LA TRADITION 1945 1 Paris, La Tradition, 1945, sanguine sur papier chine, signée en bas à droite, 28x22 cm.
Reference : 5989
Dessin extrait du livre de jeunesse illustré par Marianne CLOUZOT et préfacé par Gérard d'HOUVILLE. Une jeune fille, adossée à une botte de foin, regarde 4 enfants former une ronde autour d'une botte de blé. Infime tache.
Librairie Chrétien
M. Jean Izarn
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France
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Paris : L'Huilier, 1821. CONFLIT DES GÉNÉRATIONS SOUS LA SECONDE RESTAURATION
In-16° (175 x 115 mm), [3] ff. - 137 pp., cartonnage à la Bradel, dos lisse orné de filets (habillage de l'époque). Édition originale et unique de cet essai défendant la jeunesse française, accusée sous la seconde Restauration de se placer en « ennemie du bon ordre ». D'après Agnès Thiercé, le XIXe siècle marque l'invention du « conflit des générations et de la jeunesse comme force révolutionnaire », incontrôlable et surtout susceptible à la contagion. Le 20 mars 1821, plus spécifiquement, une émeute éclate à Grenoble : plusieurs étudiants de la faculté de droit sont désignés comme agitateurs et, dans un contexte où le gouvernement de Richelieu cède peu à peu à la pression des ultras, Louis XVIII ordonne la suppression de la faculté. L'auteur de cet essai, lui-même étudiant en droit, s'élève contre ces mesures répressives, et s'oppose au discours qui construit la jeunesse comme une force anti-patriotique : « Ne serait-ce pas cet amour décidé de la lumière et de la raison qui attirerait tant d'ennemis à la jeunesse française ? Dans le fait, elle est ennemie du bon ordre, dans le sens que les partisans des privilèges l'entendent. Si elle voulait se prêter au retour de l'ignorance, recevoir des chaînes d'une classe d'hommes, orgueilleux contempteurs des droits de leurs semblables, elle mériterait leurs éloges. » (pp. 8-9) [...] « Le gouvernement, assujetti à une malheureuse influence, agit comme s'il ne devait jamais avoir aucune relation avec la jeunesse. C'est elle, cependant, qui est destinée à remplir un jour les principales fonctions de l'État : elle remplacera un jour ceux qui blâment et censurent hautement ses principes. » (p. 136). Pierre-Gustave Bonnain (1800-1842), né à Saintes, de Pierre Bonnain et de Marguerite, alias Marie-Thérèse, Luraxe, fut l'époux de Jeanne-Félicité Cadiot et le frère de M. Armand Bonnain, ancien directeur des messageries. Son acte de naissance l'appelle Paul-Auguste ; son acte de décès, Paul-Gustave. Avocat de profession, il fut sous-préfet après 1830. Il publiera Mes regrets ou le Panthéon (1822), De la société et de ses vices principaux (1823) et quelques mémoires juridiques. PROVENANCE : Eugène Durand Forgues (1857-1932). « EVG D. FORGVES, Parisiis - 1921 », vignette contrecollée sur le contreplat supérieur. Magistrat colonial en Martinique, en Guadeloupe, en Indochine et à Madagascar, Eugène Durand Forgues est le fils de l'écrivain Paul-Émile Daurand-Forgues. Il publia Mémoires et relations politiques du baron de Vitrolle (1884), et Lettres inédites de Lamennais à Montalembert (1898), continuation de l'oeuvre de son père. 2 exemplaires en France : BnF (Tolbiac), Bordeaux. Aucun à l'étranger. Bibliographie : GAVEN, Jean-Christophe. « La suppression de la faculté de droit de Grenoble sous la restauration : Opportunités administratives d'un contrôle politique » In : Les Facultés de droit de province au xixe siècle. Tome 2 : Bilan et perspectives de la recherche [en ligne]. Toulouse : Presses de l'Université Toulouse Capitole, 2011. THIERCÉ, Agnès,« Révoltes de lycéens, révoltes d'adolescents au xixe siècle », Histoire de l'éducation, 89. 2001. pp. 95-120. Frottements.
Paris : Marcilly (impr. Balleu), 1799. 75 FABLES VUES PAR ÉSOPE, LA FONTAINE ET LEGRAND
In-4° (254 x 178 mm), [1] pl. - [1] f. bl. - [2] ff. - vi pp. - 150 pp. - [2] ff., cartonnage à la Bradel, demi-box sable, dos lisse orné (travail moderne). Rare premier tirage de l'illustration d'Augustin Legrand pour ce recueil de 75 fables d'Ésope en français, avec en regard leur adaptation en vers par La Fontaine. Chacune est illustrée d'une vignette gravée. L'ouvrage comprend également un frontispice gravé représentant Ésope récitant ses fables aux animaux assemblés. Des exemplaires mis en couleurs étaient proposés par l'éditeur au prix de 12 francs (contre 6 fr. pour un exemplaire en noir). Augustin Legrand fait ses débuts comme illustrateur en 1795 avec un autre recueil de fables : Ésope en bel humeur, ou fables d'Ésope, en vaudevilles (Batilliot frères). Il poursuit son activité de graveur jusqu'en 1815 environ, date à laquelle il s'oriente vers l'édition et la composition de livres pour enfants. Il est le concepteur de certains des premiers livres animés publiés en France. (Jacques Desse, « Augustin Legrand, un pionnier inconnu du livre jeunesse », Strenæ [Online], 10. 2016). Cachet ex-libris « Francoise » à la dernière garde blanche (non-identifié). Rochambeau, Bibliographie des oeuvres de La Fontaine, n° 161. 2 exemplaires au ccfr : Institut de France, BnF Tolbiac. 4 exemplaires en bibliothèques étrangères : University of Oxford (Royaume-Uni), Princeton University (États-Unis), University of Virginia (États-Unis), The Claremont Colleges (États-Unis). Petite tache et trou ayant emporté une lettre aux pp. 58-59.
Ensemble de 16 documents manuscrits autographes de formats très divers, rédigés entre 1923 et 1928.Très émouvant ensemble de manuscrits autographes de jeunesse de Jean-Louis Barrault, portant tous une date apposée par l’auteur postérieurement. L’ensemble se compose ainsi :1923- Souhaits, 2 pages, 193 x 151, poème en 7 strophes en vers, rédigé sur un feuillet extrait d’un cahier d’écolier, à la plume et à la mine de plomb. Jean-Louis Barrault n’a alors que 13 ans, il évoque ses parents et son frère, qui lui manquent cruellement : Mes parents sont très loin et c’est ce qui me touche Où est donc, bon Louis ton violon crispant Où sont donc les beaux airs, Max-Henry de « ta bouche » que tu chantais si bien en te débarbouillant Je regrette encore plus ma mère et ses tendressesOù le soir je disais : maman vient me baiserC’était, je vous assure, parmi de douces caressesQue dans mon lit bien chaud je me laissais bercer...- Texte en prose, 2 pages, 193 x 151, rédigé sur un feuillet extrait d’un cahier d’écolier, à la mine de plomb. Il y raconte les mésaventures du Comte Éristal de Beauregard amoureux de la belle Charlotte et qui termina « gardé par 4 soldats et attaché au mur par des chaines très fortes » en attendant le jour de son exécution.1924- Feuillet double extrait d’un cahier d’écolier, 194 x 151, contenant 3 textes distincts rédigés à l’encre rouge et à la mine de plomb. Le premier intitulé Le Bonheur, est un poème en prose de 12 vers dans lequel il évoque sa quête du bonheur. Le second poème, constitué de 5 strophes, parle avec humour du bonheur d’avoir un grand frère : « Je suis heureux d’être cadet / Car mon frère peut me protéger / Mais quelque fois il va trop près / car il prétend me maîtriser... Voyez-vous amis quand un frère / Voudrait vous martyriser / Je dis : ne vous laissez pas faire. / Par lui il faut s’améliorer. » Dans le dernier poème le jeune Jean-Louis ironise avec délice sur son nom de famille : « Je m’appelle Barrault. Barrault ? Barrault de chaise. / De chaise ou de fauteuil madame, à votre choise... ».1926- Une page, 200 x 170, rédigée à la mine de plomb et au crayon bleu, contenant notamment une définition très personnelle du bonheur : « Autre façon d’être heureux : la vie est un spectacle gai. C’est l’imagination qui fait tout... ».- Un fragment de page de brouillon, 90 x 195, rédigé à la mine de plomb, intitulé Le Secret du bonheur.- un fragment de brouillon, 110 x 86, rédigé à la mine de plomb, réflexion sur la notion d’ « abstrait » en littérature.- 4 pages sur un feuillet double, 300 x 195, rédigé à la mine de plomb. Il s’agit d’un rébus inventé par Jean-Louis Barrault alors âgé de 16 ans, comprenant de nombreux dessins.1927- 1 page extraite d’un petit carnet, 145 x 90, poème en vers intitulé Hommage à une présidente, rédigé à la plume.- 2 feuilles de papier à lettre bleu, 120 x 180, contenant deux poèmes en prose.- 1 page extraite d’un cahier d’écolier, 210 x 165, contenant une curieuse réflexion sur le football.- 2 pages et demi, 310 x 200. Écrivant à un ami qui lui demande de « donner une idée de la France et de tout ce qui la touche », Jean-Louis Barrault dévoile quelques détails de sa vie privée.1928- 1 feuillet extrait d’un cahier d’écolier, 210 x 165. Il s’agit d’une invitation à une réunion des anciens élèves de Chaptal, rédigée à la plume sous forme de lettre.- 1 feuillet rose, 120 x 180, contenant un poème en vers écrit à la plume. L’auteur y a ajouté des notes, dessins et essais de signature au crayon rouge et bleu.Sans date- 2 feuillets extraits d’un cahier d’écolier, 210 x 165. Il contient une réflexion intitulée Le But de ma vie.- Dessin à la plume non signé, intitulé escrime, 120 x 125.
Limoges, Paris, Martal Ardant frères 1857 Grand in-8, frontispice, 200 pp., 3 pl. Percaline décorée d’édition.
Édition originale, imprimée sur papier fort et ornée de 4 lithographies hors texte tirées en noir sur chine teinté, dont une placée en frontispice. Le texte est encadré d'un double filet. Il s'ouvre, pour chacune des quatre légendes, par une grande lettrine différente ornée d'une scène biblique.L'ouvrage fait partie de la collection Bibliothèque religieuse, morale, littéraire, pour l'enfance et la jeunesse, publiée avec approbation du cardinal archevêque de Bordeaux.Traces de brunissures sur plusieurs feuillets et mouillure dans la marge haute de plusieurs feuillets.
[Ciné-Jeunes. Bulletin trimestriel du Comité Français de Cinéma pour la Jeunesse] - Collectif ; Comité Français du Cinéma pour la Jeunesse ; WALLON, Henri
Reference : 54138
(1956)
65 numéros in-8 agrafés, Ciné-Jeunes. Bulletin trimestriel du Comité Français de Cinéma pour la Jeunesse, 1956-1984 : Ciné-Jeunes. Bulletin trimestriel du Comité Français de Cinéma pour la Jeunesse [ Lot de 65 numéros du numéro 7 du 3e trimestre 1956 au numéro 120 du 4e trimestre 1984) Numéros 7 - 8 - 9 - 10 - 13 - 16 - 17 (en double) - 18 (Le Western avec un article de Georges Sadoul) - 19 (Cinéma et Jeunesse en Bulgarie) - 20 (Cinéma et Jeunesse en Pologne) - 22 - 23 (Cinéma et Jeunesse en Hollande) - 24 (Rencontres à Cannes) - 25 - 26 (Cinéma et Jeunesse en milieu rural) - 27 - 28 - 30 - 31 - 33 - 34 - 35 - 36 (Education cinématographique en Tasmanie) - 37 - 38 - 39 - 40 - 41 - 43 (Cinéma et Mouvements d'Enfants) - 45 (Recherches polonaises) - 47 - 48 - 49 - 50 - 52 - 53 - 54 - 55 - 56 - 58 - 59 (Cinéma et Racisme) - 60 (L'Enfant et la Culture dans la Société Contemporaine) - 61 (Festival de Téhéran Hommage à Trnka) - 62 - 63 (La Violence dans les Moyens d'Information) - 64 (Et la Télévision ?) - 65 - 67 (La Sécurité) - 70 (Dessins animés) - 81 - 82 - 89 - 92 - 95 - 98 - 99 - 107 - 108 - 109 - 110 - 112 - 113 - 115 - 116 - 118 - 120
Important ensemble réunissant 65 numéros de la revue "Ciné-Jeunes". Prix du lot, non séparable. Fondé par Mme Lahy-Hollebecque, poursuivi par Charles Dautricourt, le bulletin "Ciné-Jeunes" proposait des fiches de documentation sur les films à destination de la jeunesse, mais aussi des articles de fond. Peu commun. Prix du lot, non séparable.