Sans lieu Aux dépens d'Alain Carles 1965 grand in-4 en feuilles Sans lieu, Aux dépens d'Alain Carles, 1965 (8 mai). 33 x 26 cm, grand in-4, 16 ff. non chiffrés dont 6 blancs, en feuilles sous couverture corail rempliée et imprimée, chemise et étui de l'éditeur.
Reference : 4150
Edition tirée à 100 exemplaires, tous sur papier d'Auvergne à la main des moulins Richard-de-Bas à Ambert (n° 65). Belle et luxueuse édition typographique confiée à Dominique Viglino à Bourg-la-Reine. Contient deux odes par Guy de Tours (1562-1611) : "Ma belle, blanche pucelette, / Mignardelette, doucelette" et "Ma nymphette nérée, / Plus belle que Cythérée". Très bel exemplaire. Parfait
Julien Mannoni livres anciens
M. Julien Mannoni
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Rarissime exemplaire sur vélin fort. Hugo, Victor (1802-1885). Odes et Poésies diverses. A Paris, chez Pelicier, 1822. In-12 de (2) ff., ii pp., (1) f., 234 pp. Maroquin bleu, filets dorés encadrant les plats, dos à nerfs orné, double filet or sur les coupes, tranches dorées. Reliure de Chambolle-Duru. 147 x 95 mm. Edition originale tirée à 500 exemplaires: «devenue rare» mentionne Clouzot. Rarissime exemplaire sur vélin fort. (Clouzot, p. 143) Voici ce qu’on lit dans «Victor Hugo raconté par un témoin de sa vie»: Louis XVIII prit le volume, le regarda, l’ouvrit et dit: «C’est mal fagoté… C’était un in-18 d’un papier gris sale imprimé en caractère de rebut, assez bon pour les vers… La couverture trop étroite était ornée d’un dessin figurant un vase entouré de serpents qui voulaient sans doute être ces serpents de l’envie, mais qui semblaient plutôt être les couleuvres d’une pharmacie s’échappant de leur bocal.» (Carteret, I, 389). Il y a deux intentions dans la publication de ce livre, l’intention littéraire et l’intention politique; mais, dans la pensée de l’auteur, la dernière est la conséquence de la première, car l’histoire des hommes ne présente de poésie que jugée du haut des idées monarchiques et des croyances religieuses. On pourra voir dans l’arrangement de ces Odes une division qui, néanmoins, n’est pas méthodiquement tracée. Il a semblé à l’auteur que les émotions d’une âme n’étaient pas moins fécondes pour la poésie que les révolutions d’un empire. Au reste, le domaine de la poésie est illimité. Sous le monde réel, il existe un monde idéal, qui se montre resplendissant à l’œil de ceux que des méditations graves ont accoutumés à voir dans les choses plus que les choses. Les beaux ouvrages de poésie en tout genre, soit en vers, soit en prose, qui ont honoré notre siècle, ont révélé cette vérité, à peine soupçonnée auparavant, que la poésie n’est pas dans la forme des idées, mais dans les idées elles-mêmes. La poésie, c’est tout ce qu’il y a d’intime dans tout. Rarissime exemplaire sur vélin, à grandes marges, revêtu d’une superbe reliure en maroquin bleu de Chambolle-Duru.
Victor HUGO (1802-1885). ODES ET BALLADES. [Avec :] LES ORIENTALES. Trois volumes (détails et collations ci-dessous) reliés uniformément : veau cerise, encadrement de triples filets dorés sur les plats, fleurons dorés aux angles, dos à quatre nerfs orné, tranches dorées. Dimensions des feuillets : 20,7 × 12,5 cm environ. Signature en queue du dos du premier volume : Simier R. Du Roi. Dos légèrement passés, quelques légers frottements avec petits manques de cuir. Très agréable ensemble dans une belle reliure de Simier. Il s’agit de la quatrième édition d’Odes et ballades pour les deux premiers volumes (Éric Bertin, Chronologie des livres de Victor Hugo imprimés en France entre 1819 et 1851, librairie Jérôme Doucet, 2013, numéro 29) et de la cinquième édition des Orientales, parue juste après la première afin de lancer une édition collective (Bertin, op. cit., 34). Détails des volumes : 1. ODES ET BALLADES. Par Victor Hugo. Quatrième édition, augmentée de l’ode À la colonne et de dix pièces nouvelles. Tome I. — Odes. Paris, Hector Bossange, 1828. Collation : 1 feuillet (recto : faux-titre ; verso : liste d’ouvrages « Chez le même libraire », nom et adresse de l’imprimeur, J. Tastu), 1 feuillet (recto blanc, gravure « Ode à la Colonne » au verso), 1 feuillet (titre au nom d’Hector Bossange et à la date de 1828, verso blanc), pages [i]-vii (préface), page [viii] (« Pièces inédites ajoutées à cette édition »), pages [ix]-xii (préface), pages [xiii]-xxx (préface), pages [xxxi]-xl (préface), 1 feuillet (« ODES. » avec « T. I. 5e ÉDIT. » comme mention d’édition dans la signature, à la différence de toutes les autres présentes dans le volume, verso blanc), 1 feuillet (« Livre premier », verso blanc), 1 feuillet (dédicace à Soumet, verso blanc), pages [7]-320 (les deux dernières pages constituant la table du tome premier). 2. ODES ET BALLADES. Par Victor Hugo. Quatrième édition, augmentée de l’ode À la colonne et de dix pièces nouvelles. Tome II. — Odes. — Ballades. Paris, Hector Bossange, 1828. Collation : 1 feuillet (recto : faux-titre ; verso : liste d’ouvrages « Chez le même libraire », nom et adresse de l’imprimeur, J. Tastu), 1 feuillet (recto blanc, gravure « la Ronde du sabbat » au verso), 1 feuillet (titre au nom d’Hector Bossange et à la date de 1828, verso blanc), 1 feuillet (« Odes. », verso blanc), 1 feuillet (« Livre quatrième », verso blanc), 1 feuillet (« Le Poète », verso blanc), pages [7]-[472]. 3. LES ORIENTALES, par Victor Hugo. Cinquième édition. Tome III. Paris, chez Charles Gosselin ; chez Hector Bossange, 1829. Collation : 1 feuillet (faux-titre « Œuvres de Victor Hugo. », verso portant l’adresse de l’imprimeur Paul Renouard), 1 feuillet (recto blanc, gravure « Clair de lune » au verso), 1 feuillet (titre, verso blanc), pages [i]-xi, verso blanc, 1 feuillet (« LES ORIENTALES. », verso blanc), pages [3]-424 (les deux dernières pages constituant la table). Bertin, page 24 : « Charles Gosselin fit paraître l’éd. cinquième des Orientales immédiatement après l’éd. première afin de lancer sans tarder une première édition collective. » Bertin, page 76, numéro 34 : « Ce vol. fait partie de la 1re éd. collective. » Ex-libris « Comtesse de Vaudreuil / Gouvernement du Louvre » sur les trois volumes. Sur le premier volume, étiquette « Galerie de Bossange père » et ex-libris moderne sur une garde.
Paris, Eugéne Hugues éditeur, sans date vers 1890, nouvelle édition illustrée, in/4, reliure en demi-basane rouge, dos à nerfs. 447 pages. Illustrations en noir.
Odes et ballade 120 pages - Les orientales 56 pages - Les feuilles d'automne 47 pages - Les chants du crépuscules 48 pages - Les voix intérieures 44 pages.
Les Amours de Ronsard, conservé dans sa reliure ancienne du XVIIe siècle. Paris, veuve Maurice de la Porte, 1553. In-8 de (8) ff. avec 3 portraits en buste : Ronsard, Cassandre et Muret, 262 pp. (mal ch. 282), (1) f. Plein veau brun granité, filet à froid autour des plats, dos à nerfs richement orné, mors supérieur restauré, pièce de titre en maroquin rouge, tranches jaspées rouges. Reliure française du XVIIe siècle. 156 x 96 mm.
Seconde édition originale de deuxième émission (sur trois) de l’œuvre majeure de Ronsard. C’est dans cette édition que paraît pour la première fois la fameuse Ode à Cassandre : « Mignonne, Allon Voir si la Rose », l’un des plus beaux poèmes de la littérature occidentale (page 266). J.P. Barbier, Ma bibliothèque poétique, II, pp. 36 à 41 ; Tchemerzine, V, 421; A. Péreire, Bibliographie des œuvres de Ronsard « Bulletin du Bibliophile », 1937, pp. 352-360. « Cette odelette ravissante et peut-être le plus célèbre des poèmes du Vendômois... Ronsard l'a placée à la fin de ces ‘Amours’, comme on place une pointe particulièrement réussie à la fin d’un sonnet. Le recueil entier se trouve rehaussé, d’être si merveilleusement clos. » J. P. Barbier. La première édition fut publiée l'année précédente, en 1552. Le recueil de 1552 comprend 183 sonnets, une « Chanson » et une « Amourette ». Il connut un grand succès et fut réédité sept mois plus tard, diminué de deux sonnets, augmenté de 39 autres inédits, d’une «Chanson» et de quatre odes, et accompagné d’un très riche commentaire que l’humaniste Marc-Antoine de Muret avait rédigé pour mettre l’érudition ronsardienne à la portée du lecteur. « Dans cette édition des «Amours», impr. en 1553 se trouve le sonnet que Mellin de Saint-Gelais adressa à Ronsard après leur réconciliation». (Brunet) « Cette deuxième édition des ‘Amours’ est précieuse, non seulement pour les sonnets et pièces inédits qu'elle contient, mais parce que parmi ces pièces se trouvent deux œuvres célèbres : le Voyage aux Iles Fortunées, et surtout l'Ode à Cassandre ‘Mignonne, allon voir si la rose... ‘. Et puis il y a le commentaire de Muret, inédit lui aussi, qui mettait d'un seul coup le poète de 29 ans au rang des auteurs classiques, puisque son œuvre méritait d'être abondamment expliquée aux lecteurs non avertis, que tant de nouveautés et de si savantes allusions mythologiques auraient pu dérouter ». Jean-Paul Barbier. Ce recueil a pour inspiratrice une femme réelle, Cassandre Salviati, fille d'un banquier florentin établi à Blois. Ronsard la rencontra à un bal de la cour en 1545. Elle se maria peu de temps après, échappant sans doute aux prises du poète. « Il ne faut pas lire ‘Les Amours’ comme une œuvre autobiographique, mais comme le journal d'une vie amoureuse rêvée. Cette œuvre appartient à la mode naissante des « canzoniere » pétrarquistes. C'est dire que le projet amoureux est élevé, ambitieux et quelquefois désespéré. Dans le prolongement de la tradition courtoise, l'amant considère la belle comme un être absolu, lieu de beauté de ravissement, lieu aussi d'une cruauté qui peut se manifester sans justification. Il se partage entre l'admiration, l'obéissance et le reproche. Une telle matière requiert un style « haut », riche en figures, dans lequel Ronsard se montre plus souvent grand poète qu'imitateur précieux. Les ‘Amours’ sont redevables aussi à la tradition du néoplatonisme finicien : l'amour est une des ‘fureurs’ qui permettent à l'âme de retrouver l'Un, son lieu d'origine ; dans la sérénité, la femme conduit l'amant à la Beauté. Mais, chez Ronsard, ces inspirations sublimées ne sont pas sans contrepartie. Violemment sensuel, l'amant de Cassandre est l'un des rares poètes pétrarquistes à revendiquer les droits de la chair. Il use ainsi de propos sans équivoque et d'images audacieuses. Définir ‘Les Amours’ de 1552-1553 comme abstraits, précieux et conventionnels, c'est ne les avoir lus qu'en surface. Ils révèlent au contraire un amoureux fou, pressé de rompre avec cette introversion qu'aimait le soupirant-transi : poésie sauvage sous un vêtement d'apparat. » L’édition originale de 1552 est fort rare et très difficile à trouver en condition d’époque. Aussi les amateurs se contentent-ils d'exemplaires en reliure moderne. La seconde originale de 1553 «en reliure ancienne», est, elle aussi, très difficile à trouver. Imprimée en caractères italiques pour les vers et en caractères romains pour la prose, cette élégante édition est ornée des beaux portraits gravés sur bois de Ronsard, Cassandre et Muret. « The woodcut portraits of Ronsard and Cassandre, with Greek verses by Baïf on the bottom, generally attributed to Jean Cousin, were in fact drawn by Nicolas Denisot (see the poem addressed to him by Ronsard on p. 210). They were already printed in the first edition of 1552 and are regarded as the first example of an effigy of a living poet portrayed cheek by jowl with his love ». Précieux exemplaire conserve dans sa reliure française du XVIIe siècle en veau brun granité.
Reference : alb8cc699e69e4d4674
Keats John. Sonnets. Odes. Keats John. Sonnets. Odes. Bilingua. In Russian /Kits Dzhon. Sonety. Ody. Keats John. Sonnets. Odes. Bilingva. In Russian. Summer Garden. 2005. 296. We have thousands of titles and often several copies of each title may be available. Please feel free to contact us for a detailed description of the copies available. SKUalb8cc699e69e4d4674