Paris Chez Antoine de Heuqueville 1810 Dos en basane fauve, orné de fleurons, pièce de titre. Rare réunion des pièces extravagantes de Coquelet, publié chez différents libraires à Paris, de 1727 à 1730. En grand précurseur de Raymond Devos, M. Coquelet démontre que le rien est déjà quelque chose puisqu’il existe un mieux que rien et un moins que rien. En effet un RIEN nous fait pleurer un rien nous afflige cependant un rien nous console. Il faut bien se rendre à l’évidence, tout est dans RIEN. Dans son éloge de quelque chose dédiée à quelqu’un l’auteur poursuit sa réflexion « Bien des gens m’ont blâmer de dédier mon dernier ouvrage à PERSONNE, parce que cela m’a mené droit à RIEN, on m’a conseillé de dédier ce nouvel éloge à QUELQU’UN parce que dit on, cela pourra me mener à QUELQUE CHOSE ». Les autres textes sont du même acabit mêlant le paradoxe à l’absurde ou au grotesque. Une réunion surprenante de textes rares compilée par M. Noel, à peu près exhaustive de tout ce qui a été produit tant en latin qu'en français sur le RIEN et le TOUT.De Jean Alexandre Bressicano en latin aux multiples citations, épitaphes, devises sur le Rien tant en latin qu'en français suivi de Tout sur le tout, madrigal, fable, citations, bons mots et sentences diverses. L'éloge de rien dédié à personne de M. Coquelet est interfolié dans le mélange entre diverses pensées et n dessin représentant une main légendé "quelque chose sur rien". Citons encore une lettre de M. Pope à M. Cromwell about Nothing. Une série d'énigmes, de rébus, poésies et jeux de plume toujours situés avec précision. Épigramme de Lebrun, recueil de pièces comiques de 1663, épitaphe de Piron "Ci-gît Piron qui ne fut rien pas même académicien" faite par lui-même. Un prologue de Rien, manuscrit, énigmes, la copie intégrale de la Dissertation philosophique de Schuppio, 1658, manuscrite, suivie de la Dispotatio de nihilo (discussion sur le rien) par Cornelius Gotz ; proverbes ; à une pièce de Monfleury amuse par ce mariage de rien, parmi tous les "amans d'Isabelle".Passons sur les pièces curieuses, véritables perles localisées pour arriver à l'éloge de quelque chose, dédié à quelqu'un sur l'air des pendus. Le livre est précédé d'une épître dédicatoire à quelqu'un et se termine par une apologie des brochures. Ce très plaisant recueil s'achève par un florilège de piécettes, épigrammes, couplets dont cette pensée sur la prestation d'un castrat, daté de 1786 "Que pensez-vous du dernier virtuose, disait dans un concert Périande à Myrté. Chacun, dit-elle apparaît enchanté, cependant, à cet homme, il manque quelque chose". Ce foisonnement est écrit d'une belle et fine écriture, égale et très lisible.
Reference : 3409
L'Oeil de Mercure
M. Bernard Le Borgne
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Paris, Antoine de Heuqueville, 1730 in-12, titre, 36 pp., basane fauve, dos à nerfs cloisonné et fleuronné, pièce de titre cerise, encadrement de simple filet à froid sur les plats, tranches marbrées (reliure de l'époque). Coiffes frottées.
Édition originale. C'est la plus célèbre des nombreuses pièces légères dans lesquelles excellait le poète et littérateur Louis Coquelet (1676-1754).Quérard II, 282.RELIÉ À LA SUITE : [SOUBEIRAN DE SCOPON (Jean) :] Examen des confessions du comte de ***, écrites par lui-même à un ami. Amsterdam, s.n., 1742, 90 pp., [3] ff. n. ch., manque le f. 19-20. Jean de Soubeiran de Scopon (1699-1751) était avocat au Parlement de Toulouse, académicien à l’Académie des Jeux Floraux et fondateur de l’Églantine d’or.Ex-libris manuscrit de Gilbert-Joseph Vallée. - - VENTE PAR CORRESPONDANCE UNIQUEMENT - LIEN DE PAIEMENT, NOUS CONSULTER.
F. Renrad, Lège. E. Dentu, Paris, 1861.Un volume broché (10 x 15,5 cm) de 63 pages. Exemplaire en bon état.Publié pour la première fois en 1730, ce texte s'inscrit dans la tradition des éloges parodiques de l'Antiquité grecque. Éloge de rien s'ouvre sur une dédicace sarcastique A Personne, petit chef-d'oeuvre d'humour noir.