‎Maget, Ernst (éd.)‎
‎Flora‎

‎Paris Editions Elzévir 1957 petit in-4 en feuilles Paris, Editions Elzévir, 1957. 26 x 17,5 cm, petit in-4, 32 ff. n. ch., en feuilles sous couverture beige rempliée, imprimée et estampée à froid, étui muet.‎

Reference : 5127


‎24 poèmes choisis de Baudelaire, Ronsard, Verlaine, Desbordes-Valmore, Théophile Gautier etc... imprimés sur papier à la main du Moulin Richard-de-Bas à Ambert d'Auvergne. Ces papiers sont composés "de bluets des champs et des jardins, d'oeillets mignardises, d'arnicas, de reines-marguerites variées, de pointes de fougères des ruisseaux, de soucis et de centaurés sauvage". Tirage à 400 exemplaires, celui-ci n° 3 signé par l'éditeur. Petite curiosité poétique et champêtre à offrir. Mors de la couverture un peu passés. Bon ‎

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Julien Mannoni livres anciens
M. Julien Mannoni
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‎TRISTAN (Flora).‎

Reference : 3983

(1842)

‎La Ville monstre. Par Madame Flora Tristan.‎

‎Paris ; Londres, H.-L. Delloye, éditeur ; W. Jeffs, libraire, 1842. In-8 de LI-(3)-412 pp., demi-basane havane, dos lisse orné de filets dorés (reliure de l'époque). ‎


‎Première édition sous le titre La Ville monstre des Promenades dans Londres, dont l'édition originale avait paru le 16 mai 1840 chez le même éditeur Delloye et avait été aussitôt remise en vente avec la mention « deuxième édition ». En 1842, deux nouvelles éditions paraissaient : la présente, sous le titre La Ville monstre avec la mention de « troisième édition », et une édition populaire.Flora Tristan (Paris, 1803 – Bordeaux, 1844), fille d'un aristocrate péruvien et d'une mère française, militante socialiste et féministe, « pionnière de la libération des femmes et championne d'un socialisme émancipateur et fraternel » (François Bédarida), est aussi la grand-mère du peintre Paul Gauguin. Entre 1826 et 1839, elle effectua plusieurs séjours en Angleterre, observant la société britannique de la première révolution industrielle avec le regard d'une enquêtrice sociale et d'une militante. « À cette énorme masse de fumée surchargée de suie, qu'exhalent les milliers de cheminées de la ville monstre, se réunit un brouillard épais, et le nuage noir dont Londres est enveloppé ne laisse pénétrer qu'un jour terne et répand sur les objets comme un voile funèbre », l'image condense la double réalité que Flora Tristan entend dénoncer : la pollution industrielle et l'oppression sociale.L'ouvrage porte sur les marginaux et les exclus, délinquants, malades mentaux, prostituées, et offre des chapitres saisissants sur les prisons, les asiles, les taudis et les maisons de plaisir, tout en analysant les systèmes parlementaires et sociaux britanniques pour les comparer à ceux de France. « Sur les plans littéraires et sociologique, le meilleur livre de Flora Tristan, par sa composition, la rigueur de son étude, la sincérité de son témoignage. Si le ton frôle parfois celui du pamphlet, l'exposé ne cesse jamais d'être fondé sur l'observation des faits. En ce sens, aujourd'hui encore, l'ouvrage constitue un document dont l'intérêt n'a pas faibli. Il offre la peinture d'une société et d'une époque sous un éclairage brutal qui contraste singulièrement avec le charme romanesque des œuvres de Dickens » (Leprohon, p. 237). Deux ans après la parution de cet ouvrage, Flora Tristan mourait à Bordeaux en 1844, épuisée par sa tournée de propagande pour L'Union ouvrière.Pâles rousseurs sur les six derniers feuillets.Maitron, III, 472 ; Albistur-Armogathe, p. 283 ; Gay, III, 876 (pour l'originale) ; François Bédarida, introduction à l'édition Promenades dans Londres, La Découverte, 1978. ‎

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EUR2,000.00

‎TRISTAN (Flora).‎

Reference : 44426

(1840)

‎Promenades dans Londres par Mme Flora Tristan.‎

‎Paris ; Londres, H.-L. Delloye, éditeur ; W. Jeffs, libraire, 1840. In-8 de LI-(3)-412 pp., demi-toile verte, dos lisse orné de filets à froid, couverture jaune imprimée conservée (relié vers 1870). ‎


‎Édition originale. Après plusieurs séjours en Angleterre, Flora Tristan entreprend en 1839, lors de son quatrième voyage à Londres, une vaste enquête sur la société anglaise et les effets de l'industrialisation. Elle observe les conditions de vie des classes populaires, le travail, les manufactures, les prisons, la prostitution, les quartiers pauvres, les Irlandais et les Juifs de Londres, mais également les chartistes, les femmes anglaises et les expériences de réforme sociale. L'ouvrage dépasse ainsi largement le récit de voyage : il constitue une véritable étude sociale de Londres au début de l'ère industrielle. La BnF classe d'ailleurs l'ouvrage sous la rubrique des conditions sociales à Londres au XIXe siècle.Flora Tristan considère l'Angleterre comme le laboratoire de transformations sociales appelées à gagner le continent. Son observation de la misère ouvrière et de l'organisation industrielle nourrit directement sa réflexion sur les rapports entre capital et travail, ainsi que son projet de réforme sociale. Promenades dans Londres constitue ainsi une étape essentielle dans l'élaboration de la pensée qui conduira, trois ans plus tard, à la publication de L'Union ouvrière (1843).« Sur les plans littéraire et sociologique, le meilleur livre de Flora Tristan, par sa composition, la rigueur de son étude, la sincérité de son témoignage » (Leprohon, p. 237).Bel exemplaire, avec la couverture sans mention d'édition, mais portant la mention deuxième édition sur la page de titre. Très peu de rousseurs.Maitron III, 472 ; Albistur-Armogathe, p. 283 ; Gay III, 876. ‎

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EUR3,500.00

‎TRISTAN (Flora).‎

Reference : 99531

(1947)

‎Morceaux choisis, précédés de la Geste romantique de Flora Tristan, contée par Lucien Scheler.‎

‎ P., La Bibliothèque Française, 1947, in-12, 296 pp, broché, bon état‎


‎"Flora Tristan, âpôtre du socialiste et du féminisme, est peu connue du grand public. Le livre que nous présente aujourd'hui Lucien Scheler a été élaboré très soigneusement, et ses lecteurs y trouveront à la suite d'une biographie passionnante, une anthologie de Flora Tristan qui donne une idée très suffisante de cette œuvre peu répandue. Lucien Scheler a choisi fort intelligemment ses morceaux dans les Pérégrinations d'une Paria (1838), dans les Promenades dans Londres (1840) et dans Union ouvrière (1843). Le premier de ces ouvrages est essentiellement autobiographique, mais contient aussi des aperçus pittoresques et instructifs sur la vie au Pérou vers 1830, alors que Flora Tristan y était venue tenter, auprès de l'aristocratique famille de feu son père, une démarche pour récupérer la succession de celui-ci. Les Promenades dans Londres (1840) contiennent d'intelligentes considérations et une grande masse de données sur l'Angleterre politique, économique, sociale, ouvrière, morale, etc... Dès lors la vocation de Flora Tristan s'est affirmée : le spectacle de la misère qu'elle sait observer et méditer lui découvre des vérités premières qu'elle va formuler dans son petit livre Union ouvrière (1843). Déjà les saint-simoniens avaient révélé l'existence des classes sociales, dont la classe ouvrière, la plus nombreuse, la plus utile, est la plus pauvre. Flora Tristan proclame, quatre ans avant Marx, que ces classes sont en lutte et que la classe ouvrière ne s'émancipera que par ses propres efforts. Mais l'apôtre, solidariste, souhaite que les autres classes sociales collaborent à cette émancipation, laquelle ne sera d'ailleurs possible que lorsque les ouvriers seront sortis de l'abjection dans laquelle ils croupissent, la plupart sans s'en douter. Reprenant et révisant les projets des réformateurs du compagnonnage, Flora Tristan entreprend de provoquer dans les milieux ouvrier ce noble désir de progrès laborieusement gagné. Après avoir fréquenté les miteux de l'Atelier et de la Ruche Populaire à Paris, ou telles autres élites ouvrières, elle part à travers la France, suivant l'itinéraire habituel des « Compagnons » ; d'avril à septembre 1844, elle prêche de ville en ville, le « nouvel évangile », signalée, surveillée par la police et parfois même inquiétée. Elle est diversement accueillie, obtenant çà et là des résultats qui l'enthousiasment, notamment à Lyon, à Marseille, à Toulon, à Carcassonne. Chemin faisant, elle cause avec des patrons, avec des bourgeois, avec des curés et des pasteurs ; quatre évêques lui accordent audience. Après quatre mois d'un voyage épuisant, voyage de propagande et aussi voyage d'études, elle vient mourir à Bordeaux en novembre 1844... Lucien Scheler a bien conté cette belle histoire, montrant avec exactitude les influences que notre apôtre avait subies, ou tout au moins les suggestions ; notamment les leçons d'outre-Manche : Robert Owen, les Chartistes, O'Connell. Il a aussi mis en valeur la tendance internationaliste de Flora Tristan. Je ne vois d'ailleurs aucune omission dans ce petit volume qu'il faudrait largement répandre. L'excellente étude donne une idée très exacte de l'apôtre." (Jules-L. Puech, Revue d'Histoire du XIXe siècle - 1848, 1949) — "Curieuse Flora Tristan. Elle meurt en 1844 à 41 ans, après un apostolat social de dix-huit mois qui n'a frappé « l'opinion » – celle qui lisait les journaux – que de façon marginale. Si elle a été l'amie de Victor Considérant, si elle a admiré Robert Owen, elle a brisé, vite, avec le Père Enfantin et le saint-simonisme, et les socialistes de sa génération qui lui survivront l'ignorent ; non seulement Marx, qu'elle aurait pu rencontrer pourtant à Paris, mais Proudhon qui, en elle, méprise d'abord la femme..." (Madeleine Rebérioux, Annales ESC, 1974) — "Ma grand'mère était une drôle de bonne femme. Elle se nommait Flora Tristan." (Paul Gauguin) Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.‎

Phone number : 01 43 54 43 61

EUR20.00

‎MÜLLER, O.F.‎

Reference : 60921

(1767)

‎Flora Fridrichsdalina sive Methodica descriptio Plantarum in Agro Fridrichsdalensi simulque per Regnum Daniae crescentium cum Characteribus genericis & specificis...ac Speciebus pluribus in Dania nuper detectis. - [ALL DANISH PLANTS]‎

‎Argentorati (Strassburg), J.G. Bauer, 1767. 8vo. Nice contemporary half calf with five raised bands and gilt lines to spine. Wear to spine and capitaks and slightly split at hinges, but still tight. A bit of brownspotting throughout. Smukt velbevaret samt. hldrbd. med ophøjede bind, rig rygforgyldning og skindtitel. XVIII, 238, (22) pp. + two folded engraved plates (one being the folded map of Furesøen, Lyngby-og Bagsværd Sø). ‎


‎The very rare first edition of Müller’s floral magnum opus, which according to his own statements contains a description of all known plants in Denmark, of which Müller prides himself with having discovered and described no less than 300. Müller participated in the production of the monumental “flora Danica” with its magnificent plates of all Danish plants, but the present work is the only work of botany that he himself published, namely of the flora of the Schulin Estate. “Otto Friedrich Muller (1730-1784) was born in Copenhagen, the son of the court trumpeter, a German man who had moved to Denmark. With a ready and lively intelligence, he received an excellent education admitted to the University of his hometown at the age of 18, according to the custom of the time he initially studied theology (the Danish university had only three courses of study: theology, law, medicine), then moved to law he had excellent skills in various fields, including music. However, he did not graduate, because for economic reasons in 1753 he abandoned his studies to enter the service of the Schulin family as a tutor to the heir of the house, who was orphaned at an early age. He lived with the Schulin for about twenty years, mostly on their Friedrichsdalin estate, near Copenhagen. Beginning in 1758, using Linnaeus' books, he began to study natural sciences as a self-taught student, both out of passion and to teach his pupil. Starting in 1761, he procured a microscope. His first scientific publication was a catalogue of insects from the Schulin estate, Fauna insectorum Fridrichsdalina (1764). Between 1765 and 1767, during a trip to Europe with his pupil, he visited many countries in central and southern Europe and was able to attend scientific circles, making contacts and lasting friendships. A man of the world, well accustomed to courtiers since childhood, through a strategy of targeted promotion (knowledge of eminent scientists, publication of previous works in support of his candidacy) he managed to be admitted into many European scientific societies. A Strasbourg published his only work of botany, a catalogue of the flora of the Schulin estate, Flora Fridrichsdalina (1767). During the journey, thanks to the various meetings, his interests finally shifted from botany to zoology, in particular to the study of invertebrates, of which he became perhaps the greatest expert of his time. In 1771 - his pupil was then 24 years old - he left the Schulin and thanks to Oeder's recommendation he was hired at the State Archives the office was renovated in 1772 after the fall of Struensee and Müller and, although he retained a small pension, he lost his place. His marriage to the wealthy Norwegian widow Anna Catharina Paludan resolved his economic problems once and for all from that moment on, he was able to devote himself full-time to scientific work. An important piece of his research was the Estate of Drobak, on the Gulf of Oslo, owned by his wife, where the scientist spent the summers from 1774 to 1778, focusing in particular on the study of marine micro-fauna. He was assisted by a team that included draughtsmen and engravers (one of the best painters was his younger brother, Christian Friedrich, who, in addition to illustrating some of his brother's works, years later collaborated with Vahl on the third tranche of Flora Danica) and a number of students, recruited in an ingenious way. Every year, Müller made an advertisement in the newspapers to recruit them and paid them for the journey from Copenhagen to Oslo. Beginning in 1771, publications also multiplied, mainly dedicated to different classes of invertebrates, before then little known. In the meantime, Müller had presented to the court the project of a Fauna Danica, to pair with Flora Danica, of which he was appointed curator after Oeder's departure. The countryside in Norway and, later, when arthritis forced him to give it up, the coasts of Denmark, including the islands, allowed him to collect specimens for both works. In 1776 he anticipated the content of his great zoological work with Zoologiæ Danicae Prodromus, which listed, classified and briefly described all the animal species of the kingdom of Denmark-Norway, a work of epochal importance for the innovative classification of invertebrates. Two folio volumes of Fauna Danica followed in 1777 and 1786, with 40 plates (the other two volumes would be completed and published by various curators many years after his death). Between 1776 and 1784 five files of Flora Danica were also released. However, an important work on infusers (small single-celled organisms that develop in plant infusions, belonging to various classes, especially protozoa) remained unfinished (and was completed by O. Fabricius). In 1784, after a decade of intense work, Müller died at the age of fifty.” (D. D. Damkaer, The Copepodologist's Cabinet, A Biographical and Bibliographical History).‎

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DKK10,000.00 (€1,337.65 )

‎"FLORA DANICA - LANGE, JOH.(EDT.).‎

Reference : 35676

(1883)

‎Arboretum Scandinavicum. Afbildninger af de i Danmark, Norge og Sverige vildtvoxende Træer og Buske, fremstillede efter Tavlerne i ""Flora Danica"" ved Joh. Lange.‎

‎Kjøbenhavn, Carl Lunds Bogtrykkeri, 1883. Folio. 39x27 cm. Contemp. hcalf. Richly gilt back and gilt borders on covers. Light wear to corners and a few scratches to binding. Titlepage. 5,(1) pp. (Index , Corrections and Addenda). With 171(of 175 ) Flora Danica-plates of Scandinavian trees and bushes. All plates engraved and in fine handcolouring, plates in near mint condition.‎


‎Scarce re-issue of Flora Danica in exquisite handcolouring, restricted to its trees and bushes. In this work, the last editor of Flora Danica, Joh. Lange selected all the original copper-plates which depicted trees and bushes from the whole work - in fact 9 of the earliest plates were damaged by fire, and as such not useable for a print to be taken - and made this re-issue, done with the original copper-plates as a separate issue of Flora Danica. Under his auspices all the prints were carefully hand-coloured with greatest care and often surpassing the original colouring. The paper used for the re-issue is of the same quality used for the last volumes of the original issue of Flora Danica of which the last volume, vol. 17, came out the same year as this extract, 1883. - Carl Christensen II, p.257 (No 119) - Nissen BBI: 1133 - Not in BMC (NH).‎

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