Ll. dd., 1722 - 1735 6 pièces en un vol. in-12, veau fauve, dos à nerfs cloisonné et fleuronné, pièce de titre cerise, encadrement de simple filet à froid sur les plats, chaînette dorée sur les coupes, tranches rouges (reliure de l'époque). Dos uniformément insolé. Petit manque à la coiffe supérieure.
Reference : 237263
Intéressant petit recueil qui regroupe des opuscules rares autour des critères du goût et de la critique des oeuvres contemporaines.I. VOLTAIRE : Le Temple du goût. Édition véritable, donnée par l'auteur. Amsterdam, Étienne Ledet, 1733, XIV pp., 48 pp. - II. [ROMAGNESI (Jean-Antoine) :] Le Temple du goust, comédie. La Haye, par la Compagnie, 1733, 34 pp. - III. La Zayre de Monsieur de Voltaire. Avec une épître dédicatoire. Nouvelle édition. Paris, s.n., 1733, [8] ff. n. ch. - IV. [TRUBLET (Nicolas-Charles-Joseph) :] Lettre à Madame T. D. L. F. sur Monsieur Houdart de La Motte, de l'Académie Françoise. Paris, Chaubert [Imprimerie de Claude Robustel], s.d. [1732], 30 pp. Un des opuscules de jeunesse du fameux abbé Trublet (1697-1770), "chiffonnier des lettres", qui devint une des bêtes noires de Voltaire après sa critique de la Henriade. - V. Critique de Romulus, tragédie de Monsieur de La Motte. Paris, Charles Huguier, André Cailleau, 1722, 32 pp. Un seul exemplaire au CCF (BnF). Demeuré anonyme. - VI. LESAGE (Alain-René) : Une journée des Parques, divisée en deux séances. Paris, Pierre-Jacques Ribou, 1735, [4] ff. n. ch., 74 pp., [3] ff. n. ch. de privilège, avec deux planches hors texte. Édition originale de cette petite saynète peu connue du célèbre romancier.Exemplaire de la bibliothèque du château de Saint-Eusoge (commune de Rogny-les-Sept-Écluses dans l'Yonne) ayant appartenu aux Harcourt, avec vignette ex-libris héraldique contrecollée sur les premières gardes. - - VENTE PAR CORRESPONDANCE UNIQUEMENT - LIEN DE PAIEMENT, NOUS CONSULTER.
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[De l'Imprimerie Nationale] - CONVENTION NATIONALE : BORIE ; DUFRICHE-VALAZE
Reference : 67694
(1793)
De l'Imprimerie Nationale, s.d. [ 1793 ], 171-210-2-64 pp.
Rare exemplaire de l'édition originale, bien complet des pièces comprises dans les trois inventaires (et constituant le "Premier recueil"). "Le premier recueil comprend les pièces trouvées aux Tuileries, le 20 août, et recueillies par le Comité de Surveillance". Bon état (dos frotté avec fente mais bon exemplaire par ailleurs). Tourneux, I, 3611
Rare édition originale de ce recueil de pièces par l’érudit normand Moisant de Brieux, considéré comme l’un des plus grands poètes de son temps. Caen, Jean Cavelier, 1671. In-12 de (1) f.bl., (6) ff., 179 pp., (1), (1) f.bl. Relié en plein maroquin rouge, triple filet doré d’encadrement sur les plats, dos à nerfs finement orné, double filet doré sur les coupes, roulette dorée intérieure, tranches dorées sur marbrures. Lortic Fils. 140 x 80 mm.
Rare édition originale de ce recueil de pièces par l’érudit normand moisant de Brieux, considéré comme l’un des plus grands poètes de son temps. Catalogue Ruble, 559 ; Bulletin Morgand et Fatout, 6983 ; Brunet, III, 1791 ; Frère, Manuel du bibliographe normand, 155. « Edition originale, rare, de ce recueil de prose et de vers, renfermant entre autres un curieux morceau intitulé : ‘Cy est ly traitie de Chevalerie à tous allans et venans, translaté du latin en langue vulgaire’ (en l’année 1377) ». (Ruble) « Les poésies de Moisant de Brieux se composent de stances, d’odes, de sonnets, d’énigmes, d’épigrammes et de madrigaux. Les pièces en prose, qui occupent les pp. 103-172, ont plus d’intérêt que les pièces en vers. Elles sont presque toutes consacrées à l’étude de notre vieille langue, que le poète normand cultivait avec prédilection. On y trouve notamment le texte d’un ‘Traité de Chevalerie, à tous allans et venans’, qui, dit le texte, fut mis en français en l’an 1377. Le volume se termine par un ‘Tombeau de mademoiselle de La Luzerne et de monsieur de Ruqueville, son frère’. Mlle de La Luzerne était la correspondante ordinaire de Moisant de Brieux, celle à qui étaient adressées ses recherches philologiques ». (Catalogue Rothschild, n°1907). « Elevé dans la religion réformée, Jacques Moisant de Brieux (né en 1614 à Caen, mort en 1674 dans la même ville) fit ses études dans l’université de Sedan, dont tous les maitres professaient le protestantisme. Après avoir été quelque temps conseiller au Parlement de Metz, de Brieux revint à Caen, où florissait alors une foule de savants ; à leur exemple, il se livra avec ardeur à la culture des lettres. Il rassemblait chez lui tous les savants de Caen : Huet, Bochart, Tannegui Lefèvre, Heinsius, Chapelain, La Roque, Ségrais, etc. Ces réunions qui avaient lieu le lundi de chaque semaine et dans lesquelles on discutait des points d’histoire et de littérature, donnèrent naissance à l’Académie de Caen. M. de Brieux correspondait avec une partie des savants de l’Europe ». (Frère, Manuel du bibliographe normand, 154). Anobli par Louis XIV en 1644, Moisant reçoit ses lettres en 1665 confirmant sa noblesse « pour l'estime et la réputation qu'il s'est acquises parmi les Savants et les Gens de Lettres ». Plus que personne, il ranima le goût des lettres par la fondation de l’Académie des Belles-lettres de Caen (1652) qui s’est perpétuée sous ce titre. Moisant de Brieux passe pour un des meilleurs poètes latins de son temps ; Bayle, qui jugeait Moisant de Brieux « le plus grand poète qui fut en France et fort versé dans les Belles Lettres », parle de ses vers avec les plus grands éloges… « Tous les ouvrages de Moisant de Brieux sont rares et recherchés » ajoute Frère dans son Manuel du bibliographe normand. Bel exemplaire de cette rare œuvre littéraire finement relié en maroquin rouge par Lortic Fils. D’après nos recherches, seules 3 Institutions publiques françaises possèderaient cette originale : les Bibliothèques de Caen et de Rouen, et la B.n.F.
A Londres [Rouen], aux dépens de la Compagnie, 1741. 2 ouvrages reliés en 1 vol. in-12 (163 x 97 mm) de 1 f. bl., 3 ff. n.fol. et 212 pp. ; 1 f. bl., 4 ff. n.fol., 60 pp. et 1 f. bl. Reliure de l'époque de plein veau marbré havane, plats jansénistes, dos à nerfs ornés de filets gras à froid, caissons d'encadrement dorés, fleurons et fleurons stylisés dorés, filets dentelés dorés, palette dorée en queue, jeu de petits filets obliques dorés sur les coupes, toutes tranches mouchetées.
Edition en partie originale. Jolies pages de titre à la sphère. Réunion en un volume des Recueil et Nouveau recueil de pièces fugitives. ''La première édition du Recueil paru en 1740 et fut immédiatement condamnée par arrêt du conseil. Depuis cette publication, le nombre de poésies de Voltaire s'est considérablement augmenté. A chaque réimpression, soit séparée, ou faisant partie des premières éditions des oeuvres de l'auteur, Voltaire a nécessairement ajouté ce qui, dans les unes comme dans les autres, ne se trouvait pas dans la précédente. D'un autre côté, des éditeurs sont venus qui avaient recueilli des pièces qui n'étaient point encore connues et les ont fait imprimer''. (in Quérard). Quérard X, Bibliographie voltairienne, 89. Angles émoussés. Léger manque superficiel pouvant affecter coupes et coiffes. Coiffe supérieure arasée. Pièce de titre absente. Quelques rousseurs dans le texte. Nonobstant, belle condition. Rare.
Reference : 948
S. d. (2nde moitié du XVIe siècle - XVIIe siècle). UN IMPORTANT RECUEIL MANUSCRIT DE PIÈCES HISTORIQUES ESPAGNOLES CONCERNANT NOTAMMENT LE RÈGNE DE PHILIPPE II
In-f° (335 x 229 mm), 470 pp. dont 2 pp. bl. - 26 pp. numérotées 497-526 dont 14 bl., manuscrit à l'encre brune de plusieurs mains, demi-basane verte, dos à 5 nerfs avec titre et tomaison, tranches dorées (reliure espagnole du XVIIe siècle). Inédites pour la plupart, ces 133 pièces, en espagnol, mêlent correspondances, discours et mémoires, avec quelques tables et chronologies. Elles couvrent une période allant de 1475 à 1663 mais concernent principalement le règne de Philippe II, fils aîné de Charles Quint et d'Isabelle de Portugal, roi d'Espagne, de Naples et de Sicile, archiduc d'Autriche, duc de Milan et souverain des Pays-Bas, de l'abdication de son père en 1555 à sa mort. Il devient roi de Portugal en 1580 après l'extinction de la maison d'Aviz. Il est roi consort d'Angleterre de 1554 à 1558 par son mariage avec Marie Tudor. Le manuscrit documente abondamment la révolte des Pays-Bas (1568-1648) : on trouve notamment un mémoire de Miguel de Piedrola y Viamonte sur l'état des Pays-bas en l'an 1571, ainsi que plusieurs documents concernant Juan d'Autriche (« Instrucion de SM para el Sr Don Juan de Austria, ano 1568 », « Carta del Sor Dn Juan a los capitanes y soldados de Flandes para que volviesen, 1577 », « Relacion de lo que capitulo el Sor don Juan de Austria y los estados de Flandes para la pacificacion de ellos, en Marcha, a 14 de febrero de 1577 »...) : demi-frère de Philippe II, Juan d'Autriche fut nommé par lui gouverneur des Pays-Bas et chargé de lutter contre l'insurrection. Il mourut au front, victime d'une épidémie de typhus au moment de la reprise des hostilités. Plusieurs pièces concernent également le général Cristóbal de Mondragón (1514-1596), maître de camp du Tercio Viejo et brillant stratège qui joua un rôle décisif dans la reprise par l'Espagne des Pays-Bas méridionaux. On relève plus généralement un grand nombre de pièces liées à l'histoire militaire : discours sur la discipline militaire (« La forma de remediar los trabajos de los pobres soldados y con ella sus grandes desordenes, acidentes y alter(n)aciones, y disponerlos à la christiana deciplina melitar... »), organisation, et paiement des troupes (« Modo de reformar un exercito de veinte y dos mil hombres... »), mémoires sur l'armement (« Relacion de las armas de ventajas, artillerias de nuevas invenciones... ») et les navires (« Discurssos sobre las formas de navios »). Quelques pièces concernent le royaume du Portugal et plus particulièrement la bataille des Trois Rois (Alcazar Kébir, Maroc), au cours de laquelle le sultan du Maroc, le roi Sébastien Ier du Portugal et son allié le sultan déchu perdirent la vie (« Copia de una carta inbiada por el Rey Hamet Defe [Mohammed al-Mutawwakil ? erreur probable du scripteur, Muley Hamet étant alors mort depuis 3 ans] al Rey Dn Sevastian de Portugal antes que partiera [...] para dar la vatalla, adonde ambios murieron », « Relacion de la perdida del Rey Dn Sevastian de Portugal y de su esercito en Alcazar Quivi) [15]75 » sic, pour 1578). Mais c'est surtout la succession problématique de Sébastien Ier qui fait l'objet de nombreuses pièces (« Memoria de algunos apuntamientos de consideracion sobre la sucesion del Rey de Portugal en el Rey nuestro señor ») : le sujet joue un rôle d'importance dans l'histoire de l'Espagne puisque, à la mort du successeur de Sébastien Ier en 1580, Philippe II prendra par la force un Portugal affaibli. Liste des « titrés » d'Espagne, des villes ayant droit de vote, négociations diplomatiques et intrigues politiques (une lettre sur l'emprisonnement, ordonné par Philippe II, de Ana de Mendoza y de la Cerda, princesse d'Éboli), organisation des mariages arrangés, discours sur la politique et l'administration, « sur l'art de gouverner », pièces sur la géographie (« Costas de toda Espana », « Segundo lado de Espana », « [description des cotes occidentales de l'espagne] »), ce foisonnant manuscrit constitue une documentation précieuse pour reconstituer le règne de Philippe II, dont la réputation a été ternie par une « légende noire » (terme proposé par Julián Juderías en 1914). Portée en partie par la propagande anglaise lors de la révolte des Pays-bas, reprise par les historiens, cette « légende » pose l'Espagne de Philippe II comme une incarnation de la tyrannie et du rigorisme (voire du fanatisme) religieux. L'historiographie moderne s'efforce de dresser de son règne un portrait plus nuancé. On connaît un autre exemplaire de ce document, en 2 tomes, conservé à la BnF sous les cotes « Espagnol 421 et 422 ». Les pièces 1 à 21 du tome 2 dudit manuscrit apparaissent en dernier dans le présent. En outre, les pièces 64 à 108 du T. 2 de celui de la BnF sont absentes de notre volume : copiées après une table, elles ont vraisemblablement été ajoutées plus tardivement. Alfred Morel-Fatio, rédacteur du Catalogue des manuscrits espagnols et des manuscrits portugais de la Bibliothèque Nationale (1892) indique dans sa fiche (185-186, pp. 72-79) que quelques-unes de ces pièces furent publiées en France, en Espagne ou au Portugal, majoritairement au XIXe siècle, et notamment dans un de ses propres ouvrages L'Espagne au XVIe et au XVIIe siècle (Heilbronn : Henninger, 1878). Il nous semblerait, compte tenu de la graphie, que la copie de notre manuscrit soit antérieure. Il ne se trouverait peut-être pas dans sa première reliure. La copie est effectuée par plusieurs mains sur différents papiers (au filigrane « BC » à la grappe de raisin, à la couronne et à l'écu) dont nous n'avons pu identifier précisément l'époque et la provenance. Du XIVe au XVIIIe siècle, les espagnols possédaient bien quelques papeteries mais ils utilisaient surtout des papiers provenant de France et d'Italie. Frottements.
Phone number : +336 72 05 01 03
La SUZE (Henriette de COLIGNY comtesse de), PELLISSON-FONTANIER (Paul)
Reference : 21144
(1674)
1674 Paris, Gabriel Quinet, 1674-1675, 3 tomes en 1 volume in-12 de 203-(3) pp.-150 pp.-201-(3) pp., Le troisième tome est relié par erreur après le premier, reliure de l'époque de plein velin ivoire, dos à nerfs avec une belle patine brune ancienne, et titre manuscrit à l'encre brune, 2e plat rétracté, petite mouillure angulaire dans la marge inférieure in fine, et trace d'humidité au dernier feuillet de l'ouvrage, sinon bon exemplaire.
Une des premières éditions du fameux recueil La Suze-Pellisson, l'un des plus importants recueils de ce genre paru au XVIIe siècle, qui constitue peut-être la première anthologie de poésie galante. Il comprend outre plusieurs pièces en vers de Madame de La Suze (1618-1673), et de Pelisson-Fontanier (1624-1693), d'autres pièces de différents auteurs tel que : Benserade, Charles Perrault, Bussy-Rabutin, Mlle de Scudéry, Madame de Lauvergne, Madame de Villedieu, et d'autres poètes de la seconde moitié du XVIIe siècle. La comtesse de La Suze se trouve alors au centre d'une société où l'esprit est voué à la poésie et à la galanterie. Elle fut l'une des "précieuses", surnommée Doralise dans le Dictionnaire de Somaize. Ninon de Lenclos, Christine de Suède, Madeleine de Scudéry sont ses amies. La qualité littéraire de ses élégies fut reconnu par Boileau. Ce célèbre recueil a paru pour la première fois chez Quinet en 1664, et ne comprenait alors qu'un seul volume. Le recueil fut édité sept fois entre 1663 et 1684 chez le même libraire. Chacune des rééditions s’accompagne d’augmentations, et le recueil passera d’un à quatre volumes.