Paris chez Sébastien Mabre-Cramoisy, 1681, 2 parties en 1 volume in-8 en plein veau de l'époque, dos à 5 nerfs orné de fleurons, pièce de titre, tranches mouchetées, reliure de l'époque. -
Reference : 106
Epitaphe manuscrite d'une écriture 17e "Epitaphe de M. Patru par M. de la chambre : heureux le bon homme Patru s'il n'a trouvé plus qu'il n'a cru". Agréable édition augmentée d'un 17e plaidoyer et de plusieurs pièces diverses (traité des décimes, discours sur les mortalités de l'âme…). Olivier Patru, avocat au Parlement et doyen de l'Académie Française était un intime de M. D'Urfé, ce qui lui donna l'occasion d'écrire un Eclaircissement sur l'histoire de l'Astrée et de se faire reconnaître dans le monde des lettres ; c'est lui qui institua l'usage du discours de réception des membres de l'Académie Française. Ami intime de Boileau, il fut, d'après tous les témoignages, un homme probe, et d'une grande exigence dans le maniement de la langue. Agréable exemplaire.
L'Oeil de Mercure
M. Bernard Le Borgne
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1681 Couverture rigide Paris, Sébastien Mabre-Cramoisy, 1681. 2 parties en un volume in-8 (19,5 x 13 cm), reliure plein veau brun granulé de l'époque, dos à 5 nerfs orné de fleurons dorés, manques aux coiffes, deux coins émoussés, taches brunes sur les plats. Première partie : (12), 707 (8) pages ; seconde partie : pages de 711 à 984, 5 pages non chiffrées de tables, rousseurs éparses, présence de feuillets brunis, marques marginales aux dernières feuillets, ex-libris manuscrit découpé à la page de garde. Première édition en 1670. Un des modèles de la langue classique. "Patru connaît la théorie des grands siècles, mais cette théorie ne le rassure pas toujours pour le XVIIe. Nul plus que lui ne se prévaut des progrès de la prose et du goût, mais la crainte le hante que, le cycle de l'histoire se répétant, la langue nationale ne se dégrade comme le latin." (Histoire littéraire de la France, IV, 83). "Reçu à l'Académie en 1640, le remerciement qu'il lui adressa (v. p. 453) eut tant de succès qu'elle voulut que cet exemple fût suivi depuis, et c'est de ce moment que date l'usage des discours prononcés par les récipiendaires." (Dupin). La première partie est composée de 17 plaidoyers ; la seconde partie comprend les Oeuvres diverses, parmi lesquelles : Harangue à la Reine Christine de Suède au nom de l'Académie Française (p. 717) - Epître au Cardinal de Richelieu au nom des Elzeviers (p. 720), Lettres à Olinde (p. 746 à 766) - Mémoires sur les Assemblées du Clergé (p. 808), Traité des Décimes (p. 815) - Eclaircissements sur l'Histoire de l'Astrée (p. 889) où Patru relate sa rencontre avec H. d'Urfé) - Lettre à Mgr le Cardinal de Retz (p. 906) - Lettres à Mss. de Montausier, Pellisson, d'Ablancourt, Chevrier, Père Du Bosc (p. 908 à 926) - Vie de Monsieur d'Ablancourt (p. 933) - Lettres de M. d'Ablancourt à M. Patru (p. 970 à 984). Olivier Patru est considéré par ses contemporains (notamment Boileau) comme le grand épurateur de la prose française. Élu à l'Académie française en 1640, son discours de remerciement fut si brillant qu'il instaura la tradition, toujours en vigueur aujourd'hui, du discours de réception des académiciens. Exemplaire en assez bon état.
Assez bon