Éditeur : Chez P. Briquet, Genève Reliure : Couverture rigide Etat du livre : Très bon
Reference : 005429
15 x 9 cm, (iv), 458 pp. Jolie reliure à crochets, plats décorés. Dos avec ornements et titre dorés. Tranches dorées.
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[CALVIN (Jean) / MAROT (Clément) / BÈZE (Théodore de) / CONRART (Valentin), etc.]
Reference : 1559
Lausanne : chez A. Fischer & Luc Vincent, imprimeurs-librairies, 1804. PSAUTIER DE GENÈVE IMPRIMÉ À LAUSANNE
In-16° (122 x 78 mm), 624 pp., maroquin rouge à long grain, dos lisse titré, encadrement sur les plats, gardes de papier à pois, tranches dorées (reliure de l'époque). Psautier protestant dit « de Genève », imprimé à Lausanne, contenant 150 psaumes et 14 cantiques avec paroles et partitions. Convaincu de l'importance du chant des psaumes dans une langue compréhensible pour les adeptes, Jean Calvin supervise dès 1536, à Strasbourg, les premières étapes de la composition de ce psautier réformé en vers français. Une première version de l'ouvrage paraît en 1539 sous le titre Aulcuns Pseaulmes et cantiques mys en chant. Elle comprend 19 psaumes, dont 6 traduits par Calvin et 13 par le déjà célèbre poète Clément Marot. La seconde édition, publiée en 1542 à Genève, en comprend 35 (dont 5 seulement de Calvin et 30 de Marot). Lorsque le poète meurt en 1544, il n'a traduit que 49 psaumes. Théodore de Bèze prend sa relève. L'édition complète des 150 psaumes paraît enfin en 1562 et est largement diffusée, notamment par le libraire-marchand lyonnais Antoine Vincent. Un siècle plus tard, le poète Valentin Conrart, relayé à sa mort par Marc-Antoine Crozart puis Benedict Pictet, en retouche et en modernise le texte qui paraît sous cette nouvelle forme en 1679. Les mélodies (adaptées pour certaines d'airs populaires) sont pour la plupart anonymes, mais l'on a identifié parmi les compositeurs du psautier Guillaume Franc, Loys Bourgeois et Pierre Davantès. Au XVIe et XVIIe siècles, la diffusion du psautier participe à la construction de l'identité protestante : « Les psaumes favorisent la diffusion de la Réforme, portés par des airs connus et à partir de textes traduits en langue vulgaire, faciles à chanter et à mémoriser. L'assemblée chantant au temple dans sa langue se démarque ainsi des catholiques et des cérémonies en latin » Eddy Noblet. « Le Psautier de Genève ». BnF Gallica. 2000. De la révocation de l'édit de Nantes en 1685 à l'édit de tolérance de Versailles en 1787, l'impression du psautier est interdite en France. Il continue toutefois de circuler et, dans les premières années du XIXe siècle, accompagne en Suisse les « Réveils » de Bâle et de Genève, réactions à la théologie rationaliste des Lumières. Quelques frottements, dos légèrement passé.