A Paris, Chez Defer de Maisonneuve, Libraire, sans date, [1790], 1 Volume relié, 203 x 125 mm. 69 pp. reliure papier bleu, plats et dos muets, joint, Extrait du Procès-verbal du Comité Général et National et la ville de Caen, relatif à la mort de Monsieur de Belzunce, A Caen, chez Leroy, 1789, opuscule broché, 175 x 115 mm. 58 pp.reliure sommaire, discrète ficelle réunie les cahiers, usures d'usage.
Reference : 5592
Plaidoyer d'un frère eploré par le massacre sanglant de son ainé, qui rompt le silence pour réhabiliter sa mémoire. Usures du temps, plats frottés avec quelques manques.Monographie d'une insigne rareté, le CCfr, le Catalogue des Bibliothèques signale un seul exemplaire à la BNF-Tolbiac."L'assassinat d'un officier jeta l'alarme dans toute la ville. Les femmes se répandirent dans toute la ville en criant aux armes. La population se porta à la Citadelle y pilla les armes. Dans la nuit des boUrgeois demandèrent à Monsieur de Belsunce de venir s'explquer devant le Comité qui le mis à l'abri dans la prison du Château. La populace forca les portes de l'édifice et s'emparèrent de lui, et le conduisirent avec toute l'indignité possible sur la place Saint-Pierre, où il reçu cinquante balles au travers du corps, lui coupèrent la tête, la promenèrent par toute la ville et commirent sur son cadavre toutes les horreurs."Journal des Choses Mémorables arrivées à Caen, de Caumont, Caen Henri Delesques, 1890."Depuis longtemps, ce major du Régiment de Bourbon, en garnison à Caen, s'est attiré beaucoup de haine; on lui reproche ses opinions aristocratiques et sa dureté dans le service .... Des émeutiers reviennent au Châteu, s'emparent de Belsunce, le massacrent place Saint-Pierre et dépecèrent son cadavre, Ce meurtre provoque une émotion considérable .... Caen est dénoncée comme un foyer d'anarchie, à tel point que le Comité, pour venger l'insulte et réparer l'honneur de la ville entière, fait rédiger une brochure de justification" : "Précis de ce qui s'est passé à Caen au Comité les 11 et 12 août 1789." Histoire de Caen, Privat, sous la direction de Gabriel Désert."A la nouvelle des événements du 11 août, la foule se porta contre les casernes, tandis que le tocsin sonnait dans toutes les paroisses. La haine générale avait pour objet le régiment de Bourbon, et en particulier, le jeune major de ce corps, Monsieur de Belzunce, officier énergique mais qui avait eu la maladresse d'afficher, en toutes circonstances, son mépris des idées du jour. On assista alors à des scènes inimaginables. L'émeute triomphante expulsa le Régiment de Bourbon qui avait reçu l'ordre exprès de ne pas tirer sur la foule. Puis la populace se jetant sur Monsieur de Belzunce qu'on amenait du Château à l'Hotel d'Ecoville, alors occupé par l'Administration municipale, le massacra sur la place Saint-Pierre. Des énergumènes coupèrent les mains et la tête du cadavre, lui arrachèrent le coeur et les entrailles. Certains, dit-on, firent même cuire des lambeaux de sa chair et les mangèrent."Biographie d'une cité, René Herval, Maugard, Rouen.
Brision Denis - Livres Anciens
Denis Brision
02.31.77.03.74