BROCHE EDITIONS CALMANNLEVY 2026 Photos sur demande.
Reference : NB3549
ISBN : 2702180353
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Livre au trésor
M. Hubert Colau
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France
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19 L.A.S de 2 ff. (2, 3 ou 4 pp. rédigées par lettre), datées : 29 juillet 1858, 26 mai 1861, 31 mars 1863, 6 juillet 1863, 14 juillet 1863, 7 août 1863, 30 septembre 1863, 29 décembre 1863, 5 janvier 1864, 18 janvier 1864, 22 mai 1864, 13 novembre 1864, 31 décembre 1864, 4 janvier 1865, 14 mars 1865, 3 septembre 1865, 17 octobre 1866, 3 janvier 1871 et 14 mars 1871, on joint une autre L.A.S d'Albert Dumora, et 1 prospectus électoral (format 33 x 23 cm) datée de La Teste, le 28 mars 1848, rédigé par Jean Dumora (Imprimerie d'Emile Crugy, Bordeaux). Voici le détail de quelques missives remarquables : "La Teste, ce 31 Mars 1863. Confidentielle. Mon cher Courbin, J’arrive de Bordeaux où vous m’avez ménagé à votre insu une mystification des mieux caractérisées. Garning est une épée à deux tranchants. Il ne nous aime ni il ne nous estime ; il est l’instrument aveugle d’un parti qui nous est hostile et dont il subit les influences. Sa duplicité est flagrante et ce que je vais vous raconter vous donnera la mesure de sa loyauté. Il était présent ce matin à la gare de Facture pour y prendre le train et au lieu d’entrer dans la voiture où j’étais et dont j’avais la portière ouverte un agent m’avait-il vu vouloir en ouvrir une autre & son regard incertain & inquiet semblait fuir le mien. Cette attitude visiblement défiante m’étonna d’abord & m’attrista ensuite ; cependant je ne m’y arrêtai pas, mais en arrivant à Bordeaux je voulus tendre la main à mon compagnon de voyage et je le vis cherchant du regard au tour de lui quelqu’un qui n’était pas moi comme on cherche un aiguille dans un pailler.Enfin voyant qu’il cherchait à m’éviter je l’abordai carrément & je lui demandai s’il était à Bordeaux pour voir M. Bias-Laffitte avec moi ; il me répondit que oui, mais qu’il ne prenait pas l’omnibus dans lequel il croyait que j’allais monter & qu’il me joindrait chez mon beau-frère. Je lui fis remarquer que je ne prenais pas l’omnibus et que je me rendais en ville à pied & à ce moment sa figure se décomposa et en me disant qu'il avait à joindre un homme de Mios qui le précédait il disparut et me laisse au milieu de la rue avec d’autres personnes que ma présence ne faisait pas rougir. Il me prit chez mon beau-frère et nous nous rendîmes ensemble chez l'avocat comme si je ne m'étais pas aperçu de sa duplicité & là le factum remis par lui fut cherché et trouvé et l'avocat qui déjeunait voulu que Garnung le lui lut très doucement afin d’y faire des observations.Cette lecture fut faite par Garnung et rien ce que j’avais écrit ne se trouvait sur ce papier élogieux pour lui, blessant pour vous, humiliant pour moi. Cet écrit qui vous montrait comme un motif de haine pour M. Dubois par suite du procès vous concernant dit que ce M. Dubois ne devrait pas déverser sa haine contre les autres habitants de Mios.Avant de sortir du cabinet de l’avocat je fis remarquer à Garnung toute l’inconvenance et toute la déloyauté de sa conduite à mon égard & je lui dis que non seulement il n’avait tenu aucun compte des conseils qu’il était venu bénévolement me demander mais encore qu’il avait fait comme St. Pierre à Jésus-Christ qu’il m’avait renié trois fois en chemin à quoi il répondit comme un esprit faible & faux qu’il est qu’il craignait l’animosité de ses concitoyens en étant rencontré avec moi : ce qui comme vous le voyez était très flatteur pour moi. Je lui dis que ma présence n’avait jamais fait rougir personne et qu’il avait méconnu en moi une valeur que d’autres savent apprécier. M. Laffitte m’accueillit la main en me disant : M. Dumora je suis désolé d’avoir suscité ce désagrément ; c’est moi qui ai désiré vous entendre et j’en ai du regret puis que sans le vouloir j’ai été cause d’une offense à votre adresse. À nous la loyauté et la franchise des rôles, aux autres la honte & le mépris. Restons ce que nous sommes & laissons ces serpents se dévorer entre eux ; car je ne sais quel est celui qui vaut le moins. Tout à vous, Dumora" ; Autre lettre remarquable : "La Teste, ce 3 7 1865. Mon cher Courbin, Je n’ai eu aucune nouvelle de vous depuis votre retour des eaux et je vois avec regret que vous avez quitté Barèges juste au moment où le beau temps est arrivé. J’ai reçu hier le Décret impérial à la date du 26 Août dernier qui m’investit des fonctions de Maire de La Teste. Et bien que je n’aie pas ambitionné ces fonctions je dois les accepter pour ne pas contrarier celui qui me les a si gracieusement offertes. C'est donc grande besogne de plus que j’assûme sur ma tête, mais il faut quelquefois savoir obéir aux circonstances. Je suppose que votre séjour à Barèges vous aura fait du bien & j’espérais vous voir ce matin à Facture et vous serrer la main, mais j’ai été déçu dans mon espérance.Ma fille est entre la vie & la mort depuis 8 jours & il a fallu renoncer au voyage des Pyrénées que j'avais projeté. Aussitôt que j’aurai un moment j'irai vous voir dans ce beau pays de Mios que vous préférez aux Pyrénées et dont il est si loin le pauvre [ ... ]".Enfin, voici quelques extraits de cette lettre écrite dans un temps d'épreuve : "La Teste, ce 3 Janvier 1871.Mon cher Courbin, La cruelle calamité que nous traversons et les préoccupations de tout genre qu’elle donne, plus des froids abominables, m’ont privé du plaisir d’aller vous serrer la main à l’occasion du nouvel an comme j’en avais le projet, et ce que je n’ai pu faire en personne et à mon grand regret, je viens le faire par cette lettre, persuadé que je suis que vous comprendrez ma position et que vous y compatirez. Vous êtes fixé, au reste, sur mes sentiments à votre endroit et vous savez par avance que je ne peux faire pour vous que des souhaits de bonheur et de longs jours. Quant à moi, mon cher Courbin, je suis en train d’expirer dans ma carrière notariale. Mon successeur a été reçu notaire avec éloge par la chambre de discipline de Bordeaux le 31 du mois dernier et va prêter serment aussitôt que la commission lui sera venue du bureau du gouvernement. Trente-huit années de ma vie ont été consacrées au rude labeur du notariat et je n’ai pour tout partage à la fin d’une aussi longue carrière que le souvenir de mes rudes et fermes tourments, la fortune n’ayant pas favorisé mes efforts, mais ce qui me me console, c’est que mon nom reste en scène et qu’un deuxième moi-même va continuer à pousser la barque que la Providence avait mise en mes mains. Dieu avait daigné gonfler de voiles la conduite de barque au port. Cette retraite va me donner du loisir et je le consacrerai à mes propriétés, à mes amis si Dieu veut me conserver encore quelques années mes facultés physiques et morales.[ ... ]"
Remarquable ensemble réunissant 19 lettres autographes d'une importante personnalité locale, Jean Dumora, qui fut 2 fois maire de la Teste-de-Buch, de 1850 à 1852 puis de 1865 à 1870. Les lettres sont adressées à Courbin (Pierre Courbin), qui fut maire de Mios de 1841 à 1855. La correspondance est très haute en couleurs, et nous donnons de larges extraits de trois belles lettres ; on y évoque notamment un certain "Garnung", probablement Pierre Garnung, qui deviendra 2 fois maire de Mios entre 1870 et 1877. On joint une autre L.A.S. du fils, Albert Dumora, datée de 1876 et adressée au même Courbin pour lui refuser à regret une somme d'argent, ainsi qu'un prospectus électoral original, datée de La Teste, le 28 mars 1848, rédigé par Dumora : "Aux Electeurs de la Gironde, mes concitoyens, Je suis né dans les rangs du Peuple, et servir ses intérêts fait l'objet de toute mon ambition". Un superbe morceau d'histoire du Bassin d'Arcachon ! Bon ensemble (usures au prospectus, correspondance en bel état).
[De l'Imprimerie de Lavigne jeune] - PRINCE ROYAL DE SUEDE ; [ BERNADOTTE, Jean-Baptiste ]
Reference : 71109
(1814)
1 feuillet in-8 (26 x 20,5 cm), De l'Imprimerie de Lavigne jeune, Bordeaux, [ 30 mars 1814], 2 pp. : Proclamation du Prince Royal de Suède à la Nation Française [ Extrait du Mémorial Bordelais, du 30 mars 1815 ] "Français ! ce n’est point un étranger qui vous parle, mais un homme lié à votre pays infortuné par les sentimens les plus chers ; il vous doit sa première réputation ; vous l’avez vu défendre votre cause lorsqu’elle était noble et juste ; vous l’avez vu répandre avec joie son sang pour sa patrie, quand c’était pour elle que vous combattiez ; vous l’avez vu s’identifier avec vos vœux et vos espérances ; vous l’avez vu s’efforcer de rendre le nom français cher et respectable aux pays même où il dirigea vos bannières victorieuses. Français ! que sont devenues vos armées innombrables ? Qu’est devenue votre gloire militaire ? Où sont ces légions qui faisaient votre orgueil et semblaient assurer votre prospérité pour jamais ? Quel fléau les a détruites ? Tout est englouti dans un abîme horrible. Il y a dix ans, vos frontières défiaient l’univers entier : les voilà envahies ! L’Europe vous contemplait avec admiration ; voyez ce que vous êtes ; jetez par-tout vos regards sur la surface du globe, à peine y découvrirez-vous un peuple ami, et par-tout vous y rencontrerez des pays devenus les tombeaux de milliers de Français ! Quel est l’auteur de tant de maux ? Un homme qui n’est pas français ! Par quelle épouvantable fatalité est-il devenu votre maître et votre fléau ? Le commencement de sa carrière militaire fut signalé par une scène sanglante dans les murs de Paris. Vous eûtes à lui reprocher la mort de 40,000 braves qu’il eut l’affreux projet de sacrifier dans une autre partie du globe, dans les vues de devenir empereur d’Orient ; déçu dans ses espérances, il abandonne son armée, laisse périr ses compagnons d’armes dans les déserts brûlans de la Lybie, et ne songe qu’à assurer son retour en France, en violant les lois de la quarantaine, qui furent respectées par Saint Louis. De tels actes de violence reçurent pour récompense la dignité consulaire, et bientôt après la pourpre impériale ; en atteignant le pouvoir suprême, il promit à la France un repos éternel, à l’Europe la paix. Vous le crûtes... Qu’a-t-il fait pour remplir vos espérances ? Il a rompu tous les traités aussitôt qu’ils ont été faits. Ce Pacificateur du monde a porté la mort et la désolation en Espagne, vous a fait les instrumens de son ambition. Vous l’avez vu jeter les semences de discorde entre le père et le fils. Vous l’avez vu paraître à Bayonne comme médiateur, promettant à la face de l’Europe d’adoucir la querelle qu’il avait lui-même allumée ; bientôt, alléguant la dignité paternelle et le respect dû aux cheveux blanchis par l’âge, arracher à tous deux leurs dignités, envoyer l’un en prison, et l’autre en exil. L’Europe stupéfiée par tant d’horreurs, les contemplait encore en silence ; mais loin que la patience des princes et des peuples dût satisfaire l’homme dont vous supportez le joug, son ambition parut s’en accroître [ etc... ]"
Extraordinaire proclamation de Bernadotte datée de Hanover, le 6 février 1814, appelant à appuyer la paix et dénonçant Napoléon lors de l'invasion de la France par les puissances coalisées. La proclamation se termine ainsi : "Guerre au Corse ! Inviolabilité du territoire. Paix et amitié à la France délivrée". Bon exemplaire.
1 tapuscrit de 127 pp., avec très nombreuses corrections autographes de l'auteur, s.d. (circa 1944) On joint une Lettre signée de Georges Leconte, Président de la Société des gens de Lettres : ] "15 décembre 1944. Monsieur et Cher Confrère. Votre roman "la Fille aux diables" a deux originalités : celle du sujet, celle de la forme. Sujet émouvant : car nos coeurs battent toujours un peu plus vite dès qu'il s'agit des Vosgiens, de leurs calamités, des ressources de leur endurance, de leur fidélité. Vous avez traité votre sujet, je dirais presque, en vitrail, à cause des couleurs chatoyantes et profondes de votre style. Mais il serait plus juste de dire que vous l'avez traité en légende, car nous croyons pénétrer dans une légende dorée"... Avec : ] Prospectus NRF pour "La Fille aux diables" : "On sait que, dès les premières heures des hostilités, des villages entiers de la zone frontière furent vidés de leurs habitants, ceux-ci étant envoyés vers les départements de l'intérieur. On put, à ce sujet, parler "d'exil", car, encore qu'ils n'aient pas quitté le sol de France, ces Lorrains et ces Alsaciens brusquement transplantés dans le midi durent s'adapter [ ... ] Pierre de La Batut a symbolisé cetteétrange aventure dans l'attachante histoire de cette Elsa Schwartz et de sa mère Catherine, du bourg de Lokenheim, que le hasard a conduites dans un petit village de la Doirdogne"
Rare exemplaire de ce tapuscrit abondamment corrigé par le romancier bergeracois Pierre de La Batut. "La Fille aux diables" romance l'épreuve des alsaciens de 1939-1940 réfugiés dans le Périgord. Il s'agit d'un des tous meilleurs romans de l'auteur , et l'on songe à ce courrier de Jean Paulhan adressé à l'auteur : "La Fille aux diables m'a intéressé, et j'attendrai impatiemment la deuxième version promise". L'ouvrage fut publié chez Gallimard en 1944.
Pékin Information. 1972. In-4. Broché. Bon état, Couv. convenable, Dos satisfaisant, Intérieur frais. 23 pages agrafées - texte sur deux colonnes.. . . . Classification Dewey : 70.49-Presse illustrée, magazines, revues
Sommaire : Félicitations pour la fête nationale égyptienne - Kozo Sasaki en Chine - Siao Hsiang-tsien et Souen Ping-houa au Japon - le peuple est le créateur de l'histoire, Tien Tche-song - une cause juste est invincible - halte aux actes de barbarie des agreseurs US - Trois mois d'escalade de guerre - un témoin oculaire parle des bombardements de digues au Viet Nam par les avions US - Le premier ministre Tanaka parle de la question de la normalisation des relations diplomatiques nippo-chinoises - Egypte, le président Sadate annonce la fin de la mission des conseillers militaires soviétiques - le peuple égyptien ne se laisse pas malmener - Algérie dix ans d'édification économique indépendante - Nations Unies, proposition sur la question coréenne - Corée, accord entre les organisations de la croix-rouge - Cambodge, résultats des combats de juin - Europe occidentale, conférence des ministres des finances des dix - exposition chinoise à Montréal - films chinois aux états-unis - des nageurs par centaines de milliers. Classification Dewey : 70.49-Presse illustrée, magazines, revues
[JESUITES] - [LORIERE (Guillaume-Michel Billard de) - BOYER (Pierre) - PETITPIED (Nicolas) - BESOIGNE (Jérôme)] - Anonyme.
Reference : 13251
(1754)
1754 Respectivement : Avignon, Utrecht, s.l. et s.l., 1754, 1755, 26 octobre 1753, 25 novembre 1757, 4 vol. reliés en 1 vol. in-12 (170 x 100 mm) reliure de l'époque en pleine basane fauve racinée, dos à 5 nerf orné de fleurons et filets dorés, pièce de titre en maroquin marron, roulette dorée sur les coupes, tranches rouges, de 192 pp. (titre compris) ; XII pp. (titre et avertissement) - 96 pp. ; 60 pp. (les pages 53-56 ont été reliées après la page 60, numérotée 59 par erreur) ; 33 pp. (titre compris).Petit accroc en haut du mors supérieur, 1 coin émoussé, quelques pages brunies, quelques rousseurs éparses, bel exemplaire.
Recueil de pièces rares sur les Jésuites.Le premier est attribué à Guillaume-Michel Billard de Lorière par Barbier, I-876.Le deuxième est attribué à Nicolas Petitpied par Barbier, II-1056-1057 ; à Pierre Boyer par Quérard, I-486 ; précédemment publié sous les titres : "Second memoire pour MM. les PP. Juste idée que l'on doit se former des jésuites" et : "Memoire pour Messieurs les plenipotentiaires assemblez à Soissons...", et sous ces titres, également attribué, sans doute à tort, à l'abbé Jérôme Besoigne.Pour les troisième et quatrième textes, nous n'avons trouvé aucune information dans les principales bibliographies consultées.