RMC RELIE EN BON ETAT.
Reference : Z27640J
ISBN : 2868550223
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Livre au trésor
M. Hubert Colau
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France
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A Paris, chez Augustin Courbe, en la Petite Salle du Palais, à la Palme Relié 1658 Exemplaire de la bibliothèque de Frédéric Lachèvre. In-12 (9 x 14,5 cm), reliure plein vélin, couverture muette, ex-libris de F. Lachèvre au verso du premier plat, 153 pages précédées d'une adresse au lecteur et suivies du privilège du roy et table des matières non paginés ; quelques marques d'usage, bon état général. Livraison a domicile (La Poste) ou en Mondial Relay sur simple demande.
Chez Augustin Courbé | à Paris 1650 | 16.50 x 24 cm | relié
Seconde édition desOeuvres(et première chez Courbe qui venait de récupérer le privilège) de Voiture et édition originale des Nouvelles oeuvres. Deux vignettes de titre par Picart. Un beau portrait par Champaigne. Reliure en pleine basane brune d'époque. Dos à nerfs richement orné. Pièce de titre en maroquin rouge. Un manque en coiffe. Accroc avec manque au mors supérieur en queue. Frottements. Bon exemplaire. * Le livre dont La Fontaine avouera avoir tiré la leçon secrète des Fables : « J'ai profité dans Voiture ». Vincent Voiture (Amiens, 1597 Paris, 1648), fils d'un marchand de vins de cour, conquiert dès sa jeunesse la protection de Gaston d'Orléans, entre à l'Académie française dès sa fondation en 1634, et devient l'âme badine de l'hôtel de Rambouillet, là où s'inventent la préciosité et le goût classique. Diplomate en Espagne, en Lorraine et à Rome, il envoie de ses postes des épîtres qui sont des événements littéraires dans le monde des beaux-esprits. Il ne publie rien de son vivant. Un an après sa mort éclate la querelle des sonnets, qui oppose les partisans de son sonnet Uranie à ceux du Job de Benserade, premier grand débat esthétique du XVIIe siècle français. Deux ans plus tard paraît l'édition originale, publiée chez Augustin Courbé, réalisée par son neveu Martin de Pinchesne. Son succès fut tel qu'elle est immédiatement suivie d'une seconde édition enrichie de Nouvelles oeuvres. Pinchesne définit d'emblée l'originalité de Voiture : un homme qui « approchait fort près, au jugement de toutes les dames, des perfections que les Italiens décrivent sous le nom de parfait courtisan et que les Français appellent un galant homme », né roturier, qui devait ce miracle à son aisance et à une noble hardiesse tempérée d'une civilité polie. L'ouvrage rassemble lettres et poèmes de circonstance, rondeaux, chansons, stances, poésies galantes, formes légères remises en honneur depuis Marot. Il introduit dans le champ littéraire un type d'uvre nouveau, mal reçu de ceux qui concevaient la littérature comme une affaire de règles et de culture savante. L'influence sur La Fontaine est décisive, quoique différée. En 1650, le futur fabuliste est encore trop absorbé par la haute idée qu'il se fait de la littérature pour s'attarder sur cette uvre d'amuseur mondain. C'est seulement à la cour de Foucquet, vers 1658-1659, qu'il est conduit à en entendre la leçon, par l'intermédiaire de Sarasin, ami et héritier spirituel de Voiture. Là, La Fontaine comprend que la grande poésie peut aussi « couler comme une paisible rivière », que le style égal et naturel qui sait dire les petites choses sans bassesses vaut la grandeur héroïque, et que c'est Voiture qui a inventé ce mode d'expression. Il écrira plus tard, laconiquement : « J'ai profité dans Voiture. » À Vaux, sous cette double influence, il penche de plus en plus vers la légèreté galante, le mélange des tons, la surprise. Boileau et lui placeront bien - Photographies et détails sur www.Edition-Originale.com -
Chez la Veuve F. Mauger | à Paris 1706 | 9 x 16 cm | 2 volumes reliés
Edition illustrée d'un frontispice et d'un portrait de l'auteur. Reliure postérieure (début XIXème) en plein veau blond. Dos lisses ornés de filets, dentelles et fleurons dorés. Filet doré en encadrement des plats. Toutes tranches marbrées. Un coin émoussé et quelques frottements, sinon bel exemplaire. L'ouvrage contient les lettres et les poésies diverses de l'auteur. * L'auteur dont La Fontaine avouera avoir tiré la leçon secrète des Fables : « J'ai profité dans Voiture ». Vincent Voiture (Amiens, 1597 Paris, 1648), fils d'un marchand de vins de cour, conquiert dès sa jeunesse la protection de Gaston d'Orléans, entre à l'Académie française dès sa fondation en 1634, et devient l'âme badine de l'hôtel de Rambouillet, là où s'inventent la préciosité et le goût classique. Diplomate en Espagne, en Lorraine et à Rome, il envoie de ses postes des épîtres qui sont des événements littéraires dans le monde des beaux-esprits. Il ne publie rien de son vivant. Un an après sa mort éclate la querelle des sonnets, qui oppose les partisans de son sonnet Uranie à ceux du Job de Benserade, premier grand débat esthétique du XVIIe siècle français. Deux ans plus tard paraît l'édition originale, publiée chez Augustin Courbé, réalisée par son neveu Martin de Pinchesne et ornée d'un frontispice de Claude Mellan et d'un portrait de Philippe de Champaigne gravé par Robert Nanteuil. Pinchesne y définit d'emblée l'originalité de Voiture : un homme qui « approchait fort près, au jugement de toutes les dames, des perfections que les Italiens décrivent sous le nom de parfait courtisan et que les Français appellent un galant homme », né roturier, qui devait ce miracle à son aisance et à une noble hardiesse tempérée d'une civilité polie. L'ouvrage rassemble lettres et poèmes de circonstance, rondeaux, chansons, stances, poésies galantes, formes légères remises en honneur depuis Marot. Il introduit dans le champ littéraire un type d'uvre nouveau, mal reçu de ceux qui concevaient la littérature comme une affaire de règles et de culture savante. L'influence sur La Fontaine est décisive, quoique différée. En 1650, le futur fabuliste est encore trop absorbé par la haute idée qu'il se fait de la littérature pour s'attarder sur cette uvre d'amuseur mondain. C'est seulement à la cour de Foucquet, vers 1658-1659, qu'il est conduit à en entendre la leçon, par l'intermédiaire de Sarasin, ami et héritier spirituel de Voiture. Là, La Fontaine comprend que la grande poésie peut aussi « couler comme une paisible rivière », que le style égal et naturel qui sait dire les petites choses sans bassesses vaut la grandeur héroïque, et que c'est Voiture qui a inventé ce mode d'expression. Il écrira plus tard, laconiquement : « J'ai profité dans Voiture. » À Vaux, sous cette double influence, il penche de plus en plus vers la légèreté galante, le mélange des tons, la surprise. Boileau et lui placeront bientôt Voiture au rang de Marot et d'Horace. - Photographies et détails sur www.Edition-Originale.com -
à Paris, au Palais, par la Société 1678 In-16 16 x 9 cm. Reliure de l’époque veau havane marbré, dos à nerfs encadrés de fers dorés, portrait de Voiture et frontispice gravés, [34]-406-254-[7] pp. Reliure défraîchie, dos épidermé avec manques, coins émoussés et frottés, intérieur correct. En l’état.
Vol. I : Epistre à Son Altesse le Prince de Condé - Au Lecteur - Table des lettres du premier volume - Lettres de Monsieur de Voiture - Vol. II : Lettres amoureuses et de galanterie de Monsieur de Voiture - Poësies de Monsieur de Voiture - Nouvelles oeuvres de Monsieur de Voiture - Métamorphoses de Mr de Voiture - Histoire d’Alcidalis et de Zélide - Lettre de Mr Etat correct d’occasion
Chez Augustin Courbé | à Paris 1656 | 9 x 15 cm | relié
Cinquième édition, parue en même temps que l'édition in 4. La première édition date de 1650. Reliure en pleine basane brune d'époque. Dos à nerfs orné. Pièce de titre en maroquin rouge. Mors inférieur fendu en partie. Restaurations aux coiffes relativement invisibles. L'ouvrage contient les lettres et les poésies diverses de l'auteur. * Le livre dont La Fontaine avouera avoir tiré la leçon secrète des Fables : « J'ai profité dans Voiture ». Vincent Voiture (Amiens, 1597 Paris, 1648), fils d'un marchand de vins de cour, conquiert dès sa jeunesse la protection de Gaston d'Orléans, entre à l'Académie française dès sa fondation en 1634, et devient l'âme badine de l'hôtel de Rambouillet, là où s'inventent la préciosité et le goût classique. Diplomate en Espagne, en Lorraine et à Rome, il envoie de ses postes des épîtres qui sont des événements littéraires dans le monde des beaux-esprits. Il ne publie rien de son vivant. Un an après sa mort éclate la querelle des sonnets, qui oppose les partisans de son sonnet Uranie à ceux du Job de Benserade, premier grand débat esthétique du XVIIe siècle français. Deux ans plus tard paraît l'édition originale, publiée chez Augustin Courbé, réalisée par son neveu Martin de Pinchesne. Son succès fut tel qu'elle est immédiatement suivie d'une seconde édition enrichie de Nouvelles oeuvres. Pinchesne définit d'emblée l'originalité de Voiture : un homme qui « approchait fort près, au jugement de toutes les dames, des perfections que les Italiens décrivent sous le nom de parfait courtisan et que les Français appellent un galant homme », né roturier, qui devait ce miracle à son aisance et à une noble hardiesse tempérée d'une civilité polie. L'ouvrage rassemble lettres et poèmes de circonstance, rondeaux, chansons, stances, poésies galantes, formes légères remises en honneur depuis Marot. Il introduit dans le champ littéraire un type d'uvre nouveau, mal reçu de ceux qui concevaient la littérature comme une affaire de règles et de culture savante. L'influence sur La Fontaine est décisive, quoique différée. En 1650, le futur fabuliste est encore trop absorbé par la haute idée qu'il se fait de la littérature pour s'attarder sur cette uvre d'amuseur mondain. C'est seulement à la cour de Foucquet, vers 1658-1659, qu'il est conduit à en entendre la leçon, par l'intermédiaire de Sarasin, ami et héritier spirituel de Voiture. Là, La Fontaine comprend que la grande poésie peut aussi « couler comme une paisible rivière », que le style égal et naturel qui sait dire les petites choses sans bassesses vaut la grandeur héroïque, et que c'est Voiture qui a inventé ce mode d'expression. Il écrira plus tard, laconiquement : « J'ai profité dans Voiture. » À Vaux, sous cette double influence, il penche de plus en plus vers la légèreté galante, le mélange des tons, la surprise. Boileau et lui placeront bien - Photographies et détails sur www.Edition-Originale.com -