu permet le mal tant qu'il sert un plus grand bien, puis examine les moyens par lesquels la Providence a limité l'étendue du mal. L'ouvrage se conclut par un chapitre consacré à la liberté de culte. « Le règne du dix-huitième siècle est fini, ses plus grandes renommées ont perdu leur prestige ; en vain l'idole reste-t-elle debout sur son piédestal, elle ne reçoit plus les hommages du public intelligent. Qui ne reconnaît maintenant que Voltaire a été un historien infidèle, un philosophe superficiel, un écrivain sans conscience ; que dans la plupart de ses écrits contre le christianisme, le mensonge, l'injure, la raillerie, les sarcasmes tiennent beaucoup plus de place que les raisons ? » (p. ix). François-René de Chateaubriand, récipiendaire de l'ouvrage au même titre que Pie IX et le comte de Chambord, aurait écrit à l'auteur : « Je désire bien qu'il soit lu dans un siècle frivole qui fait beaucoup de mal et ne répare rien ». Né en 1803 à Saint-Jean-en-Royans, élève puis professeur du collège d'Annonay, Actorie est nommé en 1829 supérieur de l'institution de Feysin. Il demeure dix-sept ans à ce poste puis, à la fermeture de l'établissement, devient supérieur général de Saint-Basile. Son second ouvrage, consacré à la Providence, demeure inachevé. Il meurt en 1864. 5 exemplaires de l'édition originale au ccfr : Lyon, Montpellier, Grenoble, Chambéry, BnF (Tolbiac). Filhol. Histoire religieuse et civile d'Annonay et du Haut-Vivarais depuis l'origine de cette ville jusqu'à nos jours. V. 4. 1882. pp. 226-240. Épidermures, frottements, bande assombrie au dos. Rousseurs, quelques calculs à l'encre dans les marges.