Auxerre, 20 août 1815 un bifeuillet in-4, écrit sur 4 pages, en feuille.
Reference : 234967
Importante missive adressée à un membre de la famille royale (adresse "Mon prince", traitement "Votre altesse"), sur la situation du département de l'Yonne occupée par les troupes bavaroises. Bourrienne (1769-1834) n'occupant aucune fonction officielle dans le département (il sera ultérieurement son député), elle relève du domaine privé, comme moyen d'information officieux du souverain. Elle n'en documente pas moins un épisode peu connu de l'occupation des Alliés à la suite des Cent-Jours."Il y a quatre jours, ce département était au désespoir. Saisies et enlèvemens des caisses publiques, réquisitions énormes, demandes exagérées de toute espèce ; mauvais traitemens et menaces d'exécution militaire ; mépris affecté pour les agens du Roi ; telle était la conduite des Bavarois. Lorsque je m'en plaignis au comte de Rechberg, frère du ministre de son Roi [= Aloys von Rechberg, 1766-1849, ministre des Affaires étrangères bavarois au moment du Congrès de Vienne], à Paris, il me dit que n'ayant point été appelé à la rédaction de la note du 24 juillet et s'apercevant que l'on voulait les exclure du partage des contributions de guerre, les Bavarois se trouvaient dans la nécessité de songer à eux et de faire eux-mêmes leur part".L'intervention de Bourrienne semble avoir été sans effet, mais l'arrivée d'une circulaire aux préfets (du 17 août) a changé la situation, et la conduite des Bavarois semble s'être améliorée. Il est intéressant de noter les réactions à l'ordonnance royale sur les cent millions de contribution de guerre (imposée par les préliminaires du Second traité de Paris), parvenue en même temps à la connaissance des Icaunais : "Je vous dirais, mon Prince, qu'elle a été reçue presque avec plaisir. Il ne s'est pas élevé une seule plainte. On entendait bien partout, Plaie d'argent n'est pas mortelle. On paiera promptement ici et dans le département, parce que l'on sent qu'il faut faire des sacrifices et parce que l'on sait gré au gouvernement d'avoir tenu compte aux départements qui ont souffert, de leurs sacrifices et de leurs pertes" (le soulignement est de Bourrienne).La lettre se termine par des supputations sur la composition à venir de la députation de l'Yonne (les élections se déroulèrent les 14 et 22 août 1815), avec un rejet très ferme d'Edme-Étienne Desfourneaux (1767-1849), compromis pendant les Cent-Jours. - - VENTE PAR CORRESPONDANCE UNIQUEMENT - LIEN DE PAIEMENT, NOUS CONSULTER.
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éditions France-Empire 1982 317 pages in8. 1982. broché. 317 pages.
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Nouvelle Librairie Française 1932 219 pages in8. 1932. broché. 219 pages.
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Ministere des transports 1970 110 pages in8. 1970. broché. 110 pages.
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