Editions Alpina 1936, in-8 relié demi-cuir, dos à nerfs, tête dorée, couverture conservée, 160pp avec 6 aquarelles hors texte de Nicolas Markovitch et des héliogravures in-texte; très bon état
Reference : 58754
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, , 1698. 1 vol. in-folio de (4)-270 ff., veau brun, dos orné à nerfs, pièce de titre en maroquin rouge (reliure de l'époque).
Important manuscrit appartenant à la célèbre enquête des « Mémoires des intendants pour l’instruction du duc de Bourgogne », entreprise à la demande du duc de Beauvillier en 1697. Un questionnaire détaillé fut alors adressé aux intendants afin de dresser, à l’usage du jeune duc de Bourgogne, petit-fils de Louis XIV et futur père de Louis XV, un tableau aussi complet que possible de l’état du royaume. L’enquête, menée de 1697 à 1700, répondait à la fois à une finalité pédagogique et à la volonté de mieux connaître les populations, les ressources et les structures administratives des différentes provinces.Les mémoires qui en résultèrent constituent une source exceptionnelle pour l’histoire administrative, politique, économique, sociale et religieuse de la France à la fin du règne de Louis XIV. Comme le souligne Louis Trénard, ces enquêtes, qui précèdent les grandes entreprises statistiques du XVIIIe siècle, relèvent moins d’une véritable statistique quantitative que d’une observation descriptive et qualitative des provinces ; leurs auteurs s’intéressent à la population, aux institutions, à la fiscalité, à l’économie, au clergé, aux mœurs et aux structures sociales. Le mémoire alsacien est particulièrement précieux pour une province récemment intégrée au royaume : La Grange y aborde successivement la situation militaire, l’administration, la justice, les finances, le commerce, les manufactures, les villes et fortifications, ainsi que l’organisation ecclésiastique et la coexistence confessionnelle.L’Alsace décrite par son intendant. En poste dans la province depuis 1673, Jacques François de La Grange fut l’un des principaux artisans de son administration sous Louis XIV. Son mémoire révèle les priorités d’une Alsace devenue française : la sécurité d’une province frontière, notamment à travers les fortifications de Vauban ; la situation financière et fiscale, essentielle au redressement des finances royales ; enfin la question religieuse, avec l’affirmation du catholicisme et les tensions liées à la coexistence entre catholiques et protestants. La Grange livre également des observations très personnelles sur les populations alsaciennes. Il les juge « bons et dociles, quoique très attachés aux coutumes anciennes », mais leur reproche leur indolence supposée et leur goût du vin. Ses remarques sur le clergé alsacien, qu’il estime plus soumis et plus savant en théologie que le clergé français mais moins discipliné, donnent au mémoire une dimension particulièrement vivante et précieuse pour l’histoire des mentalités.Manuscrit d’une écriture lisible et régulière, sans rature. Coiffes restaurées, gardes renouvelées.Références : Louis Trénard, Les Mémoires des intendants pour l’instruction du duc de Bourgogne (1698) ; Roland Oberlé, L’Alsace en 1700. Mémoire sur la province d’Alsace de l’Intendant Jacques de La Grange ; Georges Livet, « La Grange, Jacques François de », Nouveau dictionnaire de biographie alsacienne, t. 22, Strasbourg, 1994, p. 2179-2180.
A Basle, Imprimé avec des caractères de G. Haas, chez J.J. Thurneisen, le jeune, 1780. In-8 de XXIII-(1)-285-(3) pp., basane havane, dos orné à nerfs, pièce de titre en veau havane, tranches marbrées (reliure de l'époque).
Édition originale. 1 figure hors-texte gravée sur acier avec la légende : La seule crainte est de ne pas entrer dans ce château ; fleuron au titre et cul-de-lampe en fin d'ouvrage signé W.F.G, gravé sur acier.Louis-François-Élisabeth Ramond de Carbonnières (1755 – 1827), écrivain, géologue, botaniste et homme politique, est considéré comme le père du pyrénéisme, la publication de ses Observations faites dans les Pyrénées (1789) constituant « l'acte de naissance des Pyrénées » (Labarère). Il avait étudié le droit à Strasbourg, où il se lia avec l'écrivain du Sturm und Drang Jakob Michael Reinhold Lenz et découvrit la littérature romantique allemande, notamment Les Souffrances du jeune Werther.Le jeune Ramond composa La Guerre d'Alsace, publiée anonymement avant de se lancer dans l'écriture à Paris. « Paris n'était pas encore sensible au romantisme venu d'Allemagne » et l'ouvrage ne rencontra pas l'accueil espéré, contraignant Ramond à revenir à Strasbourg, où il entra au service du cardinal Louis René Édouard de Rohan, prince-archevêque de Strasbourg. Selon Charles Nodier, La Guerre d'Alsace serait l'un des « ancêtres directs du romantisme » par son « apparentement au théâtre non jouable » (Escoffier).Bel exemplaire. Quelques rousseurs, petit accident à un coin, quelques épidermures sur la reliure.Escoffier, 10 ; Thierry des Espesses, Ramond l'Alsacien, Revue d'Alsace, 148, 2022, compté rendu par Éric Hassler.
1928 CEUX D' ALSACE . Types et coutumes .Dessins originaux de Ed Elzingre.Horizons de France, 1928 , in4° broché, 135ppTrès bon état.Dos légèrement défraichi .
Paris, Imp. Lemercier et Cie, 1872. In-folio oblong (57 x 40 cm) d'(1) f. de table, 1 titre-frontispice et 20 planches numérotées, demi-chagrin rouge, dos à nerfs, titre doré en capitales sur le premier plat (reliure de l'époque).
Album de 21 lithographies d'Eugène Cicéri et Philippe Benoist, présentant différentes vues de Dornach en Alsace, site des usines textiles Dollfus-Mieg et Compagnie, et de la propriété de Madame Julie Engel née Dollfus qui y résidait - le titre-frontispice porte une dédicace imprimée à son nom.Julie Dollfus (1825-1911) fut une philanthrope dans la lignée de son père Jean Dolfus (1800-1887) - industriel, économiste et homme politique français, directeur de l'entreprise textile Dollfus-Mieg et Compagnie (DMC), il fit bâtir une cité ouvrière en 1854 - et de son mari l'industriel saint-simonien Frédéric Engel-Dollfus (1818-1883) : associé dès 1843 à Dollfus-Mieg et Cie, il réorganisa l'entreprise par la mécanisation et l'intégration du processus industriel, ainsi que par le développement de nouveaux produits ; sa sensibilité saint-simonienne l'amena à la création de certaines oeuvres destinées aux ouvriers de DMC : Caisse de secours et de retraite, Assurances collectives, Asile de vieillards, Société d'encouragement à l'épargne, écoles et salles d'asile (ancêtres des maternelles) avant 1870 DMC met à disposition à Dornach une salle d'école pour le culte protestant décorée pour ses oeuvres sociales par l'impératrice Eugènie en 1870, fut aussi citée dans la liste des bienfaiteurs de l'Hôpital de Mulhouse. A la mort de son mari, elle versa en son nom une somme de 200.000 francs destinée à fonder une caisse de retraite pour les employés de D.M.C. et prit sous sa haute direction le Dispensaire Engel-Dollfus et en assura toutes les charges jusqu'à sa mort et ses héritiers jusqu'en 1921. Elle prolongea l'engagement de son mari dans le domaine des arts et fut membre donateur de l'Union Centrale des Arts Décoratifs jusqu'à sa mort. Femme d'affaire, elle fut commanditaire de D.M.C de 1884 à 1890.Plats légèrement épidermés, quelques pâles rousseurs en marge des planches mais bel exemplaire.
1987 COLMAR, BIJOU D'ALSACE.Illustrations de Gérard Rondeau et Alain Willaume.Colmar,FVAC, 1987, grand in4°(25x33) relié sous étui,147pp.Une centaine d'illustrations.Très bon état .