Marseille, Typographie Blanc & Bernard, novembre 1881 in-8, 16 pp., avec un portrait-frontispice, un feuillet volant de souscription, broché.
Reference : 244430
Nouvelle édition de cette brochure de propagande (la première est de 1879).Elle correspond à l'une des tentatives de colonisation privée les plus curieusement menées du XIXe siècle français, et à un désastre reposant sur une présentation délibérément fausse : l'étrange marquis Charles-Bonaventure-Marie du Breil de Reys (1832-1893), aventurier aux tendances d'escroc, se mit en tête d'implanter un établissement français en Papouasie-Nouvelle-Guinée, dans une portion de l'actuel Archipel Bismarck, rebaptisé en toute simplicité Nouvelle-France (actuellement Nouvelle-Irlande). Au début de 1879, quelque 3000 personnes avaient déjà acheté pour un demi-million de francs de terres dans la colonie à fonder. Dans le contexte politique anticlérical de l'époque, le marquis rechercha le soutien de l'Église catholique et, de ce fait, le gouvernement républicain refusa d'accorder son soutien. Lors d'un congrès à Marseille en avril 1879, le marquis détailla son projet: un sol cadastré et des titres de propriété ; Chinois, Indiens et Malais fourniraient la main d'oeuvre nécessaire ; les indigènes de Nouvelle-Guinée seraient christianisés par les moines expulsés de la vieille France ... Une Société des fermiers généraux de la Nouvelle-France fut également créée. Tout propriétaire d'actions pouvait y acquérir, avec un supplément de cinq francs, un hectare de terre productive avec des travailleurs indigènes. La Société des sucreries, distilleurs et exploitation agricole et la Société franco-océanienne de commerce et de navigation destinée au transport entre l'Australie et la Chine, la Société franco-océanienne des mines de Nouvelle-France pour l'exploitation des gisements de cuivre de la Nouvelle-Irlande complètèrent l'organisation potentielle de la colonie et l'attraction pour les investisseurs. Tout cet édifice s'effondra comme un château de cartes devant l'inclémence météorologique et l'absence de terres arables, décourageant en très peu de temps les colons qui avaient éte recrutés. Après leur rapatriement, souvrit le temps des procès pour le marquis, qui finit par être condamné en 1884 à quatre ans de prison ferme. - - VENTE PAR CORRESPONDANCE UNIQUEMENT - LIEN DE PAIEMENT, NOUS CONSULTER.
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